Saccharine
Note moyenne
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Paul O.
Paul O.

31 abonnés 41 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 juin 2026
Derrière sa promesse à la plastique léchée spoiler: (merci Coralie Fargeat et Ryan Murphy)
Saccharine n'offre rien de croustillant consistant à se mettre sous la dent.

Si le scenario convoque la pillule miracle pour perdre du poids spoiler: ... et chopper une part de son hôte, comme dans "Antiviral" de Cronenberg Jr
, le cinéaste ferait bien de trouver la formule du rythme réussi, de la surprise et de l'enjeu dramatique, ingrédients indispensables pour concocter une réelle satiété intellectuelle.

Service lent et cuisine sans saveur : c'est NON
Audrey L

828 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2026
Bonjour, je suis Bernard de Comme J'aime, voulez-vous essayer les nouvelles pilules miracles pour maigrir ? Elles sont super efficaces, la matière première est 100% naturelle, et contre une petite malédiction, vous aurez une taille de guêpe ! Comment ça, "Qu'est-ce que je viens de dire, avant la taille de guêpe ?", rien, rien, signez, la première dose est gratuite... Vous l'aurez compris, ce Saccharine nous a tapé dans l’œil (celui qui se barre de l'affiche, à gauche), à part sa fin (on y reviendra), il n'a pas peur de jouer avec l'immoralité (on a quand même affaire à de la spoiler: nécrophagie déguisée, et du cannibalisme
...) et surtout avec les cadavres sur la table d'opération. Le cadavre en question étant celui d'une personne obèse, il y a du gras sur tous les organes, alors ça luit, ça suinte, ça fait des bruits de succions absolument dégueulasses (on avait une glace, elle a fondu), et cette idée toute simple pour écœurer est un des atouts de ce Saccharine. Midori Francis est la révélation du film, arrivant à s'extirper d'un trop facile raccourci avec le film The Substance, et s'impose parfaitement dans son personnage d'emblée assez immoral et très superficiel : ici, pas d'héroïne ingénue, elle choisit son malheur. Il y a une vision pertinente des vidéos des réseaux sociaux qui vantent tantôt la maigreur et l'acceptation de sa propre grosseur (ça rend fou, ce tourniquet d'avis contraires). Il y a aussi un monstre qui fait peur sans besoin de jumpscares débiles (comme 99% des films d'épouvante actuels) puisqu'il ne saute jamais sur l'héroïne, et est invisible la plupart du temps, c'est simplement un bon gros coup de pression mental (qui fonctionne, donc). La mise en scène est très inspirée, la moitié des plans s'offre une photographie impeccable, les rôles secondaires font tous sens dans la mentalité de l'héroïne (on comprend son trouble, sans pour autant cautionner ses actes), et la bande-son (entre deux bruits gutturaux et "ploch-ploch" dégueux) fait transpirer. On regrette surtout la fin, qui nous a laissé un goût amer en bouche (non, non, remballez vos pastilles à la menthe, on ne sait jamais avec les malédictions qui traînent...) : pourquoi spoiler: l'héroïne, sauvée de la malédiction (après moult efforts qui l'ont fait grandir et s'accepter), enfin bien dans ses baskets, se met-elle à bouffer sa compagne à la dernière image ? C'est absurde, rien ne le justifie : oui, d'accord "la faim est insatiable", mais à part pour le jeu de mots et l'effet de style du dernier plan assez classe, avouez que ça gâche tous ses efforts, la happy-end agréable (après un film suffisamment sombre)
et par conséquent on n'a rien compris au fonctionnement de la malédiction. Dommage, ça ressemble à un dernier twist à la "petit malin" qui n'a aucun sens, juste pour dire que ce n'est pas fini, bof. Le film valait mieux que ça jusque-là. On notera quand même une prothèse "corpulente" pour l'actrice principale (très fine) en début de film qui est assez soignée (en grande fan de trucages, on l'a grillée au premier coup d’œil sans que cela ne nous gêne, car elle est vraiment quali, et les raccords sont très propres, c'est rare aujourd'hui). Bref, si vous voulez impressionner à la plage cet été avec votre summer-body, allez courir, mangez sain, buvez de l'eau. Et ne vous approchez pas de ces pilules, sinon vous pouvez acheter un deuxième maillot de bain pour le monstre, taille XXXXL évidemment.
jujube
jujube

15 abonnés 116 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2026
J’ai bien aimé le message et l’idée de départ, étant pas mal concerné par cela. Mais j’ai beaucoup moins aimé la conclusion, en dirait que le film voulait trop tirer sur la corde du « je suis trop darkkkk »
Alain D.
Alain D.

7 abonnés 18 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 juin 2026
La vie c'est comme une boîte de chocolat, ça dure moins longtemps chez les gros. Il est flagrant que ce film manque de finesse.
Cinévore24

461 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2026
"Qu'est-ce que tu veux vraiment : être avec elle, ou être elle ?"

Petite déception face à ce film horrifico-viscéral australien que j'attendais avec une certaine curiosité, pourtant signé par la réalisatrice du réussi «Relic».

Pouvant rejoindre le récent «The Substance» sur le terrain de l'obsession de l'apparence physique et de l'image que l'on veut renvoyer de soi aux autres, et malgré une ambiance plutôt bien travaillée et une Midori Francis convaincante dans le rôle principal, l'ensemble manque trop souvent de corps (surtout dans sa première heure et sa mise en place trop laborieuse) et d'une véritable incarnation en terme horrifique (les apparitions fantomatiques, dans leur mise en scène, m'ont paru déjà-vues et trop timides pour me terrifier comme il faudrait).

Un body-horror riche en sucres, s'éparpillant un peu trop et se perdant finalement un peu dans ce qu'il veut vraiment nous raconter.

Une histoire d'addiction, de possession et de "grannibalisme" plutôt originale dans son approche, mais dont l'exécution aurait gagné à être resserrée, manquant de rythme et d'inattendu pour vraiment rester dans les mémoires.

Un film à la recette bien imaginée, mais dont le résultat manque de digestion pour que je ressorte pleinement satisfait de la séance.
Mickael
Mickael

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2026
Oui, le film est dérangeant. C'est exactement le but. Saccharine ne cherche pas à plaire, il cherche à marquer et il y parvient !
Ilana Bouneau
Ilana Bouneau

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2026
Avec Saccharine, Natalie Erika James signe un film d'horreur qui frappe fort : corps, nourriture, injonctions sociales. Tout y passe, et ça fait mal là où ça doit faire mal. À voir absolument
capirex
capirex

197 abonnés 835 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
Film "d’horreur" agréable à suivre avec une thématique intéressante et très actuelle , le culte du corps et les troubles alimentaires , malheureusement il manque cruellement de moyens et ça se voit même s'il y a des métaphores intelligente mais du coup manque de substance face à "The Substance" de Coralie Fargeat dont il suit la lignée !
Punky123
Punky123

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2026
Saccharine est une excellente surprise. Il mêle avec intelligence suspense, émotion et réflexion sur l’image de soi. La réalisation de Natalie Erika James est magnifique, avec une ambiance visuelle captivante. L’interprétation de Midori Francis est particulièrement touchante et donne beaucoup de profondeur au personnage principal. Un film original, dérangeant par moments mais toujours pertinent, qui reste en tête longtemps après la séance. Une réussite du cinéma de genre à ne pas manquer.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2026
Entre le body horror et le film de fantôme, Saccharine, le troisième long-métrage de Natalie Erika James accuse d’une indigestion thématique avec notamment le culte de la minceur, les troubles alimentaires, le désir féminin… Le goût sucré y est, les intentions aussi, mais ça n’accroche pas au palais.

"Du culte de la minceur aux injonctions corporelles contemporaines, en passant par la manière dont les réseaux sociaux transforment l’image de soi en quête identitaire, il y avait un terrain fertile proche des enjeux de The Ugly Stepsister. Sur le papier, c’est exactement le genre de sujet qu’on lui espérait. À l’écran, c’est une autre histoire. La première partie de Saccharine est pourtant d’assez bonne facture. On y suit Hana, étudiante en médecine qui ne décroche pas de son téléphone, hantée par sa silhouette qu’elle ne trouve pas attirante et par le regard des autres qu’elle place systématiquement au-dessus du sien. Les jeux de miroir s’accumulent avec une certaine intelligence par la suite, l’anxiété sociale d’Hana s’installe avec un ton parfois absurde et un mystère prend forme dans les allers-retours entre les cours d’anatomie et son appartement. Mais lorsqu’elle succombe à une pilule amincissante aussi farfelue que logique dans cet esprit de cinéma bis, des cendres humaines ingérées comme un régime miracle, la greffe entre body horror et film de fantôme s’annonce comme la vraie bonne idée du film.

"Le problème de Saccharine n’est pas son manque d’ambition ou de générosité, c’est plutôt dans son excès. Natalie Erika James veut parler de tout en même temps : du désir féminin confondu avec l’obsession corporelle, de la boulimie à la dysmorphophobie, du rapport d’Hana aux corps stéréotypés de ses parents, avec une mère mince et un père obèse, introduit comme une présence inquiétante. La question queer affleure également dans la relation trouble avec Alanya, une influenceuse fitness, sans que le film tranche sur le point de vue d’Hana : savoir si elle désire cette femme ou simplement le corps qu’elle incarne, une vision si clichée qu’un des personnages l’exprime au mot près pour nous le faire comprendre."

"Saccharine veut s’attaquer au culte de la minceur et à la manière dont la société dévore ceux qui n’y correspondent pas, mais choisit de matérialiser la menace surnaturelle par un fantôme obèse, filmé avec un aspect délibérément répulsif, dont l’appétit sans limite est constamment associé au dégoût. La nourriture elle-même y est traitée comme quelque chose d’écœurant, et le corps en surpoids comme une punition incarnée. Les signes d’une grossophobie involontaire se manifestent alors sans modération, et le film ne rectifie jamais cette vision, ce qui entre en conflit avec son propre propos. [...] Au final, un peu comme Sanguine (à découvrir à l’automne 2026) qui descend sensiblement de The Substance, Saccharine ressemble moins à un repas qu’à une liste d’ingrédients. Tout y est écrit. Rien n’a été cuisiné."

Retrouvez ma critique complète sur Le Mag du Ciné.
Kinefil
Kinefil

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2026
Avec ce thème dans l'air du temps, un cocktail savoureux d’horreur, de satire et d’humour noir, où la culture du corps parfait est passée au mixeur puis servie avec une généreuse couche de malaise. C’est dégoûtant, intelligent, souvent drôle et visuellement superbe.
On ressort à la fois diverti, légèrement traumatisé et curieusement reconnaissant de ne jamais avoir suivi les conseils d’une influenceuse bien-être!
cocop
cocop

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2026
J'ai adoré le film, glaçant sur l'univers des régimes! L'actrice principale et géniale et j'ai adoré l'image ultra pop et gore à la fois
Moviekiller106
Moviekiller106

8 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juin 2026
Excellent film, un sujet sérieux, traité avec brio. Le jeu de l’actrice est incroyable, elle tient le film, et nous fait vivre ces démons intérieurs avec une intensité remarquable.
Andrew K
Andrew K

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2026
Saccharine est un film qui m'a vraiment marqué. J'ai aimé la façon dont il aborde les troubles alimentaires et la grossophobie sans jamais juger ses personnages.
Crisbon
Crisbon

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2026
Super bonne surprise, c'est une vraie claque ! L'actrice porte le film sur ses épaules et certaines scènes sont incroyables
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