Note moyenne
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"Leviticus" est un premier film particulièrement maîtrisé de l'Australien Adrian Chiarella qui mêle romance gay, horreur et religion pour dénoncer les thérapies de conversion et l’homophobie dans les communautés rurales conservatrices. On pourra particulièrement apprécier l’ambiance sociale et industrielle, la mise en scène sobre et l’idée originale de faire prendre au monstre l’apparence de la personne désirée. Le métrage est à la fois poétique, déchirant et effrayant, même si on peut regretter un manque de frissons et une atmosphère parfois moins malsaine qu’espéré. Néanmoins, il constitue un premier métrage impressionnant et très prometteur porté par deux jeunes acteurs très doués, que ce soit l'éphèbe au grand cœur Stacy Clausen ou le plus renfermé Joe Bird, véritable sosie de Barry Keoghan en plus jeune. Souhaitons-lui alors la même carrière !
Un vrai film queer d'horreur original, et une alchimie de fou entre les deux acteurs qui ont probablement un grande carrière devant eux
Excellent film !!! J'ai eu vraiment peur et l'histoire est trop belle ! En plus, le jeu des acteurs est excellent. Pas prête de l'oublier.
J’ai vraiment bien aimé le mélange entre l’univers gay et de l’horreur, finalement c’est même plus qu’un film d’horreur je trouve que c’est plus profond puisque ça parle plutôt du monstre de l’homophobie. Les deux personnages principaux ont super bien joués et j’ai adoré les tensions qu’il y avait entre les deux ! Il y a eu des scènes vraiment secouantes qui faisaient réellement frissonner.
Avec Leviticus, Adrian Chiarella transforme le désir amoureux en menace, et l'être aimé en visage possible du Mal. Dans une petite ville australienne, Naim (Joe Bird) et Ryan (Stacy Clausen) vivent une attirance que leur environnement religieux et familial transforme rapidement en faute à corriger. Leur relation bascule lorsqu'une entité violente apparaît sous les traits de la personne qu'ils désirent le plus, autrement dit l'un sous le visage de l'autre.
Leviticus reprend ainsi deux grandes peurs de l'humanité : l'invisible et la thématique du Doppelgänger. Seulement, personne d'autre ne peut voir ce double sauf la victime. L'idée d'un démon ou d'une entité prenant l'apparence de l'objet de notre désir est ancienne, les démons ou anges maléfiques trompent en adoptant une apparence séduisante. Ici, nous sommes à l'apothéose de la séduction. Aimer quelqu'un revient littéralement à donner à la menace le visage de ce qui devrait rassurer.
Cette mécanique attaque Naim et Ryan à l'endroit où ils sont déjà fragilisés. Leur désir existe dans un environnement où il peut être désigné comme une transgression, corrigé puis transformé en faute. Un rite religieux prétend ainsi « chasser le désir impur » de leur corps. Le Doppelgänger contamine alors la perception de l'autre et installe un doute presque paranoïaque. Lorsque l'environnement social apprend à un individu à se méfier de son propre désir, le danger extérieur rencontre une culpabilité déjà intériorisée. Le désir rapproche les garçons, la peur impose une distance. Pour le spectateur également, l'apparition de l'être aimé cesse d'être rassurante et peut annoncer l'agression.
Le film repose beaucoup sur son duo. Stacy Clausen, qui incarne Ryan, rappelle par moments les débuts de Joseph Morgan dans Hex. Mia Wasikowska est sous-exploitée, Shannon Berry et Davida McKenzie sont de passage. Reste la révélation Joe Bird. Après La Main, il incarne un Naim à fleur de peau, amoureux, blessé et terrifié, dont les émotions débordent parfois sa capacité à les mentaliser. Face à lui, Stacy Clausen conserve l'ambiguïté nécessaire pour que Ryan demeure simultanément désirable, humain et potentiellement inquiétant.
Leviticus reprend ainsi deux grandes peurs de l'humanité : l'invisible et la thématique du Doppelgänger. Seulement, personne d'autre ne peut voir ce double sauf la victime. L'idée d'un démon ou d'une entité prenant l'apparence de l'objet de notre désir est ancienne, les démons ou anges maléfiques trompent en adoptant une apparence séduisante. Ici, nous sommes à l'apothéose de la séduction. Aimer quelqu'un revient littéralement à donner à la menace le visage de ce qui devrait rassurer.
Cette mécanique attaque Naim et Ryan à l'endroit où ils sont déjà fragilisés. Leur désir existe dans un environnement où il peut être désigné comme une transgression, corrigé puis transformé en faute. Un rite religieux prétend ainsi « chasser le désir impur » de leur corps. Le Doppelgänger contamine alors la perception de l'autre et installe un doute presque paranoïaque. Lorsque l'environnement social apprend à un individu à se méfier de son propre désir, le danger extérieur rencontre une culpabilité déjà intériorisée. Le désir rapproche les garçons, la peur impose une distance. Pour le spectateur également, l'apparition de l'être aimé cesse d'être rassurante et peut annoncer l'agression.
Le film repose beaucoup sur son duo. Stacy Clausen, qui incarne Ryan, rappelle par moments les débuts de Joseph Morgan dans Hex. Mia Wasikowska est sous-exploitée, Shannon Berry et Davida McKenzie sont de passage. Reste la révélation Joe Bird. Après La Main, il incarne un Naim à fleur de peau, amoureux, blessé et terrifié, dont les émotions débordent parfois sa capacité à les mentaliser. Face à lui, Stacy Clausen conserve l'ambiguïté nécessaire pour que Ryan demeure simultanément désirable, humain et potentiellement inquiétant.
En recherchant des films d'horreur à regarder, je suis tombé sur "Leviticus", titre qui je le crois ne restera pas dans les annales des meilleurs films horrifiques de tous les temps. Si je peux admettre l'originalité du film, d'une part par la romance "gay" entre deux ados, qui doivent se cacher d'une communauté religieuse un peu trop fanatique, d'autre part du fait du "mal" qu'ils doivent ensemble combattre, je reste assez déçu de la fin qui aurait pu développée davantage sur le thème de l'angoisse et de l'amour. Leviticus ressemble de loin à un mélange entre les films La Nuit des clowns (2025) qui avait vu pour la première fois à l'écran la relation amoureuse entre deux ados gays combattre des clowns psychopathes mais sans peine, et Obsession (2026) qui a réussi le pari de renouveler les codes du cinéma d'horreur par le mal qui rongeait la relation entre un mec et sa copine un peu trop amoureuse.
vu au FEFFS en avant-première. très beau film australien qui utilise le fantastique pour traiter un sujet de société. Belle réalisation.
Film agréable et avec une bonne idée de départ, dommage que celle-ci n’est pas été exploitée jusqu’au bout.
Le film m’a beaucoup fait penser à It Follows, bien que son intrigue prenne une direction assez différente. Le thème de l’homophobie y est abordé d’une manière singulière, troublante et terrifiante.
Le film mêle récit surnaturel et drame profondément émotionnel, faisant de son élément monstrueux une véritable métaphore de la honte, de la culpabilité et du poids du jugement, notamment à travers le prisme religieux.
Une œuvre tendue, troublante qui mérite clairement d’être découverte. D’un point de vue purement artistique le film est très beau, porté par une mise en scène particulièrement soignée.
Le film mêle récit surnaturel et drame profondément émotionnel, faisant de son élément monstrueux une véritable métaphore de la honte, de la culpabilité et du poids du jugement, notamment à travers le prisme religieux.
Une œuvre tendue, troublante qui mérite clairement d’être découverte. D’un point de vue purement artistique le film est très beau, porté par une mise en scène particulièrement soignée.
La thématique du film est intéressante.
Mais le rythme et l’atmosphère m’ont un peu perdu.
Et puis le film ne cache clairement pas qu’il s’inspire de It Follows…et malheureusement la comparaison n’est pas en sa faveur.
Quelques scènes et effets de mises en scènes sont malgré tout plutôt pas mal.
Mais le rythme et l’atmosphère m’ont un peu perdu.
Et puis le film ne cache clairement pas qu’il s’inspire de It Follows…et malheureusement la comparaison n’est pas en sa faveur.
Quelques scènes et effets de mises en scènes sont malgré tout plutôt pas mal.
Présenté au FEFFS, Leviticus est une très bonne surprise. Même si le thème de la thérapie de conversion a déjà été vu au cinéma, le film arrive à le raconter d'une façon différente, notamment à travers la peur et du rejet.
On sent aussi une inspiration à It Follows, même si le film reste très différent dans sa globalité. Et surtout, Joe Bird est tout simplement extraordinaire dans son rôle. Un film marquant et vraiment réussi. spoiler:
spoiler:
On sent aussi une inspiration à It Follows, même si le film reste très différent dans sa globalité. Et surtout, Joe Bird est tout simplement extraordinaire dans son rôle. Un film marquant et vraiment réussi. spoiler:
spoiler:
Vu en VOD. A la fois un film parti pris sur le cout social de l'homosexualite et un film d'horreur tres efficace !
J’ai trouvé intéressant de traiter le sujet de cette façon. On se fait sa propre idée de ce que représente.. ce qui est représenté dans le film
Sombre et engagé, le film tire son titre d’un livre biblique utilisé pour condamner les relations homosexuelles. En effet, le film cherche à explorer les conséquences psychologiques des pratiques de conversion au sein d’une communauté religieuse qui rejette l’homosexualité.
Lors de ses rituels une entité mystérieuse est libérée prenant la forme de l’objet du désir et plongeant ses victimes dans une paranoïa où elles finissent par avoir peur de la personne qu’elles aiment. La métaphore engagée est frappante et glaçante: en tentant de supprimer le désir homosexuel cette tentative de répression transforme le désir en source de terreur.
Si la volonté du film est puissante, les métaphores fortes, son ambiance sombre et pesante, l’ensemble reste long, prévisible. Au final le concept est plus intéressant que son exécution comme film d’horreur.
Lors de ses rituels une entité mystérieuse est libérée prenant la forme de l’objet du désir et plongeant ses victimes dans une paranoïa où elles finissent par avoir peur de la personne qu’elles aiment. La métaphore engagée est frappante et glaçante: en tentant de supprimer le désir homosexuel cette tentative de répression transforme le désir en source de terreur.
Si la volonté du film est puissante, les métaphores fortes, son ambiance sombre et pesante, l’ensemble reste long, prévisible. Au final le concept est plus intéressant que son exécution comme film d’horreur.
Alors effectivement, comme beaucoup de critiques l'ont déjà soulignées, le concept fait beaucoup penser à celui de "It Follows" puisqu'une entité invisible suit et traque ses victimes. Sauf qu'au lieu de d'être la parabole des MST, elle est celle de l'homophobie. Et ainsi, réduire ce film réalisé par Adrian Chiarella, serait un peu facile.
Dans une banlieue pavillonnaire australienne, deux garçons tombent amoureux l'un de l'autre, ce qui ne plait pas beaucoup aux habitants particulièrement homophobes. Pensant aimer leurs enfants, ils les emmènent faire une thérapie de conversion expresse exercée par un prêtre qui ne fait ni plus ni moins que les maudire.
C'est un peu extrême et ça pourrait d'ailleurs très vite tomber dans le ridicule mais c'est c'est heureusement maitrisé et au moins le sujet est clair : l'homophobie est ici un démon particulièrement insidieux qui rend les personnages autant que les spectateurs paranos.
Eh oui puisque s'il elle est invisible pour les autres, pour les victimes, l’entité prend la forme de la forme de ceux qu'ils aiment le plus. Et ainsi, même si les deux héros se séparent l'un de l'autre pour faire leur vie ailleurs, la malédiction ne prendra jamais fin et se matérialisera en l'apparence de leur prochain crush. Ce qui, au bout d'un moment, fait donc plonger le spectateur dans une paranoïa constante puisque dès que les deux personnages se quittent, on ne sait plus la scène suivante si c'est l’entité ou le vrai personnage, d'autant plus que, si certaines séquences sont prévisibles, le film parvient quand même assez bien à gérer ces moments-là.
D'ailleurs, en parlant de mise en scène, le tout est très soigné mais sans en faire des caisses. C'est-à-dire qu'il prend certains codes associés à l'elevated horror, notamment dans des plans préférant s'éterniser sur la durée, mais aussi du cinéma horrifique plus pop sans se noyer sous des jump-scares ou lorsqu'il y en a, ils sont bien amenés. Le contexte, celui de la banlieue pavillonnaire, est également intéressant puisqu'il représente les faux-semblants que veulent à tout prix entretenir les habitants, comme la mère préférant vivre dans le déni et mettre en danger son fils plutôt que d'assumer avoir un enfant "différent", tout ça pour rentrer dans le moule. Ce qui en fait d'ailleurs le personnage le plus détestable du film !
spoiler: J'apprécie également beaucoup la fin puisque si l'un des deux héros pense avoir vaincu l’entité avec le feu et ainsi pouvoir retrouver son petit ami pour partir ensemble dans un bus (c'est cliché mais ça aurait été une happy end probable et malgré tout sympathique), tout s'écroule lorsqu'il croise son démon par la vitre. Néanmoins, il ne parait pas plus paniqué que ça et se réconforte dans les bras de son mec, un léger sourire aux lèvres. Le message est clair : vivre son homosexualité en plein jour (dans un bus) mais toujours avoir conscience que l'homophobie n'est jamais bien loin. C'est pessimiste mais réaliste
.
Bref, "Leviticus" est donc, me concernant, une très bonne surprise !
Dans une banlieue pavillonnaire australienne, deux garçons tombent amoureux l'un de l'autre, ce qui ne plait pas beaucoup aux habitants particulièrement homophobes. Pensant aimer leurs enfants, ils les emmènent faire une thérapie de conversion expresse exercée par un prêtre qui ne fait ni plus ni moins que les maudire.
C'est un peu extrême et ça pourrait d'ailleurs très vite tomber dans le ridicule mais c'est c'est heureusement maitrisé et au moins le sujet est clair : l'homophobie est ici un démon particulièrement insidieux qui rend les personnages autant que les spectateurs paranos.
Eh oui puisque s'il elle est invisible pour les autres, pour les victimes, l’entité prend la forme de la forme de ceux qu'ils aiment le plus. Et ainsi, même si les deux héros se séparent l'un de l'autre pour faire leur vie ailleurs, la malédiction ne prendra jamais fin et se matérialisera en l'apparence de leur prochain crush. Ce qui, au bout d'un moment, fait donc plonger le spectateur dans une paranoïa constante puisque dès que les deux personnages se quittent, on ne sait plus la scène suivante si c'est l’entité ou le vrai personnage, d'autant plus que, si certaines séquences sont prévisibles, le film parvient quand même assez bien à gérer ces moments-là.
D'ailleurs, en parlant de mise en scène, le tout est très soigné mais sans en faire des caisses. C'est-à-dire qu'il prend certains codes associés à l'elevated horror, notamment dans des plans préférant s'éterniser sur la durée, mais aussi du cinéma horrifique plus pop sans se noyer sous des jump-scares ou lorsqu'il y en a, ils sont bien amenés. Le contexte, celui de la banlieue pavillonnaire, est également intéressant puisqu'il représente les faux-semblants que veulent à tout prix entretenir les habitants, comme la mère préférant vivre dans le déni et mettre en danger son fils plutôt que d'assumer avoir un enfant "différent", tout ça pour rentrer dans le moule. Ce qui en fait d'ailleurs le personnage le plus détestable du film !
spoiler: J'apprécie également beaucoup la fin puisque si l'un des deux héros pense avoir vaincu l’entité avec le feu et ainsi pouvoir retrouver son petit ami pour partir ensemble dans un bus (c'est cliché mais ça aurait été une happy end probable et malgré tout sympathique), tout s'écroule lorsqu'il croise son démon par la vitre. Néanmoins, il ne parait pas plus paniqué que ça et se réconforte dans les bras de son mec, un léger sourire aux lèvres. Le message est clair : vivre son homosexualité en plein jour (dans un bus) mais toujours avoir conscience que l'homophobie n'est jamais bien loin. C'est pessimiste mais réaliste
.
Bref, "Leviticus" est donc, me concernant, une très bonne surprise !
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