Alice au pays des colons
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laurelml
laurelml

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5,0
Publiée le 8 juin 2026
Ce documentaire plonge au cœur de la violence de la colonisation en Cisjordanie, l’injustice, la solitude de ceux qui la subissent. A voir.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 juin 2026
Cette Alice n'est pas au pays des merveilles, loin de là ! Ici le sionisme des colons occupants illégaux rime avec cynisme. Tous les clichés sont brouillés : on peut être arabe et chrétienne, on peut être et contester activement la politique de Netanyaou. Militaires, policiers semblent asservis à l'état d'Israël au mépris du droit. L'horreur des check-points nous est discrètement montrée. La maltraitance du peuple palestinien est indécente. L'horreur du 7 octobre semble offrir sur un plateau un blanc-seing à l'impérialisme du gouvernement israélien. Qui donc a intérêt à maintenir la guerre, à souffler sur les braises ?
Arabes et juifs pourraient vivre en paix, mais cela desservirait l'idéologie, qui pointe les arabes comme des terroristes en puissance. Pour ma part, j'aime bien la blague qui résume le conflit israélo-palestinien en ces termes : "C'est l'histoire d'un juif qui rencontre un autre arabe". En somme, on peut être frères (ou soeurs d'ailleurs) sans être contraints d'être frères ennemis. Fraternité et sororité sont possibles. C'est le combat mené avec tact et talent sans violence par Alice Kisiya. Un film nécessaire pour contrer la propagande nauséabonde.
Ayoub Melliti
Ayoub Melliti

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5,0
Publiée le 3 juin 2026
Film renversant et extrêmement troublant. La colonisation est d'ordinaire un évènement historique dont on parle avec distance. Le documentaire la montre littéralement sous nos yeux. Une preuve supplémentaire que la réalité dépasse de loin la fiction dans l'horreur dont les hommes sont capables
Valderson Valme
Valderson Valme

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5,0
Publiée le 3 juin 2026
Un très bon film qui permet de réaliser, avec une vision précise, la colonisation israélienne à travers 2 protagonistes très attachants et inspirants.
Ethan Aubailly
Ethan Aubailly

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5,0
Publiée le 2 juin 2026
Documentaire d’utilité publique. Le fait que les cinémas traditionnels ne souhaitent pas diffuser ce film démontre une fois de plus la complicité de l’occident avec le pays qui commence par i
Seti G.
Seti G.

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5,0
Publiée le 1 juin 2026
Super film lié au sujet bien sûr et plus importante la façon de filmer.
Je l’ai vu 2 fois et la dernière avec la présence du Yanis le réalisateur
Julien Gerard28
Julien Gerard28

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5,0
Publiée le 2 juin 2026
Je ne suis jamais ressorti d'une séance d'aucun film aussi unanime :
J'étais tremblant, ému, ayant pleuré, transcendé. Jamais j'ai vécu un truc aussi fort dans une salle de cinéma. Jamais. On ne voit pas l'1h45 passer.
Sur le plan technique, c'est incroyable d'arriver à faire d'aussi belles images dans ce genre de conditions documentaires, vraiment je ne sais pas quel instinct, quel oeil, quelle nature de cadre il faut avoir dans sa tête pour être aussi fort !
Sur le plan de ce que ça raconte, Alice et Aala, les deux personnages... Personnes car ce sont de vrais gens... Sont juste incroyable, si bien présentés, si intéressants, si touchant, bigrement inspirant.
Honnêtement, je pense que je n'oublierai jamais cette séance.
Salma Harrak
Salma Harrak

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5,0
Publiée le 4 juin 2026
Ce film est d’intérêt public. Tout y est réuni pour séduire un public occidental : Alice, une jeune chrétienne de nationalité israélienne, tient un discours pacifiste, et pourtant la répression et l’injustice y atteignent leur paroxysme.
Camille Duprès
Camille Duprès

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5,0
Publiée le 1 juin 2026
Film nécessaire et bienvenu, vivement les interview long format du réalisateur, et la publication hors des salles françaises pour atteindre l’audience qu’il mérite. Bravo et merci beaucoup
Isabelle MULLER
Isabelle MULLER

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5,0
Publiée le 1 juin 2026
Très bon documentaire sur les conditions de vie actuelles en Cisjordanie, sans pathos ni violence gratuite. Bravo au réalisateur qui a su filmer l'essentiel pour mieux faire appréhender la réalité quotidienne de la colonisation !
LD42
LD42

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5,0
Publiée le 31 mai 2026
A diffuser très largement !
Le documentaire reflète avec beaucoup de sensibilité et de justesse la force, l’espoir, l’humour dont font preuve les Palestiniens, malgré la violence ahurissante qui les entoure et les attaque, nous suivons 2 parcours de vie et de résistance admirables
nskdml
nskdml

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5,0
Publiée le 27 mai 2026
Un film nécessaire qui met en lumière des résistances en Palestine. Des trajectoires différentes avec un but commun: lutter contre la barbarie et la violence du système colonial.
nadia mheni
nadia mheni

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5,0
Publiée le 27 mai 2026
Un petit chef d'oeuvre à voir,la résistance et la détermination sous deux regards.
Un travail de qualité du réalisateur.
HB Sarah
HB Sarah

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5,0
Publiée le 27 mai 2026
Un film essentiel pour comprendre la violence de l'état d'Israël contre les arabes israéliens et les palestiniens au quotidien.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2026
Contrairement à ce que son titre annonce, "Alice au pays des colons" ne s’intéresse pas à une mais à deux histoires. Elles ont en commun de se dérouler dans la Cisjordanie occupée dont la colonisation rampante est invisibilisée par l’effroi provoqué par les massacres du 7-octobre et par le siège de Gaza.
La première concerne Alice Kisiya, une Palestinienne qui se bat pour récupérer la terre de ses ancêtres, aujourd’hui occupée par des colons israéliens près de Bethléem. La seconde, dont on peut légitimement se demander si le réalisateur a eu raison de l’inclure, concerne Alaa Nasr, un Palestinien qui, près de Naplouse, s’entête à construire une maison à un jet de pierre des colonies.

La situation d’Alice Kisiya a été largement médiatisée. C’est d’ailleurs une stratégie sciemment menée par cette jeune femme polyglotte, chrétienne, de mère française, de nationalité israélienne, qui a hérité de ses ancêtres une terre sur laquelle son père avait construit un restaurant et une maison qui ont été plusieurs fois détruits au gré des jugements contradictoires rendus par les tribunaux sur son droit de propriété. C’est cette large médiatisation qui a conduit le journal français en ligne Blast à s’y intéresser et à missionner en Cisjordanie un reporter – auquel la police israélienne demande s’il ne possède pas la nationalité palestinienne compte tenu de son patronyme arabe – qui a incidemment été mis en contact avec Alla Nasr.

"Alice au pays des colons" a le mérite de filmer longuement le face-à-face épuisant entre deux parties inconciliables qui revendiquent l’une et l’autre la propriété d’une même terre. Alice Kisiya déploie une tactique de harcèlement aux portes de la colonie, y organise un sit-in, y rameute des supporters, israéliens et étrangers, juifs et arabes, chrétiens et musulmans, notamment deux jeunes Israéliens qui sont les seuls dans tout le documentaire à prôner ouvertement la destruction d’Israël et à dire, sans rire : « nous ne venons pas d’une société fasciste ; nous venons d’une société pire, d’une société libérale » (sic).

Alice Kisiya invoque des titres anciens et des décisions de justice rendues en sa faveur. Les colons eux s’abritent derrière l’armée et la police israéliennes qui se fondent sur une législation d’exception qui leur permet de créer des « zones militaires fermées » et de décider discrétionnairement qui a le droit d’y vivre.

Les deux parties se font face, s’insultent, se braquent les unes contre les autres, en évitant soigneusement d’en venir aux mains pour ne pas être accusées de violence. Elles brandissent leurs téléphones portables pour documenter toute dérive et, simultanément, pour les prévenir. Après des heures épuisantes d’escalade vociférante, l’armée israélienne et ses jeunes conscrits et conscrites viennent les séparer pacifiquement. On s’étonne que cet interminable face-à-face n’ait jamais dégénéré, qu’un coup ne soit pas parti, qu’un homicide involontaire n’ait jamais été commis.

Le documentaire est partisan. Il prend fait et cause pour l’héroïne, si jeune, si charmante, si courageuse dans son combat. Des colons israéliens patibulaires, on ne voit que quelques silhouettes menaçantes, le fusil d'assaut en bandoulière. On aurait aimé que le micro leur soit tendu pour entendre leur point de vue.

La bande annonce affirme : « Le film que le cinéma ne veut pas vous montrer ». Il y a quelques semaines, les défenseurs de "Holding Liat" tenaient le même discours victimaire et criaient à la censure. Je l’ai vu dans une petite salle archi-comble du Quartier Latin, fait suffisamment rare pour être relevé. Ce public militant a longuement applaudi.

Un carton à la fin du film nous a appris que la Cour suprême a rendu un arrêt favorable à Alice en juin 2025, que les colons ont été expulsés mais que la réinstallation de la famille Kisiya est retardée par leurs raids et leurs destructions – une image filmée par un téléphone portable les montre jetant à bas une croix chrétienne, écho à la récente actualité d’un soldat de Tsahal vandalisant une statue de Jésus au sud-Liban.
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