Un gros coup de cœur pour ce film, ni tout à fait un documentaire, ni tout à fait une fiction. Il y a du Saint Ex chez Jérémie Renier, quelques phrases choc, dignes du petit Prince. Comme un journal de Bord, deux amis vont traverser Les territoires du Nord, Canadien, la banquise en un mot, des territoires immaculés, glacés, où survivre relève de l’exploit. ET c’en est un, surtout quand l’un des deux amis doit faire son deuil, et que l’autre cherche une rédemption. Cela ouvre de touchants dialogues,spoiler: et une scène de fou rire qui m’a fait beaucoup de bien, le cinéma sait transmettre cela. Marcher rend intelligent sans doute, et la solitude fortifie l’âme. Donc ces deux aventuriers n’arrêtent pas de marcher, et nous les suivons comme si nous y étions. Ce cinéma peut faire beaucoup de bien, rendre même libre. Je conseille sans hésiter, format de 70 minutes qui n’apportent que du bonheur. À revoir dirais je.
Une fable sur l’amitié et le deuil. J’ai été bouleversé par ce parcours, par ce récit. Un film qui raconte comment retrouver goût à la vie, dans la quête d’un inconnu qui va venir remplacer le vide laissé par la perte d’un ami.
j’ai eu la chance de le voir en avant-première lors des rencontres du sud avec la présence de Jérémie Renier. Le documentaire est vraiment touchant et les images sont magnifiques
Jérémie Renier était un ami très proche de Gaspard Ulliel. Sa mort en janvier 2022 l'a dévasté. Pour faire son deuil, l'acteur belge s'est lancé corps et âme dans un projet hors normes : accompagner l'explorateur Loury Lag sur l'océan Arctique gelé, au large de l'Alaska et du Canada.
"D'un monde à l'autre" - dont je ne suis pas sûr d'avoir compris le titre - pourrait être un documentaire sur un exploit sportif avec son lot d'images saisissantes et sa morale galvanisante : l'homme est capable de repousser ses limites. Mais, Jérémie Renier y greffe une autre histoire, celle de son deuil douloureux. Cette dimension là - "quand le voyage devient renaissance" - ne nous épargne pas un pathos lourdement démonstratif. Ajout sans doute superflu : l'histoire nous est racontée en voix off par Jérémie Renier lui-même.
Jérémie Renier y greffe aussi le portrait d'un sacré loustic, ce Loury Lagardère, alias Loury Lag, dont Wikipedia nous dit que la page qui lui est consacrée semble être une page autobiographique ou autocentrée qui nécessite des références supplémentaires pour vérification. Au milieu du film, une révélation dont on ne dira rien pour ne pas la divulgâcher, aurait pu donner au récit édifiant une autre dimension. Les esprits malins ajouteront que si tel avait été le cas le film ne se serait sans doute pas fait. Mais hélas, ce documentaire paresseux ne fait rien de cette révélation et termine le récit comme si rien ne s'était passé et comme on pouvait, depuis la première minute, s'attendre à ce qu'il se termine.
D'un monde à l'autre propose une réflexion singulière sur le travail du deuil en s'éloignant des représentations habituelles de la souffrance psychologique. Après la disparition brutale de son meilleur ami, Jérémie (Jérémie Renier) s'engage dans une traversée de la banquise arctique avec l'explorateur Loury (Loury Lag). Cette aventure extrême devient rapidement le cadre d'une interrogation plus profonde sur la manière dont un être humain peut continuer à vivre lorsque l'absence envahit chaque pensée.
Le film est particulièrement frappant dans sa manière de traduire le vide laissé par la mort. Face à l'immensité blanche de l'Arctique, le personnage semble évoluer dans un paysage qui reflète son état intérieur. Tout paraît figé, silencieux et hostile. Pourtant, ce décor n'est jamais réduit à une simple métaphore. Il devient une expérience concrète qui oblige l'homme à se concentrer sur l'essentiel. Pour survivre au froid, à la fatigue et à l'isolement, il doit cesser de lutter contre ses pensées et se focaliser sur le moment présent.
Cette mise en pause de l'esprit constitue l'un des aspects les plus intéressants du film. Là où le deuil enferme souvent dans les souvenirs ou les regrets, la traversée impose une attention constante au réel. Chaque pas, chaque respiration et chaque décision occupent l'espace mental. Peu à peu, cette discipline involontaire permet au personnage de renouer avec des sensations simples qu'il semblait avoir perdues. Le spectateur observe alors une forme de renaissance progressive, discrète mais profonde.
L'amitié joue également un rôle central dans cette reconstruction. Le film montre que certaines blessures ne disparaissent pas grâce aux discours ou aux explications, mais grâce à une présence humaine capable d'accompagner la souffrance sans chercher à l'effacer. Entre les deux hommes se construit un lien fondé sur la confiance, l'entraide et l'acceptation des fragilités de chacun.
Au fil du récit, la performance physique cesse d'être une finalité. Ce qui importe n'est plus la distance parcourue ou l'exploit réalisé, mais la transformation intérieure qui s'opère lentement. D'un monde à l'autre devient ainsi une méditation sur la résilience. Le film rappelle que la reconstruction après la mort d'un proche ne consiste pas à oublier l'absence, mais à apprendre à vivre avec elle. Dans cette perspective, la traversée de l'Arctique apparaît moins comme une conquête de la nature que comme un retour progressif vers la vie.
Le film est surprenant dans sa manière de traduire le vide sidéral et pourtant envahissant d'un homme en plein travail de deuil. Pour se sentir vivant, il va mettre son corps à l'épreuve. Pour ne pas mourir dans ce froid écrasant, il doit mettre son esprit en mode pause et avancer pour ne pas mourir.
Ce passage est singulier, car en mettant son esprit en pause, progressivement il redécouvre les éléments simples de la vie. Il retrouve un émerveillement aux joies et la confiance en autrui.
Jérémie Renier avec D'un monde à l'autre dévoile une leçon de survie et d'amour. Comment retrouver sa place parmi les vivants à travers le dépassement de soi pour se sentir vivant. On découvre une performance de l'homme contre la nature pour l'acteur, mais aussi l'équipe technique, qui va accompagner le comédien-réalisateur dans cette quête existentielle.
D'un monde à l'autre est à mi-chemin entre le film et le documentaire. C'est officiellement un documentaire mais il est tellement scénarisé qu'on sort du cadre habituel. Jérémie Rénier part en terre Inuit, à la recherche d'un contact avec la nature, les cieux, lui-même. Il a besoin de se remettre de la mort de son ami Gaspard Uliel. Quel rapport avec le grand nord (à part la neige) ? Jérémie a beau expliquer son projet, la logique n'est pas évidente. On a de l'empathie pour sa tristesse mais cela ne sauve pas le "documentaire". Il se passe peu de choses mais surtout il y a peu d'émotion. Le climax final sous les étoiles laisse froid, faute d'avoir suffisamment partagé la psyché et les émotions des protagonistes. Décevant.
une belle surprise que ce documentaire de Jeremie Renier qui nous convie au deuil de son meilleur amie, Gaspard Uliel. poétique, naturel, et spirituel. car oui, nous sommes tous liés, même quand la personne qu'on aime quitte son enveloppe terrestre
Jérémie Renier est ici comme on l'a rarement vu : il ne joue pas un rôle, il vit cette aventure incroyable, qui lui fait penser en permanence à Gaspard. Les images sont magnifiques, on peut se douter que filmer a dû être très dur. Bravo pour cette performance hors norme, et Jérémie, ne change rien, on a envie de te revoir prochainement
Joli voyage dans les glaces Les dialogues sont intéressants et amènent à réflexion Les paysages magnifiques Un moment rafraîchissant en cette période de canicule, avec le danger toujours proche, une histoire d’entraide
Quel engagement dans son deuil ! L'acteur réalisateur prend une décision très forte, qui l'engage complètement. Le sujet est extraordinaire ! Dommage que la réalisation ne soit pas la hauteur. Ça prend des allures de reportage et on sent que le montage a galéré pour trouver la narration. Et puis, qui a filmé ? Pourquoi l'équipe (peut-être juste une personne?) n'est pas incarnée ? Elle aussi prend des risques incroyables mais il n'y en a que pour Jérémie Rénier et son comparse. Dommage... Cela rend davantage un aspect carte postale à la réalisation. Je regrette de ne pas avoir tant aimé ce film, alors que j'apprécie beaucoup cet acteur et le sujet est très fort. Pour moi, c'est raté. C'est juste agréable de voir ces paysages en grand écran. Un excellent reportage...
Un moment de pure beauté lors de l'AP de ce beau film, que je suis allée voir les yeux fermés, attirée par le blanc et les paysages de l'Arctique : c'est une autre émotion qui m'a attrapée, celle d'une authenticité rare, d'une introspection régénérante, d'un langage vrai et envoûtant à travers les émotions du deuil, de l'amitié, du courage, de la traversée des épreuves. Et de l'amitié très entière entre ces 2 hommes. Une découverte bouleversante.
Documentaire Singulier et Bouleversant ! Au delà des paysages qui sont splendides, Jérémie nous emmène bien plus loin que l exploit d une telle expédition ( si sii c est possible ! ) La Force, la résilience , de Loury et Jérémie sont aussi extrême que cette aventure.. Profondément Humain, sincère , on passe par beaucoup d émotions ( et milles reflexions ) Tous simplement Fascinant ! Alors bravo et merci à toutes celles et ceux qui ont rendu possible la réalisation d un tel hommage cinématographique .
On ne l oubliera jamais mais on continu d avancer...;) ❣