Ah bon ! Vous ne parlez pas couramment la langue de Luís de Camões, Paulo Coehlo et de Joao Nicolau, notre réalisateur du jour ? Pourtant, c’est ce qui qualifie le mieux cette fantaisie fantastico-musicale à laquelle je n’ai pas compris grand-chose pendant 125 minutes. Dans un passé lointain, Léon et Elvira Berthelini parcourent les routes de village en village, vivant de chansons, de spectacles et se nourrissant d’illusions. Chassés d’une petite ville par un policier autoritaire, ils prennent sous leur aile un étudiant anglais égaré et trouvent refuge chez un peintre et sa femme en rupture conjugale: l’amour de l’art sera-t-il le remède pour sauver l’art de l’amour ? Visiblement, ce cinéaste, dont je n’ai pas vu les précédents films, n’en fait qu’à sa tête et je me demande s’il ne se paye pas la nôtre. Ce machin mêle deux intrigues se situant l'une vraisemblablement fin XVIIIe début XIXe siècle et l'autre de nos jours, et tournant autour des difficultés des artistes indépendants à s'exprimer. Bon ! Pourquoi pas ? L’amour de l’art en question, c’est un sujet universel. Reste que les deux époques ne sont absolument pas traitées à parts égales et que la partie contemporaine apparaît totalement sans intérêt pour ne pas dire inutile. De plus, deux heures c’est beaucoup trop long, surtout quand on n’a pas grand-chose à dire ni à raconter et ça condamne le scénario à d’éternelles répétitions. L’ennui gagne vite le spectateur malgré l’humour ambiant qui ne par vient pas à sauver l’entreprise. Alors on se tourne vers le casting. Hélas, malgré Pedro Inês et surtout Clara Riedenstein, - rayonnante de sensualité et d’énergie communicative – rien ne marche non plus. Tout ce petit monde – et je suppose que c’est une demande du cinéaste -, tout est appuyé, surjoué jusqu’à parfois l’insupportable. Et ce ne sont pas les Salvador Sobral, Isac Graça, Jenna Thiam, qui nous rendent le sourire. De plus, il y a longtemps que je n’ai pas vu un film aussi bavard et théâtral… c’en est une caricature. Quant à la musique, la pôvre !, elle est bien malmenée. Grosse déception pour un film dispensable.
Il suffit d'avoir vu les deux précédents longs métrages de João Nicolau, John From et Technoboss, pour être aisément convaincu que le cinéaste portugais est un drôle de zèbre qui n'en fait qu'à sa tête. La providence et la guitare mêle deux intrigues se situant l'une vraisemblablement au début du XIXe siècle et l'autre de nos jours, et tournant autour des difficultés des artistes indépendants à s'exprimer. Fort bien, mais ce n'est évidemment pas une thèse qu'écrit le réalisateur et s'il parvient à séduire peu ou prou dans son premier récit, le second semble bien superfétatoire. De toute manière, en dépassant les deux heures, licence de l'artiste, certes, mais abusive, cette comédie incongrue est condamnée à la répétition, n'ayant finalement que peu d'idées à développer. Et celles-ci ne fonctionnent qu'à moitié, quand l'humour les caractérise avec une certaine élégance de trait que soulignent assez bien des comédiens investis dans leur rôle. C'est particulièrement vrai pour Clara Riedenstein, à la rousseur expressive, qui vole littéralement et régulièrement les scènes de ses petits camarades. Au point qu'on en est à attendre impatiemment qu'elle revienne lors des scènes dans lesquelles le film se permet l'impolitesse majeure de ne pas la faire figurer.
Film très long et ennuyeux . Le thème de la difficulté d'être artiste sert de fil conducteur dans une longue démonstration qui se perd souvent elle même . L'actrice principale , quand à elle est lumineuse et porte tout le film ; d'où ennui et vacuité quand elle n'est pas sur les images On ne comprend pas l' imbrication de l'histoire contemporaine de ce groupe de musique , maladroite et mal maîtrisée dans ces transitions passé-actuel . Un peu d'humour concerne les personnages secondaires caricaturaux et les quelques chansonnettes ; on regrette que la guitare ne soit pas plus présente dans ce film . La note fantastique (les personnages aux yeux rouges ) arrivent comme un cheveu sur la soupe et nécessite des passages de "rituels" de désenvoutement ridicules et agressifs pour les oreilles . Film interminable , confus et mal monté . A éviter