Obsession
Note moyenne
3,9
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423 critiques spectateurs

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133 critiques
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 853 abonnés 8 177 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mai 2026
Un homme introverti à la possibilité de réaliser n’importe quel souhait. Il va alors faire en sorte que son crush de toujours tombe raide dingue de lui, sans en mesurer les conséquences…

Second long-métrage pour le youtuber Curry Barker (Milk & Serial - 2024) à qui Hollywood à ouvert grands les bras après plusieurs courts-métrages et un premier long accessible sur YouTube. Produit par Blumhouse et distribué au cinéma, le jeune cinéaste réalise ici une comédie noire horrifique où un amour passionnel se transforme en un amour possessif sanglant.

C’est ainsi que l’on retrouve ce jeune introverti exauçant un voeu sans trop y croire et qui va changer à tout jamais sa relation avec sa collègue de travail spoiler: (cette dernière va se retrouver malgré-elle follement (et diaboliquement) amoureuse de lui)
.

Côté mise en scène, on pourra regretter que le réalisateur se repose essentiellement sur les mêmes gimmicks spoiler: (c’est constamment filmé dans la pénombre et Nikki est essentiellement à contre-jour ou son visage est volontairement laissé dans l’ombre, ne laissant apparaître qu’un sourire inquiétant ou une tête désaxée).
Une fois ça va, deux fois ça passe encore, mais pendant toute la durée du film, ça vire à la facilité.

Mais malgré cela, Curry Barker parvient à nous offrir de très bons moments, notamment toutes les fois où spoiler: Nikki réussit un court instant à s’extirper de son état schizophrénique.
Ajoutez à cela, l’absence de jump scare et surtout, un casting de parfaits inconnus où Inde Navarrette impressionne et ne laisse clairement pas indifférent.

Obsession (2026) s’avère bien plus malin dans la forme que dans le fond, face à un scénario qui ne révolutionne rien, le réalisateur s’en sort plutôt bien avec le faible budget qui lui était alloué (à peine 1M$) pour cette comédie horrifique avec pour toile de fond, l’absence de consentement et une relation toxique.

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Alice025

1 888 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mai 2026
Une bonne surprise concernant ce film horrifique traitant du consentement et du désir personnel. Après que Bear a exaucé son vœu, Nikki va tomber totalement sous son emprise jusqu'à l'obsession totale, la situation devenant incontrôlable. La mise en scène devient vite convaincante car dérangeante et oppressante, teintée d'humour noir et de moments plus violents. Un film avec une tension également réussie par le jeu des acteurs., simple mais efficace.
Mon blog : cinephile critique
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2026
Bear réalise son plus grand fantasme en faisant le voeu que son amie Nikki dont il est secrètement amoureux soit, elle aussi, totalement folle de lui.
Ce souhait va être exaucé... au delà de son imagination !
Côté scénario, c'est du tout simple, mais la réalisation totalement maîtrisée rend ce thriller horrifique d'une efficacité redoutable !
Plus l’histoire avance, plus cette relation sentimentale devient toxique, glauque et étouffante, avec une vraie sensation de danger s'installant peu à peu.
Il n'est pas si fréquent de voir un film d'horreur réussissant à bien équilibrer sa trame narrative avec la bonne dose de moments angoissants, sans en faire trop ni trop peu : comme quoi l'amour sans limite peut devenir... cauchemardesque !
Délicieusement dérangeant et terriblement prenant !
Site CINEMADOURG . free . fr
Shawn777

806 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mai 2026
Bon, je vais directement aller dans la banalité en lâchant une info que tout le monde a déjà lu quelque-part : oui, le film est terrifiant. Vraiment terrifiant. Et malgré les très bons retours et le sujet qui m'attirait pas mal, j'étais quand même plutôt méfiant de ces critiques élogieuses, déjà car le film sort des écuries Blumhouse qui n'ont pas fait de bons films depuis... depuis beaucoup trop longtemps et puis car j'avoue me méfier de l'engouement du public, notamment envers le cinéma d'horreur. Non pas que je prend les gens pour des abrutis et puis je respecte de toute manière les goûts et avis de tout le monde mais lorsque je vois les très bonnes critiques du "Réveil de la momie" par exemple (non pas pour taper sur Blumhouse mais bon), je me demande si j'ai vu le même film.
Bref, pour le coup, je ne suis pas rentré tout de suite dans l'histoire, je n'avais pas vu de trailer et avec un titre pareil, je m'attendais à une sorte de redite de "You" en un peu plus artsy. Et puis finalement pas du tout puisqu’il s’agit d’un gars, Bear, qui achète un “faiseur de vœux� et dont le souhait est de rendre son crush, Nikki, follement amoureuse de lui. Et bon même là, ça sent un peu le déjà-vu certes mais le film réalisé par Curry Barker se démarque de par son ambiance profondément anxiogène et dérangeante. Eh oui car évidemment, Nikki devient follement amoureuse et, pour le coup, l'expression n'est pas à prendre à la légère !
Le réalisateur insuffle à son film une montée en puissance terrifiante qui passe par une ambiance de plus en plus oppressante mais également de par une folie de plus en plus assumée et appuyée. Au début, Nikki ne passe que par quelques phases étranges, elle est possessive mais pas véritablement bizarre et puis peu à peu, la situation se dégrade et Bear, qui doit bien se rendre à l'évidence de la situation, ne parvient plus à le cacher à son entourage ni à se le cacher à lui-même. Et là, on rentre dans un véritable cauchemar !
Déjà grâce à une mise en scène qui maitrise parfaitement les codes de l'horreur et qui ne se contente pas d'aligner les jump-scares sans les comprendre et lorsqu'il y en a, ils sont particulièrement malins et efficaces, notamment un où l'ont se dit qu'il évident et qu'il n'arrivera pas à nous surprendre puis la scène parvient finalement à nous endormir pour nous arracher un cri ; c'est très rare ! On a aussi une caméra qui sait parfaitement capturer la peur et les moments gênants et je pense notamment à la scène de la chambre qui a été pour moi une expérience véritablement terrifiante ! Il faut dire que ce sont des artifices de mise en scène qui prennent particulièrement bien sur moi et que j'ai vu le film au milieu de la nuit dans un cinéma désert, ce qui augmente forcément la tension.
Mais il y a également tout un travail autour du son, avec de jolis morceaux qui se déforment jusqu’à ne plus former qu’un amas de notes dont les graves font vibrer les sièges. Également, le cri est ici très important. Que ce soient les cris de détresse de Bear ou les cris de folie de Nikki, tous sont profondément anxiogènes, jusqu'en devenir parfois même insupportables.
Bref, il y aurait encore tant de choses à dire sur "Obsession" mais toujours est-il qu'il n'a pas volé sa très bonne réputation et sera certainement classé parmi les films d'horreur - ou plutôt d'épouvante pour être plus juste - les plus marquants de cette année !
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2026
"Obsession" bien noté par la critique, est une romance horrifique qui fait son effet. Le réalisateur américain Curry Barker propose une œuvre audacieuse et dérangeante qui résonne avec les thématiques contemporaines de dépendance affective, de toxicité masculine, du mouvement Mee Too et de la solitude ambiante. Le film, ponctué de scènes gores, bénéficie d'une alchimie à l'écran entre Michael Johnston et la révélation Inde Navarrette, campant une petite amie psychopathe.
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 mai 2026
Voilà le film d'horreur dont tout le monde parle en ce moment, Obsession. Cela commence par ce qui ressemble à une attraction un peu naïve entre deux jeunes adultes. Pour combattre sa timidité et se faire aimer de Nikky (la folle), Bear se laisse tenter par un objet enfantin nommé "Exauce un voeu". Il est loin de se douter de l'impact de son geste... Curry Barker, jeune prodige de 26 ans, signe un film qui va vous faire bondir de votre siège à mesure que l'état de Nikky va se détériorer. La performance de la jeune Inde Navarrette est terrifiante, bien plus que son copain (Michael Johnston II), assez agaçant de nonchalance. Une belle découverte qui revisite le genre et joue avec la santé mentale de notre héroïne.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mai 2026
Obsession, quand le désir devient un piège invisible

Le film Obsession s’inscrit dans une tradition connue, celle du vœu exaucé, mais choisit une approche plus ancrée dans le réel, presque dérangeante par sa logique. Ici, le fantastique ne sert pas à émerveiller, il agit comme un révélateur. Celui des désirs, des frustrations, et surtout des illusions que l’on projette sur l’autre. Le point de départ est simple, un jeune homme introverti trouve un moyen de contourner ses propres limites émotionnelles. Mais très vite, ce qui semblait être une solution devient une anomalie.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la cohérence du propos. Forcer quelqu’un à aimer ne produit pas une relation, mais une imitation. Et cette imitation est immédiatement perceptible. Le comportement devient étrange, non raccord, presque mécanique. Là où l’amour repose sur des nuances, des contradictions, des résistances, le film montre une dynamique lisse, trop parfaite pour être crédible. Cette rupture crée un malaise constant, renforcé par une mise en scène qui privilégie les réactions naturelles plutôt que les effets spectaculaires .
Le récit repose alors sur une montée progressive du décalage. La relation évolue, mais jamais dans le sens attendu. Ce qui devait combler un manque devient envahissant, excessif, presque incontrôlable. Le film capte avec précision ce moment où le désir cesse d’être partagé pour devenir imposé. Et à partir de là, tout bascule. L’équilibre disparaît, laissant place à une dynamique fermée, où chacun est piégé à sa manière.
La performance d’Inde Navarrette joue un rôle central dans cette mécanique. L’actrice parvient à incarner une transformation subtile, sans jamais tomber dans la caricature. Son jeu repose sur des variations fines, presque imperceptibles, qui traduisent une perte progressive d’autonomie. Ce glissement rend la situation d’autant plus troublante, car il reste crédible à chaque étape.
En refusant de simplifier son propos, Obsession propose une réflexion plus large sur la nature des relations humaines. Le film ne juge pas, il observe. Il montre comment un désir mal orienté peut détruire ce qu’il cherche à obtenir. Et c’est précisément cette retenue qui le rend efficace. Derrière son concept, il met en lumière une vérité simple, mais rarement assumée, l’amour ne peut exister sans liberté.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2026
Le motif qui lance vraiment l'intrigue – le vœu exaucé de manière magique – est un cliché qu'on ne pensait plus voir dans le cinéma contemporain. Mais pourquoi pas. Revisité à la sauce teen-movie et horror-movie, il pique la curiosité au début mais déçoit très vite. Le développement est faiblement inspiré, prévisible, sans subtilité et longuet. Une seule idée est intéressante, celle du dédoublement du personnage féminin central, lors d'une scène nocturne. Une simple voix qui se fait entendre, déchirante, alors que le personnage à qui appartient cette voix est endormi. Idée hélas non suivie. Le reste oscille entre humour potache et crescendo d'épouvante, animé essentiellement par un personnage masculin pas folichon et un personnage féminin aux crises hystériques péniblement outrancières. Certains critiques se sont extasiés face à ce tableau d'une relation amoureuse toxique, entre possession et asservissement. C'est faire beaucoup d'honneur à un contenu qu'on peut trouver à la fois peu consistant et lourd, paradoxalement. Stylistiquement, avec peu de moyens, le film est plus convaincant. Mais ce n'est pas suffisant pour emporter le morceau.
Jean N.

327 abonnés 735 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2026
Histoire simple d’un timide maladif qui ne parvient pas à déclarer son amour à sa collègue de travail et amie de toujours. Il ne sait ni comment s’y prendre ni comment ne pas la perdre en lui déclarant sa flamme. Cela aurait pu donner une romance gnangnan(à la Chroniques de B....) mais sous la plume de Curry Baker, les personnages prennent corps et deviennent le centre d’un drame horrifique avec une bonne dose d’humour particulièrement noir et méchant.
OBSESSION bénéficie en effet d’un scénario malin qui joue avec les nerfs du spectateur en glissant un élément fantastique qui va faire déraper cette romance pathétique dans une dimension horrifique. Sa mise en scène joue parfaitement avec les ombres et les lumières, avec les sons et avec des effets gore parfaitement maîtrisés (J'ai lu que Barker aurait coupé certains effets pour avoir un classement R).
Mais il y a en plus une fameuse cerise sur le gâteau en la personne de Inde Navarrette. C’est LA révélation du film! Elle porte son rôle de Nikki à la personnalité en lutte contre sa possession et son obsession. Passant du rire aux larmes, de la douceur à la violence, elle fournit une prestation incroyable, une démonstration de son talent alors qu’elle n’a que quelques rôles dans des séries, des courts et un long métrage. A 25 ans, cette jeune actrice américaine mérite d’être remarquée…
OBSESSION fait partie de cette nouvelle vague de film d’horreur avec les GET OUT, les WEAPONS, les HEREDITARY etc... qui prouvent de manière évidente qu’il ya bien depuis quelques années un renouveau de ce cinéma de genre tant en vogue dans les années 70 et 80.
J'ai bien aimé !
lmc-3

307 abonnés 510 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 juin 2026
Bande annonce et synopsies faisant très envie, interdit en salle aux moins de -16 ans et non aux moins de 12 promettant des spectateurs respectueux et non foutant le bronxon, des notes presses et spectateur dithyrambiques,
le seul risque à ce stade restant la peur d’une écriture trop teenager : ce qui n’est pas le cas.
Eclairage parfaitement maitrisé et jeu des deux acteurs principaux plutôt convainquant.
Je ne comprends pas la réaction de la masse.
Survolage rapide des mauvaises notes avant de rédiger ma propre évaluation : oui ça colle beaucoup de plus avec ma réalité de mon expérience.
J’ai le sentiment d’avoir assisté un un ensemble de sketchs ayant tous la même construction ; un meublage lourd et pathétique au milieu de quelques évènements charnières faisant avancer un scénario tenant sur deux lignes. Quelques rires dans la salle pour tenter d’animer le silence de mort y régnant.
Si l’idée de base était solide, le montage ne prend pas : l’horreur psychologique ne prend pas et le seul malaise apporté étant dans le ridicule des situations.

Premier film de ma carte 5 places pour l’été : première déception.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2026
Ne souhaitez jamais qu'une personne vous aime à la folie ! Vous pouvez d'ailleurs changer le verbe aimer en n'importe quel autre verbe. Le film a choisi ce filon intelligemment. La folie est ce qui effraye le plus ; on ne peut rien faire de rationnel en face. Surtout qu'ici, cette folie est apparemment de nature irrationnelle, magique, diabolique, et qu'elle en fascinera plus d'un.

Ce qui est dommage c'est que ça tombe sur un mec aussi mollason qu'idiot (clairement voulu par l'auteur - pour contraster ?). Avoir vu le film en VF n'aidant d'ailleurs sûrement pas...

Les meilleurs moments du film restent, comme souvent pour ce genre de film, ceux qui précèdent les moments gore ; ce sont les plus flippants (ce n'est qu'un avis). On a l'impression de s'abêtir quand le gore arrive (ce gore-là), car il n'était pas nécessaire pour faire peur. La préparation à l'horreur, à l'angoisse, est fort heureusement majoritaire parmi ces moments, suggèrant le pire chez le spectateur. On a même noté un fond musical qui accompagne parfaitement ces moments, produit par un synthétiseur hypnotisant, qui semble sorti tout droit de la série Twin Peaks (de David Lynch).
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 588 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 mai 2026
Pour un premier film, Curry Barker signe une vraie réussite dans le domaine de l’horreur. Le suspense monte crescendo grâce à des effets de style déconcertants et franchement flippants qui installent un malaise constant. Après avoir vu ça, on a presque moins envie de tomber amoureux…

Produit par Blumhouse Productions, qui commence à posséder une sacrée collection de films d’horreur marquants, le film confirme encore le savoir-faire du studio dans le genre.

Le réalisateur parvient à maintenir la tension jusqu’au bout, avec une fin bien gérée, cohérente et agrémentée d’un clin d’œil bien trouvé. Un bon film à découvrir pour les amateurs du genre, notamment si vous aimez des œuvres dans la veine de Companion ou Together.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2026
Toujours et encore la même chose que je répète pour beaucoup de films d horreurs, c est que le film est bien mais qu en est il des incohérences dans un cadre où le film n est pas totalement fantastique ou surréaliste du début à la fin. C’est dommage. Sinon je recommande de voir au cinéma, c flippant sur grand écran. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 3/5
Hollywood-Biographer
Hollywood-Biographer

236 abonnés 1 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2026
Le premier long‑métrage de Curry BARKER est un film d’horreur psychologique et surnaturel qui détourne le concept classique du vœu exaucé pour en faire une fable malsaine sur l’emprise, le consentement et les désirs déformés. Porté par une performance remarquable d’Inde NAVARRETTE, le film combine malaise, violence maîtrisée et humour noir. Il divise par son scénario simple, mais impressionne par sa mise en scène, son rythme et son efficacité horrifique.
Louis DCiné
Louis DCiné

227 abonnés 868 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2026
L’ovni de l’année! Le succès de « Obsession » en salles est historique. Il a fait le buzz sur les réseaux et est surtout devenu l’un des films les plus rentables de tous les temps. C’est encore plus dingue quand on sait qu’il s’agit d’un film à très petit budget, qui n’est pas une adaptation, et qui a été créé notamment par un gars venant d’internet. En France, le film a réussi à faire plus d’entrées dans sa 4e que dans sa 3e semaine d’exploitation. Il finira alors sa carrière un peu au-delà du million d’entrées, chose rare dans le genre épouvante/horreur. Comme quoi, le bouche à oreilles peut avoir des effets remarquables. Cet immense succès surprise m’a poussé à aller le voir, et, oui, ça valait le coup.

Déjà, et malgré la plutôt longue durée pour ce genre de métrage, je n’ai pas vu le temps passer. Il y a une certaine énergie accrocheuse qui s’en dégage. D’ailleurs, ma salle de ciné est restée silencieuse tout du long. Cette horreur psychologique et malsaine ne fait que monter en tension. « Obsession » part pourtant d’un postulat de base très simple, mais parvient à le pousser à l’extrême. Il y a des moments gore, des moments de gêne surtout, et le film a quelques scènes vraiment marquantes. Ce que j’ai clairement apprécié avec le film, c’est qu’il reste toujours focus sur l’essentiel. Tout s’articule autour de l’amour et l’obsession entre ces 2 jeunes. « Obsession » n’en fait pas de trop, il n’y a pas de bout de gras, pas de perso inutile ou rien qui ne sert pas le récit. On reste centré sur les 2 et cette idée de relation toxique poussée jusqu’à quasiment l’incontrôlable.

Comme beaucoup, je ne connaissais pas du tout l’équipe de ce film. Il est évident que ce Curry Barker marque ici un tremplin énorme dans sa carrière. J’ai trouvé la mise en scène du film oppressante et terriblement bien travaillée. Des plans du film sont assez ouf. Il y a assurément un gros taf sur les ombres et l’éclairage. J’ai adoré l’idée de filmer les personnages à contre-jour. Cela amplifie le mystère, le suspense, et, paradoxalement, la richesse de l’image. Face à la caméra, on retrouve une actrice bluffante qui va être appelé facilement maintenant pour jouer dans des films. Inde Navarrette interprète celle qui va subir ce fameux voeu, et réussi l’exploit d’être hyper magnétique, hypnotique à l’écran. Son perso est possessive et imprévisible. Elle arrive sans problème à faire peur, et à installer un malaise d’une force mémorable, tout comme son faciès. Si Barker et Navarrette paraissent donc prometteurs, j’en dirais pas tant pour celui qui joue le protagoniste. On arrive, certes, à avoir un peu de pitié et d’affection pour ce qui arrive à ce mec lambda. Cependant, le personnage masculin principal de l’oeuvre manque en effet de charisme et de naturel à mes yeux.

Enfin, la bande son joue un rôle, elle aussi, important dans ce film. Elle est angoissante et est là pour amplifier le ressenti émotionnel du spectateur. Je l’ai, par contre, trouvé peut être trop présente globalement.

Bref, « Obsession » est tout à fait efficace, sans être incroyable à mes yeux. Je vais me rappeler de ce film, mais ce ne sera pas non plus l’un de mes préférés de l’année, contrairement à certains j’imagine. Ce n’est pas mon de genre de film, et peut-être que j’en ai trop entendu parler. Mais je le recommande évidemment. À l’image de son budget et de sa comédienne principale, c’est petit mais puissant, et encourageant donc.
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