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Nostromo
3 critiques
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3,0
Publiée le 14 mai 2026
Adapter un tel sujet au cinéma est un exercice délicat, et le résultat pouvait facilement tomber dans l’excès ou la simplification.
La mise en scène est assez pauvre, à quelques exceptions notables près.
Sur le jeu, je trouve que les acteurs jouent globalement correctement à très moyennement. À l’exception notable d’Antoine Reinartz, qui a des mimiques qui, je suis quasiment sûr, proviennent de témoignages des proches de Samuel Paty. Son jeu dénote presque du reste du casting.
Ma plus grande crainte était de voir un film complètement manichéen et sans nuances.
Le film arrive pourtant à garder un message nuancé, alors que le sujet est très loin d’être simple à aborder.
Mais j’ai eu plusieurs fois l’impression que le film avait peur d’être mal interprété par certains camps politiques. Du coup, il cherche constamment à réexpliquer certaines informations afin de rendre son message le plus clair possible. D’un autre côté, cette prudence handicape parfois le film et alourdit certains dialogues ou scènes explicatives.
Globalement, le film est correct, et loin de la catastrophe à laquelle on aurait pu s’attendre. Et pour être honnête, j’ai eu plusieurs fois des frissons, notamment lors des scènes du dernier jour. En particulier le spoiler: plan du point de vue de la police, où l’on peut distinguer la tête d##### , je ne pensais pas que le film irait aussi loin.
Le film arrive aussi à rendre un hommage touchant à un homme qui a été abandonné par les institutions, et qui l’a payé de sa vie.
Il est important d'aller voir ce film pour ne pas oublier jusqu'où peut aller la bêtise humaine. Il devrait être visualisé en classe puis faire l'objet d'un débat pour que chacun puisse ouvrir les yeux sur les dérives des réseaux sociaux, sur l'impact du mensonge
Un film très abouti et bouleversant retraçant les derniers jours de Samuel Paty. On mesure à quel point cet enseignant, symbole de la République et de la laïcité, a été abandonné face à la montée de la haine et des intimidations. Un film nécessaire, poignant et profondément révoltant, qui devrait être vu par tous les responsables politiques afin qu'ils prennent pleinement conscience des responsabilités qui leur incombent dans la défense des valeurs républicaines.
Excellent témoignage de l’engrenage des événements. Il faut absolument montrer cette vidéo à tous les élèves dans toutes les écoles et pas seulement en France. Très belle interprétation par Antoine Reinartz !
Même si on sait, on ne peut s'empêcher de passer par toutes les émotions: l'exaspération, la peur, la colère, la tristesse. Que des émotions négatives. Parce que ce film ne fait pas que retracer ces 11 jours. Il nous immerge dans tout ce que les médias ont survolé à l'époque mais qui reste le cœur du problème. Un film qui porte extrêmement bien son titre. Les acteurs dont le rôle principal sont bouleversants de crédibilité. On en sort les yeux humides et le cœur lourd. Mais à ne pas s'y tromper: ce film devrait être diffusé dans tous les établissements scolaires du pays. Parce qu'au delà de juste baptiser des écoles au nom de Samuel Paty, les jeunes doivent être alertés avec sérieux des énormes risques de ce qui est pour eux juste un passé temps "inoffensif": les réseaux sociaux! Je recommande vivement ce film.
Je viens juste de voir ce film : sobre, émouvant, précis. Aucun effet de manche, aucun manichéisme, aucun sensationnalisme. Des faits, rien que des faits. Parfaitement réalisé et interprété, et qui parvient à faire à ressentir les sentiments et la détresse de Samuel Paty pendant les 11 jours qui ont séparé son cours de sa décapitation. Point important : il montre sans ambiguïté qu’une grande partie des parents musulmans du collège étaient du coté de Samuel Paty et avaient compris son cours, sans aucun souci, et que c’est une minorité de personnes radicalisées, sans rapport avec le collège, qui ont amené à cet assassinat. Donc aucun risque d’amalgame ou de récupération. Il notre aussi la lâcheté d’une toute petite minorité de collègues de Samuel Paty. J’ai la sensation que certaines personnes ont perdu toute objectivité et perdent ainsi beaucoup de leur crédibilité. C’est dommage au moment où une valeur aussi essentielle que la liberté d’expression est en jeu qu’ils ne voient pas qu’il faut soutenir ce combat. C’est une autre forme de lâcheté. Ce film est une œuvre de salut public !
Un chef-d’œuvre. On palpite dès le début du film en se remémorant cette histoire révoltante. On découvre l’envers du décor et l’on revit, étape après étape, la tournure qu’ont prise les événements ainsi que leur escalade.
On passe par une multitude d’émotions, de la colère au dégoût, en passant par la tristesse face à notre système français, englué dans ses multiples couches successives de paperasse, d’administration et d’organismes différents, d’une inefficacité parfois sidérante.
Un film qui se rapproche presque d’un documentaire et qui devrait être diffusé dans les écoles. Pour la liberté et pour la République.
Un très bon film, un ouvrage nécessaire nous montrant la réalité de ce qu'on été les derniers jours de Samuel Paty, l'engrenage et l'abandon total par l'institution. Factuel et sans message politique hormis celui de relater l'horreur des faits survenus il y a 6 ans et de les dénoncer. Ceux qui vous diront le contraire ont certainement peur de cette réalité.
Film indispensable qui retrace la machine mortelle implacable qui a contribué au meurtre immonde de Samuel Paty. Mensonges, Diffamations, Inversion accusatoire, Rumeurs , Victimisation , Lâcheté , Effet de meute ..Tout y passe, le pauvre professeur n'avait aucune chance face à une haine organisée. Il voulait juste transmettre, échanger, faire grandir quitte à faire trop confiance à la hiérarchie scolaire, associative et politique ( que de personnages détestables à différents degrés comme ce fiché FSPRT faux immam, ce référent laïcité et cet autre prof militant qui ose se désolidariser et présenter ses excuses en plein cours pour les élèves qui auraient été choqués par son collègue futur martyr ). Film plus que d'actualité car procès des complices en cours, avec la courageuse soeur de Samuel Paty en porte voix. Les acteurs sont tous formidables , j'aimerais tellement qu'Antoine Reinartz reçoive le César du meilleur acteur rien que pour rendre justice au personnage et clouer le bec aux médias militants osant affirmer que ce film est dangereux, stigmatisant que ce n'était pas le moment. Le réel dérange, le réalisateur a fait plusieurs films ds le même genre, et les émotions vont vous saisir : Allez-y le voir !
Un film puissant et dérangeant, qui met en lumière une réalité sociale que beaucoup préfèrent ne pas voir. L’Abandon permet de comprendre ce sentiment de fracture et de vide ressenti par une partie de la population, souvent ignorée ou caricaturée par une certaine gauche bourgeoise et déconnectée du être parfait, le film a le mérite de montrer ce malaise humain et social avec une vraie force émotionnelle. À voir pour comprendre ce que certains refusent encore de regarder en face…
L’Abandon est un film engagé et émouvant, quelque peu didactique, fidèle aux faits. Sa narration bien rythmée nous captive bien que nous connaissions d’emblée sa fin tragique. Ce film montre comment l’extrémisme religieux fait feu de tout bois pour mener son combat mortifère. Et depuis que je suis sorti de la salle, je repense aux enfants de Samuel Paty, et à leur douleur éternelle. Mais il me semble qu’une question importante est occultée dans le film : pourquoi Samuel Paty avait-il choisi de présenter à des enfants de treize ans des caricatures aussi stupides (de Charlie Hebdo) pour illustrer la liberté d’expression ? Certes, cette liberté inclut indiscutablement la liberté d’être bête, de provoquer inutilement, de vomir des insanités et de heurter la sensibilité d’un jeune public. Mais n’oublions pas l’essentiel : si tant de combattants courageux se sont battus pour la liberté d’expression, c’est sans doute aussi (et surtout) pour qu’elle soit au service de belles idées telles que l’égalité, l’émancipation, l’amour de son prochain ou encore la paix civile. Dès lors, il me semble qu’il était possible, pour un professeur de collège, de proposer d’autres exemples de la liberté d’expression, dans une période où celle-ci est constamment étouffée par des médias aux mains de quelques financiers préoccupés seulement par leurs propres intérêts, et prêts à diffuser n’importe quel mensonge et n’importe quel discours de haine dans ce but exclusivement égoïste. « J’accuse » de Zola, ou bien « La cause des femmes » de Gisèle Halimi, c’est tout de même autre chose que le dessin de l’anatomie intime d’un prophète. Certes, Samuel Paty avait le droit de présenter ces caricatures, et sa hiérarchie l’invitait à le faire via la plate-forme pédagogique Canopé. Mais, qu’avons-nous à faire de cette hiérarchie ? Ne sommes-nous pas capables, par nous-mêmes, de trouver des exemples de liberté d’expression plus pertinents que l’image si peu glorieuse d'un prophète ? Le film nous montre brièvement des débats entre enseignants sur cette question, mais ces débats sont pauvres, et l’opposant à Samuel Paty est campé par un parfait imbécile qui n’hésite pas à condamner les choix de cet enseignant devant les élèves. On aurait aimé entendre d’autres voix, qui auraient été solidaires de notre héros, mais qui auraient pointé la pauvreté de ses exemples de liberté d’expression. Ce film aurait pu intégrer dans sa narration une critique des caricatures elles-mêmes, soit dans une discussion entre enseignants, soit dans une discussion en classe. Et Samuel Paty serait resté l’homme courageux, persévérant, attachant, amoureux de son travail, tel qu’il nous est montré, et l’horreur absolue du crime dont il a été victime n’aurait été amoindrie d’aucune façon.