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Dafunk
394 abonnés
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4,5
Publiée le 15 avril 2026
J’ai adoré le film. À la fois esthétiquement beau et stylé (l’image, la musique), et avec un sujet osé, le film dépasse tous les clichés et réussit à nous emporter dès les premières minutes. On suit Alec et son quotidien entre lycée et tournages, et sa situation familiale pas commune, faite d’amour et de bienveillance dans un milieu qu’on imaginerait uniquement glauque… mais pas du tout! Au contraire, c’est un cocon où on rit, on bosse, et on s’aime… C’est là que Nina entre en jeu et lui permet de voir les limites du système familial qui lui est imposé, et peut-être lui permette d’envisager l’intimité. Il en ressort un film hyper original avec un sujet fort, un coup de poing aux idées reçues, un traitement humain des personnages auxquels on s’attache immédiatement. Interprétation impeccable pour un casting fascinant. Superbement filmé, le film réussit l’exploit d’être à la fois explicite et de ne jamais mettre mal à l’aise. Sur un sujet de société rarement traité sur grand écran, le film n’est pas sensationnaliste et ouvre le débat sur l’intimité à l’heure du tout porno. Bravo pour la justesse, la délicatesse, et un pur moment de cinéma.
Un film au sujet scabreux, traité de manière à la fois crue et délicate, avec des acteurs méritants. Le topo sur le monde du porno contemporain paraît réaliste, sans être manichéen. Il est question de business, de violences psychologiques et physiques (avec une scène animalière à la limite du soutenable), de consentement, de responsabilité, de dépendance et surtout d'influence sur le comportement amoureux et sexuel des jeunes. Il y a de l'audace, de l'intelligence et de la sensibilité dans ce premier long-métrage de la réalisatrice néerlandaise Muriel d'Ansembourg, même si l'on peut trouver l'orientation du discours critique pas toujours fluide, avec différentes directions pas toujours abouties (les contradictions internes du milieu du porno, le positionnement féministe, les stéréotypes de domination patriarcale...). Bref, il est dit ou suggéré beaucoup de choses intéressantes, mais peut-être pas de façon assez développée pour être totalement convaincante sur le plan sociologique ou moral, l'auteure privilégiant la dimension plus fictionnelle, relationnelle, de son récit : la relation toxique (malsaine et dérangeante) entre père et fils, le récit de désapprentissage et d'apprentissage (amoureux et sexuel) d'un ado sous influence, le récit de son émancipation. Cette dimension est impactante (même si certaines relations problématiques, celles au lycée notamment, sont oubliées en cours de route), avec une belle attention portée à la confusion des sentiments et des désirs, à la confusion de leurs expressions, au regard porté à l'autre, au rapport entre image et réalité... La fin du film est ainsi bien sentie.
Pour son premier long métrage Muriel D'Ansembourg choisit un sujet sulfureux : le désir amoureux en explorant le féminisme et ses contradictions dans le milieu de la pornographie. Mais Truly Naked juxtapose un peu trop scolairement la romance adolescente et le documentaire gonzo ! Voici donc Alec, lycéen qui aimerait séduire Nina, mais redoute de lui révéler la réalité de son existence. Et pour cause Alec filme et monte tous les soirs les performances érotiques de son père, acteur hardcore, pour les diffuser en ligne. Alec va devoir se confier, maitriser son désir, pour s’engager dans une relation amoureuse sensible et sincère. Bien sûr Muriel D'Ansembourg en filmant une réalité malaisante, évoque aussi la misogynie du milieu, la question du consentement, l'inceste physique ou psychologique en l'espèce, la marchandisation du sexe, l'addiction des jeunes aux sites pornographiques, mais son propos reste trop superficiel et se limite finalement à une idylle adolescente pour le moins scabreuse !
Belle romance d'adolescents malgrè un environnement familial pornographique sordide. Cela sonne juste et permet d'opposer deux mondes irréconciliables.
On suit un adolescent qui est le cameraman des films pornographiques de son père. Dès la première scène on est mis dans le bain. D'ailleurs le même adolescent doit faire un exposé sur les addictions du porno. Avec une camarade de classe.
C’était dérangeant où c’est un adolescent qui filme pour son père. D'ailleurs une scène où on était comme Alec, on était très mal à l'aise par rapport à la situation. Il doit mêler tournage, sa vie scolaire et sa jeunesse.
Mais avec bienveillance ça nous montre la complexité de ce sujet. À travers deux adolescents qui vont s'apprendre à se connaître. Qui sera au centre du film.
Franchement pas terrible. C'est lourdingue. Toujours le même scénario Un énième film sur des adolescents à la découverte de l'amour mais ici dans un contexte "porno". La réalisation me semble maladroite qui en rajoute (très gros plans, caméra voyeuse comme si "l'objet" filmé ne suffisait pas) . La réalisatrice a des fantasmes pourquoi pas mais tout ça ne paraît pas sincère.
Vu à la Berlinale. Le film Truly Naked propose une réflexion sensible et contemporaine sur un sujet rarement abordé avec autant de justesse : l’addiction au porno et ses effets sur la construction intime des jeunes. À travers le parcours d’un jeune homme qui filme des scènes pornographiques pour son père — lequel en fait commerce — le film explore avec finesse le contraste entre une sexualité fabriquée et la réalité des émotions. L’audace du propos et de certaines images n’est jamais gratuite ni complaisante. Au contraire, le scénario utilise la transgression pour interroger le rapport à l’image, à la performance et aux attentes que la pornographie peut façonner. L’idée brillante du film réside dans le parallèle entre la vie du protagoniste et l’exposé scolaire qu’il doit préparer sur l’addiction au porno avec une camarade de classe. Cette collaboration devient le cœur émotionnel du récit. À mesure qu’ils travaillent ensemble, une relation sincère se développe, mettant en lumière le décalage profond entre ce que l’on voit à l’écran et ce que l’on ressent réellement. La première relation sexuelle du jeune homme, influencée par des représentations biaisées et performatives, échoue à satisfaire sa partenaire. Mais c’est précisément là que le film touche juste : il montre la maladresse, la vulnérabilité et l’apprentissage. Truly Naked réussit ainsi à traiter un sujet délicat avec humanité et nuance. Il ne moralise pas, mais invite à réfléchir. Entre ce que l’on voit et ce que l’on ressent, le film rappelle avec douceur qu’il existe une différence essentielle — et que la véritable intimité naît de la connexion authentique, et non de la performance.
Pour Alec, qui vit seul une relation toxique avec son père (un acteur X), le désir se confond avec le porno et son quotidien devient de plus en plus difficile à dissimuler lorsqu’il se rapproche de Nina…
Pour son premier long-métrage, Muriel d’Ansembourg dresse le portrait déroutant d’une relation père-fils souillée par la pornographie (le père est producteur et acteur, tandit que c’est le fiston qui tient la caméra et en assure le montage). Non seulement le film met en lumière cette relation toxique (à travers un récit d’émancipation), mais elle rappelle aussi à quel point la pornographie déforme la réalité et n’est rien d’autre que purs fantasmes et faux semblants.
Le portrait d’Alec, incarné par Caolán O'Gorman, un ado timide et introverti, dénote dans cet univers très cru du porno où son père, Andrew Howard (I Spit on Your Grave - 2010), joue les macho de service et ne recule devant rien pour faire des vues avec ses vidéos spoiler: (quitte à utiliser un poulpe lors d’une partie de jambes en l’air) .
On aurait pu s’attendre à un film assez malsain ou glauque, mais il n’en est rien. Si les scènes de sexe sont explicites, elles servent le récit et ne sont pas là pour exciter les spectateurs bien au contraire. Le film est avant tout centré sur cette histoire d’amour naissante entre deux adolescents (magnifique Safiya Benaddi), avec en toile de fond, un récit initiatique, teinté de pornographie où le film n’oublie pas d’évoquer des sujets importants, dont le consentement (et c’est déjà ça).
Il y a plusieurs thèmes dans Truly Naked et le plus singulier, eu égard au contexte, est celui des relations entre un père et un fils, le premier gagnant sa vie comme acteur dans l'industrie pornographique, quoiqu'il soit plus juste, en l'occurrence, de parler d'artisanat. Ce qui ne change rien au fait que le film nous met frontalement devant des scènes que l'on qualifierait de scabreuses dans n'importe quel autre long métrage, mais qui ici s'imposent pour délimiter le sujet, si ce n'est qu'il y a parfois de quoi trouver les situations fort embarrassantes. C'est d'autant plus marquant (et obscène ?) qu'en parallèle se met en marche une romance adolescente, avec ses rougeurs épidermiques et ses sourires de connivence timide. Le film n'a pas peur de grand-chose nous confrontant au féminisme, aux premiers désirs, aux déséquilibres familiaux, aux rapports de force scolaires et donc à la grande méchante pornographie, telle qu'elle s'offre dans toute sa crudité aux plus innocents. Truly Naked n'est pas un manifeste, cependant, et possède ses zones d'humour et de tendresse, encore heureux, qui contrastent avec un étalage de chair pas complaisant, mais quand même. Au milieu de tout cela, on remarque la belle alchimie entre les deux jeunes acteurs principaux, Caolán O'Gorman et Safiya Benaddi, pleins de fraîcheur dans un environnement souvent sordide.
"Truly Naked" noté correctement par la critique, présenté cette année à la Berlinale est un drame audacieux. La réalisatrice belge Muriel d’Ansembourg signe une histoire moderne qui reflète notre société, s'attardant sur les effets de la dépendance à la pornographie chez les jeunes hommes. Dans ce monde où le désir féminin est éclipsé et où les femmes sont réduites à des objets pour satisfaire les fantasmes masculins qui dictent les relations sexuelles, le lien toxique entre père et fils sert de trame narrative. Des acteurs d'une justesse exemplaire incarnent ces rôles, faisant de ce film une réussite à mes yeux.
Un film insolite, dénonciation des dérives du porno tout en en reprenant des éléments justifiant l'interdiction aux moins de 16 ans avec avertissement. Même si le propos moralisateur et angélique est parfois maladroit, l'ensemble est bien mené et la romance sincèrement touchante.
Un jeune homme de 17 ans se voit attribuer un exposé sur l'addiction au porno avec une camarade qu'il connaît peu. Son père bosse dans l'industrie du porno, ce qui ne facilite pas la tâche. L'idée de départ est bonne, la déconstruction de la sexualité patriarcale binaire est réussie, le film est très bien construit et les acteurs et actrices crédibles et attachants. Si l'on ne peut adhérer à 100%, c'est surtout à cause d'un détail qui n'apparaît jamais comme un problème : le cameraman des vidéo du père n'est autre que son propre fils. Weird, mais surtout weird de ne pas en parler.
Derriere une histoire par moments assez sordide, la réalisatrice a mis surtout un dispositif pour opposer le spectacle pornographique, qui a investi tous les pore de la société qu'on le veuille ou non, avec une romance touchante, pour une critique assez juste de cette industrie. Les ebats entre les ados sont filmé avec soin et sensualité, s'attardant sur la peau, les respirations ,les regards, à l'image du dernier plan. C'est une critique assez bienvenue sur une industrie qui a pris une place trop importante dans l'imaginaire, merci Internet. Malgré des scènes hardcore, adultes gardent quelque chose de touchant, mais ce sont les ados qui apportent beaucoup, le garçon avec son côté Paul Mescal, et la fille est bien choisie dégageant a la fois sex-appeal et tendresse.
Alec est un jeune homme d’apparence réservé. En réalité, sa vie est bouleversée par celle de son père acteur porno, qui l’implique dans son business. Cette relation malsaine est saisissante dès les premières secondes avec une scène cru. Sa rencontre avec Nina, jeune femme, féministe, va l’amener à prendre conscience du désir féminin. Grâce à elle, il va voir le monde autrement. Un dilemme va s’imposer à lui : trahir son père ou trahir ses sentiments. C’est choc, glaçant, plein de tendresse malgré tout. Enfin, un mot sur Caolán O’Gorman, jeune acteur prodigieux, au visage d’ange, redoutable dans ce rôle. Un brillant avenir s’offre à lui.
Alec doit faire un exposé avec une camarade de classe sur l’addiction au porno chez les jeunes. Il est assez bien placé puisque son père, acteur X l’emploi comme cadreur et monteur sur ses tournages. Un film qui évite soigneusement d’être trop voyeuriste sur un sujet glissant et qui nous parle, avec plus ou moins de réussite, d’une relation toxique et de la découverte du sexe pour un jeune homme qui baigne déjà dedans depuis trop longtemps.