Un courrier providentiel
Après Le Petit Blond de la Casbah, Alexandre Arcady ne savait pas encore quel serait son prochain film. Le déclic est arrivé sous la forme d’une lettre envoyée par Didier Caron, comédien, scénariste et dramaturge qui a écrit la pièce Fausse note. Le réalisateur se souvient avoir été happé par le texte de Caron : "Je découvre une histoire incroyable qui résonne tout de suite en moi par ses dialogues et surtout par ses deux personnages dans un face-à-face inouï. Pas de fioritures. Juste l’essentiel. C’était comme une pierre précieuse. Le thème était important, très important, avec un retournement insensé. Faire un film de cette histoire était nécessaire, obligatoire, à en devenir obsessionnel…"
Un duo inédit
Alexandre Arcady a rapidement pensé à Kad Merad pour incarner Nathan Dinkel, avant de lui demander quel comédien il souhaiterait avoir face à lui. La réponse de Kad a été immédiate : Benoît Poelvoorde. Le réalisateur a alors envoyé le scénario au comédien belge, qui l’a accepté à son tour. Les deux acteurs n’avaient encore jamais partagé l’affiche dans un véritable duo.
Un huis clos à l’Opéra-Comique
Le tournage s’est déroulé pendant l’été 2025, alors que l’Opéra-Comique était fermé pour la période estivale. "Le tournage a été un vrai challenge mais aussi un pur plaisir, une véritable jubilation pour un metteur en scène ! (...) L’Opéra-Comique était un décor unique et magnifique. Je me suis forcé à utiliser ce lieu au maximum et je pense y être parvenu", raconte Alexandre Arcady. Il signale que, bien qu'il s'agisse d'un huis clos, il a adopté une mise en scène dynamique et rythmée, avec 1600 plans au total.
Quatre couleurs pour Kad Merad
Le film n'a pas été tourné dans l'ordre chronologique, ce qui n'a pas posé de problème pour Benoît Poelvoorde étant donné que son personnage suit le même cheminement durant la majeure partie du film. En revanche, cela a été plus compliqué pour Kad Merad au vu de son rôle. Pour lui faciliter la tâche, Alexandre Arcady a imaginé un système très simple : le scénario était annoté en quatre couleurs, correspondant aux différents états du personnage. Chaque matin, Kad Merad demandait ainsi au réalisateur : "Je suis de quelle couleur aujourd’hui ?"
Sixième film avec Philippe Sarde
Fausse note marque la sixième collaboration entre Alexandre Arcady et Philippe Sarde. Le duo travaille ensemble depuis Pour Sacha, en 1991. "C’est un immense compositeur et à chaque fois, c’est un étonnement de découvrir ses partitions sur mes images", affirme le cinéaste. Roland Romanelli, qui avait déjà signé avec Jean-Jacques Goldman la musique de L’Union Sacrée, a également participé à la bande originale pour accompagner la partition de Sarde au fil des scènes d’action.
L'hiver en pleine canicule
Alors que l'intrigue se déroule au cœur de l'hiver, le tournage a été effectué en plein été, dans une chaleur particulièrement difficile à supporter. Benoît Poelvoorde précise : "Malgré toute sa beauté, son élégance et son histoire, le lieu ne me laissera pas un souvenir mémorable… Tout le monde sur place a été très accueillant et très gentil mais j’avoue que j’étais ravi de m’en aller !" À noter qu'il a fallu truquer 700 plans pour donner l'illusion que Paris était sous les flocons de neige.
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