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Bertie Quincampoix
146 abonnés
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3,5
Publiée le 4 août 2026
Première réalisation hors YouTube de Curry Barker – qui s'est fait connaître aux Etats-Unis pour des courtes vidéos humoristiques et horrifiques diffusées sur Internet – Obsession raconte l'histoire d'un jeune homme amoureux de sa meilleure amie, qui va lui jeter un sort afin que celle-ci s'attache à lui. Contre toute attente, le maléfice va fonctionner. Mais l'attachement de Nikki pour Bear va rapidement s'avérer très intense. Succès surprise de l'année 2026, ce film au budget modeste fait ne révolutionne rien mais fait largement le job – d'autant qu'il aborde des thématiques contemporaines telles que le consentement ou les comportements masculins toxiques. Comme beaucoup d'œuvres du genre, son basculement vers une histoire de possession démoniaque affaiblit son propos, puisque tout est alors rendu possible par un surnaturel débridé.
Obsession s’inscrit dans un goût manifesté par le film de genre pour la satire de la vie de couple, explorée et minée de bout en bout depuis l’angoisse d’une conjugalité collante qui menace l’intégrité individuelle (Together, Michael Shanks, 2025) jusqu’au jeu de massacre des planifications d’un mariage perçu comme injonction sociale (The Drama, Kristoffer Borgli, 2026). Lui investit les paradoxes spoiler: d’un amour d’emblée non réciproque qu’un objet magique rendra possible, quoiqu’en rétablissant un déséquilibre : en faisant le vœu que sa meilleure amie tombe amoureuse de lui, Bear, jeune homme ordinaire, superpose sur celle-ci une autre personne, fruit de son imaginaire et de ses désirs, dont l’action produit un effet de possession similaire à l’hypnose conçue par Jordan Peele pour Get Out (2017). Dans les deux cas, il s’agit bien de recourir à la possession comme à une métaphore de l’enfouissement d’un traumatisme partagé par une communauté sur une période longue : spoiler: le racisme pour Peele, spoiler: la misogynie pour Baker, en ce que le remodelage permanent de la femme à partir des exigences masculines constitue bien spoiler: une haine de son sexe . James Baldwin disait fort bien dans ses Chroniques d’un enfant du pays que « l’image qu’a l’Amérique du Noir vit aussi dans le cœur du Noir » ; il en va de même pour la gent féminine, qu’incarne une Nikki placée sans son consentement en sommeil et témoin, par sursauts, d’une existence qui n’est plus la sienne. La mise en scène intègre ce dérèglement au sein d’espaces familiers et suscite un sentiment d’étrangeté bienvenu : spoiler: les déplacements inversés, les apparitions et disparitions improbables dans la chambre à coucher, le détournement de l’usage ordinaire fait de certains corps et matières (chat, aluminium…) sont pris en charge par une réalisation précise qui prend son temps. Une petite réussite, que desservent toutefois quelques excès finaux et des répétitions.
L'amour ne se décrète pas, le forcer vous fera vivre dans l'illusion et le mensonge . Très bien écrit, réalisé, monté. Effrayant et drôle. Mention spéciale à Inde Navarrette, révélation du film.
Devenu mon film d’horreur préféré curry Barker réussi à créer une histoire dérangeante et bizarre L’actrice de Nikki porte son rôle à merveille de la femme obsédée par bear Je comprends pourquoi ce film est l’un des plus rentables du cinéma
Le concept est originale, le film se suit avec intérêt et curiosité mais malheureusement il y a trop d'incohérences notamment sur ce fameux voeu ...ou je trouve pour ma part ne creuse pas assez le côté ésotérique. C'est censé être un film réaliste et à la fin notamment une scène du grand n'importe quoi! cependant il y avait une bonne idée derrière et un message concernant l'emprise des relations actuelles Après avoir entendu beaucoup de bonnes choses ça reste un bon film mais un peu surcoté
Plutôt bien exécuté pour un film à petit budget. Il existe une tension permanente tout au long du film et la prestation artistique des acteurs est à saluer.
Quand un petit film d'horreur indé à dollars fait mieux que des blockbusters hollywoodiens à 250M, c'est qu'il y a clairement un problème dans l'industrie. Que ce soit par sa narration, sa photographie ou encore sa bande originale, Obsession fait mieux que la plupart des films d'horreur récents, voire même, allez soyons fous, que la plupart des films d'horreur de ces dix dernières années ? Alors que, objectivement, il n'est pas si exceptionnel que ça, mais le niveau d'exigence général (y compris le mien) a probablement baissé au vu des dernières productions. Mais c'est le genre de film qui prouve que le genre horreur n'est pas mort, et qu'il peut encore, faire émerger de bons réalisateurs, de temps à autre…
Perso je ne comprends pas la hype pour ce film. Un bon film d'horreur certes, quelques très bonnes scènes mais beaucoup de vu et revu. Un départ très très long ,un thème déjà traité maintes fois, l'impression de regarder un épisode de la quatrième dimension longuet. Sûrement adoré par un public qui ne regarde pas souvent de films d'horreurs....
Aucun intérêt. C'est d'une telle platitude. Je ne comprends as les critiques dithyrambiques. Peut-être des gens qui n'ont jamais vu un film... Des jeunes sans culture cinématographique ? Aucune idée. Et le buzz autour de ce film est vraiment étrange. On a le cinéma qu'on mérite. Quelle triste époque. Je parle comme un vieux mais bon c'est ce que je pense. Je précise que cet avis a été censuré une première fois.
Un excellent film de body horror bien tendu. Un message de manipulation sentimental derrière cette histoire de sort jeté. Des moments très glauques et qui font mal. La détresse qu'on entend et qu'on voit chez l'ensorcelée est flippante. La fin est parfaite. Gore, violent et purement agréable pour les fan du genre.
Le film oscille entre film d'horreur et drame psychologique. Là où le film aurait pu interroger la notion de jalousie et possessivité dans le couple, il coupe court à toute refléxion avec le coté horreur/malédiction de l'objet qui réalise un voeu. A partir de là, malgré de bons acteurs, il n'y a pas à chercher dans la psychologie des personnages puisque on sait la cause de leur malheur.
Obsession montre comment le désir masculin peut devenir une forme de possession déguisée en amour.
Inde Navarrette porte le film avec une prestation époustouflante, et je tiens particulièrement à saluer la manière dont elle utilise sa voix. Le rythme, la musique et l'ambiance sont parfaitement maîtrisés. Le scénario capture avec justesse une peur profondément contemporaine, dont les thèmes font malheureusement écho à la réalité vécue par de nombreuses femmes.
« Obsession » recycle simplement une idée réinventée plusieurs fois par Joss Whedon dans « Buffy contre les vampires ». Mais ici, sans inspiration. Celles et ceux qui ont vu la série, et qui ont vu « Smile », se diront que ce réalisateur n’a vraiment rien amené à l’audiovisuel et que les critiques dithyrambiques sont une énigme qui mérite d’être résolue.