Chiapas, sud-est du Mexique. En expulsant les autorités locales et la police, plusieurs villages s’engagent dans l’autogouvernance . Un défi que Nicolas Défossé suit à la trace près dans Tila où les habitants ne paraissent pas préoccupés par l’administration populaire quotidienne qui tient malgré tout un emploi du temps très chargé. Très immersive et altruiste sa caméra donne à voir les faiblesses d’un système contrecarré par une dynamique démocrate de tous les instants. Il faudrait tout un chapitre pour saluer les assemblées de quartier où tout un chacun assume sa part de responsabilité dans l’organisation des services . Entraide , solidarité, collectivité, cet ensemble demeure malgré tout difficile à concilier à travers la commune . C’est l’un des grands dangers de déstabilisation de l’autogouvernance dans cette région marquée par la violence paramilitaire, péniblement contrée par l’esprit zapatiste. A la fin du documentaire, elle est toujours en place. « C’est calme » dit une voix off « mais les personnes malveillantes ne sont pas loin, elles attendent ».
Documentaire très intéressant sur les populations autochtones en auto gestion au Mexique. Le réalisateur qui habite au Mexique depuis 25 ans filmé en réel, le tournage s’est étalé sur 5 ans. J’ignorais tout de cette réalité du Mexique , je suis ressortie enrichie.
Superbe film - à voir absolument en prenant son temps de suivre le récit qui livre peu à peu les clés pour bien comprendre la vie dans cet ejida de Tila.
vu a paris au 45 caumartin en avant premiere un documentaire de cinema qui prend le temps respecte son sujet, nous fait réfléchir sur les fondements réinventés d'une démocratie.///
Rarement un film ma inspiré a ce point le sens du temps nécessaire et du respect de l'autre. Un documentaire bluffant des images inédites d'une autonomie en construction. Un grand films de cinéma
Visionné au cinéma Le Concorde, à Nantes, le 24 avril.
L'absence de voix off m'a beaucoup plu, je trouve que cela rajoute une certaine immersion.
Ce documentaire nous aide à comprendre davantage le fonctionnement d'une ville (Ejido) tendant progressivement vers l'autogestion mais aussi les contraintes et les difficultés auxquelles les habitants sont confrontés.
J'ai eu la chance de rencontrer le réalisateur lors de la séance et de pouvoir échanger avec lui.
Cathie : Le réalisateur capture avec finesse le quotidien de cette communauté de village, qui s'autogouverne. Humanisme et solidarité s'y côtoient. De très belles images rendant compte de la gravité des situations mais aussi de la joie partagée. La force du film tient à la démarche spirituelle qui le guide. Un bel exemple !
Magnifique film documentaire qui nous plonge dans la problématique de l'expérience de l'autogestion dans un ejido au Chiapas. Belles images et lumières. A voir.
« Un lugar más grande » est un documentaire beau, intense, qui respire un temps juste, proche de celui que vivent les personnages de son film. Un film à voir et à promouvoir…
Magnifique documentaire, qui nous transporte au Chiapas en pleine lutte pour les droits fondamentaux des habitants de Tila. Nous nous trouvons projetés dans leurs luttes, leur résistance, leur quotidien. Magnifique rencontres et dépaysement assuré. La lutte continue !
Un documentaire sensible et exigeant où la lenteur des hommes et des femmes qui luttent est un modèle à réfléchir dans notre époque trop rapide et efficce. Un belle tentative d'autogestion avec la nuit comme écrin et une vraie plongée dans l'univers de la cosmovision maya. A voir absolument
Un documentaire fort et engagé sur un village où les habitant·es expulsent la police et les institutions pour s’auto-organiser. Une expérience radicale et inspirante qui questionne le pouvoir, la solidarité et notre manière de vivre ensemble.