L’Abandon
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888 critiques spectateurs

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traversay1

4 509 abonnés 5 409 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2026
spoiler: Le sentiment de sidération collective, palpable au moment des faits, ne va pas cesser avec L'Abandon, bien au contraire. Évidemment, il est facile, après le drame, de pointer le mensonge inaugural, le poids de la rumeur, le relais nauséabond des réseaux sociaux ou encore les défaillances en cascade, au sein même de l'établissement dans lequel enseignait Samuel Paty, au sein de la police ou de l'Administration. Mais le film a la volonté d'être factuel et inattaquable quant à la chronologie de la tragédie. Comment en vient-on à assassiner un professeur de la République, défenseur de la laïcité, dans ce terreau explosif qu'est désormais la France des années 2020 ? Le film de Vincent Garenq ne s'appelle pas l'Abandon par hasard, il expose sans fioritures ni volonté vindicative un engrenage fatal pour un dénouement inimaginable. Comme toute œuvre de fiction, à la frontière du documentaire, il peut prêter le flanc à la critique, bien entendu. Il n'approfondit pas certains aspects, à commencer par la personnalité de la victime, mais il s'agit presque d'histoire immédiate et le passage du temps donnera sans doute lieu à davantage de recul et moins d'émotion proche. Dans quelques décennies, un film intitulé L'affaire Paty sera peut-être réalisé, avec un nouvel éclairage et recontextualisation sociale. En attendant, L'Abandon est un outil pédagogique essentiel, sincère et implacable.
Corinne C.
Corinne C.

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2026
Le film L'Abandon de Vincent Garenq est une œuvre sobre, dure et profondément bouleversante, qui retrace avec une grande rigueur les derniers jours de Samuel Paty. Cette reconstitution sans sensationnalisme et avec une mise en scène presque intime, portée par une atmosphère froide et oppressante qui installe, du début à la fin, une tension sourde et inéluctable.
L’interprétation d’Antoine Reinartz est remarquable de justesse et de spoiler:
retenue. Il incarne avec une profonde humanité un homme bienveillant, passionné par son métier, peu à peu isolé face à l’engrenage dramatique qui conduira à sa mort. Le film montre avec force la solitude d’un enseignant abandonné par des institutions incapables de le protéger, tout en interrogeant les renoncements qui fragilisent la liberté d’expression et l’idéal de l’école républicaine.

D’une fidélité saisissante aux faits connus des enquêtes et des procès, L’Abandon est un hommage poignant et nécessaire à Samuel Paty devenu un symbole malgré lui. Quelles que soient les convictions de chacun, il est difficile de rester insensible devant ce récit qui met en lumière les dangers de l’obscurantisme et du radicalisme. On ressort du film bouleversé, parfois désemparé, mais aussi marqué par l’émouvant hommage final des élèves et des enseignants, laissant entrevoir une lueur d’espoir.
Un film essentiel, marquant et profondément humain, qui rappelle avec force ce que représente la liberté d’enseigner dans la République française.
Laurent A.
Laurent A.

60 abonnés 478 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2026
Le film rend bien compte de ce qu'a pu être ce fait divers, et il l'éclaire aussi de façon magistrale et bien davantage que ce que l'on on a pu en entendre dans les médias. Réalisme et émotions, malaise et indignation, l'interprétation est parfaite et l'ensemble forme la trame d'un film qui marque la mémoire de façon durable. Un film édifiant et incontournable, à connaître pour mieux comprendre notre époque.
The CritizMan
The CritizMan

65 abonnés 313 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2026
L’Abandon est un film dur, frontal et profondément bouleversant.

Vincent Garenq signe une mise en scène sèche, austère, presque clinique. L’étalonnage aux couleurs froides et grisâtres renforce l’atmosphère oppressante du récit et rend le visionnage particulièrement prenant. On ressent en permanence une tension sourde, un sentiment d’inéluctable qui ne quitte jamais le spectateur.

Antoine Reinartz livre une interprétation remarquable de Samuel Paty. Son jeu tout en retenue est d’une justesse bouleversante. Il parvient à transmettre avec beaucoup de finesse la solitude, l’incompréhension et la détresse d’un homme abandonné par les institutions censées le protéger.

Le film met en lumière les défaillances de l’État, de l’Éducation nationale et de toute une chaîne administrative incapable de soutenir concrètement Samuel Paty face à la montée des menaces. Il montre également comment certains renoncements idéologiques peuvent fragiliser la liberté d’expression et la mission même de l’école républicaine.

Pour ceux qui ont suivi le dossier et les différents procès, la fidélité du film est particulièrement frappante. Les faits sont restitués avec une grande rigueur, ce qui renforce encore l’impact émotionnel de l’œuvre.

L’ambiance pesante est parfaitement maîtrisée du début à la fin. On connaît l’issue, mais cela ne diminue jamais la force du récit.

Un film nécessaire, poignant et d’une grande justesse, qui rend un hommage digne à Samuel Paty tout en rappelant brutalement ce qu’il en coûte lorsque les institutions abandonnent ceux qui défendent la liberté d’enseigner.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2026
C'est intéressant de se dire que ce film, a été réalisé dans le plus grand secret, (on peut facilement comprendre pourquoi ?!...). Mais ce qui me frappe le plus, c'est que ce long-métrage qui retrace, les derniers jours de Samuel Paty, avec une extrême justesse, est poignant, parce qu'il fallait absolument connaitre les dossiers, des avocats, des magistrats, de la police, les témoignages de l'entourage (accusateurs ou défenseurs). Vincent Garenq nous dévoile une "Histoire" tristement glaçante où Antoine Reinartz et Emmanuelle Bercot magnifient le corps enseignant, et leur rôle d'interprètes.
cedric L.
cedric L.

36 abonnés 52 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2026
L’Abandon est un film aussi insoutenable qu’essentiel. D’utilité publique, il devrait être diffusé dans tous les collèges et lycées de France, et bien au-delà. Les acteurs sont tous d’une grande justesse et à la hauteur de l’enjeu. Le scénario l’est tout autant, adoptant la juste distance nécessaire pour traiter un sujet aussi brûlant d’actualité que profondément sensible.

Même si je connaissais déjà les faits, je ne m’en suis toujours pas remis plus de vingt-quatre heures après la projection. Vincent Garenq livre une œuvre profondément humaniste qui invite à réfléchir à ce que signifient réellement la laïcité, la liberté de conscience et le poids du mensonge. À travers ce film, il rappelle que la laïcité n’est pas le rejet des croyances, mais la garantie, pour chacun, de pouvoir croire, ne pas croire et penser librement. Une vision inclusive de notre société, fondée sur le respect de toutes les convictions, de toutes les religions et sur la liberté de pensée, droit fondamental de chaque être humain.

Un film nécessaire, bouleversant et d’une actualité saisissante !
Delphine Solange
Delphine Solange

4 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2026
C'était casse-gueule et ils ont réussi. Ça n'est pas un tire-larmes et pourtant on pleure: moi qui connaissais par coeur cette histoire de l'Histoire, mais aussi derrière moi une maman et son ado qui ne parvenaient pas à quitter leur fauteuil, les deux visiblement inconsolables, dans cette salle pleine de monde en matinée alors que d'ordinaire les spectateurs se comptent sur les doigts d'une main. Interprétation magnifique: Reinartz, Bercot bien sûr mais tous les petits rôles également. Merci à tous les artisans de ce film bouleversant.
Merci Mikaëlle! Merci Samuel!!!
Laurence
Laurence

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2026
excellent film : les faits sont rapportés avec certainement beaucoup d'authenticité
A voir absolument
velocio

1 545 abonnés 3 521 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 juin 2026
Un film utile mais qui m'a mis mal à l'aise et qui, en plus, arrive au plus mauvais moment possible. Pourquoi ? Parce qu'il a trop tendance à montrer que, dans chaque musulman vivant en France, il y a un extrémiste salafiste qui sommeille.
Cinévore24

458 abonnés 955 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2026
Un métier dangereux.

spoiler: "Tuer une âme, c'est tuer l'humanité."


Tourné de manière confidentielle l'été dernier (personnellement, je n'ai appris l'existence de ce film qu'il y a environ 2 mois), cet «Abandon» revient sur les derniers jours du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, avant qu'il ne meurt lâchement assassiné à la sortie de son collège par un djihadiste tchéchène le 16 octobre 2020.
Une véritable tragédie qui a choqué le pays tout entier et marque encore les esprits aujourd'hui.

Réalisée par Vincent Garenq (un cinéaste venant du documentaire et ayant mis en scène plusieurs films politico-judiciaires, comme «Présumé Coupable» (sur l'affaire d'Outreau) ou encore «L'Enquête» (sur l'affaire Clearstream)), et dont il co-signe également le scénario (un processus d'écriture dans lequel Mickaëlle Paty, la sœur de Samuel, a été directement impliquée), une sorte d’œuvre testamentaire s'attachant à vouloir coller au près des faits (comme indiqué dans le carton d'introduction), à la fois pour honorer la mémoire de l'homme et du professeur, mais aussi pour reconstituer le plus fidèlement possible ce mécanisme implacable qui mena au pire.

Le récit d'un mensonge qui va tout faire basculer en l'espace de quelques jours, et comment celui-ci spoiler: va être soutenu et relayé par un père obstiné dans son déni de la vérité et un prédicateur fiché S, puis repris et amplifié par les réseaux sociaux et certains médias, prenant des proportions que pas grand monde n'aurait pu prédire.

Un mensonge qui va se répandre comme une traînée de poudre qui va s'embraser et ne plus vouloir s'éteindre, bien au contraire.

Le récit d'un professeur dont le "crime" aura été de projeter à ses élèves de 4e des caricatures de Mahomet pour traiter de la thématique de la liberté d'expression.
Un professeur qui va être harcelé pour quelque chose qu'il n'a jamais dit/fait et progressivement se sentir plus isolé, lâché notamment par une partie de ses collègues qui ne le soutiennent pas dans les choix qu'il a fait.
Un professeur incarné avec simplicité et justesse par Antoine Reinartz (120 battements par minute, Anatomie d'une Chute), me rappelant un peu un certain Mads Mikkelsen dans «La Chasse», lui aussi pris en étau et "abandonné" à cause d'un mensonge.
À ses côtés, Emmanuelle Bercot interprète avec conviction le rôle de la principale du collège et l'un de ses soutiens les plus affirmés.

Dans la lignée de films tels que «La Salle des Profs» ou «Pas de vagues», de par l'engrenage grandissant (et ici fatal) qu'ils dépeignent et les codes du thriller qui semblent progressivement s'y mettre en place, «L'Abandon» dresse le portrait d'un système défaillant/pas assez performant (le référent laïcité, PHAROS, etc.), qui aurait peut-être pu éviter que le pire ne se produise, et comment certaines convictions/idéologies délétères (et totalement déformées) semblent se propager inexorablement, et encore plus rapidement ces dernières années par le biais des réseaux.

Certes, la mise en scène de Garenq reste somme toute assez classique (mais colle finalement plutôt bien à ce type de récit docu-fictionnel), forçant quelques fois un peu le trait pour nous faire comprendre ce qu'on devrait ressentir à tel ou tel moment.
Certes, le jeu de certains des personnages ( spoiler: notamment du père et du prédicateur
) ne sonne pas très naturel, venant par moments casser un peu l'immersion.
Certes, sortir un tel film dans une période telle que la nôtre peut sembler risqué (en même temps, y a-t-il jamais eu de bonne période pour sortir un film ?).
Est-ce qu'un documentaire aurait été plus judicieux pour traiter cette histoire tragique ? Peut-être.

Mais en attendant, voilà une histoire, une œuvre loin d'être aussi manichéenne que je pouvais le craindre, et qui peut difficilement laisser indifférent de par ce qu'elle nous raconte, quelque part entre tristesse, colère et incompréhension.

Un récit assez glaçant, nous démontrant qu'il suffit parfois d'une étincelle pour que tout bascule.

L'histoire vraie d'un professeur d'histoire qui est entré à son tour dans les livres d'histoire, bien malgré lui. Et dont le seul "crime" aura été d'enseigner.
Math719
Math719

230 abonnés 901 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2026
Je sors du cinéma après être allé voir ce fameux film sur Samuel Paty… et j’en ressors à la fois révolté, bouleversé et profondément troublé par ce long-métrage. On assiste à un engrenage menant à cette mort, à cet assassinat, qui aurait pu être évité à tant de niveaux. Une colère immense naît, non seulement face à ce qu’il s’est passé, mais aussi face aux réactions de certains élèves, et même de professeurs de ce lycée, totalement dépassés par la situation.

On y voit une institution qui peine parfois à prendre certaines situations au sérieux, enfermée dans des procédures interminables au lieu d’aller à l’essentiel. Et c’est justement ce qui est alarmant. J’ai aimé ce film parce qu’il montre les choses telles qu’elles se sont déroulées, sans prendre parti. Minute après minute, on voit la situation s’envenimer, cette descente aux enfers devenir inévitable, et c’est extrêmement difficile à regarder. On se dit surtout que cela peut arriver bien plus vite qu’on ne l’imagine, et concerner tout le monde.

Un film difficile, marquant, et selon moi nécessaire. Il devrait être montré dans les collèges, parce qu’il ne laisse pas indifférent. Et parfois, c’est justement en marquant les esprits que les choses peuvent évoluer.
Guiciné
Guiciné

210 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mai 2026
Un film qui pourrait être désigné d’utilité publique, au vu du récit passionnant.
Le scénario est prenant de bout en bout et tous les acteurs sont magnifiques et poignants .
Du grand cinéma bouleversant.
capirex
capirex

193 abonnés 829 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 mai 2026
Avec une qualité d’écriture exceptionnelle soutenant un regard passionnant et factuel sur le fait divers aussi bien sur le fond que sur la forme c'est là récit glaçant, implacablement tragique et révoltant ! Antoine Reinartz , très juste et sobre , se fait totalement oublier derrière le sujet et l’image de Samuel Paty ! Cette réalisation , très bien documentée , de Vincent Garenq rend un hommage pudique à une victime de la Terreur Idéologique !
noodles2
noodles2

115 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2026
J’ai entendu Le Masque et la Plume dire que ce n’était pas vraiment du « cinéma », mais un bon « film dossier ». Soit… c’est un point de vue (avec Le Masque on entend la critique dans leur manière de le dire). On pourrait tout aussi bien dire que Dossier 137 est un bon film dossier, alors que c’est un grand film de cinéma. Z de Costa-Gavras également, ou JFK d’Oliver Stone, sans oublier une bonne partie du cinéma italien engagé des années 70.
L’Abandon s’inscrit dans cette lignée et s’impose surtout comme un très bon film. Le sujet est traité avec une grande justesse, l’interprétation est excellente, et les acteurs sont tous à la hauteur de leur partition — notamment Reinhartz et Bercot, mais aussi l’adolescente, ainsi que les deux interprètes spoiler: des islamistes
, particulièrement convaincants.

Le film s’appuie sur des faits établis, ce qui renforce encore son impact. Il devrait, à ce titre, toucher tout spectateur disposé à regarder les événements qu’il relate sans filtre idéologique.

Ce qui est intéressant dans la narration et dans le propos du film — qui n’est absolument pas un pamphlet spoiler: anti-musulman
— c'est qu'Il interroge de manière très intelligente plusieurs mécanismes contemporains : la viralité des réseaux sociaux et la fabrication de la rumeur, les défaillances institutionnelles, certaines formes de défaillance individuelle ou de lâcheté ordinaire, et enfin le processus de la radicalisation, qui apparaît ici comme une forme de basculement vers la folie.
Le récit prend d’ailleurs racine dans le mensonge d’une adolescente prise dans sa propre honte, ce qui fait écho à d’autres œuvres— on pense d’ailleurs à des films traitant de dynamiques similaires comme La Chasse de Thomas Vinterberg (2012) ou encore Pas de vagues (2024) avec François Civil.


Ce film devrait être projeté dans toutes les écoles, du CM2 à la 6e. réduire L’Abandon à une charge contre spoiler: les musulmans
releve d'une lecture stupide et simplificatrice. spoiler: Mais sont probablement les mêmes qui considèrent L’Objet du délit d’Agnès Jaoui comme un film anti-féministe
… No comment.
arthur44
arthur44

53 abonnés 54 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2026
Film coup de poing qui en dit long sur les dérives de l'islamisme, les lourdeurs administratives et l'absence de repères d'une certaine jeunesse, reflet des fractures actuelles de notre société.
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