Comme le précise et l'avoue la cinéaste, elle pousse les curseurs comme elle dit et ainsi nourrir un certain fantasme érotico-exotique à la sauce des Mille et une Nuits mais en y retirant l'extase, le plaisir et surtout le bonheur dont le luxe reste écrin fait d'écran de fumée. Fantasme ou légendes urbaines aussi que des films comme "Harem" (1985) ont notamment permis de véhiculer, le tout sous la dimension psycho-anxiogène du huis clos. D'emblée la situation est singulière et sous tension car nullement naturel, on finit par accepter et assimiler les choses comme le fait Lora/Khebizi, surtout quand on se dit que d'un côté les milliardaires sont hors sol et que de la paie pousse forcément à fermer les yeux et faire un effort. Il y a des limites, on apprécie par ailleurs que Lora crée le premier "bug" même s'il arrive peut-être un peu tard... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... Bon point pour la sculpturale Soundos Mosbah alias Souria qui joue à merveille passant de la femme forte, faussement indépendante mais croyant autant à son amour qu'à sa bonne étoile et qui, petit à petit, évolue vers le doute, d'abord en se persuadant que tout va bien et que rien ne peut entraver son bonheur puis en jouant un va-tout. Petite pensée au récent film "Moon" (2025) de Kurdwin Ayub dont il partage plusieurs thématiques. Site : Selenie
J’ai adoré ce film! La réalisatrice met en lumière un monde assez peu connu du grand public Ce qui rend souvent un film authentique c’est l’expérience vécue, la presque autobiographie, ce film fait sentir qu’on est dans le vrai du début à la fin. Merci car cela met en lumière beaucoup d’éléments connus et méconnus mais sincères et vrais
Un huis clos, dans une immense demeure située dans le triangle d'or parisien. L'assistante, pour ne pas dire la femme à tout faire, d'une riche femme voit sa vie de corvéable se transformer avec une forme d'empathie pour celle qui la traite avec distance et mépris. Il se trouve que sa patronne est la maitresse d'un prince saoudien. Lutte des classes ou plus exactement clivage des castes dans la hiérarchie des soumissions, des désillusions et des injustices. A voir !
Le film démarre sur une base solide : un drame à suspense construit autour d’un couple saoudien, à travers lequel la réalisatrice semble vouloir dresser un portrait critique des mœurs et du mode de vie d’une certaine bourgeoisie du Golfe. L’intention est claire, le postulat intrigant, et les premières scènes installent une tension prometteuse.
Mais c’est là que le bât blesse : passé cette mise en place réussie, le film retombe dans les travers du cinéma français « dans le mauvais sens du terme ». On pose de bonnes bases sans jamais les exploiter jusqu’au bout. L’intrigue s’essouffle, le récit semble s’arrêter en plein élan, sans véritable résolution ni fin digne de ce nom. La panthère noire, censée porter une charge symbolique forte, finit par n’avoir aucun impact réel sur le film — sinon celui d’appuyer, un peu lourdement, la dénonciation du train de vie des riches Saoudiens.
Résultat : un film qui avait les cartes en main pour être marquant, mais qui s’effondre par manque de souffle narratif et d’ambition dans sa conclusion. Dommage — à voir pour la mise en place, pas pour la chute.
Improbable immersion chez les rois du pétrole. L'esclavage existe encore. Choquant et stupéfiant mais tellement réaliste. L'impuissance absolue face à la toute puissance de l'argent roi. Y compris chez nous.
Bonne mise en place, des personnages intéressants, de très bon acteurs le tout assez bien réaliser mais il manque quelque chos : Sans doute une histoire plus prenante.
Avec ce huis-clos dans lequel se rencontrent des classes sociales diamétralement opposée, la réalisatrice nous embarque d'emblée, au travers du personnage de Laura, dans cet univers malaisant malgré son opulence. Peu de personnage, peu de scènes spectaculaires, pourtant l'intérêt ne faiblit pas, de même que le sentiment de dégoût provoqué par le mode de vie des ultra-riches qui emploient l'héroïne. La rencontre progressive entre Laura et Souria est suffisamment bien amenée pour que l'on y croit.
Les actrices sont exceptionnelles, la réalisation est parfaite -même s'il y a beaucoup de plongées-, mais je trouve que le scénario est mince et que le film se termine un peu en queue de poisson, ce qui m'empêche de mettre une meilleure note.
Un premier film intéressant. Le duo d'actrices livre une partition très juste. Le seul bémol, c'est que le film manque d'émotions. On effleure la personnalité des protagonistes mais on a du mal à ressentir leur mal-être, notamment pour Souria. Trop peu d'informations sur leur passé sont livrées ; on aurait aimé en savoir plus. Le personnage d'Emre est à ce titre plus profond, et c'est dommage que ce n'ait pas été le cas pour les deux héroïnes. On reste en surface, l'intrigue n'est pas assez creusée et aurait mérité un peu plus de structure. Mais pour un premier film, c'est tout de même un bon film. La réalisatrice sera à suivre. 13/20
Un premier film réussi avec un duo d’actrice qui échappe au manichéisme , des vrais personnages qui existent … une vraie intensité, une sororité étrange…
Un sujet original, avec un climat prenant, dont on ne sait jamais comment il va évoluer, tant il évolue subtilement, sur un fil, instillant une peur insidueuse. Les actrices sont convaincantes, là oú il ne pourrait suvsister que des clichés.
1er film très réussi. La réalisatrice est parvenue à créer une tension qui m’ont tenu tout le film. Cela tient notamment à la qualité et à la direction des acteurs, en particulier le personnage de Laura, la « servante ». Aussi, un bon panachage entre images de vidéo surveillance et images auprès des acteurs. Des ingrédients de dangers sont saupoudrés tout le long. Le scénario est bien maîtrisé et son évolution plaisante. On perçoit plusieurs directions qu’aurait pu emprunter l’histoire et celle retenue au final tient très bien la route. Je pense également que le film a crééchez moi une fascination (pas forcément dans un sens positif) pour un univers secret, que j’étais curieux de découvrir. Le film m’a paru très réaliste pour cela.