Fausse note
Note moyenne
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Domvill
Domvill

41 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2026
vu en avant première après avoir assisté à la pièce de théâtre éponyme, ce huis clos est magistralement filmé dans un décor qui donne toute la mesure de l' intrigue : les couloirs labyrinthiques, les pièces meublées et decorees, les fenêtres qui s'ouvrent sur un paysage de neige....des plans des jeux de lumière qui donnent une grande majesté à ce duel au sommet.
Il a réussi à donner une vraie dimension cinématographique à cette pièce.
inutile de dire que les deux comédiens sont fantastiques....on est là dans les plus beaux face à face d'acteurs ( garde à vue, sleuth, ..etc)
circusstar
circusstar

170 abonnés 735 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 octobre 2026
Magistral. Un huis clos époustouflant. Beaucoup de suspense voire d’inquiétude. Benoit Poolvorde est extraordinaire, même si le jeu de Kad Merad est parfait. Il est curieux de voir de mauvaises critiques concernant ce film, que j’ai trouvé pour ma part irréprochable.
Fêtons le cinéma

864 abonnés 3 762 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 19 septembre 2026
On pourrait aisément partir du titre pour tourner en dérision le dernier long métrage d’Alexandre Arcady, en le qualifiant donc de « fausse note » ; ce serait manquer la dissonance générale d’une partition qui jamais ne sonne juste, et qui croit trouver sa valeur dans l’outrance outrageuse avec laquelle elle convoque spoiler: l’histoire de la Shoah, se rangeant à corps et à cris du côté des victimes pour faire vivre à un bourreau l’horreur qu’il a, par sa lâcheté, contribué à perpétrer.
L’Opéra-Comique se change en salle de théâtre sur les planches de laquelle se joue une tragédie de la mémoire ; le dispositif de la spoiler: séquestration
, d’abord amusant, traduit la volonté de ramener un homme à se souvenir, à considérer sa culpabilité droit dans les yeux, avec toute la modestie qui lui manque. Les acteurs quittent eux aussi leur prestation burlesque habituelle pour s’engager sur le terrain de la gravité.
Le problème, qu’il est difficile d’accorder au singulier tant il recouvre quantités d’erreurs, de maladresses et de choix douteux, réside pourtant dans la surcharge d’artifices (sorte d’escape game mémoriel augmenté de flashbacks tout à la fois ridicules et indécents, dialogues explicatifs que le montage ne parvient même pas à attribuer au comédien qui les prend en charge, la faute à la superposition d’une piste sonore sur des images impropres à la recevoir) qui échouent à conférer un semblant d’authenticité et de profondeur à la quête du personnage campé par Kad Merad, spoiler: marionnettiste vengeur dont l’acharnement sadique, tel qu’il est représenté une heure et demie durant, conduit paradoxalement – et quelle épouvante ! – à victimiser le bourreau, voire à susciter un peu de compassion devant son triste sort.

À aucun moment le dispositif adopté par Alexandre Arcady ne fait sens, ne trouve de justification : quelle satisfaction trouver au châtiment d’un homme défini comme « monstre » permanent – la monstruosité est celle de sa nature, symbolisée par son attitude tyrannique à l’égard de l’orchestre – sans réflexion, par exemple, sur l’adolescent qu’il était au moment des faits ? pourquoi projeter en 2026 sur deux hommes les deux camps en présence il y a plus de soixante-dix ans, sans considérations sur la spoiler: mémoire de la Shoah
à l’épreuve du temps, sur les étapes historiques ayant permis sa formation puis sa transmission ? Le film se montre, en somme, aussi inhumain que les spoiler: bourreaux qu’il ressuscite complaisamment au moyen d’un noir et blanc hideux
, cite Primo Levi sans le comprendre, construit, pierre après pierre, un nouveau « Lager » cinématographique, « produit d’une conception du monde poussée à ses plus extrêmes conséquences avec une cohérence rigoureuse », ici scénaristique. Que le réalisateur ose déclarer en entretien devoir par le cinéma spoiler: compenser la disparition de la Shoah comme objet d’étude et d’enseignement à l’école
atteste une déconnexion totale de notre actualité, affirmation complotiste autour de la censure qui régnerait aujourd’hui dans les programmes…
Ce que l’histoire nous a au contraire enseigné, c’est ce dont les deux personnages (et le long métrage) sont incapables, à savoir la communion dans la douleur de partager, quoi qu’on fasse, une seule et même espèce humaine.
Film vu en avant-première au cinéma Turenne de Sedan.
Bart Sampson

426 abonnés 881 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2026
Kad Merad essayait de sauver le récent " les héros du Louvre " de Elie Chouraqui qui malheureusement ne convainquait pas. Ici Alexandre Arcady, sur des thématiques proches réussit son adaptation de la pièce "Fausse Note" et accouche d'un film digne et correct.
La photographie et la direction d'acteurs sont maîtrisés même si l'histoire manque un peu de réalisme - je veux bien que la vie est pleine de hasards mais quand même....
Cette histoire aux racines tragiques mérite tout de même de trouver son public !
Caro Cinéma
Caro Cinéma

82 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2026
Un duel psychologique
intéressant
entre Kad Merad
et Benoît Poelvoorde.
De la fatigue, de la tension,
de l’usure,
un besoin de comprendre
et une volonté de ne rien lâcher.
Un face-à-face qui s’installe
et dont on ressent peu à peu
le poids s’installer.
Culpabilité,
silences, non-dits,
vérité…
Vu en avant-première au Grand Palace des Sables d’Olonne, en présence du cinéaste Alexandre Arcady.
Saltabanque22
Saltabanque22

29 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2026
Fausse note d’Alexandre Arcady est un huis clos vraiment réussi. Le film repose beaucoup sur la tension et surtout sur l’interprétation, avec un Kad Merad exceptionnel, particulièrement convaincant dans ce rôle.

L’ambiance fonctionne très bien et on se laisse facilement prendre par cette confrontation entre les personnages. J’ai simplement eu un petit peu de mal avec la neige visible à travers la fenêtre, qui m’a semblé assez peu réaliste. Mais ça reste vraiment un détail.

Un huis clos qui se regarde très bien et qui vaut le détour, notamment pour la prestation de Kad Merad.
Jean-FC.
Jean-FC.

13 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 octobre 2026
Vu en avant première. Aucun intérêt. Film des années cinquante, mal interprété en particulier par B Poolevorde aphone, diction incompréhensible.
Le scénario est banal, on s’ennuie beaucoup et on se demande comment ce film peut trouver son public
Philippe S.
Philippe S.

25 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2026
Un film fort bien mené et poignant. Certes certains enchaînements peuvent être attendus mais la progression de l’intrigue est aussi émouvante que poignante.
Si née fil
Si née fil

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 septembre 2026
Un jeu de chat et de souris dans un opéra dont les lieux offrent maints recoins où trouver refuge le temps d'une soirée.
La musique de Monsieur Philippe Sarde est un personnage qui s'impose au fur et à mesure que les griffes du chat se ressèrent sur sa proie. Réussira-t-elle à s'en sortir ?
Film vu en avant-première aux Sables d'Olonne: Vous entendre parler de votre film et de votre métier de réalisateur a été un pur bonheur M ARCADY. Vous êtes un très bel orateur et on comprend en vous écoutant pourquoi les histoires de vos films sont si belles. Vous entendre expliquer le choix des comédiens (qui s'impose comme une évidence), la genèse de certains de vos films était captivant.
Les acteurs sont justes parfaits dans ce face-à-face : les expressions du visages de Kad Merad lui permettent de passer d'une bonhomie à détermination froide tandis que Benoit Poelvoorde est convaincu et convaincant dans son personnage de chef d'orchestre de grande renommée.
La fragilité de l'un des protagonistes à la fin du film
Carole
Carole

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 octobre 2026
Film bien décevant. La pièce de théâtre de Didier Caron dont est tirée le film était tellement plus émouvante et sensible . Courez voir la pièce.
Film sans émotion
Quel dommage !
spoiler: Vu en avant-première
Seldebourgneuf
Seldebourgneuf

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 septembre 2026
Film très eloigné de l’Original Fausse Note, la pièce de theâtre de Didier Caron. J’ai vu la pièce théâtre, j’ai été pris et emmené par les comédiens, par l’intensité du jeu des personnages et de leur confuse relation, par le côté sarttrien de l’intrigue, j’ai beaucoup pleuré, mon âme en a été touchée.
J’ai vu le film d’ ce soir en avant première, je ne retrouve rien de l’intensité de la pièce de théâtte, même si le film use de ses dialogues en copié collé. Le film est in plagiat, une imposture à éviter absolument. Courrez voir où la pièce de théâtre se joue, pour comprendre de quelle fausse note, il se joue.
Shawn777

833 abonnés 4 016 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2026
Alexandre Arcady adapte la pièce éponyme de Didier Caron, enfin plutôt son texte, dans un film qui m'a énormément surpris de par son aspect thriller. En effet, là où je pensais m'attendre à un drame assez vulgaire, on a en réalité une excellente montée en tension teintée de mystère.
Alors qu'il donne un concert d'adieu, un chef-d'orchestre est approché par un fan qui se veut de plus en plus insistant. Au début, le film donne presque à sourire, avec ses deux acteurs et leurs répliques ciselées, on a l'impression d'une petite pièce de théâtre qui dégénère gentiment sans que ça ne soit vraiment dramatique. Mais Kad Merad a tout de même ce petit quelque-chose d'inquiétant qui met assez rapidement mal à l'aise. Il serait même presque la victime d'une "star" assez désagréable, refusant de lui signer son autographe.
Puis, les rapports de force s'inversent peu à peu dans une partie que j'ai trouvé excellente. Le "fan" devient en effet de plus en plus intrusif, passant alors de la simple anecdote ou d'un personnages un peu maladroit à une réelle menace. Toujours écartée - du moins l'espère t-il - par un Benoît Poelvoorde qui parvient, encore une fois, à faire sourire de par ses répliques cinglantes.
Et puis, peu à peu, un mystère s'installe, le fan affirmant savoir des choses, le chef-d'orchestre nie mais évidemment, sans tout cela, il n'y aurait pas d'intrigue donc le spectateur se doute bien que quelque-chose de plus sombre de cache derrière toute cette histoire. Et c'est là qu'on monte encore d'un cran dans la tension et que l'intrigue passe à un niveau encore supérieur. On ne sait plus vraiment qui est le plus inquiétant des deux.
Il faut également souligner que le film n'est porté que par deux acteurs qui tournent en rond dans un opéra vide mais qui parviennent à rendre l'ensemble captivant. La mise-en-scène, toute en retenue, n'y est pas non plus étrangère ; de par ses décors assez limités, le réalisateur ne nous donne pourtant jamais l'impression d'être dans du théâtre filmé. On a des plans assez travaillés, une très belle photo et un rapport de force qui s'inverse également dans la manière de filmer ses personnages.
Seul bémol concernant la musique, certes la partition de Philippe Sarde est très belle mais il est accompagné de Rolland Romanelli qui nous ressort ses morceaux de "Joséphine ange-gardien", un peu grossier pour un film qui a pour sujet, entre autres, la musique, en plus de sortir le spectateur des moments les plus tendus (enfin pour celui accoutumé à la série bien-sûr).
Bref, "Fausse Note" est un exercice très bien exécuté ; un huis clos très prenant !
Michel C.

379 abonnés 1 844 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2026
Reprise d’ une pièce de théâtre par Alexandre Arcady, qui transpose un pittoresque duel d’ acteurs dans ce magnifique écrin de l’ opéra de Paris. Le lieu idéal et prestigieux pour ce huis clos qui est magiquement mis en scène. Rien ne prépare à une nuit imprévue, totalement impromptue bien qu’ il s’agisse plus de Mozart, pour ce chez d’ Orchestre reconnu dont la dernière se déroule à Paris avant le Graal pour Alexandre Miller campé par Benoît Poelvoorde, c’ est à dire Berlin. Tout allait pour le mieux pour cet éminent Maestro jusqu’ à la visite d’ un certain admirateur Nathan Dinkel ( Kad Merad ), pas venu les mains vides. On passe des lumières et costumes d’ apparat, au fur et à mesure de l’ insistance de ce visiteur, pas ordinaire, au passé le plus sombre, que chacun d’ eux ont en commun. Bravo pour ce thriller qui nous rappelle le devoir de mémoire, en rendant le tableau final, d’ une incroyable puissance, tant par les décors extérieurs que par la paternité de la fausse note. Intéressant questionnement envoyé à votre propre réflexion concernant une justice appropriée…Sans doute le format pièce de théâtre apporte une dimension plus grave et définitive à ce duo brillant…..!!**
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

130 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2026
ausse note transforme les coulisses d’un concert en scène de confrontation. Alexandre Arcady construit un face-à-face où la musique, loin d’adoucir les blessures, fait progressivement remonter ce que deux hommes auraient préféré laisser enfoui. Derrière l’élégance de l’Opéra et le prestige d’un chef d’orchestre reconnu se cache ainsi une histoire beaucoup plus sombre, faite de mémoire, de culpabilité et d’une vérité qui attend son heure.

Ce soir-là devrait être celui d’un triomphe.

Un célèbre chef d’orchestre donne son ultime concert parisien. Tout est organisé pour célébrer une carrière, un talent et une existence consacrée à la musique. Mais un homme apparemment ordinaire rôde dans les couloirs.

Il se présente comme un admirateur.

Un peu trop admiratif.

Le « Fan » insiste, franchit progressivement les limites et parvient à s’introduire dans l’Opéra. Ce qui ressemble d’abord à l'intrusion embarrassante d’un admirateur envahissant prend alors une tout autre dimension.

Cet homme n’est pas venu chercher un autographe.

Il est venu chercher une réponse.

Alexandre Arcady installe efficacement cette transformation. Le film commence presque comme un thriller autour d’une menace difficile à identifier. Qui est cet inconnu ? Pourquoi veut-il absolument approcher le chef ? Jusqu’où est-il prêt à aller ?

Puis la confrontation change de nature.

Le danger n’est bientôt plus ce que le « Fan » pourrait faire, mais ce qu’il sait.

Kad Merad et Benoît Poelvoorde trouvent dans ce dispositif deux partitions intéressantes parce qu’elles reposent sur la retenue autant que sur l’affrontement. Le premier doit maintenir l’image d’un homme habitué à maîtriser chaque mouvement autour de lui. Sur scène, un chef contrôle le tempo, les silences et les entrées de chacun. Mais face à cet inconnu, cette maîtrise commence progressivement à disparaître.

Benoît Poelvoorde joue au contraire sur l'imprévisibilité. Son personnage peut sembler maladroit, presque banal, avant qu’un regard ou une phrase ne fasse apparaître quelque chose de beaucoup plus inquiétant. Cette ambiguïté lui permet de ne jamais réduire le « Fan » à une simple figure menaçante.

Car les rôles se déplacent constamment.

Celui qui paraît d’abord être l’agresseur pourrait aussi être celui qui réclame justice. Celui que l’on imagine victime de l’intrusion pourrait avoir davantage à expliquer qu’il ne veut bien l’admettre.

Le scénario trouve sa force dans ce renversement progressif.

La musique devient naturellement beaucoup plus qu’un décor. Une œuvre, une mélodie ou quelques notes peuvent faire ressurgir ce que les mots ne parviennent plus à contenir. Le concert célébrant toute une carrière devient ainsi le lieu où cette existence soigneusement construite risque de se fissurer.

Le titre prend alors tout son sens. Une fausse note paraît minuscule au milieu d’une symphonie, mais elle suffit parfois à rompre l’harmonie. Il en va de même pour le passé : un événement que l’on croyait enterré peut finir par contaminer tout ce qui a été construit après lui.

Caterina Murino apporte une présence essentielle dans cette confrontation très masculine. Elle permet notamment d’élargir les enjeux émotionnels et d’éviter que le film ne repose uniquement sur un duel de performances entre ses deux acteurs principaux.

Alexandre Arcady privilégie une mise en scène resserrée. Les couloirs, loges et salles de l’Opéra créent un contraste intéressant entre la beauté du lieu et la violence de ce qui s’y révèle. Plus la soirée avance, plus cet espace prestigieux ressemble à un piège dont personne ne pourra sortir exactement comme il y est entré.

Le film assume une certaine théâtralité. Les confrontations sont longues, les dialogues portent une grande partie de la tension et certains retournements sont parfois davantage soulignés que nécessaire. Ce dispositif demande donc d’accepter un cinéma où la parole prend progressivement le dessus sur l’action.

Mais lorsque Kad Merad et Benoît Poelvoorde se retrouvent véritablement face à face, cette simplicité devient une force.

Le film ne cherche alors plus à savoir qui gagnera la confrontation. Il interroge plutôt ce que signifie obtenir justice lorsque les faits appartiennent déjà au passé. Une vérité révélée tardivement peut-elle encore réparer quoi que ce soit ? Et celui qui porte une culpabilité depuis des années peut-il réellement continuer à vivre comme si certaines pages avaient disparu ?

Porté par un solide duel entre Kad Merad et Benoît Poelvoorde, Fausse note utilise efficacement l’univers de la musique classique pour construire un thriller psychologique sur la mémoire et la culpabilité. Alexandre Arcady transforme progressivement l’admirateur inquiétant en messager d’un passé que le prestige et les années n’ont jamais véritablement effacé. Malgré une théâtralité parfois appuyée, la confrontation conserve sa tension grâce à l’ambiguïté de ses personnages. Une partition sombre où le véritable danger n’est finalement pas l’homme qui s’introduit dans l’Opéra, mais la vérité qu’il est venu y faire entendre.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 octobre 2026
Ça sonne juste

Alexandre Arcady avait surgi en 1979 (!!!) dans le cinoche français avec un film très remarqué, Le coup de sirocco. Depuis, avec plus de bas que de hauts, il nous propose régulièrement de nouvelles réalisations. La dernière en date, 2023, Le petit blond de la casbah, était plutôt sympathique. Changement de ton complet avec cet affrontement à deux personnages dans un huis clos étouffant de 90 minutes. Lors de son ultime concert à Paris, un chef d’orchestre de renom est confronté à un admirateur insistant. Sous ses apparences de « Monsieur tout le monde », le « Fan » s’infiltre dans l’Opéra, perturbe la soirée et force un face à face inattendu avec le chef d’orchestre. Surgit alors un passé commun enfoui, où la musique devient le révélateur d’une vérité bouleversante. Une nuit de tension et de vérité où la mémoire, la culpabilité et la justice s’affrontent en sourdine. Un duel à fleurets pas si mouchetés que ça entre deux immenses acteurs sur un sujet grave, de ceux qui inspirent toute la filmographie de ce cinéaste en gros regain de forme. A voir !
Une évidence, inspiré par le texte d’une des pièces du dramaturge Didier Caron, on a le droit à ce qu’on appelle du théâtre filmé. Mais, la force ici, c’est d’avoir choisi l’Opéra Comique comme décor, ce qui offrait de nombreux lieux différents – la scène, les coulisses, les loges, les escaliers, la conciergerie… -, pour mettre en scène l’affrontement entre les deux personnages, ce qui, bien sûr, allège la mise en scène. Les dialogues ciselés nourrissent de bout en bout l’intrigue de très nombreux rebondissements, ai point qu’on ne sait plus qui est le plus inquiétant des deux protagonistes. Mais outre, le scénario original, la mise en scène très léchée et bien sûr l’intérêt sans cesse renouvelé de nous rappeler les heures les plus sombres du XXème siècle. C’est ce que fait Arcady encore et toujours dans son œuvre mais pas souvent avec cette subtilité.
Et que dire du face à face entre Kad Merad et Benoît Poelvoorde, - 1ère fois qu’ils se rencontrent sur le grand écran – deux immenses comédiens, capables de jouer sur toute la palette des émotions ? C’est un régal. On en redemande. Une nouvelle jeunesse pur un cinéaste de 79 ans. Son dernier film, en 2023, le pitoyable Petit blond de la Casbah, suivait une absence de 10 ans loin des écrans. Alors saluons ce retour à sa juste valeur.
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