Le Vertige
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Philippe V
Philippe V

5 abonnés 21 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2026
Dupieux a fait mieux que ce Vertige qui n'en provoque pas un. C'est volontairement assez laid et pas très bien animé. Mais cela ne dure qu'un tout petit peu plus d'un heure et il y a, tout de même, des trouvailles. Pour qui aime Dupieux et considère qu'il construit une oeuvre (c'est notre cas), c'est oui. Pour les autres, on peut s'en passer. Une curiosité comme la plupart des films de Dupieux. Mais un des moins aboutis.
PunishedKaz
PunishedKaz

5 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2026
Dans un monde où le réel et la fiction se confondent, où des images toujours plus lisses, fluides et réalistes inondent les smartphones et les réseaux sociaux, quoi de mieux qu’un retour à l’imperfection et aux aberrations visuelles du monde numérique d’autrefois pour réapprendre à faire la part des choses ? À distinguer le vrai du faux ?
Quoi de mieux que de retourner au virtuel d’antan, celui qui se distinguait du réel du premier coup d’œil ? Le virtuel qui ne trompait pas son monde.

LE VERTIGE est la suite spirituelle d’INCROYABLE MAIS VRAI et de L’ACCIDENT DE PIANO, une comédie absurde dans laquelle Adèle Exarchopoulos jouait une jeune influenceuse apathique frappée par une maladie rare. Dépourvue du droit naturel de « ressentir » la douleur physique et en quelques sortes anesthésiée de la tête jusqu’aux pieds, son esprit est devenu à l’image de son corps, insensible et incapable d’empathie. La contamination du personnage d’Adèle transposait l’effet de dégradation des relations humaines qu’exercent les réseaux sociaux et la course aux contenus absurdes et aux abonnés.

La lisière entre le réel et le virtuel, désormais quasi imperceptible avec la multiplication des fakes news, des trucages et montages de toutes sortes, était autrefois évidente et provoquait le rejet d’une large partie de la population. Le virtuel suscitait l’émerveillement, le rire, l’amusement, le rêve pour une niche portion d’adeptes et imposait un important effort d’immersion de la part du public. En employant la motion-capture tout en faisant un pied de nez aux films à effets spéciaux dernier-cri, Quentin Dupieux impose une esthétique dépassée à son public comme pour déjouer la marche de l’histoire et du progrès technologique. Le but ? Nous extirper et nous libérer de l’ignoble présent qui s’est imposé à nous.

spoiler: L’humour absurde de Quentin Dupieux, c’est un pigeon qui fait du surplace dans une bouche d’égout au lieu de voler parmi les nuages, c’est un être qui retourne à une condition misérable qui n’est pas la sienne en dépit des efforts d’Alain Chabat pour l’en extirper à l’image de la mouche géante domestiquée par le duo du Palmashow dans Mandibules. C’est la digne représentation du discours sur la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie, une humanité qui n’est plus que l’ombre, ou plutôt le reflet d’elle-même sous l’effet du progrès Dans le Vertige, on y trouve une jeune mère qui a oublié le prénom de son enfant parce que le bloc-note de son smartphone s’est effacé et un jeune père qui s’étonne de ne rien ressentir au moment de la naissance de son enfant. La faute revient à un processus qui n’a plus rien de naturel, à un rythme qui a perdu tout son sens, hilarant, ce personnage considère comme réel ce qui a de la valeur marchande ou ce qui salit. Une montre à 8000 euros et un moteur de scooter qui laisse des tâches sur les mains, c’est sa définition du réel.


Loin de moquer la génération des réseaux sociaux comme un Boomer, Quentin Dupieux se demande pourquoi les réseaux sociaux sont devenus un espace d’affrontement, de haine, de misogynie et d’endoctrinement ? Pourquoi le virtuel qui n’est qu’une représentation incomplète de notre être, qui nous prive de nos 5 sens fait de nous des mauvaises personnes ?

Pour le démontrer à travers le personnage de Jonathan Cohen, Quentin Dupieux dépeint un homme qui interprète la révélation qu’Alain Chabat partage avec lui comme la confirmation que rien n’a d’importance. Le virtuel c’est l’absence de consistance, et donc de conséquence. Dans notre réalité complexe, ce verdict est en réalité une énorme erreur, puisqu’il y a bien longtemps que le virtuel a des conséquences sur le réel, sur l’économie, sur la politique, sur nos imaginaires.
Le virtuel, nos désirs, nos émotions et l’imaginaire n’ont pas attendus l’arrivée du numérique pour définir et transformer notre réalité.

Cette erreur populaire dont s’amuse le cinéaste caractérise l’univers et l’industrie du jeux vidéo où pullulent les expériences dites violentes. En citant GTA comme principale source d’inspiration, un défouloir où l’on incarne des hors-la-loi, Quentin Dupieux expose sa pensée : le virtuel est un espace où l’on peut se dispenser des règles, les briser, les violer, le virtuel répond à nos pulsions inconscientes et se veut un formidable espace de liberté. Depuis toujours le jeu vidéo occupe un rôle cathartique, mais il serait erroné de limiter son intérêt à ce point de vue. Pour Jonathan Cohen, un monde où l’argent et la matière n’ont pas de valeur se transforme en GTA à ciel ouvert. Et si rien n’a d’importance, il reste le MOI, notre ego qu’il faut protéger du poids de cette annonce. Si le reste n’a pas d’importance, moi je suis important.

Plus qu’un espace sans valeur, le virtuel est pour Quentin Dupieux un lieu où se révèle une part de nous-même, mais également un espace qui a le pouvoir de corrompre notre nature.
Dieseldanton
Dieseldanton

5 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2026
Le Vertige n’est pas seulement beau. Il est insultant de beauté. Chaque plan semble dire au cinéma français : voilà ce que vous auriez pu faire si vous aviez eu un peu plus d’audace.

Découvert hier en avant-première au Grand Rex, projeté en Grand Large, après la clameur de l'accueil réservé à Quentin Dupieux et sa bande de joyeux lurons (Alain Chabat, Jonathan Cohen et Anais Demoustier) et de sa très jeune équipe d'animateurs 3D.

Le film s'impose immédiatement comme une expérience de projection totale. Le véritable choc du film, c’est sa beauté plastique. Réalisé sur Blender, avec les dernières technologies de compositing, de lighting et de shading.

Tout serait parti d’une conversation avec James Cameron - oui, LE James Cameron - pendant le tournage de Avatar , The Way of Water, au cours de laquelle Quentin Dupieux aurait accepté un challenge impossible : rendre l’eau numérique de son premier film d’animation vraiment vivante.

De cette obsession naissante serait né le moteur graphique derrière Le Vertige, développé pour concevoir une scène particulièrement marquante qui se déroule au début du film : Anaïs Demoustier donne le bain à son nouveau-né.

Une séquence visuelle qui pulvérise à peu près tout ce qu’on croyait possible en images 3D.
On ne regarde pas une scène de bain : on assiste à une démonstration de force. La qualité de l'eau, les textures de la peau du bébé, sont renversants de beauté.

Et puis il y a les pigeons. Des pigeons parisiens comme on n’en a jamais vus. Pas de simples éléments de décor animés pour remplir l’arrière-plan, mais de véritables miracles visuels.

Tout au long du film, ce n’est pas seulement la qualité et le rendu de l’eau qui impressionne : ce sont aussi ces textures, nombreuses, variées. 
Paris est reconstitué avec une fidélité qui frôle l’insolence. Les façades haussmanniennes, les balcons, les pavés, les vitrines, les reflets dans les arrêts de bus, les enseignes fatiguées, les plaques de rue, les scooters mal garés : tout y est. Le film est un éblouissement permanent.

spoiler: Le Vertige atteint un sommet dans la scène du crash de bus, probablement l’un des morceaux de bravoure les plus spectaculaires du cinéma d’animation français récent. Le choc est frontal, brutal, très difficile a regarder. La tôle se froisse avec une précision terrifiante, les vitres explosent en milliers d’éclats, les sièges se détachent, le corps est projeté dans un chaos de verre et de poussière. C’est cru, à la limite du soutenable. Il faudra penser à cacher les yeux des enfants : le réalisme de la séquence flirte franchement avec l’insupportable.


Le sound design du Vertige, lui aussi, mérite d’être mentionné. Il est exceptionnel. Au Grand Rex, dans le dispositif Le Grand Large, le film ne se contentait pas d’être projeté : il résonnait physiquement.

Visuellement, Le Vertige met une vitesse à presque tout le cinéma français contemporain.

Et le plus incroyable, c’est qu’il ne se contente pas d’humilier le paysage local. Il vient aussi regarder droit dans les yeux des machines de guerre que sont Illumination, Pixar et Disney , et leur fait un immense doigt d'honneur, à l'image de son personnage Bruno (incarné par JoCo) dans le métro Parisien.

À la fin, une évidence s’impose : Le Vertige n’est pas seulement un grand film d’animation. C’est un uppercut graphique, un manifeste - bien malgré lui - anti IA, une anomalie splendide.

Le genre d’œuvre qui donne soudain l’impression que tout le reste du monde est en basse résolution.
Flavcritique
Flavcritique

4 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2026
le film vas questionné l'existence des personnages dans ce simulateur, qui au premier a bord peu nous faire pencer aux jeux vidéo des années 2000 comme GTA 1 , ect.. la on va retrouver Alain Chabat, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier, les acteurs et actrices jouent plus aux moins bien leurs rôles avec l'animation très année 2000 un peu mal fais mais ses volontaire donc finalement sa fais bien , l'histoire du film franchement j'ai bien aimer , de suivre les personnages aussi j'ai bien aimer , j'ai aimer comment l'histoire es raconter dans le film avec le twist final également en vrai je pourrais mettrais un 3/5 mais juste pour sa je lève la note de 0,5 , même si plutard je sa changera ou pas , mais là j'ai envie de mettre 3,5/5 , es encore je vous dis cet critique et note un peu a chaud comme sa , mais j'en suis sûre de ce que je dis et de la note également, j'ai plutôt bien aimer le film , on passe plutôt un bon moment , c'est pas mal voir plutôt sympas , on rigole un peu devant ce film , je vous conseillerais bien le film voilà , n'oubliez pas c'est que mon avis faite le votre , et moi je vous dis à la prochaine et merci d'avoir lu cet critique ciao !.
Antoine F.
Antoine F.

4 abonnés 25 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 juin 2026
La bande-annonce se suffit largement. Ce film, pourtant court, n'ayant rien d'autre à raconter que ce qu'elle laissait entrevoir, paraît étonnamment long. Un grand moment d'ennui.
Jean-Baptiste Moog
Jean-Baptiste Moog

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2026
Dupieux in a nutschell.
Encore un film wtf du génie créatif.
On rigole les 10 premières minutes puis on souffle du nez puis plus rien. Le concept est très original, mais le film tient beaucoup à Alain Chabat et Jonathan Cohen. Pour quelqu’un d’extérieur, ce serait vraiment pas grand chose comme film.
Aussi, je n’ai pas bien compris la fin, sans morale ni message, une fin de Dupieux finalement !

Mais bon, on aime quand même un peu vu qu’il propose quelque chose de novateur et d’audacieux
Hedi Tabka
Hedi Tabka

3 abonnés 64 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2026
C’est du Dupieux, toujours aussi barré comme d’habitude mais j’aime bien,
J’ai passé un bon moment et j’ai bien rigolé.
Filmement vôtre
Filmement vôtre

3 abonnés 56 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2026
Quentin Dupieux nous livre une nouvelle réalisation loufoque, aux graphismes semblables à ceux d'un vieux jeu vidéo.
Le concept de simulation est intéressant, intrigant, et finalement assez bien exploité. Les idées scénaristiques proposées sont originales et pertinentes, et j’ai apprécié voir ce duo essayer de comprendre une réalité qui leur échappe. J'ai également été séduit par l'ambiance atypique qui se dégage de l'œuvre.
Cela reste un petit film, qui ne sera pas parmi mes préférés de cette année, mais auquel on repensera avec un sourire en coin.

Toutes mes critiques sont disponibles sur mon site FILMEMENT VÔTRE.
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 179 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2026
Le réalisateur s'essaye au grand délire loufoque multi-Meta de l'animation, dans lequel les amateurs de jeux vidéo old-school pourront s'identifier aux codes du genre, ainsi qu'aux interrogations soulevées, notamment cette fine frontière entre réalité et fiction.

Comédie existentielle sur le vertige d'un monde de plus en plus réaliste mais vide de sens, de toutes les choses essentielles qui avaient de l'importance mais sont devenues sans conséquence, jouant sur l'absurdité de cette lobotomisation numérique et technologique, de tous ces écrans qui peuplent nos vies dans lesquels on projette tant d'énergie, reflet de nos incertitudes et nos attitudes, interrogeant sur l'immensité, la banalité et l'identité.

Un film qui tente de réanimer l'esprit critique, tout en sachant relativiser, dédramatiser tout ce que l'on voit, tout ce que l'on croit, et de percevoir au-delà de cette course perpétuelle et superficielle aux chiffres, aux stats, car c'est bien dans l'imperfection, les bugs et les défauts, que l'on se rend compte de ce qui est véritable.

D'un autre côté, la seconde partie bifurque sur autre chose, et ne parvient pas à transmettre le frisson, ni à satisfaire le propos initial, qui déjà semblait se répéter. Malgré un concept original, on assiste simplement à une grande mascarade ni faite ni à faire remplie d'idées aléatoires dans un exercice de style improvisé, comme un bêtisier, le tout reposant sur les dialogues, et des situations tragique et comique, les deux faces d'un même miroir. Si le film est une farce, on cherche encore à savoir qui en est le dindon, ou plutôt le pigeon ?!

Intéressé par du podcast, parler et analyser les films et séries ? illusionsperdues99@-G-mail-com
Victor M
Victor M

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2026
Un Quentin Dupieux dans toute sa splendeur. Le choix de l'animation n'est pas anodin : il fait écho au cœur du film, où un personnage découvre qu'il vit dans une simulation. L'intrigue est prenante, et la question qu'elle pose finit par nous hanter nous aussi.
Jim Carret
Jim Carret

1 abonné 22 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juin 2026
Une jolie idée de départ avec une animation volontairement maladroite. On pense aux personnages des Sims. Mais une fois cette petite surprise passée, le film s'essouffle immédiatement.
Christophe Legrand
Christophe Legrand

1 abonné 17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 juin 2026
Le sinistre arnaqueur est de retour avec un film minuscule et roublard. Pas drôle, pas filmé, pas scénarisé. Les dialogues sont vides dans ce film numérique d'une laideur abyssale. Juste un truc nocif, moche et pas drôle, pas surréaliste pour un sou. D'une tristesse absolue. Personne ne rit dans la salle. Le zéro ambition combiné à la laideur. Il faut absolument cesser de produire les purges truquées de Dupieux.
Isabelle V.
Isabelle V.

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 juin 2026
Les fans de Quentin Durieux ne seront pas déçus, encore un film improbable !
Si vous ne connaissez pas l’univers de Dupieux, sachez que c’est en dehors de tout ce qui existe par ailleurs. C’est tout à fait décalé, absurde, parfois fantastique. Ca ne peut laisser personne indifférent, soit on aime soit on déteste.
69Ciel
69Ciel

37 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2026
C'est sûr que l'animation est volontairement bâclée et qu'elle peut choquer nos yeux habitués à une 3D parfaite ou une 2D harmonieuse mais comme à son habitude, le réalisateur produit un "film concept" qui marche à merveille ! Les dialogues sont au cordeau, le twist fonctionne très bien, la durée est parfaitement adaptée à ce que l'on peut endurer visuellement : j'ai apprécié.
Marianne Bacque
Marianne Bacque

18 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juin 2026
Pas convaincue ce coup ci . Les longs dialogues ne percutent pas souvent et ne permettent pas de surmonter la laideur voulue des personnages et de leur univers .
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