Le Vertige
Note moyenne
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Fred-71
Fred-71

55 abonnés 99 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2026
N'ayant jamais pratiqué les jeux vidéo, nous sommes "hors jeux", mais même sans référence nous avons bcp apprécié. Le plus drôle dans cette géniale parodie animée est qu'elle finit par être presque crédible... on s'interroge sur la réalité de notre existence ! Manifestement influençables nous sommes tous plus ou moins manipulés et manipulateurs. Même si bon nombre se comportent dans l’individualisme, force est de constater que nous inter réagissons les uns, les autres ! Nous avons adoré cette fiction originale et surprenante de Quentin Dupieux, surtout les dialogues tellement hilarants ! On ressort perplexe de cette belle démonstration, avec un VERTIGE exaltant et bien réel !!!
Hans von K.
Hans von K.

6 abonnés 32 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 juin 2026
L'idée est originale, la laideur visuelle audacieuse, mais il aurait fallu de bons dialogues pour tenir la route. Ils sont creux, répétitifs, trop longs...bref, mal écrits (en fait...en fait...en fait...). Un Dupieux en petite forme.
Anthony
Anthony

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 juin 2026
Je préviens tout d'abord que ma réalité est celle d'un Français de la classe moyenne, scientifique, apolitique, sans religion, qui apprécie le chemin plus que la destination.
​Tout dans Le Vertige est simple et essentiel ; d'une profondeur rarement atteinte en si peu de temps (un peu plus d'une heure).
En visionnant Le Vertige, je deviens le sujet de l'expérience de Putnam. Toutes les lois qui régissent la simulation sont vraies uniquement dans celle-ci, ne vous étonnez donc pas de l'absurdité du Vertige ou de l'univers de Dupieux, elle est tellement juste dans notre réalité.
​Car oui, si vous ne l'aviez pas remarqué jusqu'à présent, notre système, basé sur le capitalisme, produit une société de sujets matérialistes et autocentrés... en admiration devant l'espoir de devenir eux-mêmes l'idéal de leur propre simulation ? C'est en tout cas la proposition la plus rentable du moment.
Le Vertige, c'est aussi un questionnement sur la vérité de l'information, celle qui n'a pas de précédent, celle, par exemple, qui nous a été donnée avec les premiers effets spéciaux au cinéma, ou, celle qui peut nous être délivrée par de vrais imposteurs, pour la première fois ... de sidération en sidération.
Je ne pense pas que nous soyons dans une simulation, je ne peux pas le prouver. Si c'est le cas, c'est quand même super bien fichu, comme ces effets spéciaux des années 80 ... vécus dans les années 80.
​Espérons une suite heureuse à ce vertige, car j'aimerais que Quentin Dupieux, malgré le génie dont il fait preuve ici, pousse la réflexion encore plus loin, car toute vérité d'une simulation n'appartient qu'à celle-ci.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 juin 2026
Quentin Dupieux signe son tout premier film d'animation avec "Le Vertige". Le réalisateur choisit de prendre à contre-pied les prouesses technologiques actuelles en proposant une animation volontairement laide, maladroite et datée. Une esthétique qui évoque les personnages des "Sims 2", pour un résultat aussi absurde qu'assumé. Il faut reconnaître que le concept amuse immédiatement. Voir Alain Chabat et Jonathan Cohen incarnés sous forme de personnages aux animations approximatives est déjà un gag en soi. La promotion du film, avec des apparitions télévisées et des interviews elles aussi réalisées en animation, témoigne d'ailleurs d'une créativité réjouissante. Quelques séquences font mouche, notamment un accouchement expédié en quelques secondes. Mais une fois la surprise passée, le rythme s'essouffle très vite et l'on ressent paradoxalement une certaine longueur alors que le film ne dure que 1h07. On aurait aimé davantage de folie, plus de situations absurdes, davantage de musique et un sens du timing plus affûté. "Le Vertige" demeure un objet singulier dans le paysage de l'animation française.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2026
Quinzaine des Cinéastes, salle comble. Des éclats de rire étonnés fusent à chaque seconde de ce nouveau délire « très perché » signé Dupieux (c’est un pléonasme). On s’esclaffe devant un accouchement-minute (ça fait rêver), un pigeon buggé, et globalement devant les gueules de blobfishes pas frais de tout le casting. Pour créer ces tronches dignes d’un premier jeu Sim’s, il a fallu filmer les acteurs réels (Alain Chabat et Jonathan Cohen principalement) pour retravailler ensuite leur image en version numérique volontairement datée, ce qui est un sacré labeur (surtout quand on n’a pas des équipes et un budget à la Marvel Studios). La laideur parfaite du résultat appelle donc au respect (on ne pensait pas dire ça un jour). Les personnages questionnent ici leur réalité et le fait que "d'autres eux, plus aboutis" existent, comme un épisode de La Quatrième Dimension. Si vous avez grandi dans les années "jeux vidéos 3D moches" (on s'y compte) le film n'est même pas si atroce à regarder (l’œil s’y habitue). Tous les bugs du système sont bien là, rappelant tendrement les anciens GTA truffés d’approximations graphiques, soulignés par les réflexions décalées du duo Chabat-Cohen. N’allez pas chercher plus loin, Le Vertige n’est qu’une petite parenthèse rigolade de 1h07, au scénario léger, mais promet un délire visuel et quelques bonnes vannes du duo Chabat et Cohen en version cubique 3D, qui rend même un peu nostalgique de nos vieux jeux moches… Non ?
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
Ce nouveau délire de Quentin Dupieux qui a pas mal divisé la croisette ne fait effectivement pas partie de ses meilleurs mais a tout de même un certain potentiel. Un délire très différent des autres puisque, cela n'aura échappé à personne, mais le film est entièrement en 3D. Et pas de la jolie 3D en mode film d'animation, vraiment de la 3D dégueulasse réalisée avec Blender. Mais je ne suis pas hermétique au concept, bien au contraire même, je pense que de la "belle 3D" ne se serait pas aussi bien accordée avec le sujet du film.
Car ici, nous suivons deux personnages tentant de démontrer que le monde dans lequel ils vivent est une simulation. Et c'est alors de drôle de voir un design proche des "Sims" premier du nom pour une telle intrigue.
Et tout la première est très drôle, c'est d'ailleurs une très bonne idée d'avoir choisi Alain Chabat et Jonathan Cohen dans les premiers rôles car leur humour passe beaucoup par la parole et son rythme, particulièrement pratique dans un film qui ne laisse que peu de place aux expressions faciales. Et les deux acteurs s'en sortent à merveille, d'autant plus que le duo fonctionne très bien. C'est alors très rigolo de les voir déambuler dans les rues tentant de prouver leur théorie.
Le problème, c'est que le concept ne va pas tellement plus loin. On sent que Dupieux a eu cette idée de faire un film en 3D, a écrit le scénario en un après-midi et a lancé la production. Le film a un aspect encore bien trop brouillon et toute la seconde partie est d'ailleurs bien décevante en s'éloignant de plus en plus du concept initial. Au lieu de pousser encore plus loin l'absurde, Dupieux se prend les pieds dans une intrigue des plus banale, digne même d'un soap opera. Et je me suis même surpris à m'ennuyer plusieurs fois car le rythme ne tient pas tout le temps la route, un comble pour un film de seulement une heure !
Bref, "Le Vertige" n'est donc pas mauvais mais déçoit de par sa démarche qui n'est pas assez jusqu'au-boutiste.
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2026
Les films de Quentin Dupieux, c’est pour un public averti sinon le spectateur lambda risque de se demander ce qu’il est venu voir là. L’avantage c’est que c’est toujours court, de l’ordre d’une heure seulement (67 minutes ici), et qu’il n’y a juste qu’à s’imprégner du sujet sans avoir le temps de se lasser. Ce qui ne veut pas forcément dire qu’on ne s’ennuiera pas. C’est donc encore une expérience ou un essai à la Dupieux mais qui sur le fond sauf la mise en image en mode animation n’a finalement pas le contenu original habituel (à dessein décalé, ironique et provocateur), du moins de celui de ses dernières prestations. Une fable métaphysique. L’humanité toute entière ne serait que simulation. Ça tombe bien – sérieux ! – c’est à peu-près ce que je pense aussi pour rendre explicable ce qui ne l’est pas autrement. Mais bon, la salle était pratiquement vide. Je n’ai ressenti aucun enthousiasme, ni de moi-même, ni des quelques spectateurs. Le Festival de Cannes aime bien se faire... des films. D’auteur ici. A se demander si Dupieux n’en rit pas parfois sous cape.
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2026
Premier film d'animation réalisé par le prolifique Quentin Dupieux, Le Vertige est une proposition décalée franchement réussie. L'histoire nous fait suivre Jacky, qui se rend chez son ami Bruno et sa femme enceinte Fabienne, pour lui annoncer qu'il est certain qu'ils vivent dans une gigantesque simulation. Ce synopsis, simple mais efficace, donne lieu à un scénario absurde très plaisant à visionner tout du long de sa courte durée d'à peine une heure et cinq minutes. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue bien menée traitant d'un sujet éveillant beaucoup de fantasmes auprès de certaines personnes. Et si, en l'état, il questionne et pousse à la réflexion à travers des scènes saugrenues, il est vrai qu'il aurait gagné à être encore plus pertinent. Le concept ne va pas assez loin mais est tout de même divertissant et surtout très drôle. En effet, l'humour loufoque fonctionne particulièrement bien en décrochant de nombreux rires et sourires d'un bout à l'autre. L'ensemble est porté par des personnages sympathiques. Des rôles doublés par une distribution appréciable comprenant Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier et Jean-Marie Winling croisé en cours de route. Tous ces individus entretiennent des rapports amusants à la faveur de leurs conversations à la fois profondes et superficielles. Des échanges soutenus par de très bons dialogues marrants déclamés avec naturel. Mais là où le métrage se démarque totalement des autres productions du genre, c'est via son aspect formel. La réalisation du cinéaste français s'avère de bonne facture. Sa mise en scène tente de multiplier les angles de caméra pour nous offrir des plans variés. Mais surtout, la direction artistique est vraiment atypique. En effet, le film est tourné en prise de vues réelles avec capture de mouvement des comédiens avant d'être transformé en 3D grâce au logiciel Blender. Et le résultat est déroutant. L'aspect moche et technologiquement dépassé lui confère toute sa singularité. On se retrouve devant une esthétique proche des jeux parus sur la première PlayStation avec des polygones très visibles et des bugs de collision. Et puisque c'est totalement assumé, ça en devient du génie. On est constamment surpris de voir toutes ces imperfections à l'écran qui créent beaucoup de drôlerie. Les comédiens sont représentés de telle sorte qu'on les reconnaît aisément malgré leur design pixélisé et les environnements sont tout aussi réjouissants. Ce visuel sans pareil est accompagné par une bande originale elle aussi très sommaire avec une unique composition revenant à plusieurs reprises, aux notes guillerettes s'accordant parfaitement avec les images. Reste une fin satisfaisante et un petit extra rigolo venant ainsi mettre un terme à cette œuvre cinématographique rudimentaire. En conclusion, Le Vertige fait passer un très bon moment distrayant et mérite donc le coup d'œil, pour peu que la vision de son rendu esthétique ne vous repousse pas.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2026
 LE VERTIGE - Quentin Dupieux

Quentin Dupieux poursuit ici son exploration des frontières entre réalité, fiction, simulacre et absurdité. Pour la première fois, il s’aventure du côté de l’animation en adoptant une esthétique volontairement rudimentaire, évoquant les premiers jeux vidéo en 3D de l’époque de la première PlayStation. Un choix visuel surprenant mais très malin.

Comme souvent chez Dupieux, le point de départ est excellent et vient soulever un questionnement vertigineux : et si notre monde n’était qu’une simulation ? Et si toutes nos certitudes reposaient sur du vide ? Derrière les gags et le non-sens, le cinéaste continue de s’interroger sur notre rapport au réel, à la consommation, à la technologie ou encore à l’ego.

Le film regorge ainsi de scènes absurdes et souvent très drôles. Alain Chabat et Jonathan Cohen prêtent leurs voix à des avatars volontairement grossiers avec un plaisir communicatif, tandis que Dupieux aligne les situations improbables avec l’efficacité qu’on lui connaît. Le personnage doublé par Amélie Demoustier fait mouche également en contribuant aux scènes les plus drôles du film.

Malgré tout, une fois passée la surprise du dispositif, et commquelque chose s’émousse progressivement. Le film tourne un peu autour de sa propre idée sans toujours parvenir à la renouveler.

Je garde néanmoins un très bon souvenir du film, pour deux raisons. D’abord parce que je le découvrais seulement cinq jours après Full Phil, l’autre Quentin Dupieux présenté cette année à Cannes, qui m’avait nettement moins convaincu. Ensuite parce que j’ai eu la chance de le voir dans un Théâtre de la Croisette comble, porté par un public particulièrement réceptif. Les éclats de rire fréquents et l’ambiance détendue de la salle ont énormément contribué au plaisir de la projection.

Je pense également que je sais maintenant à quoi m'attendre, ou plutôt à quoi ne pas m'attendre, lorsque je découvre un nouveau film du réalisateur et j'ai pris le parti de recevoir son oeuvre sans les mêmes attentes que j'ai pour les autres films et me laisser porter par les propositions de cinéma qui, aussi imparfaites soient-elles, ne ressemblent à aucune autre.

MA NOTE : 8/10

Ma page ciné instagram : fenetre_sur_salle
Petiot L
Petiot L

43 abonnés 336 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juin 2026
Pas le meilleur Dupieux mais toujours des bonnes idées !
Pour les amoureux du vintage, bien sûr.
Original, moins drôle que certains.
Auré
Auré

31 abonnés 94 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 juin 2026
Quentin Dupieux, c'est toujours un peu spécial et il est capable du génial comme du pire. Cette fois, je n'ai pas adhéré à son idée. Le dessin grossier, on finit par s'y faire, mais c'est moins drôle que ses autres films. Et finalement j'aurais vraiment bien voulu voir les acteurs, surtout avec ce cast !
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2026
Voilà une réalisation plus qu’ originale de Quentin Dupieux, un « habitué » si on peut dire de comédies créatives, défiant toutes les lois de l’ industrie cinématographique. Souvenons nous de « Nonfilm » en 2001, un premier film mêlant fiction et réalité. Dans « Le Vertige » la texture des images semble sortie d’ un des premiers jeux vidéos que tous les ados ( et + ) des années 80’ manipulaient à l’ instar des smartphones de nos jours ; on y retrouve ces personnages à la définition graphique hésitante, grossière ainsi que des déplacements très ralentis, relevant d’ une technologie montante, non encore aboutie. La sensation d’ être transporté près d’ un demi-siècle en arrière est vertigineuse ( tiens tiens ) et immédiate. Si la définition des personnages est approximative, on y surprend tout de même sans aucun suspens les traits physiques d’ Alain Chabat ( Jacky ), Jonathan Cohen ( Bruno Moulin ) et Anaïs Demoustier ( Fabienne et Claude ). D’ autant plus facilement que leurs voix sont bien réelles, elles, et sans doute notre cerveau complète naturellement des images imprécises et floues. En dehors du propos hilarant, jubilatoire, la déambulation des personnages est somptueuse et rappelle nombre des premiers films d’ animation ancrés dans nos petites têtes. Le choix des acteurs masculins n’ est pas innocent, on connaît l’ humour et les registres absurdes dans lesquels A Chabat et J Cohen excellent. On peut rire de tout, Quentin Dupieux en fait la démonstration dans cette proposition numérique décalée, osée, délirante…….!!**
CREOTIVEMEDIA
CREOTIVEMEDIA

109 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2026
Avec Le Vertige, Quentin Dupieux poursuit son exploration de l'absurde et du décalage en réunissant une nouvelle fois un casting prestigieux emmené par Alain Chabat, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier. Fidèle à son univers, le cinéaste livre une comédie étrange, imprévisible et profondément singulière, où le quotidien bascule progressivement dans l'irrationnel.

Depuis plusieurs années, Quentin Dupieux s'est imposé comme l'une des voix les plus originales du cinéma français. Après Yannick, Daaaaaalí ! ou encore Le Deuxième Acte, le réalisateur continue d'explorer les frontières entre réalité et fiction, logique et absurdité. Avec Le Vertige, il pousse une nouvelle fois ses personnages dans une situation dont les règles semblent constamment leur échapper.

Au cœur du film, Alain Chabat incarne un homme ordinaire confronté à un événement aussi banal qu'inexplicable, qui va progressivement remettre en question sa perception du monde. À partir de cette idée simple, Dupieux construit un récit volontairement déroutant où chaque scène semble déplacer les repères du spectateur.

L'une des grandes forces du film réside dans son casting. Alain Chabat apporte son sens unique du comique et de la retenue, trouvant un équilibre subtil entre perplexité et émotion. Face à lui, Jonathan Cohen déploie son énergie habituelle dans un registre parfaitement adapté à l'univers du réalisateur. Anaïs Demoustier, quant à elle, apporte une présence plus mystérieuse qui participe à l'étrangeté générale du récit.

Comme souvent chez Dupieux, les dialogues jouent un rôle essentiel. Les conversations paraissent anodines, mais glissent progressivement vers l'absurde avec une fluidité remarquable. Le réalisateur continue d'exceller dans cet art du décalage où les personnages acceptent les situations les plus improbables avec un calme presque déconcertant.

Visuellement, Le Vertige conserve l'esthétique minimaliste qui caractérise son cinéma. La mise en scène épurée laisse toute la place aux acteurs et aux situations. Derrière l'humour, le film interroge discrètement notre rapport à la réalité, à l'identité et à la manière dont nous donnons du sens aux événements qui nous entourent.

Certains spectateurs pourront toutefois être désarçonnés par l'absence de réponses claires ou par la volonté assumée du réalisateur de privilégier l'expérience à l'explication. Mais c'est précisément dans cette liberté narrative que réside toute la singularité du cinéma de Quentin Dupieux.

Avec Le Vertige, Quentin Dupieux confirme une nouvelle fois son statut d'auteur incontournable du cinéma français contemporain. Porté par un trio d'acteurs remarquable et une écriture toujours aussi inventive, le film offre une expérience à la fois drôle, étrange et stimulante.
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 879 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2026
Même si je ne suis toujours pas fan de son cinéma, je me force constamment à regarder les nouveaux projets de Quentin Dupieux. La raison est simple, car, par sa folie créative fortement reconnaissable, il arrive parfois à proposer quelques surprises, bien que la globalité de ses films ne m'ait jamais vraiment plu. Il est donc important pour moi de visionner tous ces films, dans l'espoir de tomber sur une nouvelle pépite (même si celui-ci est toujours assez mince. Et cela tombe bien, car, pour cette fois, je dois dire que j'attendais réellement un projet de ce réalisateur ! Avec son concept visuel très assumé, "Le Vertige" m'avait clairement mis l'eau à la bouche, via cette esthétique d'animation proche d'un jeu des anciennes PlayStation. Et globalement, c'est pour moi la grosse force de ce long-métrage ! Visuellement, le film est un vrai plaisir à regarder, l'animation étant parfaitement retranscrite. Évidemment, je sais que certaines personnes n'ont pas aimé ce style et l'ont trouvé moche, mais c'était totalement voulu ! L'esthétique rend clairement un hommage et ceux ayant la référence seront satisfaits par celle-ci, avec cette belle retranscription au niveau des décors, du côté très cubique des personnages, et même dans leur mouvement de corps. En bref, le résultat est impressionnant ! D'autant plus que, pour justifier cette approche, le scénario est évidemment lié à cette animation. Traitant d'une fausse réalité et d'une simulation dans son scénario, on comprend donc rapidement ce choix visuel de la part de Quentin Dupieux. Il est parfait pour retranscrire ce sentiment d'artificialité, mais également pour développer l'univers du réalisateur. Lui qui est un expert de l'humour absurde, le fait d'avoir un monde totalement fictif à disposition lui permet d'explorer des gags visuels dont lui seul a le secret, comme la scène de l'accouchement ou de l'oiseau. Malheureusement, une fois que j'ai fini de digérer cette apparence, j'ai commencé à me dire que j'en attendais quand même un peu plus. À mon sens, le réalisateur, même s'il avait la possibilité de pousser son style au-delà de ses habitudes, n'en a pas beaucoup profité. Comme je l'ai dit, il y a quelques gags sympathiques, mais, dans l'ensemble, on retombe toujours face aux mêmes gimmicks du réalisateur. On a donc toujours de longues séquences de discussions assez perchées, un rythme particulièrement lent et un récit très resserré. Et pour le coup, c'est clairement ce qui m'a déçu. Pour une fois qu'il avait la possibilité d'aller plus loin que d'habitude, Quentin Dupieux décide d'encore rester dans ce qu'il sait faire, et c'est dommage. S'il avait moyen de proposer plus, le visionnage de ce film m'a finalement laissé assez de marbre. Alors, certes, j'ai apprécié les idées visuelles et le concept, mais sans que cela ne change quoi que ce soit à ma perception du cinéma de Dupieux. Encore une fois, malgré de beaux efforts, ce metteur en scène me laisse sur le côté. Pour conclure, un film intéressant malgré tout.
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

108 abonnés 335 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
LE VERTIGE : 11/20

Alors là, Quentin Dupieux est parti très loin. Très, très loin.

Avec ses graphismes dignes d’une cinématique de PlayStation 1 et son concept de simulation poussée à l’absurde, Le Vertige intrigue immédiatement. On se demande où tout cela va nous mener, et cette étrange enquête parvient à maintenir la curiosité pendant une bonne partie du film.

Le problème, c’est que le scénario finit par tourner en rond. Les mêmes phrases et les mêmes idées reviennent sans cesse, jusqu’à donner l’impression d’assister à une immense blague étirée un peu trop longtemps. Pour un film d’à peine 1h07, le rythme paraît étonnamment lent.

Reste un véritable OVNI cinématographique. Le concept visuel est complètement WTF, et il y a quelque chose d’assez fascinant à voir ces personnages tenter de comprendre une réalité qui leur échappe.

Je regrette simplement que le concept ne soit pas poussé encore plus loin et qu’il n’y ait finalement aucun véritable lien avec notre monde réel. Quant à la conclusion, elle m’a laissé un peu sur ma faim.

Perché, loufoque, parfois brillant, parfois agaçant. Un Dupieux pur jus qui divisera autant qu’il amusera.


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