3741 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
888 critiques spectateurs
5
549 critiques
4
263 critiques
3
42 critiques
2
21 critiques
1
4 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Vincent Cocquebert 92
3 abonnés
66 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 20 juin 2026
Un tel film qui retrace les 10 derniers jours de Samuel Paty n'est pas facile à chroniquer ! Il y a un film bien sûr mais comme il prend des accents de reconstitution plus que de fiction, il n'est pas aisé de séparer l'œuvre de son sujet. On ne peut en effet pas oublier sa réalité par trop dramatique, on ne peut pas rester insensible à la montée crescendo vers la terrible issue de cette histoire pourtant inscrite au départ dans les soubresauts du quotidien d'un prof qui cherche à éduquer à la complexité de la liberté (de penser, d'opinion, d'expression...). Mais le mensonge initial de l'élève (absente du cours), puis les manipulations, l'instrumentalisation, les réseaux sociaux, et l'air du temps vont conduire de façon inexorable à l'assassinat du prof non protégé qu'il était par sa hiérarchie et les autres institutions de la République en charge de. Sans parler de la cacophonie de ses collègues face à la situation. Nous sommes sortis abasourdis par cette histoire mécaniquement filmée dans laquelle le spectateur est entraîné sans échappatoire... mais comment le reprocher au réalisateur qui a sans doute voulu d'abord montrer de l'atroce enchaînement des faits au détriment de la vie d'un innocent : le film en témoigne sobrement. A voir
Œuvre profondément poignante qui parvient à restituer fidèlement cette terrible affaire sans sombrer dans l’amalgame grâce à une réalisation simple et linéaire, un Antoine Reinartz à l’interprétation sobre et saisissante, des couleurs sombres et une tension latente qui ne connaît aucun répit. Le cœur est lourd, les yeux sanglotants, le message nécessaire, le film réussi.spoiler:
Je pense que le sujet du film est ambitieux mais malheureusement il se rate sur l'essentiel. Beaucoup de détails sont donnés concernant l'enchainement des faits ce qui est très enrichissant mais malheureusement il me semble que le contexte est bien trompeur sur la réalité. Si on regarde la bande annonce qui correspond bien au film, on a l'impression que l'ambiance générale dans les collèges est plutôt calme. La réalité est bien autre. Si vous prenez le film La Vie scolaire qui traite aussi des collèges de banlieues, on a une version plus réaliste de ce qu'est un collège alors la que ce dernier film ne veut être qu'une fiction. J'aurai préféré voir la réflexion du réalisateur sur la montée de la violence dans une ambiance plus réelle par exemple proche du film la Vie scolaire. Donc c'est un peu trompeur sur la réflexion et je pense ne reflète pas vraiment la réalité. Le film est néanmoins agréable à regarder et apporte des éléments de réflexion sur Paty.
Le film en lui-même largement illustratif et plutôt ramassé - que l'on peut certes s'accorder à trouver glaçant, sauf à alimenter les débats sur la laïcité et la liberté d'expression, n'apporte pas grand chose et peine à faire surgir l'émotion et l'empathie. La voix off rétrospective inaugurale forcément posthume et apocryphe évoquant la figure du super-héros ou le destin (?!) (même inspirée d'écrits de l'enseignant) n'est pour le coup pas très inspirée. Le personnage sacrificiel (le tragos grec) du prof d'histoire est assez monolithique voire caricatural.
Film intéressant dans le choix de sa thématique, mais profondément problématique dans son exécution.
Je précise d’emblée que l’assassinat de Samuel Paty est un drame absolu et qu’il est important que cette histoire soit racontée, au même titre que n’importe quel crime particulièrement marquant perpétré au nom d’une idéologie, d’un fanatisme ou d’un trouble psychiatrique. C’est d’ailleurs pourquoi je tenais tant à voir ce film.
Parmi les points positifs, Antoine Reinartz est excellent dans le rôle principal et porte largement le film par son jeu sobre, juste et retenu. Emmanuelle Bercot est également convaincante. La montée progressive de la tension fonctionne plutôt bien. Malheureusement, cela ne suffit pas à sauver l'ensemble.
Pour les points négatifs :
1. Une faiblesse artistique évidente :
Sur le plan artistique, c'est très faible. On a davantage l'impression de regarder un téléfilm qu'un véritable film de cinéma. La mise en scène est plate, scolaire et sans relief. Hormis Antoine Reinartz et Emmanuelle Bercot, une grande partie de la distribution manque de crédibilité et certains seconds rôles sont franchement mauvais. Les dialogues sont souvent démonstratifs et manquent de subtilité.
2. Un amalgame permanent entre des sujets pourtant distincts, complexes et nuancés :
On en vient alors au principal problème du film : il mélange constamment des sujets pourtant différents. Tout semble progressivement fusionner dans un même récit : terrorisme, islam, musulmans de France, Daech, cités populaires, imams, cause palestinienne, et antisémitisme sont évoqués comme les éléments d'un même continuum. Le montage et l'accumulation de ces références donnent l'impression de construire progressivement l'image d'un bloc homogène et menaçant, seulement nuancé par quelques figures de « bonnes musulmanes » présentées comme modérées, bien intentionnées ou repentantes. J'ai trouvé cela caricatural, parfois même grotesque.
Entre les accents volontairement appuyés, certaines références du type « Maghreb Radio » — qui contribuent à associer, dans l'esprit du spectateur, cette affaire à un imaginaire essentiellement maghrébin — et une galerie de personnages secondaires souvent réduits à des stéréotypes, j'ai fréquemment eu l'impression d'assister davantage à une démonstration de stigmatisation qu'à une véritable tentative de compréhension d'une réalité complexe.
L'origine tchétchène de l'assaillant, pourtant importante pour rappeler que le terrorisme islamiste ne se réduit ni aux populations arabes ni aux populations maghrébines, est quant à elle totalement absente du récit. Cet effacement contribue à brouiller la compréhension du phénomène et nous amène au troisième point.
3. Une réflexion insuffisante sur les mécanismes de la radicalisation et sa prévention :
Comme pour d'autres auteurs de violences extrêmes, l'idéologie n'explique jamais à elle seule le passage à l'acte. Le film aurait gagné à explorer davantage la rencontre entre une idéologie radicale et une trajectoire individuelle particulière, plutôt que de suggérer qu'une appartenance religieuse ou culturelle suffirait à comprendre le crime.
Dans un registre proche, Le Ciel Attendra abordait la radicalisation avec infiniment plus de finesse, de complexité humaine et de qualités cinématographiques. Il montrait notamment que les trajectoires de radicalisation peuvent concerner des profils très différents, ce que les travaux de Dounia Bouzar ont également largement mis en évidence.
J'aurais également aimé que le film aborde davantage la question de la prévention et des limites de l'action publique. Comment mieux détecter les trajectoires de radicalisation ? Comment lutter contre la propagande en ligne ? Comment mieux protéger les citoyens, les fonctionnaires et toute personne menacée ? Et surtout, comment gérer les personnes déjà signalées aux services de renseignement pour radicalisation lorsqu'elles ne peuvent pas être poursuivies pénalement mais présentent néanmoins des facteurs de risque préoccupants ? Ce sont des questions essentielles si l'objectif est réellement d'éviter que de tels drames se reproduisent. À mes yeux, comprendre comment un tel assassinat devient possible est au moins aussi important que désigner les responsables.
C'est précisément parce que l'affaire Samuel Paty est un sujet aussi grave qu'elle mérite une approche rigoureuse, nuancée et pédagogique, cherchant à éclairer les mécanismes profonds de la radicalisation et du passage à l’acte plutôt qu'à alimenter des représentations simplifiées du problème.
4. Le contexte politique de l'œuvre :
Ce qui me dérange enfin est le contexte politique dans lequel sort cette œuvre. Le film est adapté du livre de Stéphane Simon, producteur de télévision, éditeur de médias et animateur de radio, dont la société Open Media Factory a travaillé pour les campagnes de Marine Le Pen. Il est également coproduit par cet homme. Cela ne disqualifie évidemment pas automatiquement le film, mais il s'agit malgré tout d'un récit porté par des personnes ayant une vision politique particulière, dans un contexte où les prochaines échéances présidentielles se rapprochent.
Au final, j'ai eu le sentiment de voir moins un film d’utilité publique qu'un objet politique. Sous couvert d'hommage et de pédagogie, il véhicule une vision du monde que je juge trop orientée et caricaturale, et risque davantage d'alimenter les fractures déjà présentes dans la société française que de favoriser la compréhension et la résolution d'un phénomène pourtant sérieux et complexe.
Film glaçant et salutaire... A voir absolument pour assister impuissant et incrédule à ce lynchage dramatique sur les réseaux sociaux d'un prof d'histoire à la suite d'une maladresse, puis des mensonges éhontés d'une gamine de 4eme affublée de parents aussi bêtes que méchants... Manipulés par un islamiste radical sautant sur ce fait divers pour régler ses comptes à la société mécreante... Qui conduiront un débile à exécuter Samuel Paty au nom d'Allah...
Le titre par contre ne me paraît pas judicieux... A la vue du film et de sa narration scrupuleuse du déroulé des faits, on ne peut pas dire que Samuel Paty ait été abandonné... Au contraire l'institution et notamment la principale et son équipe ne l'ont jamais enfoncé et ont fait ce qu'ils pouvaient pour désamorcer l'affaire... Après il était probablement impossible de prévoir dans l'ensemble des services et institutions qui ont eu à gérer cette crise une telle fin à une histoire aussi banale et minime... Un peu comme dans une tragédie grecque l'enchaînement implacable d'un incident banal, d'un mensonge qui le monte en épingles, d'une bandes d'excités fanatiques qui l'utilisent et surtout de réseaux (As)sociaux montrant leur vrai visage et leur danger vont conduire un débile à se prendre pour le justicier d'Allah...
On entend beaucoup de chose sur ce film, mais la meilleure manière de se faire un avis est d’aller le voir. Pour ce qui est du mien, je trouve qu’il porte bien son nom, qu’il n’est pas facile à regarder quand on connaît la fin et que l’on découvre le chemin qui y mène. Il faut aller voir ce film, pour justement ne pas abandonner une deuxième fois Samuel Paty.
j'ai passer un bon moment devant le film , les acteurs et actrices jouent bien leurs rôles surtout Antoine Reinartz en Samuel Paty on'aurais dis le vrai a certains moments, oui le film peu ne pas plaire à tous le monde du a son sujet ect ... mais moi personnellement le film m'as bien plus sa m'as un peu emu surtout vers la fin du film j'ai pas pleuré mais sa m'as toucher , sa s'inspire des 11derniers jours de Samuel Paty, je pence je vais pas vous en dire plus tous sa pour dire je vous conseillerais plutôt bien le film , n'oublier pas c'est que mon avis faites le votre , merci d'avoir lu cet critique a la prochaine ciao !.
Ce film est poignant et puissant. Il fallait en parler et montrer ce qu'il s'est passé. Beaucoup ne cherche pas à se renseigner et là ils n'auront plus d'excuses. Les acteurs sont impeccable et la directrice est parfaite. On relate les faits et ça permet de comprendre comment c'est monté en pression alors que ça n'aurait jamais dû ! Ce film est tout simplement à voir dans chaques écoles et chaque classes pour bien montrer les dangers qui hantent notre société. Je mets 5 étoiles pour la mémoire d'un homme qui le mérite. Et pour ce film qui retrace bien l'histoire.
Un film bouleversant, j'ai beaucoup pleuré. Un bel hommage à ce cher professeur victime de tant de dysfonctionnements. Une histoire que l'on n'oubliera jamais. Merci au réalisateur de l'avoir fait car c'était une entreprise très difficile. L'hommage de l'élève à la fin est tellement poignant et juste. C'est aussi un film qui démontre bien le danger des réseaux sociaux : à quand une surveillance stricte et efficace ?
Film nécessaire ! J'y suis allé par action citoyenne sans conviction sur l'aspect cinématographique et scénaristique et bien j'avais tort. Non seulement L'abandon est un film qui traite un drame national auquel il faut réfléchir, se souvenir et tout faire pour empêcher qu'il ne se reproduise. On à tout dit sur le côté documentaire du film, sa justesse dans le récit, sa sobriété dans la fiction, sa précision dans l'énoncé des faits ; les acteurs et la réalisation parviennent à nous faire oublier cet aspect technique et factuel pour nous plonger dans du pur cinéma dramatique. Non seulement la virtuosité ne masque pas le propos, au contraire elle le sert
Bouleversant. Même si on savait comment ça allait finir. On avait un peu oublié les détails. On se les prend en pleine face. Presque toute la salle a applaudi et est restée scotchée à la fin, assisse, sidérée. J’étais en larmes. Cette descente aux enfers, cette accumulation de procédures, ces mensonges, ces petites trahisons nous amènent vers un final qui me soulève encore le cœur. Un film nécessaire, factuel, sans parti prix.
l'abandon est un film très poignant et qui fait froid dans le dos le harcèlement en ligne ne reste pas longtemps virtuel, car les mots des salauds arment les bras des imbéciles l'interprétation des acteurs est tout bonnement magistrale on devrait faire visionner ce film dans les collèges et lycées, car ça montre les dérives des réseaux sociaux
Beaucoup mieux qu'un film, beaucoup plus qu'un documentaire... Une reconstitution minutieuse de l'assassinat de Samuel Paty, même les dialogues nécessairement ajoutés, ou plutôt reconstitués, sont parfaitement crédibles. Un des moments qui suscite le plus de réactions des spectateurs, c'est lorsque la Proviseur appelle l'Académie de Versailles et demande quelle est la marche à suivre : son interlocuteur lui dresse une liste impressionnante des appels téléphoniques à effectuer, des mails à envoyer à de multiples commissions, délégations, organismes, fonctionnaires... dont on perçoit immédiatement qu'ils ne feront rigoureusement RIEN ! Et même pire, le "référent laïcité" qui condamne la démarche pédagogique de Paty : l'administration française dans toute sa "splendeur"... sa lâcheté et son impuissance. On ne s'en sortira pas ! Satisfaction supplémentaire et très significative : note de la presse = 3,6 et note des spectateurs = 4,4. Cet écart (très rare), dit tout de la déconnexion des médias, totalement contredits par le bon sens populaire ! Un exemple scandaleux : un quotidien présente le terroriste islamiste Anzorov comme "un jeune homme de 18 ans" !