Je ne suis pas un monstre
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

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3,0
Publiée le 12 mars 2026
Ce documentaire nous offre un aperçu de la vie de plusieurs personnes ayant des handicaps physiques et qui, malgré cela, arrivent à mener une vie parfaitement normale.

Harry Rasky donne parfois l’impression de mettre en pâture et sous le feu des projecteurs, tous les handicaps possibles et inimaginables. Pendant un peu plus de 90 minutes, il va littéralement ouvrir la boîte de Pandore des "freaks", ces êtres difformes, obèses, avec des excroissances ou encore des membres en moins.

Le film est scindé en deux parties, la première, tape-à-l’oeil et voyeuriste, n’est rien d’autre qu’un enchaînement de freaks à une fête foraine (le réalisateur à pu filmer lors d’un freak-show), on y retrouve Ronnie & Donnie (des frères siamois), Paul Fish (l'homme le plus gros du monde, pesant 330 kg à 29 ans), Joanne Contella (une obèse), Dolly Regan (une naine) ou encore Johann Peterson (l'homme le plus grand du monde, du haut de ses 2m49). Un peu plus loin, on retrouve d’autres énergumènes tels que Emmitt Bejano (l'homme a la peau de crocodile) et son épouse Percilla (la femme à barbe, surnommée "la femme singe"), ainsi que Sandy Allen (la femme la plus grande du monde et ses 2m32).

Mais là où le film va commencer à remonter dans notre estime, c’est lors de sa deuxième partie, évitant tout sensationnalisme abjecte pour dresser des portraits touchants, tels que Huguette Bastien (elle mesure 1m15 et son mari 1m83, elle qui dirige "Le Palais des nains" à Montréal un musée dédié aux personnes de petites tailles), Gervais Aslan (pourvu de bras et une jambe en moins, ce qui ne l’empêche pas de pratiquer le karaté), Bill Cole (un cul-de-jatte qui a perdu l'usage de ses jambes après s'être endormi sur des voies ferrées et qu'un train lui soit passé dessus), Peter Strudwick (un marathonien né sans main ni pied, juste des moignons) ou encore Sam Early (20 ans et cul-de-jatte).

Parmi ces nombreux portraits, deux d’entre eux sortiront du lot, celui de Bob Melvin (surnommé "l'homme aux 2 visages" ou "Elephant Man"), ainsi que celui de Louise Capps (née sans bras, à 28 ans, elle est mère de deux enfants), deux portraits haut en couleur et très touchants.

Je ne suis pas un monstre (1981) à ce petit quelque chose de dérangeant, parce qu’il met sur le devant de la scène divers handicaps physiques, mais il est aussi porteur d’espoir, car tous les protagonistes (ou presque) disent ne pas regretter leur condition, que ça a été une force eux et que ça les a renforcé.

Dans le même registre, difficile de ne pas faire de parallèle avec des oeuvres cultes telles que Freaks - La Monstrueuse Parade (1932) de Tod Browning ou encore Elephant Man (1980) de David Lynch. Enfin, signalons qu’il existe un tout autre documentaire, exactement sur le même registre et réalisé par Kirby Dick, avec I am not a monster (1987).

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