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Amelie
1 critique
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4,5
Publiée le 8 août 2026
Hélène Rosselet-Ruiz réalise ce premier long métrage brillant. Un huit clos original. Les acteurs sont merveilleux et ces 2 actrices brillent par leur justesse. Le spectateur peut ressentir de l'envie, du dégoût, de la tristesse... Un sacré lot d'émotions dans ce premier film qui nous donne envie de suivre de très près le travail de cette jeune réalisatrice !
D'un côté celles dorées qui vendent du rêve en surface : une aisance financière, les excès à outrance qui amènent à l'irrespect total de l'autre. Mais ce confort apparent cache un fond plus sombre, comme un prix à payer en contrepartie de cette opulence.
De l'autre, une cage formée par le manque d'argent qui fait qu'on accepte de se faire maltraiter et rabaisser plus bas que terre. Une cage choisie et subie pour viser une meilleure vie par la suite.
Les deux héroïnes ont des parcours de vie diamétralement opposés et j'ai aimé la tension qui régnait dans la première moitié du récit.
Elles sont différentes mais on se rend compte qu'un film invisible les relie petit à petit. Nous sommes enfermés dans cet hôtel dans un huit-clos aussi étouffant que l'atmosphère.
Ce récit est d'autant plus réaliste que la réalisatrice raconte une histoire qu'elle a elle-même vécu.
Mais le rythme s'essoufle et tourne vite en rond. Les raccourcis et les facilités d'écriture mènent à une incompréhension et une confusion jusqu'à un final improbable qui m'a laissé perplexe.
C'est un film que j'ai trouvé intéressant par son thème mais j'aurai aimé que l'écriture des personnages soit plus poussée et complexifiée.
Le traitement du sujet reste le surface et laisse un sentiment d'inachevé à la fin de la séance.
L'intention était louable : montrer combien deux femmes de conditions sociales opposées sont finalement soudées par les mêmes liens (anti-patrarcaux, évidemment.) Le déroulé du film n'est que l'illustration de ce postulat : les hommes sont TOUS des horreurs. On a aussi droit à la scène obligatoire de la prolo qui pour un soir montre à la mondaine les vrais plaisirs de la vie. D'un film primé à Cannes, on est en droit d'attendre plus de subtilité.
déçue par ce film, ça manque de punch, de suspens et de tension. L'histoire en soi aurait pu amener un meilleur scénario. Mais au final, c'est assez plat. Je pense que si le film avait été plus long je me serais vraiment très ennuyée
Je me laisse captiver du début à la fin par un thriller psychologique aussi élégant que dérangeant. La mise en scène installe une tension permanente, portée par des interprètes d’une grande justesse. La fin ouverte prolonge la réflexion bien après la projection. Une très belle découverte, à la fois subtile, originale et profondément marquante.
Quelle claque, des portes qui s'ouvrent et d'autres qui se referment. Nous voilà plongé dans un monde qui ne nous appartient pas. Mais le leur. Vous entrez dans la salle, vous en sortez avec une vision autre, le monde des mortels est large. En voici la preuve. N'hésitez pas à aller le voir. Chef-d'œuvre de la grande Hélène Rosselet-Ruiz.
Le 1er long métrage d'Hélène Rosselet Ruiz très bien mené qui met sous tension le spectateur dès les premières minutes. Un 8 clos qui nous embarque dans la confrontation de 2 mondes que tout opposent...quoique... Foncez le voir en salle!
Pas mal. Il y a du rythme, et l’on ressent successivement de la pitié, de la gêne et du jugement envers les personnages principaux. spoiler: Un peu surprenant de ne pas avoir de fin réelle.
A-t-elle survécu ?
L’idée du « Triangle d’or » trouve son origine dans un épisode vécu par la réalisatrice Hélène Rosselet-Ruiz qui durant un été a travaillé comme femme de ménage pour une riche Saoudienne dont elle a progressivement compris qu’elle était la maîtresse d’un membre de la famille royale. Fascinée par les rapports de domination et le secret qui entouraient cette situation, elle a imaginé des années plus tard un huis clos où cette rencontre impossible dans la réalité pourrait enfin avoir lieu…elle en a fait un excellent film que j’ai trouvé très prenant…Laura, une jeune fille de banlieue qui a quelque temps libre avant d’intégrer l’armée, son souhait, accepte de devenir bonne à tout faire , disponible sept jours sur sept , vingt-quatre heures sur vingt-quatre, logée sur place au service d’une famille princière saoudienne, occupant un hôtel particulier parisien… "Madame" y règne à coup de caprices et d’humiliations, ne s’adressant à elle qu’en anglais, tout en attendant totalement recluse les passage de "Monsieur" …Laura se lie peu à peu avec le maitre d’hôtel et chauffeur palestinien, Emre et comprends que cette patronne exigeante est en fait la maitresse illégitime et francophone du jeune prince qui brûle de se faire épouser même en seconde épouse et tremble d’être délaissée tandis que plane sur elle la menace d’être découverte…Pour son premier long métrage, Hélène Rosseley-Ruiz réussit un coup de maitre et met en scène les délires et dérèglements de l’extrême richesse dans un huis clos irréel , c'est presque dans un décor de téléréalité avec des caméras dans chacune des pièces d'habitation que se déroule ce thriller psychologique dont la tension est palpable... la jeune patronne est littéralement séquestrée…elle met en œuvre la dialectique du maitre et de l’esclave, qui finira par se renverser dés lors que la belle patronne tombe le masque…En dehors du Triangle d’or qui fait référence à l’immobilier parisien , Emre, le seul homme de la maison, forme avec Souria et Laura un autre triangle doré sur tranche mais acéré…Les deux actrices principales sont remarquables et complémentaires : Malou Khebizi et Soundos Mosbah transcendent une histoire singulière, mais hélas extrêmement crédible dans un monde où la richesse des uns ne se confronte aux autres que par la domination voire l'humiliation à coté de Ziad Bakri, tout en retenue et puissance...Un film ramassé, brillant et tranchant..
Ce n'est pas un chef d'oeuvre, mais l'originalité du sujet en fait une perle rare. Scénario une peu prévisible. Actrices à la hauteur de leurs rôles. Photographie léchée. Ces films pas faciles se font rares. Merci.
Dommage. Faute d'un personnage principal fort, qui pourrait jouer un vrai rôle plutôt que d'être cantonné essentiellement à celui de témoin, le film s'en tient à un genre documentaire, ce qui est d'autant plus frustrant que plusieurs scènes d'action démontrent qu'il aurait pu en être autrement avec cette idée d'un huis clos dans un contexte intéressant. Et la fin ne fait que confirmer qu'on devra s'en tenir à des suppositions sans preuves. Cinématographie, écriture, interprétation, les talents sont là, indéniables. Quel dommage qu'ils ne soient qu'à moitié exploités.