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LesBabes
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4,0
Publiée le 2 août 2026
Très interessant comme film qui casse un peu le style classique des film du genre. J’aime beaucoup le message sur les hommes qui essayent de transformer les femmes selon leur désir et le message sur les couples toxique. L’actrice qui interprète Nikki est vraiment flippante et le film est vraiment bon. J’aime beaucoup cette vague de nouveau réalisateur/youtubeur qui renouvelle le genre horrifique. Bien moins cliché avec leur patte. C’est la petite surprise du moment. C’est dérangeant, flippant et gore par moment
Les voeux ne sont pas sans contrepartie. Le film pose bien la situation et ses héros. Celle d'un jeune homme amoureux de sa collègue. La tension est bien maintenu, et le travail sur le son fait son effet. mais le film a tendance à être court dans son discours sur la dépendance affective. Surtout, les personnages restent trop unidimensionnels, premiers comme second rôle et cela empêche le film de prendre plus d'ampleur. Plus un film de petit malin qu'un film intelligent
Un film d'angoisse particulierement réussi, ou l'horreur prend sa place de part les scenes de violence et les quelques rares jump scare, mais aussi de part le sujet qui y est traité : le consentement, car c'est bien de cela don parle le film, une allégorie du viol et de l'emprise
Mention spéciale pour Inde Navarrette "Nikki" particulièrement investie dans son role
Bear, un jeune homme introverti, a des sentiments pour sa collègue de travail, Nikki. Persuadé que cet amour n’est pas réciproque, il utilise un objet ésotérique promettant de concrétiser un vœu pour qu’elle tombe amoureuse de lui. Malheureusement, son plus grand rêve va vite se transformer en son pire cauchemar… Je dois reconnaître que je n’ai pas passé un mauvais moment devant cette réalisation de Curry Barker, qui se révèle assez tendue et immersive. La situation est plutôt malaisante, ce qui pousse à réfléchir sur la tournure toxique que peuvent prendre certaines relations. Par ailleurs, un effet de surprise m’a véritablement fait sursauter à un moment. Cela fait plaisir de voir, dans ce genre de film, une frayeur aussi maîtrisée ! Le casting joue bien, mention spéciale à Inde Navarrette, qui, malgré un rôle difficile psychologiquement, se montre impressionnante en termes de réalisme et d’intensité ! Il convient aussi de saluer la direction artistique. En effet, les couleurs sombres de l’œuvre renforcent l’inconfort du spectateur. Imparfait, mais tout à fait honorable.
Toutes mes critiques sont disponibles sur mon site FILMEMENT VÔTRE.
On me l’avait fortement recommandé, mais au final je reste sur ma faim. Le film met beaucoup trop de temps à décoller et ne devient vraiment flippant et intéressant que dans sa toute dernière partie. Les personnages ne sont jamais vraiment attachants, et le héros est beaucoup trop passif. Il ne fait pratiquement rien pour tenter de s’en sortir, ce qui finit par limiter l’implication du spectateur.
Il y avait pourtant matière à faire quelque chose de vraiment angoissant, mais le film ne sort finalement jamais de l’ordinaire. Pour voir un véritable choc dans ce genre, mieux vaut regarder Backrooms.
Avec "Obsession", Curry Barker signe une excellente surprise horrifique, capable de mélanger le cauchemar psychologique et le body horror avec une efficacité redoutable. Un homme introverti découvre un objet capable d’exaucer n’importe quel souhait. En utilisant ce pouvoir pour séduire la fille dont il est amoureux depuis toujours, il provoque une relation qui bascule rapidement dans quelque chose de maladif et terrifiant. Ce qui ressemblait à un fantasme romantique devient peu à peu une prison psychologique. Curry Barker comprend parfaitement comment construire la peur : les longs silences pesants, les regards fixes, les sons étouffés, les pièces plongées dans l’obscurité… Tout est pensé pour créer une tension constante. Le réalisateur évite les excès de gore gratuits et privilégie avant tout une peur psychologique particulièrement efficace. Quand l’horreur explose, elle reste suffisamment brutale pour marquer sans jamais tomber dans la surenchère ridicule. Les cris, les respirations, les bruits organiques et les effets sonores participent énormément à cette sensation de malaise permanent. Inde Navarrette est absolument remarquable. Son interprétation physique et vocale impressionne tant elle semble constamment au bord de la rupture. Derrière son concept presque simple de départ se cache un véritable film de tension qui sait parfaitement jouer avec le malaise et la peur mentale.
L'été 2026 a donc été marqué par plusieurs gros succès en salles (et c'est tant mieux !). Dont deux films d'horreur indépendants, aux budgets riquiquis, qui ont cassé la baraque. "Backrooms" et ses presque 400 millions de dollars de recette pour un budget d'environ 10 millions. Battu néanmoins par l'odyssée incroyable de cet "Obsession" : autour de 500 millions de dollars de recettes à l'heure où j'écris ces lignes... pour même pas 1 million de budget ! J'avoue néanmoins avoir du mal à comprendre cet engouement faramineux, semble-t-il tiré par la génération Z (et c'est tant mieux !). Car le point de départ de "Obsession" n'est pas particulièrement neuf : un célibataire déprimé trouve le moyen de faire un vœux, et souhaite que la fille pour qui il craque devienne folle amoureuse de lui. Evidemment tout va déraper. Le film de vœux qui partent en sucette, c'est du déjà vu. D'autant que la trame globale de "Obsession" est assez prévisible, surtout dans le dernier acte. Mais le film frappe juste sur des thématiques modernes. Le portrait d'un couple toxique, où l'on ne sait plus qui obsède qui, et qui est la victime. Le portrait d'un incel vingtenaire, frustré sentimentalement, particulièrement égocentré et surtout très lâche (excellent Michael Johnston). Ou une allégorie (pas forcément subtile) sur l'usage de la drogue. Et puis sur la forme, c'est un vrai tour de force au vu du budget. Curry Barker utilise une image presque carrée pour pleinement enfermer ses personnages. Je parlais de la très bonne prestation de Michael Johnston, mais c'est Inde Navarrette qui crève indubitablement l'écran. Capable en une fraction de seconde de passer de la petite amie attentionnée à la possédée bien flippante. Créant le malaise en permanence car, même si la trame est prévisible, on ne sait jamais comment son personnage va s'exprimer. Le réalisateur est aussi particulièrement à l'aise avec les ombres, jouant sur les éclairages de visage, ou la pénombre des recoins de pièce. Avec en prime quelques effets sanguinolents très réussis, j'ai vraiment du mal à croire le budget annoncé ! Pour autant j'ai davantage rigolé que tremblé. Curry Barker injecte pas mal d'humour noir, et fait preuve d'une certaine misanthropie qui, couplée au côté exubérant de certaines scènes, m'a fait voir une comédie macabre plutôt qu'un pur film d'horreur (et c'est tant mieux !). Il y a tout de même de vrais effet horrifiques réussis, entre mouvements soudains et montage violent, sans passer par du jumpscare à deux sous. En tout cas cela fait plaisir de voir les salles se remplir, a fortiori avec du cinéma indépendant. Un succès qui va certainement propulser la carrière de Curry Barker, et de son tandem d'acteurs. A l'heure où j'écris ses lignes, ils ont déjà chacun décroché un rôle dans un blockbuster au budget centuple.
Le thème du vœu qui tourne mal n est pas nouveau dans le cinéma d horreur mais obsession lui apporte des ramifications très actuelles. On y suit Bear un pur « incel » avec la collection de pulls la plus affreuse qui m a été donné de voir au cinéma qui fait le souhait que son crush l aime plus que tout au monde. Le film va alors partir vers le thriller horrifique jouant sur la carte du malaise et de l humour grinçant. Bien sûr il va parler de relations toxiques, du fait que Bear n aime pas Nikki mais qu il veut la posséder (comme son chat qu il vient de perdre) que sous son aspect de garçon timide se cache un agresseur sexuel (j ai clairement pris la scène de sexe pour une scène de viol par soumission chimique) en cela il fait ce que j aime dans le cinéma d horreur: explorer via du cinéma choc des thèmes bien plus profonds qu il ne laisse paraître au premier abord. La mise en scène et la cadre sont hyper soignés et c est d autant plus remarquable pour un premier film. Alors oui je lui ai trouvé ici ou là quelques problèmes d écriture, il aurait été intéressant de faire de Bear un personnage un peu moins falot pour que la charge soit plus forte, peut être un final un peu plus agressif et quelques coupes ici ou la. Mais l ensemble est ultra solide à l image de la prestation d Inde Navarrette qui est la révélation du film et déjà un réalisateur à suivre qui s inscrit je trouve après Ari Aster les frères Philippou et d autres dans une vraie vague de cinéma dérangeant.
Avant de parler de quoi que ce soit : Inde Navarrette est la stupéfaction absolue du film. Voilà, maintenant que vous savez que cette actrice novice est la révélation de Obsession (sinon, on peut vous le redire), on peut aborder tous les "à-côté" particuliers de ce film. Car oui, la première semaine d'exploitation de Obsession, modeste film d'un petit vidéaste connu du public ado a été très calme, avant le raz-de-marée de la deuxième semaine (il suffit d'une "trend Tik Tok" et tous les jeunes s'y ruent subitement). Alors, Obsession est-il la méga-claque de l'année ? C'est une petite secousse à laquelle on ne s'attendait pas, le film ose aborder le consentement sexuel et psychologique sans aucun ménagement. Et c'est tant mieux. Une femme qui spoiler: s'urine dessus, qui fait manger son chat à son maître, qui se laisse besogner nuit après nuit sans avoir dit un vrai "oui" honnête et sans aucun libre-arbitre (c'est un v*ol, disons-le) : oui, on en bave dans ce film. Il aurait même pu faire en sorte que le fantastique soit moins présent, pour que le message fonctionne plus, car à notre sens cela retire un peu le message réaliste du film de notre propre quotidien (une histoire ridicule de bonbon cracker, et de vœu de spoiler: gars richissime final, cela affadit tout !). Mais comment passer à côté de l'interprétation bluffante de l'acteur pour ce personnage (qui veut absolument croire à cet idylle, jusqu'à spoiler: devenir un monstre ) et de l'actrice pour cette victime (qui est ni plus ni moins qu'un sextoy défectueux dans cette terrible histoire), un combo "choc" pour une séance assez éprouvante, que l'on soit novice ou connaisseur. Personnellement, les scènes de spoiler: défécation sur soi et celle de la supplique nocturne (quand elle lui demande de la buter pour que ça s'arrête) restent nos deux moments glaçants du film. On pensait que Obsession était la dernière sensation des jeunes sur les réseaux (à la "Smile 2"), on a été surpris par son audace de montrer des scènes matures (sauf le jumpscare "volant de voiture", assez en-dessous du reste), et d'aborder l'emprise mentale et le consentement sans prendre de gants (on adore voir les sorties de salles où les jeunes adultes prennent conscience de beaucoup de choses dans leurs relations intimes). Obsession est audacieux, d'autant plus avec son budget de baguette de pain, son casting d'inconnus (parfaits) et son thème du consentement sexuel qu'on aura rarement vu aussi bien décrit. Mention quand même aux cris de l'actrice principale qui hurle en suraigu, on a perdu nos tympans plusieurs fois. Pour un public moderne et ado, Obsession est d'utilité publique, et Mesdames, si votre copain compatit pour le mec du film, ou lui trouve des excuses ("Oh allez, il l'aimait, ça lui a tourné la tête..."), posez-vous LA question. C'est exactement ce que veut provoquer le film.
Stylé, entre humour malaisant et violence introvertie, "Obsession" est une belle surprise qui cartonne à juste titre dans las salles de cinéma. Scénario original et surtout la performance des deux acteurs qui se révèlent ici au plus près de leurs personnages. Mention spéciale pour Inde Navarette qui livre des jongleries d'actrice impressionnantes, avec des ruptures au cordeau, sur laquelle repose toute la crédibilité du métrage. Le montage est nerveux, surprenant, offrant au spectateur des scènes étonnantes. Un film horrifique intelligent.
Comme quoi, nul besoin d’un énorme budget pour pondre un bon film d’épouvante. Curry Barker nous le prouve de la plus simple des manières avec Obsession. Un pitch simple, un scénario même déjà vu maintes fois, n’ayons pas peur de le dire, mais un traitement dépourvu d’artifices, un refus des simples jumpscares et un malaise quasi constant ! Il fait également une sacrée bonne pioche avec Inde Navarrette, impressionnante et à fond dans son rôle. Le reste n’est que jeu de lumière et de son, cadrages malins et quelques scènes chocs parfois bien inattendues. Le -16 résulte également de ces fameuses scènes mais aussi de cette atmosphère oppressante qui ne nous lâche que très rarement. Le réalisateur n’oublie pas non plus d’ajouter un zeste d’humour noir de temps à autre, histoire de souffler de temps en temps. En fait il n’y a que deux soucis majeurs à Obsession, sa longueur d’une part avec certaines scènes qui traînent très franchement et d’autre part le rôle principal. Michael Johnston n’est pas mauvais mais son personnage est d’une mollesse … ses réactions (ou non réactions) ont tendance à bien agacer aussi ! En somme, dans l’ensemble c’est clairement une réussite, Barker réussit là où beaucoup se sont cassé les dents avec un talent certain et le moment, pour tout fan d’épouvante, est bien agréable.
Premier long-métrage (ou presque) signé Curry Barker (qui s'est spécialisé dans le registre horrifique depuis ses débuts), le récit d'un vœu (pas si) innocent, prenant progressivement la forme d'un cadeau vénéneux à l'issue impossible.
Autant le dire de suite, ce «Obsession» inaugure avec beaucoup de talent la période horrifique qui s'ouvre à nous en ce mois de mai (et sera suivi de films tels que «Passenger», «Colony», «Saccharine» ou encore «The Plague»). Y interrogeant le désir personnel (et par extension égoïste) et la toxicité grandissante au sein d'un couple qui aurait eu bien du mal à se faire en temps normal, cette fable moderne sur le consentement se construit comme un jeu de massacre à la tension grandissante et de plus en plus malaisante.
Parvenant, de manière plutôt surprenante et habile, à faire se confondre les codes de la romance avec ceux de l'horreur (notamment de par ses nappes musicales, à l'ambiance tantôt planante, tantôt agressive), Barker nous dépeint une emprise de plus en plus frontale, entièrement dévouée à l'"être aimé" et n'acceptant pas la moindre contrariété, aussi dérisoire soit-elle.
Une prison obsessionnelle qui va ne faire que se rétrécir autour de nos deux protagonistes, condamnés à n'être plus que des solitudes l'un comme l'autre. Bear, jeune introverti, totalement dépassé par ce qu'il a initié sans trop y croire, mais ne voulant pas pour autant que ce lien obsessionnel et inquiétant change véritablement («Qu'est-ce qu'il y a de si horrible d'être avec moi?»), laissant la situation s'envenimer jusqu'au pire. Et Nikki, le crush de longue date de Bear, victime de ce vœu plus dangereux qu'il n'y paraît et se transformant progressivement de petite copine attentionnée à zombie totalement dépendant et instable.
Et le gros point fort de ce film réside justement dans le personnage de Nikki. À la fois dans la manière dont Barker la met en scène, jouant notamment sur les clairs-obscurs et les arrière-plans (me rappelant là un peu «It Follows»), la dépeignant non plus vraiment comme un simple être humain, mais plutôt comme une sorte de créature dont la silhouette et le regard ne quittent plus Bear et provoquent chez nous quelque chose d'hypnotisant comme d'angoissant. Et bien sûr dans l'interprétation habitée et de plus en plus dérangeante de la talentueuse Inde Navarette (vue notamment dans les séries «13 Reasons Why» et «Superman & Lois»), arrivant à rendre totalement crédible et palpable cet "autre" qui a pris possession d'elle et qu'elle ne peut contrôler, prisonnière de son propre corps et de ces faux sentiments incontrôlables et de plus en plus extrêmes (faisant ici un peu écho à un certain «Get Out»). Manipulée et manipulatrice à la fois, prisonnière et geôlière à la fois.
Cette combinaison gagnante nous offre quelques-unes des séquences les plus dérangeantes (et parfois non dénuées d'humour noir et/ou d'élans gores) vues ces dernières années au cinéma dans un film d'épouvante-horreur. Et ce jusqu'à un final qui reste durablement en tête.
Vous l'aurez compris, «Obsession», œuvre prenante et déstabilisante, se refusant à faire des concessions, est à ne pas rater en salle. Et une chose est sûre quand vous ressortirez de la projection : vous réfléchirez à deux fois avant de faire un vœu, aussi innocent soit-il.
Un film d'horreur mitonné pour les fans du genre, selon les bonnes vieilles recettes. Celui-ci n'est pas désagréable mais souffre de redondance, d'excès de gore et d'un cabotinage de ses deux acteurs principaux. L'ensemble est cependant de bonne tenue.