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Hélène S.
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3,0
Publiée le 18 août 2026
On se demande pourquoi avoir opté pour un film et non un format documentaire, peut-être celui-ci aurait-il eu un public moindre.. car la volonté du réalisateur est de coller au plus près des faits et retracer cliniquement les 11 jours avant le terrible assassinat de Samuel Paty, cette approche un peu froide éloigne l'émotion et l'incarnation.. ce que je reproche surtout à ce film c'est de ne pas coller à son titre, c'est comme si tout le long on nous montrait un Samuel Paty quand même relativement soutenu avec une hiérarchie qui agit pour au final nous balancer lors d'une très courte scène à la fin les véritables manquements et dysfonctionnements qui justifient totalement le titre du film alors que tout le long-métrage laisse penser que le maximum a été fait et que c'est la faute à pas de chance ! J'ai trouvé ça complètement fou car ça vient remettre en cause le bien-fondé même du film qui sert normalement à mettre en lumière comment un tel drame aurait pu être évité.. Aussi à part Antoine Reinartz et Emmanuelle Bercoff (respectivement dans le rôle de Samuel Paty et de la principale du collège), les acteurs ne sont pas très bons ce qui renforce la sensation d'être devant un téléfilm bancal caricatural ce qui est dommage pour un sujet aussi important.. mais bon c'est important de raconter cette histoire et retracer les faits de cette histoire tragique !
J'ai adoré... Voilà, le fait de revivre cela, non raconté pas les médias mais directement plongé dans la vraie histoire, ce qu'a vécu Samuel. C'est prenant, ça vous prend aux tripes
Il faut dire que le mensonge peut tuer, il est une première étape qui peut conduire au crime. Ce film historique devrait être diffusé et étudié dans chaque collège.
Nous retraçont dans ce film les derniers jours de Samuel Pati. Poignant, on ne peux que verser des larmes concernant la mort atroce de cet homme. On découvre aussi les limites de la sécurisation et la protection de nos enseignants.
Magnifique reconstitution. Est-ce que le drame aurait pu être évité ? En tout cas, d'habitude j'appelle une amie pour parler du film que j'ai vu et cette fois impossible tant ma gorge était nouée. Fin très dure.
Wow. Que dire. Ce film est juste bouleversant et restera marquant à vie. Malgré une certaine crainte initiale de voir des raccourcis ou que l’œuvre manque de recul sur les événements (l’un des condamnés ayant formé un pourvoi en cassation en mars 2026), le film parvient avec brio à retranscrire les derniers jours de Samuel Paty avec une finesse et une justesse devant être saluées.
La performance d’Antoine Reinartz est d’une justesse et d’une subtilité inouïe, qui confirme davantage son talent d’acteur.
Le film parvient très dignement à éviter les clichés et à ne pas faire d’amalgames, et est, contrairement à ce que certains spectateurs ont pu dire, l’inverse d’une œuvre islamophobe appelant à la haine et à l’exclusion des musulmans. Le film est au contraire un appel à la paix, à la tolérance et au vivre ensemble.
Au-delà de montrer l’histoire que l’on connaît tous, la propagation fulgurante d’un mensonge émanant d’une collégienne et ayant causé la mort d’un enseignant, l’œuvre met également en lumière les lacunes de l’éducation Nationale et des forces de l’ordre qui n’ont pas mesuré l’ampleur de la menace, à une époque où les réseaux sociaux et les contenus présents sur ces plateformes peuvent avoir des conséquences dévastatrices et dramatiques. Il est choquant de voir que les organes censés protégés les fonctionnaires, ici les enseignants, ont commis de tels manquements et ont à ce point minimisé ce danger réel pourtant démontré à de multiples reprises. L’impuissance de ce professeur abandonné de tous est déchirante, Samuel Paty voulant simplement exercer sa profession et transmettre à ses élèves ce pour quoi il a été tué : la liberté d’expression.
Samuel Paty ne souhaitait pas être un héros, ni marquer l’histoire d’une manière si tragique, mais il restera à jamais un grand homme s’étant battu jusqu’au bout pour exercer l’un de ses droits fondamentaux en résistant seul contre tous face à la terreur et l’abandon. Cet homme est un symbole de la laïcité et de la République qui marquera les livres d’histoire par sa bravoure et son héroïsme.
L'abandon est un film incontournable. Pas pour le travail artistique. La narration et les plans sont ultra-classiques.. . Mais on s'en fout ! Seul importe le récit de ce drame qui a épouvanté la France : l'assassinat immonde de Samuel Paty. Sujet "casse-gueule". Sujet politiquement glissant et encore totalement tabou dans le monde silencieux de l'éducation nationale. Vincent Garenq a pris un énorme risque en faisant de cet assassinat le sujet de son film alors même que le trauma est encore tiède. Il est cependant parvenu à atteindre son objectif et, surtout, à échapper au piège du manichéisme. Il montre parfaitement le processus de déresponsibilisation au sein de l'éducation nationale, le rôle néfaste et grandissant des réseaux sociaux et le désir de quelques ultra-religieux de profiter du moindre écart (supposé) pour attaquer la laïcité. Tout cela existe. Vincent Garenq aborde ces dangers de front, et jamais il ne tombe dans la caricature. En particulier lorsqu'il aborde l'islam radical qu'il distingue clairement des autres parents musulmans qui ont défendu la probité de l'enseignant. C'est un film violent mais qu'il est indispensable de voir.
Sans jamais céder au sensationnalisme, Vincent Garenq reconstitue avec une acribie remarquable l’engrenage qui conduit à l’assassinat de Samuel Paty. La sobriété de la mise en scène, la justesse des interprétations et la force des faits suffisent à bouleverser. Une œuvre profondément humaine, indispensable, qui rappelle avec une rare acuité combien la vérité et la liberté d’expression demeurent fragiles.
On sait ce que l on va voir . BRAVO a tous les acteurs au réalisateurs qui ont eu le courage de tourner ce film. A visionner ds tous les établissements scolaires pour expliquer la dangerosité des réseaux dits sociaux.
L’exercice de la critique d’une œuvre au sujet si polémique dans un contexte actuel aussi abrasif est particulièrement retors et on va s’y essayer en espérant que les lecteurs prennent du recul. Avec un film comme « L’Abandon », l’analyse est donc forcément aussi cinématographique que sociétale et politique, elle risque donc de forcément cliver surtout dans un climat aussi polarisé que le nôtre. Primo, ceux pointant du doigt une œuvre provocatrice et sortie bien trop tôt peuvent changer de lecture puisque la famille du principal intéressé a participé et a été consultée, que le script s’attache uniquement à retranscrire les faits et qu’il n’y pas de date bonne ou mauvaise pour raconter un fait réel. Deuxio, ceux qui taxent le film d’islamophobe devraient peut-être aller le voir, tant le scénario est factuel et évite tout manichéisme en pointant du doigt quelque chose qu’il est indispensable de stigmatiser : l’islamisme. Et, par ricochet, l’entrisme musulman, le fondamentalisme religieux et l’obscurantisme. C’est donc une œuvre nécessaire tant ces doctrines sont un poison de plus en plus présent et insidieux dans les pays occidentaux. Tertio, on est dans la même lignée que la déchirante et sublime série « Des vivants » ou le film « Novembre » sur les attentats du Bataclan. De Charlie Hebdo aux attentats de Nice en passant par l’affaire Merah, la France est régulièrement attaquée par l’islamisme. Des gens meurent. Le cinéma est également un vecteur d’alerte. C’est un média tout autant qu’un art qui peut – et doit parfois - être politique et engagé. Voilà pourquoi toutes les œuvres sur le sujet – si elles sont confectionnées avec précaution et sans diabolisation malhonnête – sont importantes et légitimes.
Balayons donc d’un revers de main les polémiques qui n’ont aucun rapport avec le cinéma pour se focaliser sur le choc que procure le film. Car, oui, avec « L’Abandon », on ressort de salle avec un goût amer dans la bouche. Un mélange de dégoût face à l’inaction des institutions, à l’intrusion de ces doctrines islamistes et anti-républicaines au sein de la société et dans nos écoles, à cette école censée être laïque où nos professeurs deviennent des cibles mais aussi face au sort d’un homme qui ne faisait que son travail et a perdu la vie de la plus atroce des manières. Le long-métrage agit comme une piqure de rappel dans une société où on oublie vite, où une information en chasse une autre à la vitesse de la lumière et où la fenêtre d’Overton s’empare des citoyens au point de leur faire accepter l’inacceptable. Ici, on montre bien l’engrenage fatal qui s’abat sur ce collège entre bêtise adolescente, poids des ragots et de la rumeur, enfer des réseaux sociaux, emploi de mots tels que racisme ou islamophobie en dépit du bon sens ou encore le repli communautaire de certains parents, parfois proche du salafisme pour certains, incompatible avec les valeurs de la République. Le script décortique minutieusement comment un simple cours d’éducation civique et un mensonge vont aboutir à l’impensable. Heureusement, « L’Abandon » prend bien le temps de montrer que bon nombre de musulmans, intégrés et modérés, se sont levés pour défendre le professeur. Le film a le bon goût d’éviter le manichéisme et tout amalgame malaisant.
Vincent Garenq aime les sujets aussi passionnants que polémiques. On lui doit un film sur l’homoparentalité bien avant que le sujet soit sur la table (en 2003) avec le très beau « Comme les autres » mais aussi celui sur l’affaire d’Outreau, « Présumé coupable », ou le scandale Clearstream avec « L’Enquête ». Un cinéaste engagé qui semblait donc tout indiqué pour mettre en scène cette tragédie. Il s’est payé les services d’un casting de têtes peu connues très concernées et de deux acteurs chevronnés impeccables : Emmanuelle Bercot en directrice dépassée du collège et Antoine Reinartz, volontairement très en retrait, comme spectateur, pour figurer cette implacable engrenage. La mise en scène est alerte tout en étant élégante et adaptée. Le montage est dynamique et montre bien tous les tenants et les aboutissants de cette tragédie en omettant aucun aspect, du juridique à l’institutionnel en passant par l’éducation, le social et le légal. On est happé de la première à la dernière image, toutes deux bouleversantes. « L’Abandon » n’est pas un film aimable, il nous retourne le bide, on peste contre ces fanatiques et leur extrémisme religieux qui gangrène la France ainsi que par la bêtise humaine de certains individus. Mais voilà une œuvre qui agit également comme un signal d’alerte indispensable sur un poison qui gangrène sournoisement et de plus en plus nos sociétés. Et il le fait admirablement. Une œuvre à montrer partout et notamment dans les écoles tant elle tend le miroir d’un fait qui pourrait se reproduire à l’infini si l’on n’agit pas. Et, surtout, un très grand film politique et un devoir de mémoire pour qu’on n’oublie pas.
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On connaît l'histoire à travers les différents médias. Mais là on vie les faits tels qu'ils ont pu se passer. De la rage, de la haine, un sentiment d'injustice. Les réactions des sois disant minorités raciales, des collègues, de l'administration, de la police ! Un cumul de stupidités pour en arriver au meurtre, par un dégénéré, d'un homme qui aimait son métier et qui savait partager ses valeurs.
Une analyse clinique de la situation. On a eu envie de partir au bout de 10 minutes car la réalité est dure à supporter mais c’est un excellent film que nous ne regrettons pas d’avoir visionné jusqu’au bout. On en sort fortement secoué mais ce film est absolument nécessaire et devrait être projeté dans toutes les écoles. A voir !