Collapse (Face à Gaza)
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khesanh76
khesanh76

37 abonnés 361 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 mai 2026
Ce film se décompose en deux parties : la première est le retour de la réalisatrice sur le terrain du Kibboutz qui l'a hébergé. Les images sont fortes, surtout celles des boites à lettres stickées de rouge et de noir.
La deuxième partie est filmée sans ligne directrice précise on voit pêle mêle des pacifistes convaincus, des touristes américains dans les ruines des kibboutz et des ultra...tout cela bien mélangé dans un shaker...Tout cela est filmé avec des bribes de prises de parole de l'un ou de l'autre camp. Ce film aurait mérité d'être monté comme un documentaire, hélas ce n'est pas la voie qu'a choisi Anat Even.
sylcler
sylcler

6 abonnés 68 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 mai 2026
Film brouillon ,toujours le même paysage sans les interventions de Ariel sont interessantes, mais elle est très ambigüe, pas du tout courageuse pour aller interroger les opposants à, Nietanahou; Peu intéressant.
Muriel M
Muriel M

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 mai 2026
Terrible… Le cinéma peut-il encore raconter quelque chose de cette guerre ? Plus que jamais. Avec une grande sobriété, presque minimaliste, ce film interroge avec force l’absurdité du conflit, sans jamais tomber dans le spectaculaire.
Eric Michel62
Eric Michel62

4 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Vu à la Berlinale. L'Effondrement s’impose comme un geste cinématographique d’une grande force morale. La cinéaste israélienne Anat Even y livre un regard critique, révolté et profondément personnel sur l’absurdité de la guerre.

Dès les premières images, le film confronte le spectateur au kibboutz de Nir Oz, en partie détruit et dont les habitants ont été massacrés le 7 octobre, où subsistent encore des affiches appelant à des manifestations pour la paix prévues ce même jour, comme des vestiges d’espoir saisis au cœur du désastre.

Aujourd'hui les tirs résonnent, glaçants. La voix d’un médecin israélien resté à Gaza décrit le désastre humanitaire. Une autre voix explique les effets des armes. À la question d’un ami français : « Comment parler de Gaza sans y être ? », la réalisatrice répond par le cinéma. Elle filme la destruction depuis la frontière, depuis des points de vue lointains, captant les manœuvres des troupes et des chars de l’armée israélienne avant qu’ils ne partent pour une nouvelle offensive. La guerre est invisible, mais omniprésente. Ce choix formel, contraint par l’interdiction de franchir la limite de la frontière, évoque par moments la manière dont Jonathan Glazer filmait l’horreur en périphérie dans "La zone d'intérêt": montrer l’immontrable en le laissant affleurer par le son, par l’absence, par le hors-champ.

Ce qui rend L’Effondrement si puissant, c’est son parti pris assumé. Even ne prétend pas à une objectivité froide ; elle revendique une subjectivité inquiète, habitée par le sentiment qu’Israël se perd dans une soif de vengeance et une guerre sans fin. Œuvre courageuse, sensible et formellement maîtrisée, L’Effondrement transforme l’effroi en réflexion, faisant du cinéma un espace de résistance.
Zehia kessabia
Zehia kessabia

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4,0
Publiée le 13 juillet 2026
Merci merci pour ce film plein de bienveillance d empathie et d objectivité. Garder l espoir d une cohabitation entre les palestiniens et les israéliens dans cette ambiance toxique haineuse alimentée par ce gouvernement raciste est un défi qui le semble inévitable pour arriver à une paix durable . Le problème ne se résoudra pas par la violence mais la solidarité de 2 peuples qui souffrent et le DIALOGUE entre etres humains meurtris dans leurs chairs .courage et tenez bon dans vos principes restez HUMAINE malgre le chaos
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 mai 2026
Anat Even est allée filmer le kibboutz de Nir-Oz où elle avait passé une partie de sa jeunesse, cible des sanglantes attaques du Hamas le 7 octobre 2023. Un quart de ses habitants ont été tués ou kidnappés. Il est situé à quelques kilomètres à peine de Gaza.

Alors que les événements du 7-octobre n’avaient jusqu’à présent donné lieu à aucun film, on a vu coup sur coup ces dernières semaines sortir trois documentaires qui lui sont liés. Ils sont emblématiques des réactions que cet événement historique a pu susciter. Les parents de Yotam ("Looking for Yotam" sorti le 15 avril), kidnappé par le Hamas et tué par erreur par Tsahal, ne mégotent pas leur soutien à Nétanyahou et à la guerre que l’armée israélienne à Gaza. Les parents de Liat ("Holding Liat" sorti le 1er avril) sont autrement plus critiques qui accusent le Premier ministre israélien de sacrifier le sort des otages sur l’autel de sa guerre vengeresse.

La réalisatrice de "Collapse" l’est tout autant. C’est une Israélienne de gauche, pacifiste, anti-Netanhayou. Elle condamne avec la plus grande fermeté les attaques terroristes du 7-octobre. Mais elle n’est pas moins critique à l’égard de la guerre menée en représailles à Gaza et par les crimes de guerre que Tsahal, selon elle, y commet. Elle estime qu’Israël a trouvé dans le 7-octobre le prétexte pour achever un projet millénariste : la reconquête de la bande de Gaza et sa colonisation. Anat Even filme d’ailleurs des rassemblements de militants d’extrême droite qui réclament avec virulence la mise en œuvre d’une telle politique. De là à affirmer que c’est la politique suivie par le gouvernement israélien, il y a un pas qu’on se gardera de franchir.

"Collapse" filme longuement le no man’s land qui entoure Gaza, les champs jadis labourés par les kibboutzim, aujourd’hui contrôlés par Tsahal pour prévenir tout raid depuis Gaza de commandos terroristes. Collapse filme également les longues colonnes de véhicules blindés, de tanks, qui patrouillent autour de la frontière, qui se dirigent vers l’enclave ou en reviennent après une opération. En fond sonore, les bombardements sont incessants et viennent interrompre le chant des oiseaux.

"Collapse" se heurte à un obstacle dont la réalisatrice, qui dialogue avec Ariel Cypel, un Israélien exilé en France, a bien conscience : filmer Gaza depuis l’extérieur ne rendra jamais compte de la violence qui y déferle. C’est pourtant la focale qu’elle entend donner à son film : le point de vue d’une Israélienne qui a la chance de ne pas être piégée dans l’enclave et qui peut, comme les touristes qui viennent dans la zone, en regarder à la jumelle les ruines fumantes.

Le projet est stimulant. Il est d’un grand courage politique. Il démontre au passage la capacité d’Israël, pays en guerre mais démocratie respectueuse de l’Etat de droit, d’accepter l’expression en son sein d’opinions dissidentes. Mais son résultat cinématographique n’est pas très stimulant, sinon ennuyeux, même si le documentaire a l’élégance de ne durer qu’une heure dix huit.
Direct-actu.fr

395 abonnés 533 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2026
Collapse s’inscrit à contre-courant des représentations classiques de la guerre. Anat Even filme un retour, celui d’une cinéaste confrontée à un lieu qu’elle a connu vivant et qu’elle retrouve vidé, transformé, presque méconnaissable. Ce kibboutz, autrefois ancré dans un quotidien agricole, devient un espace suspendu, où les traces humaines persistent sans présence réelle. Le film ne cherche pas à reconstruire une narration classique, il accompagne un état, une lente prise de conscience face à une réalité qui échappe à toute logique simple.

La singularité du projet repose sur un choix radical, celui de ne pas montrer directement la guerre. Ici, l’image se retire, laissant place au son, aux échos lointains des bombardements, à une tension diffuse qui traverse chaque plan. Cette absence visuelle oblige à reconsidérer le regard, à sortir d’une consommation immédiate des images pour entrer dans une perception plus sensible, plus instable. Ce qui est hors champ devient central, et Gaza, bien que jamais frontalement montrée, s’impose comme une présence constante, presque oppressante.

En parallèle, le film introduit un dialogue à distance avec Ariel Cypel, qui vient troubler toute tentative de lecture unique. Ce face-à-face indirect installe une contradiction permanente entre attachement personnel et analyse critique. Anat Even porte en elle une mémoire intime du lieu, tandis que son interlocuteur interroge plus frontalement les mécanismes politiques, historiques et idéologiques à l’œuvre. Cette tension n’est jamais résolue, elle devient au contraire la structure même du film.

L’œuvre questionne également la manière dont une société se raconte à travers son passé. La guerre apparaît comme un prolongement d’une mémoire collective, parfois instrumentalisée, qui nourrit un sentiment d’urgence et de légitimité. Pourtant, rien n’est affirmé de manière univoque. Le film ne désigne pas de camp, il expose des perceptions, des fractures, des incompréhensions. Cette position, volontairement inconfortable, empêche toute simplification.

Collapse propose une réflexion plus large sur le rôle du cinéma face à un conflit en cours. Comment filmer ce qui ne peut être saisi pleinement, comment donner à voir une réalité fragmentée, invisible, en perpétuelle évolution. En refusant les codes habituels du genre, le film privilégie une approche sensorielle et réflexive. Il ne cherche pas à conclure, ni à rassurer, mais à ouvrir un espace de pensée où le spectateur est invité à interroger sa propre manière de regarder.
Jmartine
Jmartine

203 abonnés 751 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2026
La caméra parcourt lentement des lieux balayés par le vent, elle reste au seuil des maisons éventrées aux portes maculées de sang…Des terres fertiles mais vides, fantomatiques, peuplées seulement de machines de guerre et agricoles. Sur ce no man’s land, que sont le kibboutz de Nir Oz et ses alentours, là où, le 7 octobre 2023, l’horreur terroriste tua par centaines, la caméra de l’Israélienne Anat Even, qui y habita, erre, cherche ce qu’il reste de son village et d’Israël… Annat Even montre des agriculteurs continuant à semer et à récolter sous le soleil malgré le fracas des bombes à quelques centaines de mètres…des soldats de Tsahal s’entrainant au combat de rue dans les ruines du kibboutz…des bulldozers géants D9 conçus pour tout aplanir sur leur passage…un rassemblement de colons prêts à judaïser Gaza….un tourisme impudique errant dans les ruines du village… Au loin, presque à portée du regard, des ruines et des explosions : Gaza… Comment filmer Gaza quand on n’a pas l’autorisation de passer la frontière ? A défaut de pouvoir récolter des images, elle donne à entendre le bruit de la guerre. Elle montre le contraste forcément hallucinant entre le quotidien qui tente plus ou moins maladroitement de reprendre ses droits sur un territoire marqué à jamais par le 7 octobre 2023 et ces bombes que l’on entend régulièrement se fracasser contre la vie palestinienne, si loin et si proche à la fois. Un récit qu’elle a judicieusement choisi de parsemer de dialogues épistolaires avec Ariel Cypel, son ami qui, vivant en France, à un avis plus distant et surtout plus critique sinon impitoyable vis-à-vis de la société israélienne qu’elle… Anat Even, comme tous les journalistes qui n’étaient pas à Gaza au moment du début de la guerre, n’a pas accès à ce qui se passe à l’intérieur de l’enclave …Les images se trouvent sur internet, le monde entier les voit passer tous les jours, les hôpitaux bombardés, les familles déplacées, les enfants meurtris sont volontairement absents du documentaire de la réalisatrice. Tourné sur deux ans, le film de la documentariste israélienne, féministe et de gauche, se questionne sur le sens de ce qu'elle voit. « Collapse » raconte à sa manière comment Israël vit cette guerre, dans toute l'horreur de sa banalité quotidienne, contre une bande de Gaza qui ne connaît ni répit, ni issue. . . Une société civile israélienne qui se déchire, même parfois chez ceux qui partagent les mêmes positions politiques. « Collapse » est un grand documentaire malgré la modestie des moyens qu'il emploie, et faut-il préciser en l’absence de toute aide des institutions gouvernementales. Récit à la première personne, cette chronique d’une destruction de masse est dure et glaçante, mais son existence constitue un témoignage précieux sur un conflit toujours en cours.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 mai 2026
Le film nous confronte avec le spectacle de la guerre, ou plutôt de la guerre comme spectacle auquel chacun assiste à sa façon : des israéliens vengeurs le font avec plaisir ; d'autres israéliens, plus rares, avec affliction ; nous, de loin, en y réfléchissant doctement, avec une passion qui ne dure parfois que 1 h 18 min...
Il faut regarder le monde tel qu'il est. À ce titre, ce film est essentiel !
Alu-Ciné
Alu-Ciné

26 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mai 2026
Ce documentaire est signé d'une cinéaste qui a perdu des dans le massacre du 7 octobre 2023. Considérée cette donnée sa leçon d'humanité est immense et devrait ètre visionnée par exemple par tous les à la future présidentielle française 2027.
Helene Tourbine
Helene Tourbine

27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mai 2026
Auteure de 3 autres documentaires (dont seul Enchaînées est sorti en France en 2024 mais a été tourné 20 ans plus tôt), Anat Even a grandi à Nir Oz, un kibboutz porté par des valeurs progressistes et... installé en 1955 sur des terres volées aux Palestinien·ne·s.
Elle y retourne à l’automne 2023 et trouve le lieu « féérique » de son enfance dévasté par les attaques du Hamas le 7 octobre 2023. Le mur de boîtes aux lettres est barré de scotchs : rouges pour les personnes assassinées (un quart des habitant·e·s), noirs pour celles kidnappées, quelques bleus pour celles libérées. Seule une survivante est restée et nourrit les chats.
À 2 km de là, de l’autre côté de la clôture, Gaza est en flammes.
Sur le chemin de la maison d’une de ses amies d’enfance tuée avec toute sa famille, la caméra de Anat Even croise une pancarte « Netanyahou tu as le sang de ma famille sur les mains » et des affiches de mobilisation contre l’occupation Israélienne.
Car Anat Even, comme les résident·e·s du kibboutz, fait partie des Israélien·ne·s qui « sont contre cette guerre et toutes les autres (et) sont vus comme des fous dangereux qui dont passer les intérêts de l'ennemi avant les leurs ".
Pourtant elle reconnait que, enfant, sa présence sur des terres confisquées ne la touchait pas. Aujourd’hui elle s’interroge sur sa place – bien malgré elle – du côté de l’oppresseur. « Comment parler de Gaza ? Comment parler d'une zone d'extermination? »
Cette question de l’expression des juif·ve·s - a fortiori quand iels sont israélien·ne·s - opposé·e·s à la politique de leur pays, traverse beaucoup de films en ce moment.
C'est le personnage de Yes de Nadav Lapid qui dit '' Les larmes de l'occupant dégoûtaient ma mère" pour la version furieuse.
Ou Avi Mograbi qui, dans Petit manuel d'occupation, ne montre pas les soldats israéliens démobilisés et ravagés par ce qu'ils ont fait et justifiait son choix : "je ne veux pas qu'ils passent pour les victimes", pour la version analytique.
Anat Even choisit une autre voie en livrant un peu de son journal intime et son film tente de retisser ce qui peut l'être.
Bloquée de son côté de la frontière, elle trouve finalement les voies et voix minimales pour faire entendre les voisin·e·s palestinien·ne·s, et à côté de leurs témoignages (notamment celui d’Ezzideen Shehab, un jeune médecin Gazaoui), ses états d'âmes semblent presque anecdotiques.
Mais c'est la force et l'honnêteté du film que de mettre en scène -via les échanges épistolaires avec un ami exilé en France, auquel le comédien belge Arieh Worthalter prête sa voix - ce désarroi terrassant, qui malgré tout semble bien digne au regard des propos de la colon (y a-t-il un féminin à ce mot ? ) filmée à la tribune d'un rassemblement, qui invective "Les rats relèvent la tête à gaza" devant une banderole « occuper expulser coloniser ».
"Qu'est-ce qui pousse quand on plante des drapeaux?" se demande Anat Even.
Au moins du cynisme puisque le kibboutz, devenu terrain d’entrainement de l’armée, reçoit la visite de Benjamin Netanyahou ignorant la poignée d’opposant·e·s qui l’accueille, aussi bien que des groupes de... touristes américain·e·s.
Collapse est un beau et poignant film d'impuissance et si on veut mesurer le chemin parcouru vers l’abîme ces dernières années, on peut voir ou revoir État commun, conversation potentielle, un documentaire de Eyal Sivan qui traçait en 2013 les contours d’une réconciliation.
gégé 35
gégé 35

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mai 2026
Ce film démontre que même face à l'horreur près de soi (la réalisatrice a vécu son adolescence à Nir Oz le kibboutz objet de l'attaque du 7 octobre), il est encore possible d'échapper au fanatisme, et de penser. Ce qui lui permet de montrer la dérive de la presque totalité de la société israélienne. Les échanges qu'elle a avec divers interlocuteurs éclairent le sens des images qu'elle nous montre. Un grand témoignage
Leopold1409
Leopold1409

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mai 2026
Bonjour

Le documentaire est de très bonne qualité. Image réel sans transformation. On peut se faire une bonne idée de la situation sur place.
Les meilleurs films de tous les temps