Un thriller mais le scénario semble s’être arrêté à la mise en place des personnages et à l’intrigue. Une jeune femme « bonne à tout faire » ou « bonniche » comme elle se désigne elle-même auprès de son entourage mais en fait embauchée – sélectionnée parmi d’autres profils - comme assistante de l’amante d’un riche prince Saoudien. Une assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à répondre au doigt et à l’œil aux désirs de la maitresse de maison : la cuisine, le nettoyage, la garde-robe... le tout avec déférence imposée à coup de « Madame ceci », « Madame cela » et distance sociale soigneusement gardée. Jusqu’au jour où trop c’est trop.spoiler: Elle quitte sans demander son reste mais est rattrapée avec force supplications. A partir de là, les rapports changent. Qui a finalement le plus besoin de l’autre ? Le nœud de l’intrigue ayant été serré, il n’y a plus pour le spectateur qu’à attendre qu’il se passe quelque chose, de préférence d’inattendu ou avec des fausses pistes puisque c’est un thriller. Toutefois l’accélération narrative mènera très vite à la fin sans qu’il n’y ait réellement des développements supplémentaires intéressants ou captivants. Pendant une large première partie, le spectateur aura reçu ce qu’il attend dans ce registre psychologique mais avant de conclure l’intrigue se délite comme par manque d’inspiration.
Inspiré à priori d’une expérience personnelle Hélène Rosselet-Ruiz réalise là un premier long-métrage intrigant et passionnant . Un état des lieux d'un monde Patriarcal basé sur le pouvoir et la surveillance Et exploré dans ce film la lutte des classes à travers un prisme intime . Malou Khebizi , découverte dans un tout autre registre dans "Diamant Brut" , et Soundos Mosbah construisent une alchimie singulière qui fait de ce film une très belle découverte .
"Le Triangle d'or" noté correctement par la critique, présenté cette année au festival de Cannes (hors compétition) est un thriller psychologique pertinent. L'univers arabique envoutant choisi par la réalisatrice Hélène Rosselet-Ruiz, qui puise dans sa propre expérience pour explorer les rapports de domination et de classes, prend vie grâce au jeu fascinant de Soundos Mosbah et de Malou Khebizi, dont j'avais apprécié le talent dans "Diamant brut".
découvert aujourd'hui, c'est haletant de ouf ! Les actrices sont dingues, sujet hyper original sur une femme au service d'une riche saoudienne à paris, c'est super je recommande !
Très bon premier film porté par deux jeunes comédiennes extraordinaires, Malou Khebizi, révélée dans Diamant brut et Soundos Mosbah. Le sujet est très fort, et toujours d'actualité. La mise en scène est très enlevée, on est totalement happé par l'histoire jusqu'à son dénouement final.
Le film captive par son atmosphère à la fois élégante et oppressante. Chaque plan est pensé avec une grande rigueur, chaque silence est porteur de sens, et la tension ne cesse de croître jusqu'à un dénouement
une histoire humaine touchante, portée par des personnages sincères et nuancés.
Les interprétations des actrices principales donnent une grande intensité.
Le Triangle d'or confirme le regard sensible et maîtrisé d'Hélène Rosselet-Ruiz sur les rapports de domination et les violences invisibles. Sous les apparences d'un drame intimiste, le film déploie un thriller psychologique où le luxe, loin d'être un privilège, devient le décor d'un enfermement insidieux.
Laura accepte un emploi auprès de Souria, jeune femme entretenue par un puissant prince saoudien et installée dans un hôtel particulier au cœur du prestigieux Triangle d'Or parisien. Peu à peu, la fascination qu'exerce cet univers de richesse laisse place à un profond malaise. Derrière les dorures, les protocoles et les attentions permanentes se dessine une réalité bien plus sombre, où chaque geste est observé et où la liberté n'est plus qu'une illusion. Entre les deux femmes naît une relation faite de confiance, de silences et de solidarité, tandis qu'un danger grandissant menace leur fragile équilibre.
Le scénario construit avec finesse une tension progressive, préférant l'implicite à la démonstration. Sans jamais céder au spectaculaire, il explore les mécanismes de l'emprise psychologique, de l'isolement et de la dépendance affective. La force du récit réside dans cette montée en puissance discrète, où chaque détail du quotidien devient le symptôme d'un contrôle toujours plus oppressant.
Malou Khebizi incarne Laura avec une grande justesse, exprimant par le regard et les silences le basculement progressif de son personnage. Soundos Mosbah livre une composition bouleversante de Souria, prisonnière d'un univers où le confort matériel masque une profonde détresse. Ziad Bakri complète cette distribution avec une présence tout en ambiguïté, renforçant le climat d'incertitude qui traverse le film.
La mise en scène d'Hélène Rosselet-Ruiz privilégie les espaces clos, les cadres rigoureux et une photographie élégante qui oppose constamment le raffinement des décors au sentiment d'étouffement des personnages. Chaque plan participe à faire de cette demeure un personnage à part entière, aussi somptueux qu'inquiétant. Le rythme volontairement contenu laisse la tension psychologique s'installer durablement, jusqu'à un dernier acte d'une remarquable intensité.
Au-delà de son intrigue, Le Triangle d'or interroge la place des femmes dans des systèmes de domination où la violence ne passe pas toujours par les coups, mais par le contrôle, la dépendance et l'effacement progressif de l'identité. Cette dimension sociale confère au film une portée universelle et profondément actuelle.
Élégant, maîtrisé et profondément troublant, Le Triangle d'or s'impose comme un drame psychologique d'une grande finesse. Porté par trois interprètes remarquables et une mise en scène d'une sobriété exemplaire, le film explore avec acuité les mécanismes de l'emprise derrière les façades du luxe.
Magnifique premier film sur la domination dans un huit-clos qui petit à petit prend le rythme d’un thriller haletant ! Les actrices sont formidables, Ziad Bakri magnétique (vu dans le bureau des légendes). Je recommande !
J’ai découvert avant première à Lyon le 10 juillet. Un film intense, qui nous captive jusqu’à la fin. Un scénario innovant qui nous fait basculer dans un monde caché, qui soulève de bonnes questions. La domination, la place et la force des femmes, les classes sociales et bien d’autres choses.
Sujet original sur les ultras riches (originaire d’un pays du Golfe dans le cas précis) le film fait référence au Triangle d’Or, espace géographique parisien très restreint, pour restreindre encore plus le lieu de son action en un hôtel particulier. Mais quel hôtel particulier avec sa piscine, sa pièce réservée à l’animal de compagnie (no spoil). L’héroïne a un background très interessant qui sort des habitudes du cinéma français et qui explique bien son comportement au long du film. Le côté thriller fonctionne bien surtout que la fin accentue la peur que l’on a ressentie pendant le film. Un premier long métrage réussi, hâte de voir la suite pour Hélène Rousselet-Ruiz avec peut-être un film à 4 mais avec sa sœur ?
C’est un huis clos étonnant. Laura intègre la vie d’une riche famille saoudienne au service de Souria. Mais dans ce temple de l’apparence, tout n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. Le film porte un regard intéressant sur ce sujet assez méconnu mais manque un peu de rythme et de matière. Il m’a clairement laissé sur ma faim.