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Yaven Anonymous
9 critiques
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4,5
Publiée le 12 juillet 2026
très drôle, dans la pure tradition de Dupieux qui est de nous entraîner à chaque nouveau film dans une nouvelle aventure ludo-video-cinematographique !
Cette fois-ci Dupieux vise juste. La même année d’un Full Phil sans intérêt, le réalisateur fou du Dain et de Mandibule signe une œuvre aussi originale que drôle, décalé et vivante. Jouer avec le souvenir des années ps1, le jeu faux de Chabat et Cohen en satire déguisée d´une époque moderne ou règne l’attrait du reflet et de la dépendance au numérique. Une vrai proposition d’univers et ce sentiment d’être propulsé dans une vrai démarche sincère. Bravo, on se marre vraiment !
Vu et oublié aussitôt ! Mais quand on voit la presse "parisienne" mieux noté ce Vertige que l'Odyssée, on peut se poser (beaucoup) de questions ! A voir en TV, ne vaut pas le coût de payer 10€ ou plus pour 1 h et qq minutes Bref, si Mr Dupieux continue avec ce genre d "truc", il n'aura plus comme spectateurs que la presse germanopratine
Une idée un film, voilà comment on pourrait résumer la filmographie de Quentin Dupieux. Si dans le passé ça a pu faire mouche (ou illusion ?), là on tombe vraiment dans la plaisanterie pas drôle. Un bon point, c'est court (pas en ressenti hélas).
Un très beau coup de cinéma. Dupieux rassemble ici tous les éléments pour réaliser un grand film, avec un équilibre subtil entre humour foutraque et questionnement du réel. Il met tout ça dans son shaker et balance un ovni cinématographique qui vaut grandement le déplacement dans une salle obscure. Bravo à l’artiste et à son équipe !!
Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante, ils vivent dans un monde factice…
L’originalité du nouveau film de Quentin Dupieux nous saute aux yeux, c’est évidemment son animation très… old school (très pixelisée, avec ses personnages en forme de polygone). Volontairement vieillotte (pour ne pas dire foireuse avec ses nombreux bugs), l’animation donne l’impression de regarder une cinématique de jeu vidéo sortie tout droit d’une… Playstation 1 !
Réalisé à bas coût et de façon assez artisanale (une équipe réduite qui se compte sur les doigts d’une main, de la motion capture avec un iPhone et réalisé à l’aide de Blender, un logiciel en open-source), Le Vertige (2026) est une curiosité qu’il faut voir, mais qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Le scénario très (trop ?) simpliste s’avère assez déceptif, on peut se consoler en se disant que le film ne dure que 67min (un court-métrage aurait sans doute été plus judicieux, car passé la découverte "visuelle" de cette comédie non-sensique, on a vite fait le tour du sujet).
Evidemment, la première chose qu'on remarque reste cette animation, qui surprend de par son graphisme et son design auquel on a bien du mal à adhérer. On dirait une image repris d'un des premiers jeux vidéos des années 80, maladroit, hésitant, sans fluidité, plus pixelisé que organique, dans des traits et un visuel qui aurait mixé le numérique et l'origami. On se demande si ça sert vraiment le récit puisque d'emblée le réalisateur nous force à la distanciation. Tourné en prise de vues réelles avec capture de mouvement, on n'arrête pas ensuite de remarquer toutes les incohérences techniques, des bugs partout (main qui disparaît, mouvements mécaniques ou robotiques, plan qui s'efface derrière un autre... etc...), mais en même temps Dupieux a peut-être justement penser à ces "erreurs", qui seraient donc peut-être volontaires pour renvoyer aux bugs du récit ?! Néanmoins, Il n'en demeure pas moins que le graphisme est peu attrayant, et on y pense : un véritable film en vues réelles n'aurait-il pas été plus judicieux justement ?! Si on a bien du mal avec l'animation, le récit est cohérent, et offre plusieurs passages savoureux, par les répliques et les dialogues qui flirtent avec la philosophie de comptoir mais abordable, mais aussi avec cette liste de 265 bugs qui ne manquent de créativité. Site : Selenie
C'est quelque chose que l'on se dit maintenant depuis quelque temps à propos du cinéma de Quentin Dupieux. Et si le réalisateur nous surprenait vraiment, pour de bon, en quittant les sphères de l'absurde ? Parce que Le Vertige, au-delà de son concept malin, ne va guère plus loin et a du mal à tenir davantage que le temps d'un court-métrage. Au-delà du réel, ses thématiques, déjà usées auparavant par Dupieux, tournent autour de la vacuité de notre époque et de son cynisme, avec des personnages largués et relativement médiocres. Au fond, Le Vertige n'a rien de drôle et son animation de jeu vidéo, volontairement ringarde, l'éloigne encore plus de toute acuité ou profondeur. Bien sûr que c'est cela que l'on aime généralement chez Dupieux, ce côté bricolé et son goût du bizarre. Mais on connait désormais un peu trop les ficelles du cinéaste et l'on en attend forcément autre chose, de plus construit, peut-être, ou de plus azimuté et radical, pourquoi pas, parce qu'ici, le soi-disant vertige ne nous concerne guère, par la manière dont il est agencé, avec sa conclusion bâclée, par-dessus le marché. Ce qui serait vraiment ludique, ce serait, au hasard, de le voir adapter L'écume des jours de Vian ou tout autre matériau littéraire. Mais bon, il ne le fera très certainement pas.
Fidèle à lui-même, Quentin Dupieux nous embarque dans son nouveau scénario loufoque : et si nous vivons dans une simulation ? Par un visuel à la « Sim's », Jacques va tenter de convaincre Bruno que tout ceci est faux. L'idée est originale et amène surtout à des dialogues assez drôles et absurdes, mélangés à des scènes de bug qui font échos à nos jeux vidéos. Mais on n'ira pas chercher plus loin, le concept ayant ses limites et cette petite sensation de tourner en rond malgré la courte durée du film. Un bon moment tout de même qui satisfera les amateurs de Dupieux. Mon blog : cinephile critique
Jacky (Alain Chabat) a fait une troublante découverte qu’il décide un beau matin de partager avec son meilleur ami, Bruno (Jonathan Cohen) : le monde dans lequel nous vivons n’est pas réel. La preuve en est la liste d’anomalies que Jacky a soigneusement consignées : un femme à huit doigts, un pigeon qui vole surplace dans une bouche d’égoût… D’abord sceptique, Bruno finit par se laisser convaincre par son ami.
Véritable Amélie Nothomb du cinéma, Quentin Dupieux nous revient, comme chaque année, avec la même régularité métronomique que l’écrivaine belge, avec un nouveau film. Celui-ci dure une heure et sept minutes seulement. Il tient quasiment tout entier dans sa bande-annonce qui en expose le sujet et en dévoile les ressorts – y compris l’accouchement rondement mené de Fabienne (Anaïs Demoustier), la compagne de Bruno.
"Le Vertige" repose sur une idée à la Matrix, d’ailleurs dûment citée par Bruno : rien n’est réel, le monde est une illusion fabriquée par une intelligence supérieure, dont l’artificilaité se révèle à nous par quelques bugs techniques. L’idée, proprement vertigineuse, a agité la philosophie depuis plusieurs siècles : Platon, Hume, Descartes, l’empirisme, la phénoménologie… D’ailleurs, "Le Vertige" renvoie expressément, sans le citer toutefois, au mythe de la caverne : ce que nous prenons pour la réalité n’est que le reflet d’une vérité inaccessible.
Cette interrogation philosophique, pour vertigineuse qu’elle soit, n’est hélas pas mobilisée pour grand-chose. "Le Vertige" dure quelques minutes de plus qu’un moyen-métrage et son scénario se réduit à son idée de départ. On est loin de "Matrix" ou d’"Inception", de leurs décors ., de leurs intrigues sinueuses.
Aussi pourrait-on, comme on l’a déjà fait pour "Fumer fait tousser" ou "Mandibules", reprocher à Dupieux son je-m’en-foutisme ou son what-the-fuckisme (les défenseurs à tout crin de la francophonie que cet anglicisme choquerait sont respectueusement invités à suggérer un équivalent en français). On le pourrait si "Le Vertige" avait été platement tourné en images réelles. Mais son image est sacrément original. Elle a été réalisée à partir de prises de vues en motion capture grâce à un logiciel 3D des années 90. Cet image donne au film une forme très cohérente par rapport à son sujet. S’y ajoute la musique de Franck Lascombes parfaitement en phase. Le tout produit un résultat original et jamais vu.
J'adore le parti pris visuel qui reste LE plus de ce film. Si Dupieux nous surprend toujours avec ses propositions iconoclastes et ses dénonciations des travers de notre société, il faut voir cette proposition pour se faire son propre opinion. Moi j'ai aimé, même si sa durée est déjà largement suffisante.
Le Vertige est franchement drôoe pendant 30 min, Dupieux ayant compris que le visuel participe aussi à l'identité humoristique de cette oeuvre entre le canular et l'audace : Alain Chabat et Jonathan Cohen dans un monde fictif à l'estgétique PS1/Dreamcast. Le comique vient ainsi des démarches et interactions entre les éléments, comme si des persos de machinima tentaient de comprendre qu'ils sont dans une simulation. Mais ensuire Dupieux bifurque vers quelque chose d'autre (une critique du monde marketing en somme) qui à mon sens dilue complètement les pistes thématiques et créatives du projet.
Le film, il faut le dire est assez difficile à appréhender….spoiler: Il part d’une théorie fumeuse, intello, même sur le miroir et son reflet...Où est alors la réalité ? On va dire qu’il faut s’accrocher pendant la première demie heure, limite prise de tête. C’est beaucoup trop sérieux et décalé, avec en plus des personnages en animation pas très agréable à regarder (Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Desmoutier)…..j’ai eu l’impression que Quentin Dupieux se caricaturait lui même, se moquait presque du spectateur, le poussant dans une réalité à laquelle il ne pouvait accéder. Sans doute un coup de génie, ou un film à peu près raté donc….il vous faudra choisir et ce sera délicat….En continuant dans cette voie, Dupieux ne perdra t-il pas ses fans ???? à vous de voir. Même si la fin du film est rassurante et beaucoup plus prosaïque
Encore une réalisation anticonformiste signé Quentin Dupieux ! Ce film, proposé volontairement via des images dignes d'un jeu vidéo des années 1980, nous parachute dans un monde virtuel où le personnage principal joué par Alain Chabat s'interroge sur l'univers dans lequel nous vivons tous. Décalé, déroutant, absurde, ce long-métrage de seulement 1h07 m'a pourtant bien amusé, je dois l'avouer ! Les dialogues sont savoureusement lunaires entre les quelques protagonistes, c'est le véritable point fort ici ! Original et surréaliste : assez sympa à découvrir ! Site CINEMADOURG . free . fr