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Le_Général
122 abonnés
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3,5
Publiée le 10 octobre 2025
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Un plan. Un seau d’eau. Une main qui tord un chiffon. Et ce bruit — frottement, goutte, silence. Propre s’ouvre comme un rituel. Pas un film sur la pauvreté, ni sur le service. Sur la disparition. Dominga Sotomayor Castillo filme le ménage comme une forme de prière : lente, répétitive, invisible. Estela (incarnée par une révélation, Camila Ríos) traverse la maison comme un fantôme. Les couloirs sont clairs, les vitres sans tache, les sols luisent d’un éclat presque clinique. Mais quelque chose colle : la caméra, portée à hauteur d’épaule, semble flotter derrière elle, trop près. On entend chaque respiration, chaque soupir étouffé. Le film n’a pas besoin d’intrigue : il suffit d’observer une femme qui apprend à ne laisser aucune trace. La photographie — signée José Luis Torres Leiva — respire la poussière et la lumière. Un soleil blanc traverse les rideaux, frappe les murs beiges. On croit sentir l’odeur du produit à vitres, le froid du carrelage sous les pieds nus. Le cadre, fixe, laisse souvent les personnages sortir du champ : on reste seuls avec le bruit de l’eau, du vent, des draps qu’on secoue. On dirait que le film veut lui-même devenir propre. Le son est une obsession. Pas de musique, pas de dialogue superflu. Le mixage amplifie le monde : goutte sur métal, verre qu’on repose, souffle qui tremble. Par moments, un aspirateur démarre, avale tout — même la voix d’Estela. Ce silence saturé, Dominga Sotomayor le maîtrise comme une matière dramatique. Dans Propre, le silence n’est pas absence, c’est la preuve qu’on vit encore. Les rares moments de parole tranchent comme des coups de couteau. La patronne (Paulina García) parle doucement, mais chaque mot pèse : « Ici, tout doit briller. » Estela hoche la tête, regarde ailleurs. Dans ses yeux, on lit la fatigue du rôle, celle d’une classe entière condamnée à rendre les autres invisibles à leur propre saleté. On s’attendait à un drame social. On reçoit un film métaphysique. Propre est un miroir froid : celui des vitres qu’Estela astique sans fin, et qui finissent par lui renvoyer son propre visage, déformé, presque dissous. Dominga Sotomayor filme Santiago comme un aquarium. À l’extérieur, le bruit de la ville ; à l’intérieur, la bulle aseptisée des riches. Chaque plan semble désinfecté, chaque couleur contrôlée. Et pourtant, à la fin, un cheveu oublié sur le sol devient une révolte. Dans la dernière scène, Estela regarde la caméra pour la première fois. Un regard sec, nu, presque accusateur. Rien n’est dit, rien n’est résolu. Le monde reste sale. Mais elle, peut-être, s’est lavée de quelque chose. Ma note : 14 / 20
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11 627 critiques
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3,0
Publiée le 11 octobre 2025
Estela a quitté sa vie pour aller travailler à Santiago chez une famille aisée en tant que domestique. Ses riches employeurs sont peu présents et exigent qu'elle soit toujours disponible. Ils ont toujours plus important à faire comme si elle n'avait pas ses propres problèmes à régler. Un manque de reconnaissance pour son travail et surtout de l'ingratitude à son encontre. Un air supérieur qui dépasse le cadre d'une relation employeurs-employée. Ils s'estiment meilleurs qu'elle et le lui rappellent quand c'est nécessaire. Même quand ils ont de petites attentions à son égard, c'est humiliant pour elle. Dominga Sotomayor essaie de ne pas tomber dans la facilité et elle y parvient, mais le scénario manque souvent de subtilité pour faire avancer l'histoire. C'est simple, tous les petits détails sont pensés pour l'épilogue que l'on voit venir bien à l'avance. Heureusement, ça n'atténue pas la force du propos. Au final, c'est donc pas mal même si le faux rythme peut être rébarbatif.
Parfois, je me demande comment des producteurs peuvent se dire, génial, j’adore le scénario, on le fait!! Il n’y a rien, je ne peux même pas faire un résumé du film.. C’est nul, un casting vraiment pas terrible, (sauf la petite), c’est tout. 1/5
On aime ou on aime pas , c'est un film qui nous laisse pas indifférent. L'histoire d'une femme qui s'occupe d'une gamine dans une maison jour et nuit , ses parents n'étant pas vraiment disponible , la gourvernante doit apporter de l'attention à celle-ci qui n'est pas facile . La gamine doit apprendre à nager , son père l'a décidé mais elle a peur et ne veut pas apprendre . La gouvernante observe et malgré le caractère pas facile de cette gamine , se tisse tout au long du film un lien qui les unie jusqu'au drame . On y découvre dans ce film l'amour d'une fille avec sa mère , le deuil , l'amour ....
Tellement déçue par ce film, aucun scénario, une succession de scènes sans grand rapport, aucune émotion, les personnages sont tristes et sans saveur et on attend tout le film qu'il se passe quelque-chose.
Je vous trouve bien condécendant concernant ce film peut être peut on y voir un manque de cinnaissqnces cinématogralhiques.. Et quand il n y a aucune chose positive à dire.... pourqjoi le regarder???