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martine chevalier le roy
2 critiques
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5,0
Publiée le 2 juin 2026
Film coup de poing , on en ressort pas indemne , très juste pas partisan , mais tellement réel hélas À voir par tout le monde , allez un peu de courage messieurs dames ! Merci
Fim choc ! Énervant qui nous amène à nous poser certaines questions. Les acteurs sont tous excellents- à voir donc mais on en ressort un peu ko et choqué.
Le film "L'abandon" retrace parfaitement la chronologie des faits, le film étant lourd a regarder je déconseille les enfants (il n'y a rien de trash) mais ça peut perturber certains d'entre nous . Quand vous regardez le film vous ressentez des émotions tels que la haine, la tristesse, le dégoût car dans ce film nous voyons comment un simple mensonge s'est terminé en drame absolu. Je conseille ce film malgré tout car il est important de ne pas l'oublier et de lui faire honneur.
Film absolument saisissant, entre justesse et romance par respect pour ceux qui étaient témoins de cette histoire. Un hommage à la hauteur du courage de cet homme. A voir, pour la beauté cinématographique et le soutien de la victime.
Un chef-d’œuvre. On palpite dès le début du film en se remémorant cette histoire révoltante. On découvre l’envers du décor et l’on revit, étape après étape, la tournure qu’ont prise les événements ainsi que leur escalade.
On passe par une multitude d’émotions, de la colère au dégoût, en passant par la tristesse face à notre système français, englué dans ses multiples couches successives de paperasse, d’administration et d’organismes différents, d’une inefficacité parfois sidérante.
Un film qui se rapproche presque d’un documentaire et qui devrait être diffusé dans les écoles. Pour la liberté et pour la République.
Excellent film retraçant avec beaucoup de précision et de manière la plus neutre possible, les derniers jours de ce professeur admirable. Il explique bien tout l'engrenage de la folie, accentué par les réseaux sociaux. Toute la lâcheté du corps enseignant, de l'éducation nationale, mais aussi le courage de certaines personnes (y compris musulmans) pour dénoncer la folie et les mensonges.
Film intéressant dans le choix de sa thématique, mais profondément problématique dans son exécution.
Je précise d’emblée que l’assassinat de Samuel Paty est un drame absolu et qu’il est important que cette histoire soit racontée, au même titre que n’importe quel crime particulièrement marquant perpétré au nom d’une idéologie, d’un fanatisme ou d’un trouble psychiatrique. C’est d’ailleurs pourquoi je tenais tant à voir ce film.
Parmi les points positifs, Antoine Reinartz est excellent dans le rôle principal et porte largement le film par son jeu sobre, juste et retenu. Emmanuelle Bercot est également convaincante. La montée progressive de la tension fonctionne plutôt bien. Malheureusement, cela ne suffit pas à sauver l'ensemble.
Pour les points négatifs :
1. Une faiblesse artistique évidente :
Sur le plan artistique, c'est très faible. On a davantage l'impression de regarder un téléfilm qu'un véritable film de cinéma. La mise en scène est plate, scolaire et sans relief. Hormis Antoine Reinartz et Emmanuelle Bercot, une grande partie de la distribution manque de crédibilité et certains seconds rôles sont franchement mauvais. Les dialogues sont souvent démonstratifs et manquent de subtilité.
2. Un amalgame permanent entre des sujets pourtant distincts, complexes et nuancés :
On en vient alors au principal problème du film : il mélange constamment des sujets pourtant différents. Tout semble progressivement fusionner dans un même récit : terrorisme, islam, musulmans de France, Daech, cités populaires, imams, cause palestinienne, et antisémitisme sont évoqués comme les éléments d'un même continuum. Le montage et l'accumulation de ces références donnent l'impression de construire progressivement l'image d'un bloc homogène et menaçant, seulement nuancé par quelques figures de « bonnes musulmanes » présentées comme modérées, bien intentionnées ou repentantes. J'ai trouvé cela caricatural, parfois même grotesque.
Entre les accents volontairement appuyés, certaines références du type « Maghreb Radio » — qui contribuent à associer, dans l'esprit du spectateur, cette affaire à un imaginaire essentiellement maghrébin — et une galerie de personnages secondaires souvent réduits à des stéréotypes, j'ai fréquemment eu l'impression d'assister davantage à une démonstration de stigmatisation qu'à une véritable tentative de compréhension d'une réalité complexe.
L'origine tchétchène de l'assaillant, pourtant importante pour rappeler que le terrorisme islamiste ne se réduit ni aux populations arabes ni aux populations maghrébines, est quant à elle totalement absente du récit. Cet effacement contribue à brouiller la compréhension du phénomène et nous amène au troisième point.
3. Une réflexion insuffisante sur les mécanismes de la radicalisation et sa prévention :
Comme pour d'autres auteurs de violences extrêmes, l'idéologie n'explique jamais à elle seule le passage à l'acte. Le film aurait gagné à explorer davantage la rencontre entre une idéologie radicale et une trajectoire individuelle particulière, plutôt que de suggérer qu'une appartenance religieuse ou culturelle suffirait à comprendre le crime.
Dans un registre proche, Le Ciel Attendra abordait la radicalisation avec infiniment plus de finesse, de complexité humaine et de qualités cinématographiques. Il montrait notamment que les trajectoires de radicalisation peuvent concerner des profils très différents, ce que les travaux de Dounia Bouzar ont également largement mis en évidence.
J'aurais également aimé que le film aborde davantage la question de la prévention et des limites de l'action publique. Comment mieux détecter les trajectoires de radicalisation ? Comment lutter contre la propagande en ligne ? Comment mieux protéger les citoyens, les fonctionnaires et toute personne menacée ? Et surtout, comment gérer les personnes déjà signalées aux services de renseignement pour radicalisation lorsqu'elles ne peuvent pas être poursuivies pénalement mais présentent néanmoins des facteurs de risque préoccupants ? Ce sont des questions essentielles si l'objectif est réellement d'éviter que de tels drames se reproduisent. À mes yeux, comprendre comment un tel assassinat devient possible est au moins aussi important que désigner les responsables.
C'est précisément parce que l'affaire Samuel Paty est un sujet aussi grave qu'elle mérite une approche rigoureuse, nuancée et pédagogique, cherchant à éclairer les mécanismes profonds de la radicalisation et du passage à l’acte plutôt qu'à alimenter des représentations simplifiées du problème.
4. Le contexte politique de l'œuvre :
Ce qui me dérange enfin est le contexte politique dans lequel sort cette œuvre. Le film est adapté du livre de Stéphane Simon, producteur de télévision, éditeur de médias et animateur de radio, dont la société Open Media Factory a travaillé pour les campagnes de Marine Le Pen. Il est également coproduit par cet homme. Cela ne disqualifie évidemment pas automatiquement le film, mais il s'agit malgré tout d'un récit porté par des personnes ayant une vision politique particulière, dans un contexte où les prochaines échéances présidentielles se rapprochent.
Au final, j'ai eu le sentiment de voir moins un film d’utilité publique qu'un objet politique. Sous couvert d'hommage et de pédagogie, il véhicule une vision du monde que je juge trop orientée et caricaturale, et risque davantage d'alimenter les fractures déjà présentes dans la société française que de favoriser la compréhension et la résolution d'un phénomène pourtant sérieux et complexe.
j ai adoré ce film,qui semble très fidèle à ce qui c est réellement passé et qui nous montre notre lamentable administration, avec une multitude de fonctionnaires incapables de prendre les choses en est vraiment triste de voir comment on protège les victimes !
Reconstitution rigoureuse d'un évènement glaçant, porté par un acteur digne et convaincant. On croyait tout savoir sur cette histoire, le film suit précisément l'engrenage stupéfiant des mensonges relayés par les réseaux sociaux. Une séance édifiante.
"L' Abandon", c'est le film hommage à Samuel Paty. Respect à Vincent Garenq, le réalisateur, aux acteurs, Antoine Reinartz et Emmanuelle Bercot, aux autres bien sûr dont je ne connais pas le nom, à ceux qui font leur métier et qui s'engagent en interprétant Samuel Paty et la Principale du collège. Je dis cela parce que la peur peut démotiver. Les spectateurs aussi. Mais allez le voir ! Le film ne stigmatise pas les musulmans, il stigmatise la rumeur et la lâcheté. Il y a d'autres musulmans dans le film, des parents, des enfants, des êtres humains qui ne comprennent pas. Qui sont bouleversés. Par la décapitation d'un professeur. Antoine Reinhardt joue sur le fil, celui de la sobriété et de la peur, de la résistance tout simplement. Emmanuelle Bercot, je la trouve magnifique, bouleversante en Principale comme on en veut tout le temps, partout. Tout le film est là, dans le jeu de ces deux acteurs. Ils ne dramatisent pas, ils font leur métier d'éclaireurs. Le film explore pas à pas ce qui s'est passé. Des faits, des mensonges, des réseaux. Une décapitation. Allez le voir svp
Un film profondément humain qui nous fait aimer ce professeur au-delà des faits bien connus et de la célèbre photo. Ce film appelle à l'empathie, on vit et on sent ce qu'il a vécu. Un film au plus proche de la réalité sans verser dans le sensationnel. Bravo à l'équipe du film pour avoir réalisé et parfaitement réussi ce film indispensable.
Film poignant, sobre et factuel, malheureusement , je pense qu'il ne sera jamais diffusé dans les collèges et lycée comme bcp l'auraient espéré. très bien réalisé
Film indispensable qui retrace la machine mortelle implacable qui a contribué au meurtre immonde de Samuel Paty. Mensonges, Diffamations, Inversion accusatoire, Rumeurs , Victimisation , Lâcheté , Effet de meute ..Tout y passe, le pauvre professeur n'avait aucune chance face à une haine organisée. Il voulait juste transmettre, échanger, faire grandir quitte à faire trop confiance à la hiérarchie scolaire, associative et politique ( que de personnages détestables à différents degrés comme ce fiché FSPRT faux immam, ce référent laïcité et cet autre prof militant qui ose se désolidariser et présenter ses excuses en plein cours pour les élèves qui auraient été choqués par son collègue futur martyr ). Film plus que d'actualité car procès des complices en cours, avec la courageuse soeur de Samuel Paty en porte voix. Les acteurs sont tous formidables , j'aimerais tellement qu'Antoine Reinartz reçoive le César du meilleur acteur rien que pour rendre justice au personnage et clouer le bec aux médias militants osant affirmer que ce film est dangereux, stigmatisant que ce n'était pas le moment. Le réel dérange, le réalisateur a fait plusieurs films ds le même genre, et les émotions vont vous saisir : Allez-y le voir !