Aux origines du projet
Pour ce quatrième long métrage, le réalisateur Nicolas Pariser souhaitait au départ interroger la possibilité de filmer une histoire d'amour contemporaine. Il a rapidement préféré s'affranchir d'un récit conventionnel pour bâtir un film de conversations libres. Il s'est inspiré de la forme du cinéma italien pour mettre en scène une succession de rencontres au cours desquelles son protagoniste dialogue avec les femmes qui l'entourent
Une écriture sur mesure pour les comédiens
Lors du développement du scénario, Nicolas Pariser n'a pas conçu de personnages au sens classique, mais a rédigé des dialogues en s'inspirant directement des acteurs avec lesquels il voulait travailler. Il explique avoir nourri les échanges du film de véritables discussions vécues dans son entourage ainsi que de ses relations personnelles avec des comédiens comme Melvil Poupaud, Chiara Mastroianni ou Golshifteh Farahani.
Le réalisateur devant la caméra
En plus d'assurer la réalisation et l'écriture du projet, Nicolas Pariser incarne lui-même le personnage de Gustave. Il joue un ancien critique de cinéma devenu Juif orthodoxe, qu'il décrit comme un juge sévère et inquiétant. Le cinéaste s'est amusé à interpréter ce rôle afin d'intégrer une scène où le réalisateur condamne son propre protagoniste sans que le spectateur ne prenne forcément son parti.
Filmer la tension urbaine de la capitale
Pour la mise en scène et la conception des décors par Teresa Hurtado Escobar, il était exclu d'immortaliser un Paris apaisé ou pacifié. Nicolas Pariser tenait à capter l'atmosphère sociale contemporaine en y intégrant un climat d'insurrection, des manifestations et une présence policière. Le choix des lieux de tournage visait ainsi à refléter les inquiétudes politiques et les tensions qui traversent la ville.
Un hommage discret à Claude Chabrol
Le titre Un peu avant minuit fait écho, de façon inconsciente pour le réalisateur, au classique Juste avant la nuit de Claude Chabrol. Nicolas Pariser considère ce long-métrage comme une œuvre marquante sur le patriarcat et les relations humaines. Cependant, la formule « minuit » renvoie ici de manière plus métaphorique aux derniers instants d'un état de droit face aux basculements politiques en Europe.
Une fidélité technique et musicale
Pour la fabrication visuelle et sonore du film, Nicolas Pariser s'est entouré de collaborateurs de confiance. Il a confié la direction de la photographie à la chef opératrice Julia Mingo et le montage à Christel Dewynter. La bande originale du film a quant à elle été composée par Benjamin Esdraffo, apportant la touche musicale nécessaire à cette déambulation parisienne.
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