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Fabien D
216 abonnés
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3,5
Publiée le 17 avril 2026
Sur un sujet tel que celui-ci, la pudeur et la sobriété, davantage que l'outrance et le trash, devaient être de mise et le film réussit à nous dévoiler l'industrie de la pornographie dans ce qu'elle peut avoir de plus glauque, notammenr à travers une scène assez perturbante, sans sombrer dans le sensationnalisme graveleux. En dépeignant ce monde du porno, à travers la relation d'un père et son fils, Truly Naked rappelle un certain cinéma social britannique qu'il quitte assez rapidement pour devenir une touchante chronique amoureuse adolescente. Le film n'est pas dénué de certaines maladresses et on peut, à juste titre, trouver le dénouement assez prévisible, pour autant le film interroge intelligement l'influence de la pornographie sur les adolescents. Il a également le mérite de ne pas condamner frontalement les agissements de ses personnages ainsi que le monde de la pornographie. On peut aussi y lire, en filigrane, un discours féministe, sur la place des femmes d'ailleurs pas tant dans le X que dans la société. Le film, dans ce qu'il a dire, est réussi et même assez souvent intelligent.
Un film d’une belle tenue malgré son inertie régulière, les personnages ayant une liberté de parler qui fait bon d’entendre, grâce à des dialogues et des scènes franches et non filtrés. Intéressant et à découvrir.
Premier Long-Métrage de la cinéaste belge Muriel d’Ansembourg qui réalise là une oeuvre crue mais sensible qui porte un regard réaliste sur ce monde de fantasmes et de faux-semblants ! C'est là un sujet relativement rare abordé sous un angle intéressant .
Ai vu « Truly naked » de la réalisatrice belge Muriel d’Asembourg présenté au dernier Festival de Berlin. Le film qui veut dénoncer la pornographie tout en étant explicite et frontal est interdit au moins de 16 ans. Dylan (Andrew Howard pas très bon) est un quadragénaire, acteur de film pornographique. Il n’a plus personne pour cadrer et monter ses prouesses sexuelles et demande à son fils, Alec (Caolan O’Gorman) , lycéen de le filmer plusieurs fois par semaine en rentrant de ses cours. Le quotidien du jeune homme devient de plus en plus difficile au lycée, mais aussi des ses rapports amoureux avec Nina (Safiya Benaddi), qui est dans sa classe et avec laquelle il doit faire un exposé sur l’addiction à … la pornographie. Le scénario alambiqué et tiré par les cheveux n’est jamais vraiment crédible tant les ficelles sont grossières tout en voulant énumérer tous les articles d’un catalogue (misogynie, inceste, addiction, consentement…) d’une façon plus que laborieuse. On peut aussi reprocher la façon dont certains sujets sont abordés et vite abandonnés, par exemple la persécution que subit Alec au Lycée. On perçoit bien la dimension politique du projet mais tout est si gratuitement sulfureux que le film devient vite irritant. Le climax en est une scène où intervient un poulpe géant… génant ! Tout y parait gratuit et fortuit. La caméra est toujours à la limite du voyeurisme alors que le film veut signaler justement l’inverse. Sujet sordide qui n’est jamais transcendé par le Cinéma.
Tourné au Royaume-Uni, le premier long-métrage de la Néerlandaise Muriel d’Ansembourg nous plonge au cœur d’une bien étrange famille, composée d’un père veuf, acteur porno tournant des contenus depuis chez lui, et de son fils Alec, qui s’est improvisé photographe, réalisateur et monteur des frasques de son propre géniteur. Pour cet adolescent, comment construire sa vie sentimentale et sexuelle en ayant évolué dans une telle atmosphère, calibrée sur une logique patriarcale problématique à plein d'égard ? Sur ce scénario atypique, ce film qui contient des scènes explicites propose des réponses intelligentes et originales, même si son incapacité à hiérarchiser les degrés de lecture tend à brouiller son message. Singulier.
Film extrêmement juste et osé. On est embarqué immédiatement dans l'histoire de cet ado atypique de par sa vie familiale et qui doit jongler dans son apprentissage de l'amour entre les pratiques de son père et sa propre histoire personnelle. Un vrai bonheur ! Caolán O'Gorman, le nouveau T Chalamet ? A suivre ...
Évidemment les sensibles détesteront le film mais selon moi la scène d'introduction très explicite (même si simulée) est essentielle, sans ça le film n'aurait pas la même force. Ou comment construire sa sexualité quand on est confronté au porno depuis tout jeune. Le film est une belle découverte de ce qu'est l'amour au delà du sexe. C'est finement joué, et l'actrice X est particulièrement juste dans ses propos et son jeu. Ce film dans quelques années sera très révélateurs des années 2020.
C'est mon coup de coeur de l'année. Quelle surprise de voir un tel sujet traité avec autant de délicatesse et juste le recul nécessaire. j'en suis sans voix.
Il peut filmer des trous et des balles à longueur de journée mais faire l'amour les yeux dans les yeux ça il peut pas... Alors certes tout le monde ici joue très bien, mais mettre 1h42 pour accoucher de ce pensum digne d'une campagne de sensibilisation contre le porno, c'est un peu long.