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Garguilo Marine
1 critique
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5,0
Publiée le 3 août 2026
★★★★★
Un film qui continue de nous habiter longtemps après la séance.
J’ai été profondément touchée par Le Triangle d’or. C’est un premier long métrage d’une grande maîtrise, à la fois beau, subtil et d’une justesse remarquable. La réalisation est élégante, la photographie magnifique, et chaque plan semble raconter quelque chose sans jamais en faire trop.
Mais ce qui m’a le plus marquée, c’est la relation entre les deux femmes. Cette sororité qui se construit au milieu d’un univers de domination, de solitude et de rapports de pouvoir est bouleversante. Sans grands discours, le film montre à quel point une rencontre peut redonner de la dignité, de la force et de l’espoir.
Les deux actrices sont absolument incroyables. Leur jeu est d’une finesse rare, tout en retenue, avec une intensité qui ne faiblit jamais. Elles portent le film avec une sincérité qui rend chaque émotion crédible.
Et surtout, c’est un film qui reste en tête. Plusieurs jours après l’avoir vu, je repensais encore à certaines scènes, à certains regards, à cette atmosphère si particulière. Pour moi, c’est le signe des œuvres qui comptent : celles qui ne s’arrêtent pas au générique.
Un très beau premier film, sensible, intelligent et profondément humain. J’espère qu’il rencontrera le public qu’il mérite.
Très bon film, très prenant notamment grace a une réalisation réussie. Le point de vue des cameras de sécurité est une très bonne idée et les deux actrices jouent incroyablement justes. Un film qui en vaut le détour et qui promet pour la suite : vivement le prochain film de Helene Rosselet-Ruiz.
Ai vu « Le triangle d’or » de la réalisatrice Hélène Rosselet-Ruiz qui a été projeté au Festival de Cannes dans la sélection «Séance Spéciale». Après plusieurs courts métrages, Hélène Rosselet-Ruiz signe là son premier long. Le film globalement bien soutenu par la critique m’a laissé un peu pantois et je n’ai pas très bien compris de qu’il voulait raconter vraiment. Un Prince saoudien marié (Kassem Al Khoja inexistant) , vient rendre visite régulièrement à sa sublime maitresse Souria (Soundos Mosbah aux faux airs de Kardashian) dans une demeure particulière qui transpire le luxe et le mauvais gout, dans le VIIIème arrondissement (le fameux triangle d’or parisien). Laura (Malou Khebizi très bien) en attendant d’être militaire, accepte d’être 7 jours sur 7 au service de Souria. Celle-ci n’ayant rien à faire de ses journées humilie la jeune femme qui est originaire de la banlieue, jusqu’à ce que Laura comprenne qu’elles sont toutes deux enfermées dans une prison dorée et que les apparences de super sécurité sont totalement trompeuses. On ne perçoit pas bien ce que veut dénoncer la réalisatrice, tant sa caméra à l’air attirée par les signes extérieurs de richesse oubliant souvent de donner de la consistance aux personnages. On ne comprend aucune motivation des personnages féminins à part celle de l’argent, ce qui est extrêmement réducteur. Le scénario ne s’attarde sur aucune psychologie, ce qui fait que l’atmosphère de thriller qui monte peu à peu a des effets totalement prévisibles, gratuits et superficiels. On ne s’attache jamais à la relation plus qu’ambiguë entre domination et mépris que partage les deux femmes. L’une est bonne à tout faire et bonne à tout supporter, l’autre est une caricature de bimbo qui n’existe que par son apparence et qui se laisse galvaniser par son bien maigre pouvoir. La mise en scène n’exploite jamais le huis-clos de façon originale et personnelle. Le revirement final est amené de façon trop brusque pour que l’on y croit vraiment. A part le personnage de Laura qui est le plus travaillé, les autres n’étant que des stéréotypes, il est très difficile de s’identifier et d’avoir la moindre empathie pour cet oiseau bien trop fier de briller dans sa cage. Ce triangle atypique (Le Prince, Souria, Laura) m’a eu l’air d’avoir plus l’apparence du Laiton que d’avoir l’éclat de l’Or.
Très bien construit et constamment intéressant, ce huis-clos parfois oppressant nous fait partager la vie d'une jeune servante embauchée dans la maison d'un riche prince saoudien pour s'occuper de la maîtresse de celui-ci. D'abord rabaissée et humiliée, elle va petit à petit inverser les rôles, sans pour autant parvenir à maîtriser une situation incontrôlable. Bien interprété, solide et constamment juste.
Le Triangle d'or, premier long métrage d'Hélène Rosselet Ruiz, est une réussite. La réalisation témoigne d'une véritable maîtrise, avec une mise en scène précise qui installe progressivement une tension sourde et une atmosphère oppressante sans jamais céder à la facilité !
J'ai été curieuse dès les premières minutes puis happée complètement jusqu'à la fin. Un réel suspense, une place importante pour l'émotion brute, des personnages incarnés avec justesse, ce qui rend leurs parcours touchants et donne au récit une vive l'intensité
Les hasards du calendrier des sorties cinématographiques font voisiner à une semaine d'intervalle 2 films qui, chacun à sa façon, nous parlent de l'Arabie Saoudite. "Les silences de Riyad", film de la réalisatrice saoudienne Haifaa Al Mansour ("Wadjda") qui sort mercredi prochain 5 août, évoque à mots couverts la condition féminine en Arabie saoudite au travers d'une enquête policière alors que "Le triangle d'or", premier long métrage de la réalisatrice française Hélène Rosselet-Ruiz, nous montre ce que peut être la vie à Paris d'un jeune prince saoudien. Dans "le triangle d'or", Laura est une jeune femme venant de la banlieue parisienne et qui, ayant besoin d'argent avant d'intégrer l'armée, se fait engager comme bonne au service exclusif de Souria, la maîtresse d'un prince saoudien dont elle espère devenir la seconde femme, mais qui, en attendant, vit cloitrée, avec interdiction d'en sortir, dans un luxueux hôtel particulier du 16ème arrondissement. Après avoir vu Laura subir le comportement odieux de Souria, après avoir remarqué la relative bonne entente entre Laura et Emre, l'homme à tout faire du prince, après avoir constaté combien l'opulence financière de certains permet de jeter à la poubelle des quantités énormes de nourriture qui auraient été d'un grand réconfort pour des indigents, après avoir assisté au renversement de comportement d'une responsable d'une luxueuse boutique de mode lorsqu'elle prend conscience que celle qu'elle prenait pour une cliente ordinaire est mandatée par un de ces gros clients venant du Moyen Orient, la sororité va commencer à faire son œuvre entre Souria et Laura : après tout, ne sont-elles pas toutes les 2 des esclaves, chacune à sa façon, toutes les 2 des prisonnières à l'instar de la panthère noire, un animal de compagnie très particulier que Laura cherche à apprivoiser, à l'instar de Emre qui est persuadé que sa famille finira par obtenir le droit de quitter la Palestine pour venir s'établir à Nice grâce à l'appui du prince. Mais les "petits" peuvent ils gagner contre les puissants ? Malgré 2 ou 3 courtes séquences un peu faibles, "Le triangle d'or" s'avère être une très belle réussite pour un premier long métrage. Celles et ceux qui l'avaient découvert Malou Khebizi dans "Diamant brut" auront du mal à la reconnaitre dans le rôle de Laura, sauf que, dans un film comme dans l'autre, elle montre un très beau potentiel de comédienne. Dans le rôle très difficile à interpréter de Souria, Soundos Mosbah est également excellente. Quant au rôle de Emre, il est parfaitement interprété par le comédien palestinien Ziad Bakri, fils de Mohammad, frère de Saleh et de Adam. Et puis, tout au long du film, on se félicite que la musique ne soit présente que lorsqu'elle peut apporter quelque chose et, qu'en plus, elle soit de grande qualité. Au moment du générique de fin, on n'est pas vraiment surpris de constater qu'elle est l’œuvre de Dom La Nena, celle là même qui partage l'affiche avec Rosemary Standley au sein de du duo Birds on a Wire.
Plus un film d'ambiance qu'autre chose. Des pistes semblent s'ouvrir mais...rien de vient. Il faut se laisser porter dans l'atmosphère rafraîchie de la salle.
Le Triangle d’or navigue entre le thriller psychologique et l'immersion quasi documentaire. Malgré un dispositif minimaliste — un huis clos strict, une poignée de personnages et une intrigue aux dynamiques forcément répétitives —, le film réussit à nous tenir captifs grâce à des rebondissements assez inattendus. Cette efficacité repose en grande partie sur l'interprétation de son duo d'actrices, à la fois très crédible et touchant. Dommage que la réalisation abuse des plans de caméras de surveillance ; un choix visuel assez facile et franchement inesthétique qui finit par lasser. Au fond, c'est là que le long-métrage trouve sa limite : sous ses airs de constat clinique, le propos reste superficiel, sans grande nouveauté, et s'évapore malheureusement assez vite une fois le générique de fin passé. Une proposition solide, mais qui manque d'épaisseur sur la durée.
actrices excellentes, un thriller en huis clos dans lequel on suit l'itinéraire de 2 femmes si éloignées et si proches. Un beau film dont je suis sorti le souffle coupé et l'indignation à son comble. Ici les proverbes "l'argent ne fait pas le bonheur" ou "la réalité dépasse la fiction" prennent tout leur sens et on imagine l'expérience vécue dans la réalité par la réalisatrice.
La mise en scène est soignée, les excellentes et le récit prenant et passionnant dans sa première partie. Il est cependant dommage que la seconde moitié du film soit quelque peu clichée.
Sujet sans rebondissements ni véritable intrigue, très descriptif. Superficiel je dirais. J’ai du mal a comprendre les aviis enthousiastes de certains.
Un récit trop convenu : une jeune femme entre au service de la maîtresse d'un riche émir saoudien, recluse dans un luxueux appartement parisien. Toutes deux sont captives d'une même dépendance à l'argent, au confort et à la domination, jusqu'au drame final. Une sorte de Mille et Une Nuits sans enchantement, sans humour, sans sensualité, sans chair. Prostitution de luxe, emprise, soumission. Film triste, banal, cérébral et déjà vu avec une froideur de façade qui laisse à distance et peine autant à convaincre qu'à émouvoir.
Un film bien scénarisé où un malaise sous jacent est perceptible dans quasiment toutes les scènes. Ce quasi huis clos va crescendo dans la tension jusqu’au dénouement. Du beau travail.