J'adore le parti pris visuel qui reste LE plus de ce film. Si Dupieux nous surprend toujours avec ses propositions iconoclastes et ses dénonciations des travers de notre société, il faut voir cette proposition pour se faire son propre opinion. Moi j'ai aimé, même si sa durée est déjà largement suffisante.
J ai vu tous les Dupieux au ciné sauf les trois premiers. Le dernier que j ai aimé c est Mandibules. Depuis c est soit moyen soit décevant. Ici c est répétitif il ne reste que de rares bons moments pour cette farce à demie ratée, et cette étrangeté de mettre des sosies d acteurs en "pate à modelée" non merci, plus gros échec au box office de Dupieux depuis longtemps
Quentin Dupieux nous offre une experience, avec tout ce qu’il apprécie dans les détails comiques, dans le comique de situation. Certes, il n’y a pas d’histoire, mais il y a l’exploration d’un contexte. C’est divertissant.
Généralement très admirative du travail de Dupieux, notamment pour les tons très décalés, barrés et improbables jouant la plupart du temps sur l’absurde des situations avec un certain surréalisme, je m’attendais en allant voir ce film (et donc aussi en connaissant bien le style du réalisateur), à un monde à part qui nous emmène dans la tête très imaginative et imprévisible de Dupieux, et surtout avec un style graphique comme celui-ci, qu’on a vu nulle part ailleurs, qui dénote complètement et attire au premier coup d’œil.
Cependant, j’avoue avoir été déçue, par ce que le film n’est absolument pas surprenant d’un point de vue scénaristique. C’est plat, lambda, même si on a quelque chose qui pourrait tenir la route, mais le potentiel qui aurait pu être explosif et complètement fou, avec des idées qui vont dans tous les sens et ce sans aucune restriction, se retrouve comme lissé, bâclé, et je trouve, ennuyeux.
On tourne vite en rond, le rythme est lent, et là où le film nous emmène est vite lassant, presque frustrant, quand on s’attend à tout, mais qu’on finit sur une sensation e rien. C’est fort dommage, surtout quand on connaît le potentiel explosif de Quentin Dupieux, et avec l’idée des graphismes de PS1, cela aurait été logique d’assumer le côté décalé jusqu’au bout. C’est comme si le film était attirant visuellement mais qu’il n’y avait pas de surprise ni rien de spécial à creuser au delà de cela…
Un design PS1 au service d'un scénario original et qui enchaîne les idées. Bonnes comme moins bonnes. Même si ça ne dure qu'1h07, on a quand même l'impression que c'est trop long pour ce que ça propose. Un autre Dupieux qui sort du lot, mais est-ce mémorable pour autant ?...
Sommes-nous dans une simulation ? Voilà le propos de ce nouveau film de Quentin qui une nouvelle fois à une bonne idée, de très bons comediens- les 3 têtes d'affiche co produisent le film, mais sans aller au bout du propos. Dommage !
Le film, il faut le dire est assez difficile à appréhender….spoiler: Il part d’une théorie fumeuse, intello, même sur le miroir et son reflet...Où est alors la réalité ? On va dire qu’il faut s’accrocher pendant la première demie heure, limite prise de tête. C’est beaucoup trop sérieux et décalé, avec en plus des personnages en animation pas très agréable à regarder (Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Desmoutier)…..j’ai eu l’impression que Quentin Dupieux se caricaturait lui même, se moquait presque du spectateur, le poussant dans une réalité à laquelle il ne pouvait accéder. Sans doute un coup de génie, ou un film à peu près raté donc….il vous faudra choisir et ce sera délicat….En continuant dans cette voie, Dupieux ne perdra t-il pas ses fans ???? à vous de voir. Même si la fin du film est rassurante et beaucoup plus prosaïque
Avec *Le Vertige*, Quentin Dupieux livre une comédie existentielle qui séduit par son fond mais pèche franchement par sa forme. Cette critique grinçante et cynique de notre époque connectée fonctionne bien, portée par un humour absurde et des dialogues piquants sur la vacuité du monde moderne. Le problème majeur vient du parti pris esthétique : cette animation volontairement grossière et pixelisée, censée simuler les bugs d'un vieux jeu vidéo, s'avère vite désagréable à l'œil et ne sert jamais vraiment le propos du cinéaste. Pire, ce choix visuel nous prive totalement du jeu et des expressions de comédiens pourtant brillants dont le potentiel comique se retrouve ici complètement bridé par des avatars rigides. Un rendez-vous manqué, qui rate la poésie de son concept à cause d'une exécution technique laborieuse.
Quentin Dupieux nous livre une nouvelle réalisation loufoque, aux graphismes semblables à ceux d'un vieux jeu vidéo. Le concept de simulation est intéressant, intrigant, et finalement assez bien exploité. Les idées scénaristiques proposées sont originales et pertinentes, et j’ai apprécié voir ce duo essayer de comprendre une réalité qui leur échappe. J'ai également été séduit par l'ambiance atypique qui se dégage de l'œuvre. Cela reste un petit film, qui ne sera pas parmi mes préférés de cette année, mais auquel on repensera avec un sourire en coin.
Toutes mes critiques sont disponibles sur mon site FILMEMENT VÔTRE.
Les fans de Quentin Durieux ne seront pas déçus, encore un film improbable ! Si vous ne connaissez pas l’univers de Dupieux, sachez que c’est en dehors de tout ce qui existe par ailleurs. C’est tout à fait décalé, absurde, parfois fantastique. Ca ne peut laisser personne indifférent, soit on aime soit on déteste.
Premier film d'animation réalisé par le prolifique Quentin Dupieux, Le Vertige est une proposition décalée franchement réussie. L'histoire nous fait suivre Jacky, qui se rend chez son ami Bruno et sa femme enceinte Fabienne, pour lui annoncer qu'il est certain qu'ils vivent dans une gigantesque simulation. Ce synopsis, simple mais efficace, donne lieu à un scénario absurde très plaisant à visionner tout du long de sa courte durée d'à peine une heure et cinq minutes. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue bien menée traitant d'un sujet éveillant beaucoup de fantasmes auprès de certaines personnes. Et si, en l'état, il questionne et pousse à la réflexion à travers des scènes saugrenues, il est vrai qu'il aurait gagné à être encore plus pertinent. Le concept ne va pas assez loin mais est tout de même divertissant et surtout très drôle. En effet, l'humour loufoque fonctionne particulièrement bien en décrochant de nombreux rires et sourires d'un bout à l'autre. L'ensemble est porté par des personnages sympathiques. Des rôles doublés par une distribution appréciable comprenant Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier et Jean-Marie Winling croisé en cours de route. Tous ces individus entretiennent des rapports amusants à la faveur de leurs conversations à la fois profondes et superficielles. Des échanges soutenus par de très bons dialogues marrants déclamés avec naturel. Mais là où le métrage se démarque totalement des autres productions du genre, c'est via son aspect formel. La réalisation du cinéaste français s'avère de bonne facture. Sa mise en scène tente de multiplier les angles de caméra pour nous offrir des plans variés. Mais surtout, la direction artistique est vraiment atypique. En effet, le film est tourné en prise de vues réelles avec capture de mouvement des comédiens avant d'être transformé en 3D grâce au logiciel Blender. Et le résultat est déroutant. L'aspect moche et technologiquement dépassé lui confère toute sa singularité. On se retrouve devant une esthétique proche des jeux parus sur la première PlayStation avec des polygones très visibles et des bugs de collision. Et puisque c'est totalement assumé, ça en devient du génie. On est constamment surpris de voir toutes ces imperfections à l'écran qui créent beaucoup de drôlerie. Les comédiens sont représentés de telle sorte qu'on les reconnaît aisément malgré leur design pixélisé et les environnements sont tout aussi réjouissants. Ce visuel sans pareil est accompagné par une bande originale elle aussi très sommaire avec une unique composition revenant à plusieurs reprises, aux notes guillerettes s'accordant parfaitement avec les images. Reste une fin satisfaisante et un petit extra rigolo venant ainsi mettre un terme à cette œuvre cinématographique rudimentaire. En conclusion, Le Vertige fait passer un très bon moment distrayant et mérite donc le coup d'œil, pour peu que la vision de son rendu esthétique ne vous repousse pas.