Alice au pays des colons
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nadia mheni
nadia mheni

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5,0
Publiée le 27 mai 2026
Un petit chef d'oeuvre à voir,la résistance et la détermination sous deux regards.
Un travail de qualité du réalisateur.
HB Sarah
HB Sarah

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5,0
Publiée le 27 mai 2026
Un film essentiel pour comprendre la violence de l'état d'Israël contre les arabes israéliens et les palestiniens au quotidien.
Yves G.

1 856 abonnés 4 066 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2026
Contrairement à ce que son titre annonce, "Alice au pays des colons" ne s’intéresse pas à une mais à deux histoires. Elles ont en commun de se dérouler dans la Cisjordanie occupée dont la colonisation rampante est invisibilisée par l’effroi provoqué par les massacres du 7-octobre et par le siège de Gaza.
La première concerne Alice Kisiya, une Palestinienne qui se bat pour récupérer la terre de ses ancêtres, aujourd’hui occupée par des colons israéliens près de Bethléem. La seconde, dont on peut légitimement se demander si le réalisateur a eu raison de l’inclure, concerne Alaa Nasr, un Palestinien qui, près de Naplouse, s’entête à construire une maison à un jet de pierre des colonies.

La situation d’Alice Kisiya a été largement médiatisée. C’est d’ailleurs une stratégie sciemment menée par cette jeune femme polyglotte, chrétienne, de mère française, de nationalité israélienne, qui a hérité de ses ancêtres une terre sur laquelle son père avait construit un restaurant et une maison qui ont été plusieurs fois détruits au gré des jugements contradictoires rendus par les tribunaux sur son droit de propriété. C’est cette large médiatisation qui a conduit le journal français en ligne Blast à s’y intéresser et à missionner en Cisjordanie un reporter – auquel la police israélienne demande s’il ne possède pas la nationalité palestinienne compte tenu de son patronyme arabe – qui a incidemment été mis en contact avec Alla Nasr.

"Alice au pays des colons" a le mérite de filmer longuement le face-à-face épuisant entre deux parties inconciliables qui revendiquent l’une et l’autre la propriété d’une même terre. Alice Kisiya déploie une tactique de harcèlement aux portes de la colonie, y organise un sit-in, y rameute des supporters, israéliens et étrangers, juifs et arabes, chrétiens et musulmans, notamment deux jeunes Israéliens qui sont les seuls dans tout le documentaire à prôner ouvertement la destruction d’Israël et à dire, sans rire : « nous ne venons pas d’une société fasciste ; nous venons d’une société pire, d’une société libérale » (sic).

Alice Kisiya invoque des titres anciens et des décisions de justice rendues en sa faveur. Les colons eux s’abritent derrière l’armée et la police israéliennes qui se fondent sur une législation d’exception qui leur permet de créer des « zones militaires fermées » et de décider discrétionnairement qui a le droit d’y vivre.

Les deux parties se font face, s’insultent, se braquent les unes contre les autres, en évitant soigneusement d’en venir aux mains pour ne pas être accusées de violence. Elles brandissent leurs téléphones portables pour documenter toute dérive et, simultanément, pour les prévenir. Après des heures épuisantes d’escalade vociférante, l’armée israélienne et ses jeunes conscrits et conscrites viennent les séparer pacifiquement. On s’étonne que cet interminable face-à-face n’ait jamais dégénéré, qu’un coup ne soit pas parti, qu’un homicide involontaire n’ait jamais été commis.

Le documentaire est partisan. Il prend fait et cause pour l’héroïne, si jeune, si charmante, si courageuse dans son combat. Des colons israéliens patibulaires, on ne voit que quelques silhouettes menaçantes, le fusil d'assaut en bandoulière. On aurait aimé que le micro leur soit tendu pour entendre leur point de vue.

La bande annonce affirme : « Le film que le cinéma ne veut pas vous montrer ». Il y a quelques semaines, les défenseurs de "Holding Liat" tenaient le même discours victimaire et criaient à la censure. Je l’ai vu dans une petite salle archi-comble du Quartier Latin, fait suffisamment rare pour être relevé. Ce public militant a longuement applaudi.

Un carton à la fin du film nous a appris que la Cour suprême a rendu un arrêt favorable à Alice en juin 2025, que les colons ont été expulsés mais que la réinstallation de la famille Kisiya est retardée par leurs raids et leurs destructions – une image filmée par un téléphone portable les montre jetant à bas une croix chrétienne, écho à la récente actualité d’un soldat de Tsahal vandalisant une statue de Jésus au sud-Liban.
Rania m
Rania m

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mai 2026
Le film évite les effets spectaculaires et la voix off moralisatrice : il laisse la caméra observer, écouter, et laisser parler les corps, les silences et les gestes. Les plans de terres cultivées, de murs de séparation et de villages entourés de barbelés montrent une réalité dure, sans complaisance .
En détournant le titre de Lewis Carroll, le film transforme le “pays des merveilles” en “pays des colons”, rappelant que la colonisation imprègne chaque détail de la vie. Alice au pays des colons est ainsi à la fois un document fort, une ode à la résistance discrète et un appel à regarder ce que le monde a trop souvent préféré ignorer.
Michèle Querré
Michèle Querré

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 mai 2026
Voilà un film qui nous montre comment " le réel ça cogne " !
Inimaginable.... Comment cet impossible existe pourtant...
Bravo pour ce courage d'être là !
Encore et encore...
Xavier Montchamp
Xavier Montchamp

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5,0
Publiée le 23 mai 2026
Une pépite, bravo...
Instructif, poignant, révoltant...
Alice, une merveille au pays des colons, une héroïne moderne, quand je lirai le mot courage, je penserai à elle...
Merci pour ce voyage...
Sylvain Vailler
Sylvain Vailler

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5,0
Publiée le 23 mai 2026
Excellent !
Certains spectateurs ont dit après le projection du film que c'était un film plein d'espoir.
Non !
Comme la dit une femme dans le film face aux insultes des colons " Assez ! je suis fatigué (on est fatigué)" non
ça ne s'arrête pas
L'Occident regarde Gaza et Cisjordanie disparaitre SANS "broncher" !
MISTIC MAG
MISTIC MAG

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4,5
Publiée le 23 mai 2026
Film documentaire, filmé avec justesse, avec le vécu d une chrétienne et de musulmans. ... intéressant, plein dignité et d espoir....
Lénica Vautier
Lénica Vautier

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5,0
Publiée le 23 mai 2026
J’ai vu ce film à Trappes et je l’ai trouvé extrêmement prenant. Il retrace avec justesse l’expérience des Palestiniens, qu’il s’agisse de ceux qui possèdent des papiers israéliens ou de ceux vivant sous l’Autorité palestinienne.

Si le réalisateur ne peut plus tourner une suite, j’espère que Blast prendra le relais afin de raconter la suite de la vie d’Alaa et d’Alice. Ce serait aussi intéressant de découvrir davantage de parcours de jeunes femmes issues d’autres territoires palestiniens, y compris dans leurs scolarités, et de leurs réalités.

On pense déjà à la suite, c’est que ce film est vraiment remarquable. Allez le voir, et programmez-le !
Fredmetz71
Fredmetz71

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2026
Film très important car le réalisateur Yanis Mhamand réussit à associer 2 réalités palestiniennes, dans 2 zones différentes, en mettant la lumière sur 2 restsistants-tes de confession différente, d'origine différente mais qui résistent contre le colonialisme d'Israël. La volonté d'alterner ces 2 mondes différents au rythme presque opposé à cause de la situation si oppressante des militaires israéliens donne une profondeur essentielle.
Luluv54
Luluv54

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5,0
Publiée le 21 mai 2026
Une belle façon de mettre en avant les difficultés quotidiennes que rencontrent les palestiniens de Cisjordanie occupée, depuis de nombreuses années. Une réalisation touchante et émouvante, riche d'apprentissage.
Camille Bonnin
Camille Bonnin

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5,0
Publiée le 21 mai 2026
Face à l’indifférence et à l’impunité, Alice au pays des colons s'impose comme un témoignage indispensable au devoir de mémoire. Le réalisateur nous plonge au cœur du système colonial en cours, en mettant en lumière ses rouages et ses violences systémiques. L'hommage rendu aux travaux de Frantz Fanon apporte au message une autre dimension, qui résonne profondément avec notre propre histoire.
Agathe Jasmine
Agathe Jasmine

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5,0
Publiée le 21 mai 2026
Merci pour ce film extrêmement juste et donc très révoltant. C’est un magnifique portrait d’Alice qui est une femme forte, courageuse et pleine d’amour, de joie et d’espoir. Ça fait du bien de voir également ce côté là de la société Palestinienne qui est souvent représentée sous l’angle du misérabilisme (quand elle est représentée !!). Ça fait du bien de voir ça sur le grand écran, merci Yanis et Blast. Merci au Luxy à Ivry-sur-Seine d’avoir accueilli le film. Il faut qu’il soit diffusé à plus large échelle et dans plus de cinémas.
Saltears' creation (Saltears)
Saltears' creation (Saltears)

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4,5
Publiée le 21 mai 2026
C'est un documentaire poignant qui nous montre une réalité à laquelle nous ne sommes pas forcément confronté en tant qu'Occidentaux, deux façons de résister face à l'oppression spoiler: une très active avec Alice et une autre plus passive avec Alla
. Au final c'est surtout un rappel que l'oppression anti palestinienne est toujours très d'actualité et qu'il faut continuer de leur offrir nôtre soutien en écoutant ce qu'ils traversent et en agissant pour les aider au mieux, sans pour autant les tomber dans le misérabilisme.
Dlf gacha
Dlf gacha

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5,0
Publiée le 20 mai 2026
Un documentaire brut, sans fard, sans explications superflues, juste la réalité telle qu'ellle est vécue au quotidien. On est frustré, en colère, mais on ne perd pas espoir.
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