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Encore une fois, Quentin Dupieux étonne ! C’est d’abord la forme qui surprend. En effet, le style d’animation hérité des jeux vidéo des années quatre-vingt dix rappellera, à tous ceux ayant connu les jeux de cette époque, des souvenirs pleins de nostalgie. Évidemment de tels graphismes paraissent d’une laideur insondable aujourd’hui. Alors, qu’il y a vingt-cinq ans, ce rendu était ce qu’il se faisait de mieux. Le réalisateur sait parfaitement s’amuser des aberrations visuelles générées par de telles images. Dans les contacts entre les personnages, les déplacements, ou les interactions avec les objets, tout est fait pour nous rappeler les bizarreries qu’on constatait déjà à l’époque un sourire au coin du visage. Ce rendu, qui fait tout de suite penser aux célèbres Sims, n’est évidemment pas très agréable à voir sur grand écran, mais Quentin Dupieux sait, comme toujours, ne pas étirer trop en longueur l’exercice et nous propose un format d’environ une heure bien adapté à son idée. Dans le fond, il y a aussi pas mal de choses intéressantes dans le scénario de Dupieux. D’abord de l’absurde et des personnages bien barrés, puis le réalisateur nous propose quelques thématiques bien dans notre époque. À savoir, le complotisme, la vanité ou encore la superficialité. En singeant les smartphones, leurs vendeurs et leurs usagers, Quentin Dupieux tape juste ! Vocalement, Jonathan Cohen et Alain Chabat font parfaitement le job. Ils sont les personnalités idéales pour incarner ce naïf complotiste, et ce cartésien opportuniste.
Avec *Le Vertige*, Quentin Dupieux livre une comédie existentielle qui séduit par son fond mais pèche franchement par sa forme. Cette critique grinçante et cynique de notre époque connectée fonctionne bien, portée par un humour absurde et des dialogues piquants sur la vacuité du monde moderne. Le problème majeur vient du parti pris esthétique : cette animation volontairement grossière et pixelisée, censée simuler les bugs d'un vieux jeu vidéo, s'avère vite désagréable à l'œil et ne sert jamais vraiment le propos du cinéaste. Pire, ce choix visuel nous prive totalement du jeu et des expressions de comédiens pourtant brillants dont le potentiel comique se retrouve ici complètement bridé par des avatars rigides. Un rendez-vous manqué, qui rate la poésie de son concept à cause d'une exécution technique laborieuse.
Le nouveau film de Quentin Dupieux et quelle surprise de le voir débarquer par un film d'animation très particulier.
D'abord, j'aime beaucoup son cinéma, donc je suis le "client" idéal, sachant à quoi m'attendre. Et autant dire que je n'ai pas été déçu. C'est un des rares réalisateurs français, à proposer et à innover dans son style, tout en gardant sa forme. Cette animation "ps1", avec l'intrigue "meta" avec beaucoup de sous texte comme à son habitude. Le casting est génial : le duo Cohen et Chabat est juste réussi, en complèment de Demoustiers.
Bref, un Dupieux génial
D'abord, j'aime beaucoup son cinéma, donc je suis le "client" idéal, sachant à quoi m'attendre. Et autant dire que je n'ai pas été déçu. C'est un des rares réalisateurs français, à proposer et à innover dans son style, tout en gardant sa forme. Cette animation "ps1", avec l'intrigue "meta" avec beaucoup de sous texte comme à son habitude. Le casting est génial : le duo Cohen et Chabat est juste réussi, en complèment de Demoustiers.
Bref, un Dupieux génial
Ai vu « Le vertige » de Quentin Dupieux qui a été projeté en séance de clôture de la sélection « La quinzaine des cinéastes » lors du dernier Festival de Cannes. Une vague idée sur un coin de table donne lieu de scénario. Et si nos avatars étaient nos vrais « moi » ? Et si nous n'étions que les pâles reflets de nos photos retouchées sur les réseaux sociaux ? Voilà c’est tout ! J’adore Dupieux qui en général brode avec talent, imagination, drôlerie, absurdité et impertinence autour d’un postulat de départ. Ici tout tombe à l’eau. Les comédiens ont enregistré leurs voix tout d’abord, puis l’animation a été faite dans un deuxième temps. Les répliques sont sans rythme, atones et sans esprit. Le réalisateur s’inspire des jeux vidéos des années 90 pour personnifier son histoire. Les pixels sont énormes, les visages figés, l’animation n’a aucune fluidité, les décors sont ternes… Bref ce vide sidéral donne le vertige, pour moi la seule justification du titre ! Nous sommes à des kilomètres du très drôle « Mandibules », de la folie de « Yannick », de la maestria de « Deuxième acte ». Même Anaïs Demoustier et Jonathan Cohen ne peuvent sauver « Le vertige » du naufrage. La salle est médusée devant ce petit rien. Aucun rire, aucun sourire. Heureusement le film ne dure que 67 minutes. Si les blagues les plus courtes sont les meilleures, ce moyen métrage m’a paru être encore bien trop long.
De prime abord je vais avouer que si ce n'étais pas férié et que je suis cinématographiquement curieux , je pense que je n'aurais pas que je me serais bougé pour aller voir ce film. Rien que de voir "les Sims" en affiche mouais mouais mais bon, on peut toujours avoir des surprises, bonnes ou mauvaises d'ailleurs. Et puis Cohen et surtout Chabat à l'affiche, on peut se dire qu'ils sont pas là pour rien...normalement.
Les premières images font ( très très) mal aux yeux même si on sait le graphisme choisit pour ce film mais l'histoire rend le film tout de suite plus intéressante. L'idée que l'un des personnages découvre qu'ils sont dans un simulateur, qu'il en parle à son meilleur ami qui est dubitatif etc et la mini enquête qui suit etc...disons que cela donne un chouia d'intérêt mais pour une comédie, j'ai trouvé qu'ils n'ont pas poussé cette "bêtise" assez loin de les exemples de bug. C'est dommage je trouve dans le sens qu'autant aller plus plus sachant le concept de base tellement éloigné niveau graphisme et qu'il y avait matière à pas hésiter.
NOTE : 5/10
Les premières images font ( très très) mal aux yeux même si on sait le graphisme choisit pour ce film mais l'histoire rend le film tout de suite plus intéressante. L'idée que l'un des personnages découvre qu'ils sont dans un simulateur, qu'il en parle à son meilleur ami qui est dubitatif etc et la mini enquête qui suit etc...disons que cela donne un chouia d'intérêt mais pour une comédie, j'ai trouvé qu'ils n'ont pas poussé cette "bêtise" assez loin de les exemples de bug. C'est dommage je trouve dans le sens qu'autant aller plus plus sachant le concept de base tellement éloigné niveau graphisme et qu'il y avait matière à pas hésiter.
NOTE : 5/10
Premier film vu pendant la fête du cinéma le 28 juin, j'ai bien aimé, j'ai bien rigolé devant ce délire signé Quentin Dupieux. De bonnes blagues, je trouve que l'animation est très bien faite, et très original pour un film d'animation. Aucune longueur, aucun temps mort. Le temps passe assez vite. Je vous conseille d'aller le voir sur grand écran au cinéma tant qu'il est encore temps. Pour ma part, il vaut le coup !!!
Dupieux s'essaie à l'animation pour la première fois, avec une 3D volontairement bancale, tout droit sortie d'un jeu PlayStation des années 2000, et cette laideur assumée devient le gag principal autant que le propos. On rit, souvent franchement. Le duo Chabat-Cohen tourne bien, et derrière la farce sur la théorie de la simulation se dessine une satire des imposteurs technologiques et des narcissismes contemporains. Mais une fois l'effet de surprise passé, le dispositif tourne un peu à vide, et soixante-sept minutes suffisent à sentir que l'idée a été étirée au-delà de ses limites naturelles. Une fournée mineure dans la filmographie de Dupieux. Mais il y a une cohérence dans cette modestie, et c'est déjà quelque chose.
Pochade animée en bricocinérama
Avec Quentin Dupieux on ne sait plus à quoi ne pas s’attendre. Ce qui est certain, c’est qu’on a droit à chaque fois à une « proposition de cinéma », aussi imparfaite soit-elle, qui ne ressemble à rien d’autre. Voici 67 minutes qui n’échappent pas à la règle. Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation… Comme d’habitude, un pitch minimaliste et un film très court – on frise le court-métrage -, une idée de départ innovante, mais cette fois, ça ne tient pas le coup jusqu’au bout. Une fois passée la surprise du dispositif, ça s’émousse peu à peu et on baille beaucoup. Pour un Dupieux, on n’a pas l’habitude.
Le film est né de l'envie du cinéaste de mélanger un jeu vidéo avec un film existentiel. Mais aussi, soyons clairs, de prendre à rebours les standards du cinéma d'animation. Le tout a été fait de façon presque artisanal. Les comédiens n’ont jamais été filmés. Ils ont seulement enregistré leurs dialogues, puis les images ont été fabriquées. Sur le tournage, on faisait juste de la motion capture avec un iPhone et un petit logiciel. Donc c’est foireux, il y a des bugs, et c’est ce que je voulais : un truc fragile et touchant… Tout Dupieux dans cette déclaration. Il est d’ailleurs le premier à être surpris que ce film sorte en salles. Quand il s'est lancé dans sa fabrication, il ne savait pas si le résultat serait digne d'intérêt ou visible au cinéma. Mais voilà, Cannes et sa Quinzaine des Réalisateurs en parlaient comme d’un vrai film. Dupieux de conclure : Je me suis dit que ça dépassait la blague et que c’était recevable comme œuvre. Il paraît que le public cannois s’est esclaffé, pas les spectateurs qui peuplaient chichement la salle lyonnaise où j’ai vu ce film. Je pense que cet Objet Cinématographique Non Identifié s’ adresse en priorité aux Aux zombis qui perdent leur temps, nuit et jour hypnotisés par leur écran de poche baignant ainsi dans une pseudo réalité.
On a donc droit à un casting sonore avec Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier, Jean-Marie Winling, dont les silhouettes volontairement hideuses et l’animation plus qu’approximative, - tout cela étant parfaitement assumé -, s’agitent mollement à la manière des 1ers jeux vidéos en 3D de l’époque des débuts de la PlayStation. Avec ça, Dupieux s'amuse avec ses histoires de réalité introuvable et de miroirs fracassés, d’avanies comiques et dérisoires. Mais va-t-il amuser le public ? J’en doute.
Avec Quentin Dupieux on ne sait plus à quoi ne pas s’attendre. Ce qui est certain, c’est qu’on a droit à chaque fois à une « proposition de cinéma », aussi imparfaite soit-elle, qui ne ressemble à rien d’autre. Voici 67 minutes qui n’échappent pas à la règle. Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation… Comme d’habitude, un pitch minimaliste et un film très court – on frise le court-métrage -, une idée de départ innovante, mais cette fois, ça ne tient pas le coup jusqu’au bout. Une fois passée la surprise du dispositif, ça s’émousse peu à peu et on baille beaucoup. Pour un Dupieux, on n’a pas l’habitude.
Le film est né de l'envie du cinéaste de mélanger un jeu vidéo avec un film existentiel. Mais aussi, soyons clairs, de prendre à rebours les standards du cinéma d'animation. Le tout a été fait de façon presque artisanal. Les comédiens n’ont jamais été filmés. Ils ont seulement enregistré leurs dialogues, puis les images ont été fabriquées. Sur le tournage, on faisait juste de la motion capture avec un iPhone et un petit logiciel. Donc c’est foireux, il y a des bugs, et c’est ce que je voulais : un truc fragile et touchant… Tout Dupieux dans cette déclaration. Il est d’ailleurs le premier à être surpris que ce film sorte en salles. Quand il s'est lancé dans sa fabrication, il ne savait pas si le résultat serait digne d'intérêt ou visible au cinéma. Mais voilà, Cannes et sa Quinzaine des Réalisateurs en parlaient comme d’un vrai film. Dupieux de conclure : Je me suis dit que ça dépassait la blague et que c’était recevable comme œuvre. Il paraît que le public cannois s’est esclaffé, pas les spectateurs qui peuplaient chichement la salle lyonnaise où j’ai vu ce film. Je pense que cet Objet Cinématographique Non Identifié s’ adresse en priorité aux Aux zombis qui perdent leur temps, nuit et jour hypnotisés par leur écran de poche baignant ainsi dans une pseudo réalité.
On a donc droit à un casting sonore avec Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier, Jean-Marie Winling, dont les silhouettes volontairement hideuses et l’animation plus qu’approximative, - tout cela étant parfaitement assumé -, s’agitent mollement à la manière des 1ers jeux vidéos en 3D de l’époque des débuts de la PlayStation. Avec ça, Dupieux s'amuse avec ses histoires de réalité introuvable et de miroirs fracassés, d’avanies comiques et dérisoires. Mais va-t-il amuser le public ? J’en doute.
Un design PS1 au service d'un scénario original et qui enchaîne les idées. Bonnes comme moins bonnes. Même si ça ne dure qu'1h07, on a quand même l'impression que c'est trop long pour ce que ça propose. Un autre Dupieux qui sort du lot, mais est-ce mémorable pour autant ?...
Très perché, on peut y voir une adaptation ironique de Matrix au temps de la PlayStation one, et il est vrai que l'humour absurde fait monter la mayonnaise.
Mais l'humour marche trop mal pour entrer dans la postérité.
Mais l'humour marche trop mal pour entrer dans la postérité.
Film plutôt intéressant au début, la curiosité est éveillée. Puis le film s'essouffle et le grand saut dans le temps (15 ans) casse le rythme. Dommage
Difficile de commenter un dupieux.... Celui là n'est pas le meilleur... Sans doute trop court et gâché par l'animation.... Restent les acteurs et la loufoquerie coutumière de notre génie national. On peut s'en passer mais sans lui il manquerait quelque chose pour agrémenter notre année.
Quentin Dupieux continue d’explorer son obsession du réel, déjà abordée dans plusieurs de ses films, à des degrés divers, comme dans le très abouti Réalité ou encore Daaaaaalí !. Une fois de plus, il exploite intelligemment son sujet. Son principal défaut réside toutefois dans son animation, sympathique pendant une trentaine de secondes, mais qui finit par nuire à l’immersion.
Le film perd ainsi en crédibilité à mes yeux, même si ce choix est évidemment assumé. Matrix aurait eu beaucoup moins d’impact s’il avait été réalisé en animation…
Le film perd ainsi en crédibilité à mes yeux, même si ce choix est évidemment assumé. Matrix aurait eu beaucoup moins d’impact s’il avait été réalisé en animation…
J'ai l'impression d'avoir une mauvaise addiction, à chaque fois je me dis que je vais arrêter d'aller voir Dupieux et j'y retourne quand même à chaque fois tout en étant plus déçu.
MA REVIEW COMPLÈTE SUR MA CHAÎNE YOUTUBE : thecritizman.
Film vu en projection de presse.
LE VERTIGE de Quentin Dupieux est son premier film d’animation 3D… et franchement, c’est une énorme surprise !
Avec ses graphismes volontairement dignes d’une cinématique PS2 sous acide, le film transforme son esthétique cheap en véritable identité visuelle complètement barrée. Et ça marche à fond.
C’est un véritable rollercoaster de vannes qui s’enchaînent à une vitesse folle : pendant 1h07, impossible de ne pas rigoler une seule minute. L’humour absurde de Dupieux explose ici dans une liberté totale grâce à l’animation.
Le casting vocal est top, tout le monde joue le jeu à fond, et le résultat ressemble à un délire expérimental devenu miraculeusement génial.
Quentin Dupieux livre probablement son film le plus chaotique… mais aussi l’un des plus drôle.
Film vu en projection de presse.
LE VERTIGE de Quentin Dupieux est son premier film d’animation 3D… et franchement, c’est une énorme surprise !
Avec ses graphismes volontairement dignes d’une cinématique PS2 sous acide, le film transforme son esthétique cheap en véritable identité visuelle complètement barrée. Et ça marche à fond.
C’est un véritable rollercoaster de vannes qui s’enchaînent à une vitesse folle : pendant 1h07, impossible de ne pas rigoler une seule minute. L’humour absurde de Dupieux explose ici dans une liberté totale grâce à l’animation.
Le casting vocal est top, tout le monde joue le jeu à fond, et le résultat ressemble à un délire expérimental devenu miraculeusement génial.
Quentin Dupieux livre probablement son film le plus chaotique… mais aussi l’un des plus drôle.
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