Congo Boy
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Congo Boy" et de son tournage !

Une histoire autobiographique

Congo Boy est directement inspiré du vécu de son réalisateur, Rafiki Fariala, arrivé enfant en Centrafrique après avoir fui la guerre en RDC. Le film retrace l'année où ses parents ont été emprisonnés pour usage de faux papiers alors qu'ils cherchaient à se mettre à l'abri, le laissant seul à 17 ans pour s'occuper de ses frères et sœurs. C'est grâce à sa victoire à un concours musical de jeunes talents qu'il a pu payer leur caution et les libérer. Il explique : « J'ai vraiment vécu tout ce qui est raconté dans le film. [...] C'est cette année où la musique a été ma force ».

Un casting sauvage parmi plus de 700 jeunes

Pour trouver l'interprète principal capable de jouer le rôle de Robert, l'équipe du film s'est lancée dans un casting sauvage d'envergure à travers les lycées, stades et lieux culturels de Bangui, rencontrant plus de 700 jeunes. Le choix s'est finalement porté sur Bradley Fiomona. S'il possédait la présence et la timidité recherchées, le jeune comédien ne savait pas chanter et a dû suivre une formation intensive de deux semaines sur les compositions de Rafiki Fariala avant de pouvoir enregistrer en studio.

Entre fiction et réalité du terrain

Anciennement documentariste (Nous, Étudiants !), Rafiki Fariala a tenu à préserver une forte dimension du réel dans son premier long-métrage de fiction. Les scènes ont ainsi été tournées dans des décors réels et avec des non-professionnels incarnant leur propre rôle : la propre tante du réalisateur joue son rôle à l'écran, et les militaires figurant dans le film sont de véritables soldats. De plus, pour gérer la sécurité et canaliser la foule lors des prises de vue à Bangui, Rafiki Fariala a fait appel à ses amis « godobés » (enfants des rues) et à son ami militaire Séverin Ambako, devenu régisseur général du film.

Une équipe technique mixte et solidaire

Le cinéma centrafricain manquant de techniciens formés, le réalisateur a composé une équipe mixte associant 5 jeunes techniciens français à 15 passionnés centrafricains issus de CinéBangui, une école de cinéma éphémère. Pour renforcer la cohésion, toute l'équipe et les jeunes comédiens ont cohabité dans une même grande villa durant le tournage. Il arrivait parfois que l'équipe française doive s'éloigner du plateau pour éviter d'attiser la curiosité des riverains, laissant alors le réalisateur prendre lui-même la caméra pour capter la scène.

Une bande originale née dans l'urgence et le cœur

Ancien chanteur sous le nom de RAFIKI - RH2O, Rafiki Fariala a composé lui-même l'intégralité des chansons de Congo Boy. Le morceau Guigui provient de ses premières créations de 2013 réécrites pour l'occasion, tandis que le titre Atalaku a été improvisé durant les répétitions avec l'acteur principal. Le morceau final, Mama ti kondo (« La Mère Poule »), a été écrit d'un trait lors d'un séjour en Bretagne comme un hommage à la Centrafrique, son pays d'adoption.

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