Truly Naked
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Cadreum
Cadreum

75 abonnés 826 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 août 2026
Muriel d'Ansembourg a passé une décennie sur des courts métrages consacrés aux adolescents qui découvrent que le sexe existe et qu'il ne ressemble à rien de ce qu'on leur en avait dit — Good Night en 2012, nommé aux BAFTA, puis Fuck-a-Fan en 2024, première incursion dans l'industrie du X, celle des tournages où l'on plaisante entre deux prises. Truly Naked prolonge le second et hérite des difficultés du premier : des années à chercher un financement pour un projet qui exigeait de filmer explicitement des adultes et pudiquement des mineurs, un casting sauvage par vidéos envoyées, et finalement le montage de coproduction qui rend ce genre d'objet possible aujourd'hui en Europe — Pays-Bas, Belgique, France, pour un film tourné en Angleterre, vendu depuis Berlin, présenté en section Perspectives.

Les 90 premières secondes montrent deux corps peints en or dans une lumière qui promet de la chaleur, puis un raccord cut brutal sur le plateau réel, l'appartement, l'adolescent derrière l'objectif : le dispositif fabrique la marchandise, retire le décor, et assigne au spectateur une place qu'aucun discours n'obtiendrait. Tout y est exact, jusqu'au vocabulaire technique et à la chorégraphie des positions — Alessa Savage, actrice de X, joue Lizzie et cette exactitude des protocoles de plateau tiendra jusqu'au dernier plan du film. Elle s'accompagne d'une décision qui commande elle aussi les cent deux minutes : rien dans le cadre ne cherche à exciter, l'explicite est là pour être vu, pas pour être consommé, et la caméra ne prend jamais le relais de celle qu'elle filme. L'éjaculation qui clôt la prise est d'ailleurs obtenue au moyen d'une prothèse dont la fausseté crève l'écran, et il faut saluer ce courage-là — des images qui s'annoncent comme truquées à l'instant précis où elles prétendent fonder l'autorité de vérité de tout ce qui suivra. Suit le « Bon, un thé ? », même pièce, même lumière, aucune ellipse, aucun raccord qui signalerait le franchissement d'une frontière, et une conversation sur les mycoses. La continuité spatiale fait seule le raisonnement : on sort de la pornographie comme d'un poste de travail, en posant sa caméra, et le scandale ne loge pas dans l'obscénité mais dans l'organigramme — un mineur y est employé, non déclaré, par son père. Le film tient là son objet réel, qui est un rapport de production. Il va passer une heure et demie à le perdre.

L'exposé scolaire arrive tôt et gouverne tout. Que le hasard assigne à un garçon élevé sur un plateau porno un travail de classe sur l'addiction au porno relève d'une commodité qui se voit, mais la maladresse est le prix. Le film s'achète ainsi une scène où ses personnages peuvent légitimement énumérer le lexique dégradant, comparer leurs positions et restituer des conclusions, puisque c'est le professeur qui l'a demandé. Le didactisme n'est pas supprimé par cette diégétisation, il est blanchi.

Puis vient la séance de photos pour "demandes spéciales", où Alec dirige Lizzie avec des accessoires absurdes. La caméra reste sur les mains, l'appoint de lumière, la négociation des poses. Caolán O'Gorman y est bon, rapide, professionnel, et cette compétence est le symptôme que le film réussit à rendre visible sans jamais le nommer : un adolescent survit à une situation intenable en la convertissant en savoir-faire. La mise en scène a filmé une dissociation, et l'a filmée juste. C'est aussi le sommet de la caractérisation d'Alec, atteint au premier tiers. Ce qui lui arrive ensuite relève du parcours balisé de l'éducation sentimentale — le nouveau du lycée, la fille inaccessible, le malentendu, la réconciliation — et le garçon en ressort avec exactement la même épaisseur, augmentée d'une opinion. Le montage alterne les deux régimes, chronique lycéenne et documentaire gonzo, en blocs si nettement découpés qu'on voit le classeur : une séquence pour la romance, une séquence pour le plateau, retour à la romance. Le raccord distribue les matières.

La conversation entre Nina et Lizzie est la seule séquence du film d'où les hommes sont sortis, et c'est celle à qui l'on confie la thèse. Une femme la prononce à voix haute, face caméra ou presque : le problème n'est pas le porno, c'est le patriarcat. Le film a passé une heure à le montrer — par le décor, par le montage, par le comportement du père — et il s'arrête pour le dire, comme s'il redoutait qu'on n'ait pas suivi. Le champ-contrechamp fige l'échange en débat, chacune sur sa chaise, chacune avec son argument, la réplique-clé tombant au centre du plan comme un sous-titre récité, sans contradicteur.

Arrive alors la meilleure idée du scénario, et le film la jette. Dylan recrute une femme croisée dans une pharmacie, lui fait signer une décharge — le plan existe, le papier est signé — et ce qui suit disqualifie méthodiquement ce que ce papier était censé garantir. Le consentement comme procédure, débordé par la situation ; puis le refus de la payer, qui transforme la question éthique en question salariale et en question de possession des rushes. Trois minutes pendant lesquelles le film pense enfin la pornographie comme un rapport de production. Après quoi Rose disparaît. Plus un plan. Les conséquences de ce qu'elle a subi seront portées par la conscience du garçon, qui s'éloigne de son père et grandit. La seule femme réellement abîmée du film est expulsée du film dès qu'elle a servi à convertir un adolescent.

La bascule est le tournage avec le poulpe. Le film avait besoin d'un seuil visuel pour produire un seuil moral, et il se l'accorde : l'horreur entre dans le cadre. Que l'économie du clic pousse à l'extrême, la dramaturgie ne l'établit pas ; l'intensité, si. Le gros trait est assumé jusqu'au mauvais goût, avec cette conviction qu'une image assez répugnante vaut argument. Un film qui jure de ne pas juger organise ici le dégoût dont il aura besoin pour son dernier acte.

Quant au père, le film lui accorde l'analyse la plus lucide qu'on y entende — ce n'est pas un projet artistique, c'est du porno, il faut du hardcore, sinon personne ne clique — après l'avoir soigneusement codé en enfant vieilli, peignoir de soie et joints à toute heure. Le système est énoncé au dialogue, la sanction tombe sur un individu. Et au moment précis où sa part noire affleure, où la mise en scène pourrait descendre chercher ce qui a fabriqué cet homme, le scénario remonte et se contente de deux étiquettes : misogynie de sa génération, faim de vues. Le personnage qui portait la lecture capitaliste du film se trouve expliqué par son époque et par son ambition, ce qui dispense de l'expliquer par son marché. La réalisatrice répète en entretien qu'il est prisonnier de ce qui l'a fabriqué ; sa dramaturgie avait besoin d'un fautif et l'a désigné. Au final, le film n'apporte pas grand-chose de neuf sur l'industrie du X elle-même.

Le dernier acte remplace la cohabitation par la suppression. Il ne s'agit plus d'apprendre à vivre avec les images : il s'agit d'éteindre l'enregistrement de tout acte sexuel, y compris privé, y compris consenti, y compris tourné entre deux personnes qui s'aiment et n'ont l'intention de le vendre à personne. Le film cesse alors d'être un film pour devenir un avertissement sanitaire adressé à une classe d'âge, et cette conversion lui coûte tout ce qu'il avait construit : les deux mondes qu'il s'était donné une heure à faire coexister sont soldés en dix minutes, l'un ayant gagné, l'autre devant disparaître. Puis vient l'idée de trop, la trouvaille qu'on garde pour la fin parce qu'on la croit forte : le retournement vers la caméra. Équation usée jusqu'à la corde, plaquée en guise de signature, et qui a surtout le mérite d'occuper la sortie de séance pour éviter qu'on demande ce que la caméra, elle, fabriquait pendant la séquence du poulpe.

Voilà donc à qui la réparation est confiée. Pas au droit du travail, qui n'apparaît que trois minutes et sous la forme d'un chèque refusé. Pas à l'État, absent d'un territoire sans nom. Pas aux hommes, dont le représentant est expédié en père indigne au moyen de deux adjectifs. La réparation incombe à une lycéenne de dix-sept ans, à une actrice de X qui articule proprement le mot patriarcat, et à la conscience d'un garçon qu'il faudra rééduquer. Le film redistribue une question de marché en question de conduite intime et confie la solution à celles qui subissent le problème. C'est exactement ce que fait l'époque qui l'a produit : elle légifère sur la vérification d'âge, elle commande des exposés scolaires, elle demande aux adolescentes d'éduquer les adolescents, et elle ne touche jamais aux plateformes.
FaRem

10 611 abonnés 11 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 août 2026
Comment vivre et grandir sainement en tant qu'enfant d'une star du X ? Il y a le regard des autres, qui n'est pas facile, même si cela souligne une certaine hypocrisie, et il y a surtout le regard porté sur les femmes et les relations sexuelles. Le père d'Alec ne fait pas simplement du porno, mais des vidéos hardcore. Son fils connaît les codes de ce milieu, mais finalement peu de la vie. Au contact de Nina, il va devoir déconstruire cette vision déformée des choses pour apprendre tout ce qu'il y a à savoir sur l'intimité, du consentement au plaisir. Muriel d'Ansembourg propose certaines scènes parfois très crues, mais c'est pour appuyer le contraste entre les deux mondes. La réalisatrice aurait pu aller plus loin dans sa critique de cette industrie rabaissante et déformatrice, mais elle livre un récit initiatique attendrissant d'un adolescent vulnérable et sensible. Caolán O'Gorman et Safiya Benaddi, qui débutent tous deux face à la caméra, sont parfaits dans ces rôles qui demandent de la fragilité, de la retenue et une timide complicité. Au final, « Truly Naked » est un bon film à la fois amusant et tendre.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

144 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mai 2026
Tourné au Royaume-Uni, le premier long-métrage de la Néerlandaise Muriel d’Ansembourg nous plonge au cœur d’une bien étrange famille, composée d’un père veuf, acteur porno tournant des contenus depuis chez lui, et de son fils Alec, qui s’est improvisé photographe, réalisateur et monteur des frasques de son propre géniteur. Pour cet adolescent, comment construire sa vie sentimentale et sexuelle en ayant évolué dans une telle atmosphère, calibrée sur une logique patriarcale problématique à plein d'égard ? Sur ce scénario atypique, ce film qui contient des scènes explicites propose des réponses intelligentes et originales, même si son incapacité à hiérarchiser les degrés de lecture tend à brouiller son message. Singulier.
Arthur Brondy

308 abonnés 1 507 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mai 2026
Alec est un jeune homme d’apparence réservé. En réalité, sa vie est bouleversée par celle de son père acteur porno, qui l’implique dans son business. Cette relation malsaine est saisissante dès les premières secondes avec une scène cru. Sa rencontre avec Nina, jeune femme, féministe, va l’amener à prendre conscience du désir féminin. Grâce à elle, il va voir le monde autrement. Un dilemme va s’imposer à lui : trahir son père ou trahir ses sentiments. C’est choc, glaçant, plein de tendresse malgré tout. Enfin, un mot sur Caolán O’Gorman, jeune acteur prodigieux, au visage d’ange, redoutable dans ce rôle. Un brillant avenir s’offre à lui.
Jerome
Jerome

50 abonnés 203 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 mai 2026
Belle romance d'adolescents malgrè un environnement familial pornographique sordide. Cela sonne juste et permet d'opposer deux mondes irréconciliables.
mathieu leblanc
mathieu leblanc

2 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 mai 2026
Il peut filmer des trous et des balles à longueur de journée mais faire l'amour les yeux dans les yeux ça il peut pas... Alors certes tout le monde ici joue très bien, mais mettre 1h42 pour accoucher de ce pensum digne d'une campagne de sensibilisation contre le porno, c'est un peu long.
LoicDRF
LoicDRF

49 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 avril 2026
C'est mon coup de coeur de l'année. Quelle surprise de voir un tel sujet traité avec autant de délicatesse et juste le recul nécessaire. j'en suis sans voix.
Christian RZ
Christian RZ

93 abonnés 309 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 avril 2026
Beaucoup trop de situations improbables dans ce petit film familial qui finissent par nuire à son propos pseudo émancipateur. dommage
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

187 abonnés 600 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 avril 2026
Ai vu « Truly naked » de la réalisatrice belge Muriel d’Asembourg présenté au dernier Festival de Berlin. Le film qui veut dénoncer la pornographie tout en étant explicite et frontal est interdit au moins de 16 ans. Dylan (Andrew Howard pas très bon) est un quadragénaire, acteur de film pornographique. Il n’a plus personne pour cadrer et monter ses prouesses sexuelles et demande à son fils, Alec (Caolan O’Gorman) , lycéen de le filmer plusieurs fois par semaine en rentrant de ses cours. Le quotidien du jeune homme devient de plus en plus difficile au lycée, mais aussi des ses rapports amoureux avec Nina (Safiya Benaddi), qui est dans sa classe et avec laquelle il doit faire un exposé sur l’addiction à … la pornographie. Le scénario alambiqué et tiré par les cheveux n’est jamais vraiment crédible tant les ficelles sont grossières tout en voulant énumérer tous les articles d’un catalogue (misogynie, inceste, addiction, consentement…) d’une façon plus que laborieuse. On peut aussi reprocher la façon dont certains sujets sont abordés et vite abandonnés, par exemple la persécution que subit Alec au Lycée. On perçoit bien la dimension politique du projet mais tout est si gratuitement sulfureux que le film devient vite irritant. Le climax en est une scène où intervient un poulpe géant… génant ! Tout y parait gratuit et fortuit. La caméra est toujours à la limite du voyeurisme alors que le film veut signaler justement l’inverse. Sujet sordide qui n’est jamais transcendé par le Cinéma.
QuelquesFilms.fr

364 abonnés 1 779 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2026
Un film au sujet scabreux, traité de manière à la fois crue et délicate, avec des acteurs méritants. Le topo sur le monde du porno contemporain paraît réaliste, sans être manichéen. Il est question de business, de violences psychologiques et physiques (avec une scène animalière à la limite du soutenable), de consentement, de responsabilité, de dépendance et surtout d'influence sur le comportement amoureux et sexuel des jeunes. Il y a de l'audace, de l'intelligence et de la sensibilité dans ce premier long-métrage de la réalisatrice néerlandaise Muriel d'Ansembourg, même si l'on peut trouver l'orientation du discours critique pas toujours fluide, avec différentes directions pas toujours abouties (les contradictions internes du milieu du porno, le positionnement féministe, les stéréotypes de domination patriarcale...). Bref, il est dit ou suggéré beaucoup de choses intéressantes, mais peut-être pas de façon assez développée pour être totalement convaincante sur le plan sociologique ou moral, l'auteure privilégiant la dimension plus fictionnelle, relationnelle, de son récit : la relation toxique (malsaine et dérangeante) entre père et fils, le récit de désapprentissage et d'apprentissage (amoureux et sexuel) d'un ado sous influence, le récit de son émancipation. Cette dimension est impactante (même si certaines relations problématiques, celles au lycée notamment, sont oubliées en cours de route), avec une belle attention portée à la confusion des sentiments et des désirs, à la confusion de leurs expressions, au regard porté à l'autre, au rapport entre image et réalité... La fin du film est ainsi bien sentie.
Guiciné
Guiciné

214 abonnés 1 356 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2026
Un film d’une belle tenue malgré son inertie régulière, les personnages ayant une liberté de parler qui fait bon d’entendre, grâce à des dialogues et des scènes franches et non filtrés.
Intéressant et à découvrir.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

234 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 avril 2026
Alec doit faire un exposé avec une camarade de classe sur l’addiction au porno chez les jeunes.
Il est assez bien placé puisque son père, acteur X l’emploi comme cadreur et monteur sur ses tournages.
Un film qui évite soigneusement d’être trop voyeuriste sur un sujet glissant et qui nous parle, avec plus ou moins de réussite, d’une relation toxique et de la découverte du sexe pour un jeune homme qui baigne déjà dedans depuis trop longtemps.
Ufuk K

626 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2026
"Truly Naked" noté correctement par la critique, présenté cette année à la Berlinale est un drame audacieux. La réalisatrice belge Muriel d’Ansembourg signe une histoire moderne qui reflète notre société, s'attardant sur les effets de la dépendance à la pornographie chez les jeunes hommes. Dans ce monde où le désir féminin est éclipsé et où les femmes sont réduites à des objets pour satisfaire les fantasmes masculins qui dictent les relations sexuelles, le lien toxique entre père et fils sert de trame narrative. Des acteurs d'une justesse exemplaire incarnent ces rôles, faisant de ce film une réussite à mes yeux.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 904 abonnés 8 267 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2026
Pour Alec, qui vit seul une relation toxique avec son père (un acteur X), le désir se confond avec le porno et son quotidien devient de plus en plus difficile à dissimuler lorsqu’il se rapproche de Nina…

Pour son premier long-métrage, Muriel d’Ansembourg dresse le portrait déroutant d’une relation père-fils souillée par la pornographie (le père est producteur et acteur, tandit que c’est le fiston qui tient la caméra et en assure le montage). Non seulement le film met en lumière cette relation toxique (à travers un récit d’émancipation), mais elle rappelle aussi à quel point la pornographie déforme la réalité et n’est rien d’autre que purs fantasmes et faux semblants.

Le portrait d’Alec, incarné par Caolán O'Gorman, un ado timide et introverti, dénote dans cet univers très cru du porno où son père, Andrew Howard (I Spit on Your Grave - 2010), joue les macho de service et ne recule devant rien pour faire des vues avec ses vidéos spoiler: (quitte à utiliser un poulpe lors d’une partie de jambes en l’air)
.

On aurait pu s’attendre à un film assez malsain ou glauque, mais il n’en est rien. Si les scènes de sexe sont explicites, elles servent le récit et ne sont pas là pour exciter les spectateurs bien au contraire. Le film est avant tout centré sur cette histoire d’amour naissante entre deux adolescents (magnifique Safiya Benaddi), avec en toile de fond, un récit initiatique, teinté de pornographie où le film n’oublie pas d’évoquer des sujets importants, dont le consentement (et c’est déjà ça).

⦿ http://bit[POINT]ly/CinephileNostalGeek ⦿ http://twitter[POINT]com/B_Renger ⦿
capirex
capirex

197 abonnés 838 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2026
Premier Long-Métrage de la cinéaste belge Muriel d’Ansembourg qui réalise là une oeuvre crue mais sensible qui porte un regard réaliste sur ce monde de fantasmes et de faux-semblants ! C'est là un sujet relativement rare abordé sous un angle intéressant .
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