Saccharine
Note moyenne
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56 critiques spectateurs

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Edgar B
Edgar B

87 abonnés 123 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2026
Avec son départ prometteur, Saccharine de Natalie Erika James évoque immédiatement le cinéma de Julia Ducournau (Grave). Dans la même veine, sans jeux de mots...
Le récit suit une jeune fille en proie à une forme de boulimie terrifiante, tissant des ponts fascinants entre hallucinations, possession corporelle et quête maladive du poids idéal. L'addiction aux gélules floute habilement la frontière entre réel et fantasme.
Malheureusement, la seconde moitié s'effondre. Le film s'emmêle les pinceaux dans un gloubi-boulga d'idées confuses qui se court-circuitent au lieu de se répondre. À force de vouloir trop en faire, la réalisatrice perd totalement son chemin et enlise l'intrigue dans des longueurs évitables. C'est bien dommage : ce projet plein de potentiel finit par se perdre en route et tourner en rond.
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 676 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
Film plutôt accrocheur par ses couleurs et ses bruits. L'histoire en elle-même commence bien puis devient assez ennuyeuse. Des cadavres découpés mais pas vraiment de scènes d'horreur. A voir pour le twist final
Cadreum
Cadreum

86 abonnés 846 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2026
Natalie Erika James est de ces réalisatrices qu'on ne connaît pas encore assez, et dont les deux premiers films méritent pourtant qu'on s'y attarde. Relic (2020) avait impressionné par sa façon de fondre le drame familial dans l'horreur atmosphérique. Apartment 7A (2023) confirmait son goût pour une horreur qui naît d'une pression psychique devenue insoutenable. Avec Saccharine, elle revient à ce territoire, en y ajoutant cette fois une dimension explicitement politique : le film veut regarder en face l'obsession contemporaine pour le corps : la culture du régime et la violence qu'exercent les réseaux sociaux sur celles et ceux qui ne correspondent pas aux standards de beauté dominants.

Hana est étudiante en médecine à Melbourne. Elle mange en cachette, se pèse et se regarde avec méfiance. Un soir, elle croise une ancienne camarade de lycée (méconnaissable, transformée, rayonnante selon les canons) qui lui glisse de petites pilules grises dans la main. Ces pilules, lui dit-on, font fondre le poids sans effort, sans restriction, sans la moindre discipline à s'imposer. Hana en prend. Puis, avec les outils que lui offre sa formation, elle en analyse la composition et découvre qu'elles ne contiennent rien d'autre que des cendres humaines. Depuis son cours d'anatomie, elle a accès à un cadavre - une femme obèse que les étudiants ont surnommée, avec une cruauté banale, "Big Bertha". On reconnaît la lignée : Raw de Julia Ducournau ou encore The Substance de Coralie Fargeat. Des films qui ont compris que le body horror est le genre idéal pour parler de la féminité sous pression parce qu'il rend visible ce qui d'ordinaire se tait, se cache, se gère en privé.

Dans le film, Hana ne voit le fantôme de Bertha que dans des surfaces convexes : des cuillères, des bouilloires, des objets du quotidien qui déforment ce qu'ils reflètent. C'est une idée visuellement forte, et on en comprend immédiatement l'intention : le trouble dysmorphique distord la perception, jamais l'image n'est juste, jamais le miroir ne dit la vérité. Mais James ne creuse pas cette logique jusqu'au bout. La règle des surfaces convexes est introduite, puis oubliée, puis rappelée de façon intermittente, sans que le film construise autour d'elle un véritable système de sens. Elle reste une belle trouvaille plutôt qu'un dispositif structurant - ce qui est exactement le problème de Saccharine en miniature.

Ce problème se manifeste aussi dans la façon dont le film filme la nourriture. Les séquences de binge-eating sont construites dans un style qui évoque délibérément les mukbangs (vidéos où quelqu'un mange face caméra, en gros plan). James retourne l'esthétique : la même proximité, la même fétichisation des textures mais débarrassée du plaisir. C'est une idée de mise en scène qui dit quelque chose de réel sur la façon dont nos plateformes transforment les corps et les comportements en spectacles à consommer. Sauf que ces séquences se répètent, plusieurs fois, avec la même structure, le même rythme, sans variation ni progression.

Il y a dans Saccharine une tension non résolue entre deux films qui veulent cohabiter. D'un côté, une réflexion centrée sur Hana et sur la façon dont la honte corporelle organise toute sa vie - ses relations, son travail, son désir (elle est attirée par les femmes, mais son rapport à elle-même lui interdit l'approche). De l'autre, un film de genre à part entière, avec effets pratiques, jump scares, possession. James réussit la transition du premier vers le second, il mime formellement la progression d'une pathologie qui d'abord se cache puis déborde. Mais une fois dans le territory du body horror assumé, le film perd la finesse psychologique qui le distinguait. Les scènes gore sont impressionnantes techniquement ; elles sont moins impressionnantes dramatiquement, parce qu'on ne sait plus très bien ce qu'elles signifient au-delà de leur propre spectacularité.

Aussi, James refuse de faire de Bertha un monstre : Bertha ne punit pas Hana, ne la menace pas clairement. Elle semble juste vouloir qu'elle mange : une façon de dire que le fantôme incarne la légitimité perdue de simplement se nourrir. Mais le film ne s'autorise pas à aller franchement là. Bertha reste floue dans ses intentions, convoquée surtout pour des effets de frayeur. D'autres caractérisations pâtissent de d'autres problèmes d'écritures comme sa relation amoureuse (Alanya, la coach de fitness) et son amie. Heureusement que Midori Francis sauve des séquences que l'écriture abandonne à mi-chemin.

En somme, Saccharine accumule les bonnes intentions sans les incarner pleinement - ce qui est une façon assez cruelle de rater son sujet.
Scofield
Scofield

41 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 septembre 2026
Film d'horreur soft et assez ennuyeux, car il y a énormément de scènes identiques et répétitives. On attend désespérément que ce qui s'annonce intéressant au début progresse dans le temps, mais ça reste linéaire. La réalisatrice n'arrive pas à amener ce film dans un vrai suspense. C'est trop simpliste à mon goût. La fin n'a rien de bien élaboré non plus. Je ne partage pas l'enthousiasme de certains spectateurs.
Tragmuab E
Tragmuab E

22 abonnés 622 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 septembre 2026
spoiler: Synopsis : C'est l'histoire de Hana, une jeune étudiante en médecine qui a des tendances boulimiques. Un jour, elle rencontre une ancienne amie obèse qui a perdu beaucoup de poids et lui donne sa combine : prendre des pilules. C'est là que le calvaire commence. Histoire / Scénario : Rien de nouveau dans le scénario, mais le fond est un peu plus creusé que d'habitude, avec un esprit un peu particulier.


Casting :
Je ne connais aucun acteur ni aucune actrice de ce film, mais je les trouve convainvants et ils font bien le job. Surtout Hana, qui a dû prendre 10 kilos pour faire ce film !

Effets spéciaux / Décors :
Le film est tourné assez étrangement, avec un grain qui fait penser aux anciens films. En ce qui concerne les FX, ils sont réussis, avec des scènes assez bizarres de bouffe bien dégueulasse. Quant aux décors, ils n'ont rien de bien original.

Mon avis :
J'ai apprécié ce film qui change un peu dans le fond, avec une ambiance bien particulière. On est plus dans la possession et ça fait du bien ! Certaines scènes sont assez bien filmées et dégueulasses, retranscrivant bien la réalité. Bref, si vous aimez les films d'horreur, je ne peux que vous conseiller celui-là. Seul petit bémol : la fin, comme pour beaucoup de films d'horreur, mais je vous laisse la surprise.
So Soso
So Soso

16 abonnés 951 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 octobre 2026
Saccharine
L’addiction au sucre est bien développée, ce qui permet de mieux comprendre ses conséquences sur le personnage.
Le mouvement de l’œil gauche vers le haut est bien filmé, ce qui renforce les questionnements autour de la scène.
Le moment où elle devient accro au sucre et les sensations que cela lui procure ne sont pas suffisamment développés, ce qui limite la compréhension de son addiction.
L’apparition du cadavre dans le reflet n’est pas suffisamment expliquée, ce qui laisse le spectateur dans l’incompréhension.
Elle ne se pose pas de questions après avoir perdu du poids, ce qui rend sa réaction peu compris.
L’origine de la pilule, son créateur et ses motivations manquent d’explications, ce qui empêche de comprendre son rôle dans l’intrigue.
Sucre : Saccharine sera dans le top 5 des films d'horreurs ?
oskad
oskad

11 abonnés 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 septembre 2026
J'avais pourtant hâte de découvrir Saccharine, le postulat de base ayant tout pour attirer les amateurs d'horreur un peu barrée : Hana, jeune étudiante en médecine obsédée par la perte de poids, se laisse tenter par une mode alimentaire aussi absurde que dérangeante consistant à consommer des cendres humaines pour maigrir, avant de se retrouver hantée par le fantôme de la personne qu'elle a ainsi ingérée. Sur le papier, ce mélange d'horreur corporelle et de critique sociale sur l'obsession de la minceur avait clairement de quoi faire un film marquant, et il faut reconnaître que la réalisatrice Natalie Erika James, déjà remarquée pour Relic, a un vrai sens de l'image, avec quelques plans assez réussis visuellement et une photographie soignée qui installe par moments un malaise intéressant. Malheureusement, c'est à peu près tout ce que j'ai retenu de positif, parce que le reste du film souffre d'un rythme beaucoup trop mou pour tenir en haleine sur la durée, avec des scènes qui s'étirent inutilement sans faire avancer grand-chose, et un scénario qui semble ne jamais vraiment savoir où il veut aller. L'idée de départ, pourtant originale, n'est jamais exploitée avec la radicalité ou l'audace qu'elle méritait, le film restant étonnamment sage et prévisible dans sa mise en scène de l'horreur, comme si la réalisatrice avait eu peur d'aller au bout de son propre concept. Les personnages secondaires sont assez fades et peu développés, ce qui rend difficile de s'investir émotionnellement dans le sort de Hana, et certains choix narratifs semblent posés là sans grande logique, juste pour justifier la progression vers un dénouement qui, lui non plus, ne surprend pas vraiment. On sent un vrai manque de travail sur l'écriture globale, comme si le film misait tout sur son postulat choc sans se soucier de construire une histoire solide autour. Au final, Saccharine est clairement une déception pour moi, un film qui avait une idée en or complètement gâchée par une réalisation trop fade et un scénario mal ficelé, ce qui en fait une expérience assez lente et globalement oubliable malgré quelques fulgurances visuelles éparses.
Moviekiller106
Moviekiller106

8 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2026
Excellent film, un sujet sérieux, traité avec brio. Le jeu de l’actrice est incroyable, elle tient le film, et nous fait vivre ces démons intérieurs avec une intensité remarquable.
Frederic S
Frederic S

1 abonné 69 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 septembre 2026
un film d'horreur ? c'est de l'humour ? Je m'attendais à quelque chose de sublime , telle fut ma cruelle déception. Tout est mauvais : lent ,soporifique , histoire sans interet, les acteurs sont insipides, rien d'effrayant , de captivant et scénario... d'une lourdeur ... bref ne perdez pas votre temps à regarder Saccharine ..;
Margo Rite
Margo Rite

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 juillet 2026
Saccharine est un psy / body horror aussi dérangeant que fascinant, qui utilise l’horreur pour parler de sujets très actuels : la quête de la perfection à tout prix, les troubles alimentaires, la boulimie et cette pression constante de devoir renvoyer une image parfaite alors qu’on souffre intérieurement.

J’ai beaucoup aimé la métaphore du « démon intérieur » que l’on nourrit sans cesse, jusqu’à ce qu’il finisse par nous consumer. Le film montre avec justesse comment cette obsession de l’apparence peut dévorer l’identité d’une personne.

Le rythme est particulièrement réussi. Il oscille entre de longues séquences contemplatives qui traduisent parfaitement l’enfermement psychologique de l’héroïne et des passages beaucoup plus frénétiques, presque psychédéliques, lorsque le démon s’empare d’elle. La mise en scène épouse son état mental et nous entraîne avec elle dans sa descente.

Même le générique de fin est hallucinant. Le mélange entre le corps humain et la nourriture résume à lui seul les thèmes du film.

Impossible également de ne pas penser à The Substance, tant les deux films utilisent le body horror comme métaphore de notre rapport au corps et de l’obsession de la perfection. Mais là où The Substance s’attaque davantage aux diktats de la jeunesse et de la beauté, Saccharine propose une approche plus intime et psychologique.

La fin ne vous laissera pas sur votre faim…
Andrew K
Andrew K

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2026
Saccharine est un film qui m'a vraiment marqué. J'ai aimé la façon dont il aborde les troubles alimentaires et la grossophobie sans jamais juger ses personnages.
Arnaud Bessou
Arnaud Bessou

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 septembre 2026
Très difficile à regarder, met un temps fou à se mettre en place .
Cherche trop à coller à l’air du temps avec ses clichés inclusifs
gris emilien
gris emilien

1 abonné 1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 octobre 2026
The substance peut-être copié mais en aucun cas comparable à ce pseudo horreur ayant voulu sensibiliser le public en se la jouant à The whale. Cela dit on y retrouve une esquisse de morale ce la jouant slogan pour régime minceur, et après réflexion même Anaca3 mériterait son césar à côté de ce navet.
Nicolas
Nicolas

1 abonné 98 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2026
Saccharine est un film assez ambigu, qui soulève de nombreuses questions. Ici, il n’y a pas vraiment de gentil ou de méchant, ce qui laisse constamment planer le doute sur les intentions des personnages.

On se demande d’ailleurs encore ce que le réalisateur a réellement voulu transmettre à travers cette histoire. Le jeu d’acteur est correct, tout comme la musique.

Au final, le film ne restera probablement pas dans les annales, mais il se laisse regarder pour passer le temps.

Note : 13/20
Tom V
Tom V

1 abonné 57 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2026
Une proposition sympathique et dérangeante. Plus gore que horrifique, mais qui parvient à nous surprendre quelque fois. Niveau qualité cinématographique, c'est très intéressant !
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