Obsession
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PouparddiPoupée
PouparddiPoupée

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2026
Un profil de film (budget de moins d'un million,) qui n'existe pas dans notre paysage français actuel et qui a pourtant fait les plus belles heures du 7ème Art : A bout de souffle, Bronson, Pusher, Bad Lieutnant, Mean Streets, Reservoir Dogs, Arnaques Crimes et Botanique, etc... révélant au passage des générations de réalisateurs, d'acteurs, de chefs opérateurs... Aujourd'hui, c'est au tour d'Obsession, qui s'impose comme l'un des meilleurs films d'épouvante des 15 dernières années : tout est maîtrisé, la cinématographie et le format d'image particulier, le montage effectué par le réalisateur lui-même, le son, et bien sûr les acteurs formidables. L'horreur n'est, en plus, pas gratuite et fait écho à des réflexions sociétales actuelles et invite le spectateur au questionnement sur ce qu'est réellement l'emprise, l'objectification. Michael Mann et Steven Spielberg parlent déjà avec l'actrice pour la faire tourner sur ses prochains films. Un bon exemple de ce que peuvent apporter ces films à tout petit budget, sur le plan artistique, mais aussi en terme de talents (accessoirement le film a rapporté des tonnes d'argent) quant on est prêt à prendre des risques et tenter de nouvelles choses, même sur de tout petits budgets.
Louis R.
Louis R.

43 abonnés 104 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2026
Curry Barker, premier long métrage, et déjà un chef-d'œuvre de tension ! Obsession part d'une base simple, un vœu exaucé qui se transforme en descente absolument malaisante, un peu l'énergie de Mon petit renne, mais en surpuissant ! Les 2 rôles principaux sont majestueux, mais Inde Navarrette est juste sublimement terrifiante. La lumière, la photo, le cadrage : tout est là pour installer un malaise qui ne lâche jamais. À la fin de la séance, vous allez avoir besoin de 2 minutes pour vous remettre... Ça résume tout. Un nouveau classique de l'horreur.
Thomas Martinez
Thomas Martinez

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2026
Ce que raconte réellement Obsession.

**Le consentement**

C’est probablement le thème le plus évident du film.

Sous l’effet du vœu, Nikki semble agir de son plein gré. Elle dit qu’elle aime Bear, elle reste avec lui et elle cherche constamment à lui faire plaisir. Mais elle n’a en réalité aucun choix. Ses sentiments et ses comportements sont entièrement provoqués par le vœu.

À partir du moment où Nikki ne peut plus refuser Bear, partir ou même ressentir autre chose pour lui, son consentement n’existe plus. Leur relation repose donc entièrement sur une contrainte.

Bear ne se demande jamais ce qui est bon pour Nikki. Il se demande seulement comment la garder auprès de lui. Même lorsqu’il comprend qu’elle souffre, il préfère conserver son amour plutôt que lui rendre sa liberté.

**La critique du « gentil garçon »**

Bear représente parfaitement la figure du « gentil garçon », ou du nice guy. **

(C’est le genre de personne qui pense : « Je suis gentil, mais les filles ne veulent jamais de mecs comme moi. Elles préfèrent les mauvais garçons. »)

Ce discours revient souvent chez certains hommes qui ont du mal dans leurs relations avec les femmes. Ils ont l’impression que leur gentillesse devrait automatiquement leur donner droit à de l’attention ou à une relation amoureuse.

Mais le film montre que cette prétendue gentillesse n’est pas toujours sincère. Elle peut être intéressée.

C’est là que le film déconstruit complètement l’image du garçon gentil. Être discret, timide ou amoureux ne fait pas automatiquement de quelqu’un une bonne personne. La vraie gentillesse consiste à respecter la liberté de l’autre, même lorsque ses choix nous font souffrir.

Ce genre de personne n’accepte pas que ses sentiments puissent ne pas être réciproques, ils pensent « J’ai été gentil avec toi, donc tu devrais m’aimer. » Mais à partir du moment où l’on pense comme ça, la personne que l’on prétend aimer n’est plus considérée comme un être humain libre, avec ses propres choix. Elle devient une récompense que l’on pense avoir méritée.

**L’amour carnivore**

C’est une manière de consommer l’amour comme un produit. On ne cherche plus forcément à construire une relation avec une personne précise, mais à retrouver les sensations qu’elle nous procure : se sentir désiré, rassuré, valorisé.

C’est exactement le problème de Bear. Il ne s’intéresse pas vraiment à ce que Nikki pense, à ses projets ou à ce qui pourrait la rendre heureuse. Ce qu’il aime surtout, c’est la manière dont elle le fait se sentir. Elle devient pour lui un moyen de calmer sa solitude et ses insécurités.

Cette manière de concevoir l’amour dépasse le film. Dans notre société, les relations peuvent parfois être consommées comme des objets. On rencontre quelqu’un, on profite de ce qu’il nous apporte émotionnellement, puis on passe à une autre personne lorsque la relation ne nous satisfait plus.

L’autre n’est alors plus considéré comme une personne entière, avec ses défauts, ses besoins et ses propres choix. Il devient presque un produit chargé de nous apporter de l’affection, du plaisir ou de la validation. Dès qu’il ne remplit plus cette fonction, on cherche à le changer ou à le remplacer.

C’est en cela que l’amour devient « carnivore ». On ne nourrit pas la relation, on la consomme pour combler quelque chose en nous.

**« Ce n’est pas une romance, c’est une histoire d’amour »**

Cette phrase prononcé par Nikki, résume bien le film.

La romance, telle que Bear l’imagine, repose sur un fantasme. Il se raconte une histoire dans laquelle Nikki finit forcément par comprendre qu’il est l’homme qu’il lui faut. Il imagine que ses sentiments sont suffisamment forts pour justifier une relation.

Mais le véritable amour n’est pas une histoire que l’on écrit seul dans sa tête.

Aimer quelqu’un implique d’accepter que cette personne soit différente de ce qu’on avait imaginé. Cela implique aussi d’accepter qu’elle puisse ne pas nous aimer, partir ou choisir une autre vie.

Bear veut la romance, une histoire parfaite dans laquelle son amour est récompensé. Mais il est incapable de vivre l’amour véritable, parce que celui-ci demande de reconnaître l’autre comme une personne libre.

**La cristallisation**

Développé par Stendhal, ce concept décrit le processus par lequel on idéalise une personne jusqu’à ne plus la voir telle qu’elle est réellement. On lui attribue des qualités, on imagine une relation parfaite avec elle et on finit par s’attacher davantage à cette image qu’à la personne elle-même.

Bear semble avoir construit cette version idéalisée de Nikki à partir de quelques souvenirs. Elle était gentille avec lui au collège et elle était présente pendant une période difficile de sa vie, notamment lors de la mort de sa grand-mère. À partir de là, il a probablement commencé à la placer sur un piédestal et à lui donner une place beaucoup plus importante qu’elle n’en avait réellement dans sa vie.

*(D’ailleurs, lorsqu’il s’entraine à déclarer ses sentiments à la serveuse au tout début, il évoque seulement quelques gestes : “t’as été gentille avec moi quand je suis arrivé en ville, tu m’as appelé après la mort de sa grand-mère.” Ce sont des attentions bienveillantes, mais assez ordinaires. Pourtant, Bear leur donne une importance immense.)*

Une autre scène du film montre très bien ce concept de cristallisation. Juste après la mort de son chat, Bear regarde les photos de Nikki sur les réseaux sociaux pour se réconforter. C’est assez inquiétant. Au lieu d’aller lui parler ou d’essayer de mieux la connaître, il se réfugie dans son image. Et sur les réseaux sociaux, il ne voit forcément qu’une version sélectionnée, embellie et presque parfaite d’elle.

Bear ne s’attache pas à la vraie Nikki, mais à une représentation d’elle.

spoiler: C’est justement là que l’idéalisation peut devenir dangereuse. Lorsque la vraie Nikki reprend brièvement le contrôle et le supplie de la tuer pour mettre fin à ses souffrances, Bear lui répond : « Qu’est-ce qu’il y a de si horrible à vivre avec moi ? » Même à cet instant, il ne la voit pas comme une victime enfermée dans son propre corps. Il continue de la regarder comme la femme idéale qu’il s’est fabriquée dans sa tête.


Lorsqu’on reste enfermé dans l’image que l’on s’est créée de quelqu’un, on finit par ne plus voir la personne réelle, ni ses émotions, ni ses besoins. Dans les cas les plus graves, cela peut conduire à ignorer sa souffrance et à justifier des comportements de contrôle ou de violence au nom d’un prétendu amour.

À force de vouloir transformer quelqu’un pour qu’il corresponde à notre fantasme, on finit par détruire la personne que l’on prétend aimer.

**Le parallèle avec les animaux domestiques**

Le chat occupe une place très importante dans le film. La mort de Sandy est l’un des premiers événements de l’histoire. Ensuite, Nikki construit un autel en sa mémoire, avant de finir par faire manger le chat à Bear. On remarque aussi une horloge en forme de chat dans son appartement, et l’entreprise qui fabrique les One Wish Willow s’appelle TABI Cat Curiosities. Toutes ces références montrent qu’il y a quelque chose à creuser autour de cet animal.

Surtout, après le vœu, Nikki adopte elle-même des comportements qui rappellent ceux d’un chat domestique. Elle attend Bear derrière la porte comme un animal qui attend le retour de son maître, elle le regarde dormir, le suit partout et fait ses besoins sur le tapis. Elle se déplace parfois comme un félin et, dans certaines scènes, on ne distingue que ses yeux qui brillent dans l’obscurité.

Le film fait un parallèle entre l’amour forcé de Nikki et la relation que nous entretenons avec un animal domestique.

Lorsqu’on adopte un animal, on ne lui demande pas réellement s’il souhaite vivre avec nous. On suppose qu’il est heureux parce qu’on le nourrit, qu’on l’héberge et qu’on lui donne de l’affection. Pourtant, on ne peut jamais connaître parfaitement ses véritables besoins ni savoir quelle vie il aurait lui-même choisie.

Bear raisonne de la même manière avec Nikki. Il pense que, puisqu’il lui donne un foyer, de l’attention et de l’amour, elle devrait forcément être heureuse avec lui. Mais il ne cherche jamais à savoir ce qu’elle veut réellement. Il ignore ses rêves, sa souffrance et son besoin de liberté.

Le film pose alors une question : Aimer quelqu’un, est-ce vouloir qu’il nous appartienne, ou vouloir son bonheur, même s’il doit vivre loin de nous ?

Peut-on encore appeler cela de l’amour lorsqu’on prive l’autre de sa liberté, jusqu’à le réduire en animal de compagnie enfermé dans une cage affective ?
Faustine_rchd
Faustine_rchd

132 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juillet 2026
Bien que ce film ne soit pas foncièrement mauvais, il reste tout de même assez décevant et inabouti. 
Malgré une bonne idée de scénario, pourtant simple, l’œuvre ne parvient pas à sortir des codes et scènes classiques typiques du cinéma d’horreur. Cela est dommage car le film aurait pu aller plus loin, et devenir vraiment dérangeant progressivement, mettant le spectateur de plus en plus mal à l’aise. 
Cependant, le film est bien réalisé et il est appréciable de revoir enfin un film d’horreur plus psychologique que gore.
69Ciel
69Ciel

1 abonné 46 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 juillet 2026
J'y suis allée suite au battage médiatique mais franchement, c'est pas mal mais rien de folichon ! Le jeune réalisateur a bien assimilé le principe du Jump Scare mais c'est bien là l'essentiel du film de mon point de vue... après, je ne suis pas à proprement parler la cible...
Aspro
Aspro

20 abonnés 415 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 juillet 2026
Une gentille petite leçon d'humilité envoyée direct dans la tronche des studios qui claquent 200 millions pour nous pondre du vide.

Le plus beau dans l'histoire ? Le film a coûté la misère de 750 000 dollars, soit le prix du café sur le tournage du dernier Marvel. Résultat des courses : plus de 400 millions de recettes au box-office mondial et un ratio de rentabilité qui fait passer Blair Witch pour un amateur.

Le pitch est limpide : un pauvre type tombe sur un machin magique à deux balles et voit sa vie partir en vrille totale. Le gars a une tête de voisin de palier qui t'emprunte ta perceuse sans jamais la rendre, zéro charisme de star, mais il prend tellement cher en paranoïa qu'on finit par lui pardonner sa gueule de figurant.

Côté rythme, ça rigole pas : pas de bavardages pour meubler, le bazar monte en pression gentiment jusqu'à un dernier quart d'heure spoiler: où la faucheuse passe un coup de balai express et liquide le casting en trois coups de cuillère à pot.


Quant à la babiole qui fout tout le bordel, le réal a eu la très bonne idée de ne pas nous coller une notice Wikipédia de deux heures pour nous expliquer le pourquoi du comment. On s'en tape de son mode d'emploi : c'est juste le détonateur parfait pour montrer qu'avec trois bouts de ficelle et un mini budget, on peut prouver que l'être humain devient très vite un psychopathe fini. Bref, tendu, sec, ultra rentable et une bonne grosse claque aux blockbusters en carton.
Axel Duval
Axel Duval

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 juillet 2026
Pour moi, le film d’horreur de l’année. On passe dans plusieurs émotions du début à la fin. Bear le personnage principal, compenser qu’il était la victime, mais malheureusement que l’antagoniste principal de l’histoire. Le début se passe très bien avec la scène : spoiler: où ils vont faire un jeu d’alcool dans un bar et que Nikki se fait ramener par Bear
pour moi, cette scène est encore normale. Ensuite, il y a la scène où il casse la machine à vœu qu’on voit dans la bande-annonce, mais bon ça c’est pas spoiler.

La suite du film continue dans l’angoisse avec spoiler: Nikki qui se prend pour une folle en étant amoureux de lui, pendant très très longtemps, et qui s’accroche à lui de plus en plus en cuisinant, le chat de Bear pour lui donner à sa pause de déjeuner comme repas, puis il y a la scène dans la voiture où Sarah se fait fracasser le crâne contre une brique et la scène finale où Nikki tue Ian avec une balle en pleine tête


Pour moi, ce film restera le meilleur, film d’horreur de 2026,un grand respect à Curry Baker pour la réalisation et le ton angoissant du film. Pour moi ce film mérite amplement la note de 5/5
MovieSW
MovieSW

15 abonnés 520 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 juillet 2026
La mise en scène est soignée, les performances convaincantes et le récit parvient à maintenir le suspense sans trop en dévoiler. Quelques rebondissements sont prévisibles, mais l’ensemble reste captivant grâce à son rythme maîtrisé et son ambiance pesante.
Amenemhat
Amenemhat

5 abonnés 63 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 juillet 2026
Un film parti d'une idée simple mais au final très simpliste puisqu'il ne fait que dérouler jusqu'à l'extrême une relation de soumission/exigence totale. Le sujet n'a pas grand intérêt car trop improbable et le personnage principal masculin est trop neuneu pour être vrai !
C'est cependant bien tourné et l'actrice principale Inde Navarette a un talent explosif.
Pas trop mal pour un premier film à petit budget, on attend de voir pour le suivant .
Taahz
Taahz

2 abonnés 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 juillet 2026
Obsession est un film horrifique adolescent avec de bonnes idées, porté notamment par l'interprétation de l'actrice principale. Bien qu'il ne révolutionne pas le genre, il fait l'objet d'un engouement particulier sur les réseaux sociaux qui attise la curiosité mais qui au final paraît excessif.
John K
John K

32 abonnés 51 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juillet 2026
Un film sympa dans une ambiance oppressante réussie. Je regrette le caractère un peu simplet du personnage principal, le contexte un peu léger et la fin un peu bâclée.
Bien, mais peut mieux faire dans les détails.
Nongniss
Nongniss

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 juillet 2026
J'ai rarement vu un film aussi nul, et j'ai crée un compte juste pour le dire

Le comportement du personnage principal est completement bipolaire, au tout debut du film on se dit pourquoi pas, un personnage principal timide mais qui ose essayer de prendre les devants

Puis ensuite on ne comprend plus rien passé 30 minutes dans le film, son comportement est a l'opposé de ce qu'il devrait normalement se passer scenaristiquement, a un point ou on se demande si au final ce n'est pas plutot lui qui est possédé.

Je vais pas tout spoiler du film ca serait juste lamentable je veux laisser aux gens le decouvrir pour qu'ils aient egalement un AVC comme moi quand j'ai essayé de comprendre où le scenario essayait de se diriger.

Mention honorable : l'actrice a un talent unique, je parle pas de son acting qui est passable au possible (le film lui a pas laissé tellement la capacité de séduire les spectateurs ça c'est sûr et certain) je parle de son talent pour marcher a l'envers, ou plutôt de faire comme si c'était un enregistrement vidéo remis en Rewind (Inverser le sens de lecture d'un fichier vidéo)

C'est un talent sympatoche pour ce genre de film, mais bon c'est pas trés effrayant à cause du maquillage qui etait vraiment raté pour le coup.
 Dj Daft 44
Dj Daft 44

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2026
Avant tout ce film est original, c’est du jamais vu et ça c’est déjà pas mal! Ensuite je le qualifierais d’angoissant, de machiavélique, de flippant et bien sûr de complètement barré!
Dans l’ensemble j’ai aimé voir jusqu’où la perversité allait allé / jusqu’où le réal avait poussé le vice, puis avoir les 2 ou 3 bons sursauts et enfin de flipper!Je n’ai pas été déçu! Ca vaut plus qu’un simple 3,5 sur 5, donc 4 ca me parait mérité et justifié.
DoctorSteiner
DoctorSteiner

23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2026
[Je souhaite que cette critique soit la meilleure du monde]

Un film d'horreur. Un vrai.

Ce qui m'effraie le plus n'est pas le surnaturel. Ce sont les choses qui semblent pouvoir exister. Les choses presque réelles.

Backrooms, l'autre film d'horreur du moment, joue avec les espaces liminaux : ces lieux étrangement familiers, mais impossibles. Ici, le film applique le même principe aux sentiments. Il met en scène un amour obsessionnel, presque reconnaissable, presque crédible... mais suffisamment déformé pour devenir monstrueux.

C'est précisément là que réside son horreur.

Le film s'attaque à une angoisse profondément humaine : celle d'un amour qui ne connaît plus de limites. Un amour si passionnel qu'il cesse d'être une preuve d'affection pour devenir une forme d'emprisonnement. Ce n'est plus l'amour qui rassure, c'est l'amour qui dévore.

Un film à dévorer.
alexis942
alexis942

2 abonnés 144 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2026
"Petit" film d'horreur a priori sans prétention, décor quasi unique, casting réduit, histoire toute simple, peu d'effets... et j'ai marché à 100%, notamment grâce à l'interprétation extraordinaire de l'actrice principale Inde Navarrette dont je n'avais jamais entendu parler mais que je vais suivre attentivement. J'ai adoré la manière dont elle nous fait croire à cette simple histoire de possession de manière subtile, en arrivant à changer de caractère de manière à la fois simple et efficace. Histoire un peu longue à démarrer, sans surprise majeure, mais ambiance fantastique.
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