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Saccharine veut faire dans la surenchère dégueu, a renforts de goinferies à outrance et de coups de scalpel, mais n'y parvient pas vraiment. Là où il excelle cependant, c'est dans son coté horrifique, avec des apparitions tourmentantes pour le personnage principal qui, semble-t-il, ne connait pas vraiment la peur... Je m'attendais a quelque chose de plus poussé, de plus trash. Dans le même genre, j'ai largement préféré The Substance.
un film d'horreur ? c'est de l'humour ? Je m'attendais à quelque chose de sublime , telle fut ma cruelle déception. Tout est mauvais : lent ,soporifique , histoire sans interet, les acteurs sont insipides, rien d'effrayant , de captivant et scénario... d'une lourdeur ... bref ne perdez pas votre temps à regarder Saccharine ..;
Film d'horreur soft et assez ennuyeux, car il y a énormément de scènes identiques et répétitives. On attend désespérément que ce qui s'annonce intéressant au début progresse dans le temps, mais ça reste linéaire. La réalisatrice n'arrive pas à amener ce film dans un vrai suspense. C'est trop simpliste à mon goût. La fin n'a rien de bien élaboré non plus. Je ne partage pas l'enthousiasme de certains spectateurs.
"Saccharine" est un film d'horreur sur les troubles alimentaires et du rapport au corps. Une étudiante en médecine commence à consommer d’étranges gélules composées de cendres pour perdre du poids rapidement. Mais derrière cette solution miracle se cache une force surnaturelle qui prend peu à peu possession de son quotidien, de son esprit et de son corps. Le film fonctionne particulièrement bien parce qu’il repose sur une idée presque crédible. Cette obsession contemporaine pour les pilules amaigrissantes, les transformations physiques rapides et les solutions miracles donne au récit une base réaliste très inquiétante. L’horreur surnaturelle paraît alors constamment proche du réel. Midori Francis fait évoluer son personnage entre soulagement, dépendance et destruction physique avec intensité. Les séquences où la nourriture est engloutie en accéléré ou au ralenti deviennent presque hypnotiques et profondément inconfortables. On sent l’influence du body horror classique, sans que cela tombe dans la simple démonstration. Un film intelligent, visuellement marquant et particulièrement oppressant.
Bon petit film horrifique qui dénonce le obsessions de minceurs de nos sociétés et ses dérives; bien crasseux et scène gore a voir.
J'avais pourtant hâte de découvrir Saccharine, le postulat de base ayant tout pour attirer les amateurs d'horreur un peu barrée : Hana, jeune étudiante en médecine obsédée par la perte de poids, se laisse tenter par une mode alimentaire aussi absurde que dérangeante consistant à consommer des cendres humaines pour maigrir, avant de se retrouver hantée par le fantôme de la personne qu'elle a ainsi ingérée. Sur le papier, ce mélange d'horreur corporelle et de critique sociale sur l'obsession de la minceur avait clairement de quoi faire un film marquant, et il faut reconnaître que la réalisatrice Natalie Erika James, déjà remarquée pour Relic, a un vrai sens de l'image, avec quelques plans assez réussis visuellement et une photographie soignée qui installe par moments un malaise intéressant. Malheureusement, c'est à peu près tout ce que j'ai retenu de positif, parce que le reste du film souffre d'un rythme beaucoup trop mou pour tenir en haleine sur la durée, avec des scènes qui s'étirent inutilement sans faire avancer grand-chose, et un scénario qui semble ne jamais vraiment savoir où il veut aller. L'idée de départ, pourtant originale, n'est jamais exploitée avec la radicalité ou l'audace qu'elle méritait, le film restant étonnamment sage et prévisible dans sa mise en scène de l'horreur, comme si la réalisatrice avait eu peur d'aller au bout de son propre concept. Les personnages secondaires sont assez fades et peu développés, ce qui rend difficile de s'investir émotionnellement dans le sort de Hana, et certains choix narratifs semblent posés là sans grande logique, juste pour justifier la progression vers un dénouement qui, lui non plus, ne surprend pas vraiment. On sent un vrai manque de travail sur l'écriture globale, comme si le film misait tout sur son postulat choc sans se soucier de construire une histoire solide autour. Au final, Saccharine est clairement une déception pour moi, un film qui avait une idée en or complètement gâchée par une réalisation trop fade et un scénario mal ficelé, ce qui en fait une expérience assez lente et globalement oubliable malgré quelques fulgurances visuelles éparses.
Une expérience assez étrange et envoûtante. J’ai été happé par cette ambiance mystérieuse et presque cauchemardesque, avec cette étrange gélule et tous les événements qui l’entourent. On cherche constamment à comprendre ce qui se passe et où le film veut nous emmener, ce qui m’a vraiment tenu en haleine.
Malheureusement, le film finit par donner l’impression de tourner en rond. Les mêmes situations se répètent, certaines choses sont assez improbables et, à force, la durée se fait sentir. J’avais parfois l’impression d’être plongé dans un cauchemar qui n’en finissait plus, sans que l’histoire progresse suffisamment.
Et surtout, la fin m’a laissé sur ma faim (sans rire !). Après avoir passé tout le film à chercher une explication, je m’attendais à une conclusion plus forte et plus satisfaisante.
Une curiosité qui m’a intrigué et captivé par son atmosphère, mais qui aurait gagné à être plus courte, moins répétitive et à proposer une conclusion plus convaincante.
3/5
Malheureusement, le film finit par donner l’impression de tourner en rond. Les mêmes situations se répètent, certaines choses sont assez improbables et, à force, la durée se fait sentir. J’avais parfois l’impression d’être plongé dans un cauchemar qui n’en finissait plus, sans que l’histoire progresse suffisamment.
Et surtout, la fin m’a laissé sur ma faim (sans rire !). Après avoir passé tout le film à chercher une explication, je m’attendais à une conclusion plus forte et plus satisfaisante.
Une curiosité qui m’a intrigué et captivé par son atmosphère, mais qui aurait gagné à être plus courte, moins répétitive et à proposer une conclusion plus convaincante.
3/5
L'histoire ne colle vraiment pas avec l'idée de la malédiction. Juste nulle franchement une perte de temps de 1h52mn
Avec son départ prometteur, Saccharine de Natalie Erika James évoque immédiatement le cinéma de Julia Ducournau (Grave). Dans la même veine, sans jeux de mots...
Le récit suit une jeune fille en proie à une forme de boulimie terrifiante, tissant des ponts fascinants entre hallucinations, possession corporelle et quête maladive du poids idéal. L'addiction aux gélules floute habilement la frontière entre réel et fantasme.
Malheureusement, la seconde moitié s'effondre. Le film s'emmêle les pinceaux dans un gloubi-boulga d'idées confuses qui se court-circuitent au lieu de se répondre. À force de vouloir trop en faire, la réalisatrice perd totalement son chemin et enlise l'intrigue dans des longueurs évitables. C'est bien dommage : ce projet plein de potentiel finit par se perdre en route et tourner en rond.
Le récit suit une jeune fille en proie à une forme de boulimie terrifiante, tissant des ponts fascinants entre hallucinations, possession corporelle et quête maladive du poids idéal. L'addiction aux gélules floute habilement la frontière entre réel et fantasme.
Malheureusement, la seconde moitié s'effondre. Le film s'emmêle les pinceaux dans un gloubi-boulga d'idées confuses qui se court-circuitent au lieu de se répondre. À force de vouloir trop en faire, la réalisatrice perd totalement son chemin et enlise l'intrigue dans des longueurs évitables. C'est bien dommage : ce projet plein de potentiel finit par se perdre en route et tourner en rond.
Grande amatrice de body horror mais peu sensible aux histoires impliquant des entités surnaturelles, j'étais curieuse de découvrir ce que pouvait donner cet ambitieux mélange des genres. Et le pari est relevé haut la main.
D'abord, le scénario est cohérent et plutôt réaliste. On croit à cet univers, et on croit aux tourments de notre héroïne qui n'a de cesse de chercher à comprendre ce qu'elle subit pour reprendre le contrôle de la situation. C'est agréable, des personnages futés dans un film d'horreur ! Dans ce cadre, l'entité trouve toute sa place, autant comme véritable menace étouffante, que comme symbole d'une malédiction à plusieurs têtes : maladie mentale et physique, désir refoulé, conflits intra-familiaux irrésolus...
Là où je trouvais The Substance simpliste dans son traitement de la "course à la beauté", Saccharine va plus loin et décrit assez subtilement les discours contraires qui l'encadrent. Il montre combien, une fois le doigt coincé dans l'engrenage, il est difficile de refaire surface, malgré toute la bonne volonté du monde, parce que la problématique n'est ni unique, ni purement interne.
Enfin, la mise en scène est impeccable. Un travail formidable a été fourni sur les couleurs, l'éclairage et surtout la gestion de l'obscurité, complice des apparitions du monstre qui sont toujours aussi inquiétantes qu'élégantes.
Bref, une très bonne surprise. Si vous aimez le travail de Julia Ducournau ou de Coralie Fargeat, n'hésitez plus, c'est le film que vous attendiez.
D'abord, le scénario est cohérent et plutôt réaliste. On croit à cet univers, et on croit aux tourments de notre héroïne qui n'a de cesse de chercher à comprendre ce qu'elle subit pour reprendre le contrôle de la situation. C'est agréable, des personnages futés dans un film d'horreur ! Dans ce cadre, l'entité trouve toute sa place, autant comme véritable menace étouffante, que comme symbole d'une malédiction à plusieurs têtes : maladie mentale et physique, désir refoulé, conflits intra-familiaux irrésolus...
Là où je trouvais The Substance simpliste dans son traitement de la "course à la beauté", Saccharine va plus loin et décrit assez subtilement les discours contraires qui l'encadrent. Il montre combien, une fois le doigt coincé dans l'engrenage, il est difficile de refaire surface, malgré toute la bonne volonté du monde, parce que la problématique n'est ni unique, ni purement interne.
Enfin, la mise en scène est impeccable. Un travail formidable a été fourni sur les couleurs, l'éclairage et surtout la gestion de l'obscurité, complice des apparitions du monstre qui sont toujours aussi inquiétantes qu'élégantes.
Bref, une très bonne surprise. Si vous aimez le travail de Julia Ducournau ou de Coralie Fargeat, n'hésitez plus, c'est le film que vous attendiez.
Une étudiante mal dans son corps se met à consommer une étrange gélule pour perdre du poids, libérant par la même occasion, une force surnaturelle…
Le diktat de la beauté et le culte du corps avaient été évoqués récemment à travers l’excellent The Substance (2024) de Coralie Fargeat. Après la française, c’est l’australienne Natalie Erika James (Relic - 2020) qui s’empare du sujet en mettant en scène une étudiante en médecine prête à tout pour perdre quelques kilos, quitte à franchir la ligne rouge.
Saccharine (2026) avait tout pour plaire, mais il s’avère très mal amené dans son ensemble. Traiter des TCA (troubles du comportement alimentaire) était une bonne idée (impossible de ne pas repenser à Swallow (2019) de Carlo Mirabella-Davis), mais y évoquer le surpoids (le film peut être taxé de grossophobe) n’en était pas vraiment une. De plus, aborder la dysmorphie corporelle en guise de métaphore était très intéressant, mais c’est très mal développé, tout comme le sous-texte queer qui s’avère sous-exploité.
C’est d’autant plus frustrant qu’il y a de très bonnes idées au niveau de la mise en scène spoiler: (la réalisatrice n’est pas avare en scène graphique, que ce soit des scènes de dissections ou des scènes de gavage, l’un et l’autre vous retournent l’estomac, sans parler des apparitions de la "grosse Bertha"),
la photo est soignée et Midori Francis, qui porte littéralement le film sur ses épaules, s’avère très convaincante. Mais avec près de 120min au compteur, le film aurait grandement gagné à être resserré, c’est bien trop long et assommant, dommage.
⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Le diktat de la beauté et le culte du corps avaient été évoqués récemment à travers l’excellent The Substance (2024) de Coralie Fargeat. Après la française, c’est l’australienne Natalie Erika James (Relic - 2020) qui s’empare du sujet en mettant en scène une étudiante en médecine prête à tout pour perdre quelques kilos, quitte à franchir la ligne rouge.
Saccharine (2026) avait tout pour plaire, mais il s’avère très mal amené dans son ensemble. Traiter des TCA (troubles du comportement alimentaire) était une bonne idée (impossible de ne pas repenser à Swallow (2019) de Carlo Mirabella-Davis), mais y évoquer le surpoids (le film peut être taxé de grossophobe) n’en était pas vraiment une. De plus, aborder la dysmorphie corporelle en guise de métaphore était très intéressant, mais c’est très mal développé, tout comme le sous-texte queer qui s’avère sous-exploité.
C’est d’autant plus frustrant qu’il y a de très bonnes idées au niveau de la mise en scène spoiler: (la réalisatrice n’est pas avare en scène graphique, que ce soit des scènes de dissections ou des scènes de gavage, l’un et l’autre vous retournent l’estomac, sans parler des apparitions de la "grosse Bertha"),
la photo est soignée et Midori Francis, qui porte littéralement le film sur ses épaules, s’avère très convaincante. Mais avec près de 120min au compteur, le film aurait grandement gagné à être resserré, c’est bien trop long et assommant, dommage.
⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
Décidément, la claque de 2024 « The Substance » et, à moindre mesure, la Palme d’or 2023 « Titane », deux films tricolores, n’ont de cesse de faire des émules. Et c’est peu dire que les copies et plagiats (ou films inspirés de, si on reste poli) ne se sont guère distingués. Le seul body-horror à message qui nous a marqué est peut-être celui qui ressemble le moins aux films de Coralie Fargeat et Julia Ducornau : « Together » avec ses corps qui fusionnent à l’extrême. Sinon, de « Shell » à « Slanted » en passant par « Grafted », toutes ces œuvres n’arrivent même pas à la cheville de leur illustre modèle. Elles sont, au mieux, distrayantes, au pire, totalement dispensables. De voir l’australienne, Natalie Erika James que l’on avait découverte avec le prometteur « Relic » s’attaquer à la thématique du physique, du poids et du paraître par le biais du fantastique et du body-horror était prometteur. Et, en effet, « Saccharine » est peut-être le moins mauvais de ces ersatz.
Il déploie quand même pas mal de défauts qui l’empêchent d’être aussi bien qu’espéré mais il dépasse tout de même largement la concurrence actuelle de cette mouvance ressuscitée. D’abord, et c’est quand même bien frustrant, le discours sur le diktats de beauté, notamment la minceur, est quand même évacué à une vitesse assez ahurissante. Le sujet de « Saccharine » apparaît donc plus comme un prétexte qu’une véritable analyse ou un commentaire sur le sujet. Comme si James avait été effrayée par l’impact qu’un tel sujet pouvait avoir sur le public et qu’elle était devenue frileuse en cours de tournage (ou de montage). Ensuite, le long-métrage regorge d’idées et pioche dans beaucoup de domaines du fantastique et de l’horreur mais tout cela manque d’homogénéité et frôle le pot-pourri tendance fourre-tout. Entre les pilules amincissantes, le fantôme du corps disséqué à la morgue, les pulsions boulimiques du personnage principal ou encore l’histoire des reflets convexes, le script est un peu chargé et enquille les idées un peu n’importe comment, aussi bonnes soient-elles. Et puis il faut avouer que cette œuvre est un peu trop longue pour ce qu’elle a à raconter.
Néanmoins, James muscle encore une fois sa mise en scène. À l’instar du film de Fargeat, en moins choc tout de même, les images proposées par « Saccharine » sont de toute beauté. Tourné majoritairement dans la pénombre, optimisant les coins sombres et jouant avec de nombreux effets de style plutôt bienvenus, la réalisation a de la gueule et colle au propos. L’ambiance malsaine, accentuée par une bande sonore oppressante et des effets du meilleur goût, finit de donner une forme appréciable au film. Ensuite, il y a pas mal de moments qui font peur et parfois sursauter et on suit l’histoire avec plaisir, on veut savoir comment va se terminer cette histoire. À ce titre, le plan final est sublime, proche du giallo. Alors si on y perd sur le fond, laissé un peu en jachère et partant dans tous les sens, l’univers et l’atmosphère ainsi que des idées en pagaille font de « Saccharine » une œuvre de body-horror plus que respectable à défaut d’être inoubliable ou incontournable.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Il déploie quand même pas mal de défauts qui l’empêchent d’être aussi bien qu’espéré mais il dépasse tout de même largement la concurrence actuelle de cette mouvance ressuscitée. D’abord, et c’est quand même bien frustrant, le discours sur le diktats de beauté, notamment la minceur, est quand même évacué à une vitesse assez ahurissante. Le sujet de « Saccharine » apparaît donc plus comme un prétexte qu’une véritable analyse ou un commentaire sur le sujet. Comme si James avait été effrayée par l’impact qu’un tel sujet pouvait avoir sur le public et qu’elle était devenue frileuse en cours de tournage (ou de montage). Ensuite, le long-métrage regorge d’idées et pioche dans beaucoup de domaines du fantastique et de l’horreur mais tout cela manque d’homogénéité et frôle le pot-pourri tendance fourre-tout. Entre les pilules amincissantes, le fantôme du corps disséqué à la morgue, les pulsions boulimiques du personnage principal ou encore l’histoire des reflets convexes, le script est un peu chargé et enquille les idées un peu n’importe comment, aussi bonnes soient-elles. Et puis il faut avouer que cette œuvre est un peu trop longue pour ce qu’elle a à raconter.
Néanmoins, James muscle encore une fois sa mise en scène. À l’instar du film de Fargeat, en moins choc tout de même, les images proposées par « Saccharine » sont de toute beauté. Tourné majoritairement dans la pénombre, optimisant les coins sombres et jouant avec de nombreux effets de style plutôt bienvenus, la réalisation a de la gueule et colle au propos. L’ambiance malsaine, accentuée par une bande sonore oppressante et des effets du meilleur goût, finit de donner une forme appréciable au film. Ensuite, il y a pas mal de moments qui font peur et parfois sursauter et on suit l’histoire avec plaisir, on veut savoir comment va se terminer cette histoire. À ce titre, le plan final est sublime, proche du giallo. Alors si on y perd sur le fond, laissé un peu en jachère et partant dans tous les sens, l’univers et l’atmosphère ainsi que des idées en pagaille font de « Saccharine » une œuvre de body-horror plus que respectable à défaut d’être inoubliable ou incontournable.
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Saccharine est un psy / body horror aussi dérangeant que fascinant, qui utilise l’horreur pour parler de sujets très actuels : la quête de la perfection à tout prix, les troubles alimentaires, la boulimie et cette pression constante de devoir renvoyer une image parfaite alors qu’on souffre intérieurement.
J’ai beaucoup aimé la métaphore du « démon intérieur » que l’on nourrit sans cesse, jusqu’à ce qu’il finisse par nous consumer. Le film montre avec justesse comment cette obsession de l’apparence peut dévorer l’identité d’une personne.
Le rythme est particulièrement réussi. Il oscille entre de longues séquences contemplatives qui traduisent parfaitement l’enfermement psychologique de l’héroïne et des passages beaucoup plus frénétiques, presque psychédéliques, lorsque le démon s’empare d’elle. La mise en scène épouse son état mental et nous entraîne avec elle dans sa descente.
Même le générique de fin est hallucinant. Le mélange entre le corps humain et la nourriture résume à lui seul les thèmes du film.
Impossible également de ne pas penser à The Substance, tant les deux films utilisent le body horror comme métaphore de notre rapport au corps et de l’obsession de la perfection. Mais là où The Substance s’attaque davantage aux diktats de la jeunesse et de la beauté, Saccharine propose une approche plus intime et psychologique.
La fin ne vous laissera pas sur votre faim…
J’ai beaucoup aimé la métaphore du « démon intérieur » que l’on nourrit sans cesse, jusqu’à ce qu’il finisse par nous consumer. Le film montre avec justesse comment cette obsession de l’apparence peut dévorer l’identité d’une personne.
Le rythme est particulièrement réussi. Il oscille entre de longues séquences contemplatives qui traduisent parfaitement l’enfermement psychologique de l’héroïne et des passages beaucoup plus frénétiques, presque psychédéliques, lorsque le démon s’empare d’elle. La mise en scène épouse son état mental et nous entraîne avec elle dans sa descente.
Même le générique de fin est hallucinant. Le mélange entre le corps humain et la nourriture résume à lui seul les thèmes du film.
Impossible également de ne pas penser à The Substance, tant les deux films utilisent le body horror comme métaphore de notre rapport au corps et de l’obsession de la perfection. Mais là où The Substance s’attaque davantage aux diktats de la jeunesse et de la beauté, Saccharine propose une approche plus intime et psychologique.
La fin ne vous laissera pas sur votre faim…
Que ce soit dans sa mise en scène ou dans ses thématiques, Saccharine est un condensé d’influences, de Requiem for a Dream à The Whale, en passant par Grave, The Substance et les films de possession. Un film qui a su digérer ses aînés pour proposer un divertissement efficace, ponctué de plusieurs scènes marquantes et d’une fin particulièrement choc.
On regrettera toutefois quelques longueurs ainsi que certains passages trop métaphoriques.
On regrettera toutefois quelques longueurs ainsi que certains passages trop métaphoriques.
La solution miracle pour maigrir n'existe pas, mais elle fait fantasmer beaucoup de personnes. Hana pense l'avoir trouvée, mais son astuce s'accompagne d'effets secondaires de plus en plus néfastes pour sa santé physique comme mentale. Un cas extrême pour évoquer ces méthodes farfelues et dangereuses qui représentent un vrai danger pour certaines personnes fragiles et désespérées. Hana représente ces gens qui sont prêts à tout pour perdre du poids et rentrer dans le moule de la société. Bien sûr, c'est beaucoup plus complexe dans la réalité tandis que Natalie Erika James se concentre surtout sur l'aspect horrifique de l'histoire avec cette descente aux enfers. Cependant, on ne peut pas passer à côté du sous-texte sur les normes de beauté et les troubles du comportement alimentaire qui est intéressant, même si je trouve que l'aspect familial n'est pas assez creusé. En tant que film d'horreur, "Saccharine" s'appuie sur de solides effets pratiques, mais il ne passe jamais un cap au niveau de l'histoire. Le récit est assez répétitif tandis que la menace n'est pas assez oppressante. S'il n'est jamais dérangeant ou dégueulasse , « Saccharine » est quand même pas mal.
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