Avec son pitch de vœu amoureux poussé jusqu’au carnage psychologique, "Obsession" s’impose comme l’un des films d’horreur les plus maîtrisés de la décennie. Curry Barker transforme une idée presque ridicule en un dispositif d’emprise terrifiant porté par la performance sidérante d’Inde Navarrette, révélation absolue de ce film avec un jeu d’une intensité rare qui fait basculer chaque scène dans l’ultra‑malaise. Un film horrible mais d’une réussite formelle et émotionnelle qui laisse bouche-bée.
Obsession est la grande révélation horrifique de 2026. Avec moins d’un million de dollars de budget, Curry Barker signe un premier film étonnamment maîtrisé, à la fois inquiétant, émouvant et original. Porté par un bouche-à-oreille exceptionnel et une excellente réception critique, il s’impose comme l’un des meilleurs films d’horreur indépendants de ces dernières années. Pour les amateurs de It Follows, Smile ou Talk to Me, Obsession est une œuvre incontournable, qui privilégie le malaise psychologique à la surenchère d’effets de peur.
Le film est terrifiant et a quelques idées de mise en scène très succinctes qui font froid dans dos : spoiler: le mouvement en reverse et les changement de frame-rate . Le fait que Nikki reprenne ses esprits de temps à autre est aussi une idée très bien trouvée. Cependant l'obsession contrainte de Nikki pour le protagoniste (Bear) me semble par instant sous exploitée. Je m'attendais à des scènes beaucoup plus gores vers la fin, avec bcp plus de cruauté et d'inventivité. Comme coudre leurs corps, se dépecer ou avoir d'avantages de pulsions de la vrai Nikki à l'encontre de Bear. Ça aurait mérité de forcer à fond cette "malédiction" en besoin vital et maladif. Autre bémol : les trucs qu'elle fait avec le chat au début sortent un peu de nul part pour moi, c'est creepy mais pas nécessaire je trouve. Ça ne va pas trop avec le concept de base...
Si ça ne tenais qu'à moi, je raccourcirai l'intro et je pousserai d'avantage le concept à la fin, quitte à finir sur un plan cauchemardesque de Nikki qui garde en vie Bear ligoté au fond de sa cave ou un truc du style.
Mais bon Blumhouse sort drastiquement de sa zone de confort avec ce film (et le Réveil de la Momie que j'ai beaucoup aimé), et la démarche est très appréciable.
Ambiance malsaine, bande son brutale, le tout dans un cadre familier, on se laisse embarquer avec le protagoniste qui s'enfonce dans une situation sans espoir. Le film a un rythme lent, on comprend rapidement ce qu'il va se passer et l'issue est inévitable. Bref on a hâte que ça se termine au final !
Probablement le film d'horreur qui m'a fait le plus peur. Plusieurs personnes dans la salle se cachaient les yeux. Avec un budget faible, le réalisateur a réussi a créer un sentiment de stress et de malaise constant, sans abuser de jump scares. Bien qu'évidemment le film repose sur un peu de magie et de surnaturel, il n'est pas dépendant d'effets spéciaux ou de grands relookings des acteurs. Le scénario ne tient que sur une ligne, mais on ne s'ennuie pas un instant.
"Petit" film d'horreur a priori sans prétention, décor quasi unique, casting réduit, histoire toute simple, peu d'effets... et j'ai marché à 100%, notamment grâce à l'interprétation extraordinaire de l'actrice principale Inde Navarrette dont je n'avais jamais entendu parler mais que je vais suivre attentivement. J'ai adoré la manière dont elle nous fait croire à cette simple histoire de possession de manière subtile, en arrivant à changer de caractère de manière à la fois simple et efficace. Histoire un peu longue à démarrer, sans surprise majeure, mais ambiance fantastique.
J'ai sincèrement apprécié l'intégralité de ce film. Il ne s'agit pas d'un film d'horreur au sens strict, mais plutôt d'une exploration de l'horreur psychologique, abordant les thèmes de l'emprise, du consentement, avec une dimension de perversion narcissique. L'ambiance générale, ce huis clos en appartement (une approche rafraîchissante, loin des habituelles grandes demeures), la performance des acteurs, et particulièrement celle d'Inde Navarrette qui a considérablement rehaussé le niveau, sont à souligner. Ce que j'ai surtout apprécié, c'est le scénario. Au final, qui est réellement obsédé par qui ?
Résumé : un jeune homme fait le vœu de voir son crush devenir fou de lui, en craquant un morceau de bois ensorcelé, acheté dans une boutique de souvenirs. Le problème, c'est que ça marche trop bien, beaucoup trop...
La bande-annonce survend le film en nous promettant du gore à outrance, ce qui n'est pas le cas en vrai. Au contraire, le réalisateur prend bien le temps de nous faire découvrir le peu de personnage, de s'y attacher pour les 3 principaux. On comprend bien tout l'enjeu du scénario, qui repose sur de la violence psychologique et la détresse émotionnelle. Pour moi, ça rend l'histoire passionnante, parce qu'on ne sait jamais jusqu'où ça va aller dans la folie.
Au final, cette histoire de morceau de bois ensorcelé devient un peu anecdotique (spoiler: je me disais "pourquoi il n'achète pas un 2ème bâton pour conjurer le sort ?", la réponse vient à la fin du film est elle est toute bête .) mais le scénario est bien foutu. Les quelques scènes d'horreur se font attendre mais ne sont pas inutiles à l'histoire. Pour les personnes comme moi qui aiment réfléchir autant que frémir, c'est un film vraiment sympa.
Film assez réussi sur la toxicité d'un coule à-priori impossible, des moments où l'on sent que Nikki est emprisonnée dans ce vœu qui va détruire petit à petit les illusions de Bear. Bear n'avait qu'une obsession: vivre avec Nikky mais, sous ce vœu, Nikki devient prisonnière de ce qu'elle n'avait pas décidé. Le film explore la culpabilité, le maquillage social, la jalousie maladive. Pour un premier film, Curry Barker signe une réussite relative avec seulement quelques bémols : très peu de tension réelle, le -16 est visiblement là pour "attirer" le spectateur plus que pour offrir réellement un déluge d'hémoglobine spoiler: (La seule scène qui pourrait justifier cette classification est celle du défonçage de crâne à la brique) . Bref, un bon film à regarder mais vite oubliable et qui ne marquera pas profondément les esprits les plus avides de violence.
Vous en avez pas marre de bouffer de la soupe aseptisée de studio ? De vous taper des jump scares frelatés à deux balles, calibrés pour des ados de TikTok avec des monstres en CGI dégueulasses ? Bah voilà. Curry Barker débarque sans fric, avec trois bouts de ficelle et une rage de cinéma pure, et il vous colle une torgnole monumentale en pleine face. Obsession, c'est pas juste la surprise horrifique de l'année : c'est un précis d'angoisse viscérale, une leçon de découpage et une anatomie terrifiante de la névrose masculine.
Le concept est d'une simplicité démoniaque. Un pauvre type introverti, englué dans sa solitude et ses pilules, trouve un artefact magique capable d'exaucer un vœu. Son souhait ? Que la fille dont il est amoureux depuis toujours devienne complètement obsédée par lui. Sauf que la magie ici n'a rien de féérique : le vœu est irrévocable, absolu, et ne prend fin qu'avec la mort. Ce qui démarrerait presque comme le fantasme minable d'un frustré bascule instantanément dans une prison psychologique poisseuse et claustrophobique. Barker prend ce vœu au pied de la lettre, étirant le concept de la relation toxique jusqu'à l'absurde, jusqu'à l'épouvante pure.
Ce qui rend le film aussi brillant, ce n'est pas tant son idée de départ que la manière dont Barker fabrique la peur. Le mec vient du Web, mais il a une grammaire de cinéma d'une maturité hallucinante. Il a tout compris à la gestion de l'espace et du vide, là où la terreur ne naît pas du monstre qui surgit, mais du plan fixe qui s'étire, des silences pesants et des zones d'ombre où votre propre cerveau fabrique son cauchemar. Il travaille les silhouettes dans le noir sans jamais céder à la lisibilité artificielle des productions frileuses, le tout porté par un sound design organique où chaque respiration trop forte et chaque bruit de chair devient une agression auditive poisseuse. Pas de surenchère de gore gratuit pour faire le malin : quand la violence physique éclate, elle est sèche, tranchante, viscérale, amenée avec une précision chirurgicale.
Et puis il faut parler des comédiens. Michael Johnston est d'une justesse folle en type dépassé par son propre hubris, mais Inde Navarrette livre une prestation tout simplement démentielle. Son jeu physique, sa rupture vocale, sa capacité à passer du regard amoureux à une présence totalement possédée et déstructurée, c'est tétanisant. Elle habite le cadre avec une intensité qu'on n'avait pas vue depuis des années dans le genre.
En gros, Obsession, c'est la preuve par neuf qu'avec des idées, de la rigueur formelle, un vrai sens du rythme et un respect fondamental du spectateur, on n'a pas besoin de cent millions de dollars pour signer une chef d'oeuvre de l'horreur. C'est dérangeant, c'est maîtrisé, c'est tendu comme une arquebuse et ça vous laisse totalement groggy sur votre siège. Du vrai grand cinéma de genre, un coup de maître pur et dur.
C est bien filmé bien tourné mais qu'est-ce que c'était long. Les acteurs sont ok mais il y a trop de répétitions et un rythme bancal. A certains passages le film est aussi prise de tête que la fameuse obsédée ou que l autre pauvre type sans c******s et à d' autres moments il y a quand même quelques scènes qui fonctionnent bien. C'est dommage il aurait pu être amputé de 30 minutes au moins. J'ai l'impression que l'épisode de Rick et morty de la première saison raconte plus de trucs avec le même thème et en 20 minutes. Enfin bon je suis mitigé mais c'est quand même intéressant, à voir au moins une fois.
Bon quoi dire, un film simple avec une histoire banale ou un souhait devient réalite et ça vire au cauchemar. Le jeu d'acteur est top surtout la fille. Elle aura une bonne une bonne carrière derrière c'est sur ! Mais bon à voir car les plans d'angles sont top ainsi que le côté cringe.
Le film est vraiment très bon. La réalisation est soignée, les acteur joue bien, l’ambiance horrifique et la musique fonctionne parfaitement et le côté parfois extrême est bien maîtrisé. L’ensemble reste équilibré, avec un final assez prévisible mais enrichi par plusieurs bonnes idées qui le rendent marquant. Bref, c’est un très bon film.
En revanche, après avoir lu certaines critiques, j’ai été surpris de voir à quel point les interprétations peuvent diverger.
Certains y voient un personnage principal dans des catégories comme “incel”, “masculiniste” ou encore “prédateur”. Pour ma part, je n’ai pas du tout eu cette lecture et je trouve qu’elle ne correspond pas à ce que montre le film.
L’histoire repose selon moi avant tout sur un homme très timide, amoureux de sa collègue, qui formule un souhait banal et humain : être aimé en retour. À partir de là, le récit bascule dans un registre fantastique et horrifique où ce souhait prend une tournure totalement imprévisible.
Le personnage principal ne semble jamais comprendre pleinement ce qui est en train de se produire, ni en mesurer les conséquences. Au contraire, son comportement évolue progressivement vers la prise de distance et la recherche d’une issue.
C’est d’ailleurs ce qui rend difficile, à mes yeux, l’idée d’une lecture du personnage comme volontairement manipulateur ou prédateur. Le film insiste plutôt sur la perte de contrôle et la dérive d’une situation qui lui échappe complètement.
Au final, j’ai davantage l’impression que certaines interprétations projettent sur le film des débats très actuels, plutôt que de se concentrer sur sa logique interne.
Pour moi, Obsession s’inscrit surtout dans la tradition des récits où un désir formulé sans en mesurer les implications finit par se retourner contre celui qui l’a exprimé.