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Thierry Sessa
3 critiques
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1,0
Publiée le 16 juin 2026
Nul et incompréhensible. Première fois que je quitte une salle de cinéma avant la fin !!! Pas de fil conducteur, je n'ai pas réussi à comprendre ce film et son scénario Très décu
Quand j'ai vu la bande-annonce je me suis demandé comment ce film pouvait faire pour ne pas plonger le spectateur dans un ennui total du fait de l'univers de jeux vidéo. Et bien malgré la mauvaise note spectateurs (2,6 au moment où j'écris) et mes a priori, j'ai vraiment beaucoup aimé. Il n'y a pas de temps mort, et l'enquête des personnages qui se questionnent sur la réalité ou non de leur environnement nous fait oublier le côté jeu vidéo (qui même s'il n'est pas esthétique est relativement drôle par moment). J'ai rigolé à plusieurs moments, notamment avec la scène du bus, et je trouve l'histoire prenante, pas de temps pour l'ennui. Concernant le doublage, il est très convaincant. Je recommande, c'est à la fois drôle et original. En revanche je n'irai pas voir toutes les semaines des films avec un univers de Sims.
Encore une fois, Quentin Dupieux étonne ! C’est d’abord la forme qui surprend. En effet, le style d’animation hérité des jeux vidéo des années quatre-vingt dix rappellera, à tous ceux ayant connu les jeux de cette époque, des souvenirs pleins de nostalgie. Évidemment de tels graphismes paraissent d’une laideur insondable aujourd’hui. Alors, qu’il y a vingt-cinq ans, ce rendu était ce qu’il se faisait de mieux. Le réalisateur sait parfaitement s’amuser des aberrations visuelles générées par de telles images. Dans les contacts entre les personnages, les déplacements, ou les interactions avec les objets, tout est fait pour nous rappeler les bizarreries qu’on constatait déjà à l’époque un sourire au coin du visage. Ce rendu, qui fait tout de suite penser aux célèbres Sims, n’est évidemment pas très agréable à voir sur grand écran, mais Quentin Dupieux sait, comme toujours, ne pas étirer trop en longueur l’exercice et nous propose un format d’environ une heure bien adapté à son idée. Dans le fond, il y a aussi pas mal de choses intéressantes dans le scénario de Dupieux. D’abord de l’absurde et des personnages bien barrés, puis le réalisateur nous propose quelques thématiques bien dans notre époque. À savoir, le complotisme, la vanité ou encore la superficialité. En singeant les smartphones, leurs vendeurs et leurs usagers, Quentin Dupieux tape juste ! Vocalement, Jonathan Cohen et Alain Chabat font parfaitement le job. Ils sont les personnalités idéales pour incarner ce naïf complotiste, et ce cartésien opportuniste.
Le Vertige est un film de Quentin Dupieux sorti en 2026.
Ce long métrage reste perplexe : son concept est intéressant (Jacques est persuadé que l'entièreté du monde est une simulation), illustré de façon maligne avec une animation 3D élémentaire, proche des jeux de PS1 ou de jeux PC comme les Sims, les acteurs font le job (Alain Chabat et Jonathan Cohen en tête) et portent les fulgurances comiques de Dupieux (spoiler: Bruno a un moteur de scooter dans sa cuisine ; Bruno a une révélation en discutant avec un type totalement décharné qui vient de se faire renverser par un bus etc. ) mais globalement, le film déçoit car le concept ne reste qu'un concept qui ne va pas beaucoup plus loin que son idée de départ. De fait, malgré les fulgurances, le film ne va pas bien loin et finit, malgré sa courte durée (1h07), par ennuyer un peu.
Une idée intéressante, bien mise en scène, mais qui reste un peu veine et creuse tant le sujet est actuel et aurait pu être plus développé. Un Dupieux mineur.
Quel Gâchis ! Un terrain de jeu génial dont il ne fait presque rien. C'est interminable ! Les scènes dialoguées auraient pu durer 2 fois moins longtemps, elles tournent en rond, et on aurait aimé vivre ces bugs plutôt qu'on nous les raconte. bref. ça dure 1h07, ressenti : 4h47
C'est sûr que l'animation est volontairement bâclée et qu'elle peut choquer nos yeux habitués à une 3D parfaite ou une 2D harmonieuse mais comme à son habitude, le réalisateur produit un "film concept" qui marche à merveille ! Les dialogues sont au cordeau, le twist fonctionne très bien, la durée est parfaitement adaptée à ce que l'on peut endurer visuellement : j'ai apprécié.
Le Vertige est peut-être le geste le plus audacieux de Quentin Dupieux. Sous ses airs de film bricolé aux graphismes volontairement datés se cache une réflexion vertigineuse sur notre rapport au réel. Dupieux transforme chaque défaut en qualité, chaque bug en émotion, avec une liberté créative qui force l’admiration. Son univers absurde n’a jamais été aussi mélancolique ni aussi humain. Alain Chabat et Jonathan Cohen y trouvent un terrain de jeu idéal, oscillant sans cesse entre le burlesque et l’angoisse existentielle. Le film ressemble à un rêve étrange dont on ne parvient pas à se réveiller. Drôle, déroutant, profondément singulier, Le Vertige rappelle que le cinéma peut encore surprendre. Une œuvre imparfaite, peut-être, mais d’une audace et d’une poésie rares.
Avec Quentin Dupieux on ne sait plus à quoi ne pas s’attendre. Ce qui est certain, c’est qu’on a droit à chaque fois à une « proposition de cinéma », aussi imparfaite soit-elle, qui ne ressemble à rien d’autre. Voici 67 minutes qui n’échappent pas à la règle. Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation… Comme d’habitude, un pitch minimaliste et un film très court – on frise le court-métrage -, une idée de départ innovante, mais cette fois, ça ne tient pas le coup jusqu’au bout. Une fois passée la surprise du dispositif, ça s’émousse peu à peu et on baille beaucoup. Pour un Dupieux, on n’a pas l’habitude. Le film est né de l'envie du cinéaste de mélanger un jeu vidéo avec un film existentiel. Mais aussi, soyons clairs, de prendre à rebours les standards du cinéma d'animation. Le tout a été fait de façon presque artisanal. Les comédiens n’ont jamais été filmés. Ils ont seulement enregistré leurs dialogues, puis les images ont été fabriquées. Sur le tournage, on faisait juste de la motion capture avec un iPhone et un petit logiciel. Donc c’est foireux, il y a des bugs, et c’est ce que je voulais : un truc fragile et touchant… Tout Dupieux dans cette déclaration. Il est d’ailleurs le premier à être surpris que ce film sorte en salles. Quand il s'est lancé dans sa fabrication, il ne savait pas si le résultat serait digne d'intérêt ou visible au cinéma. Mais voilà, Cannes et sa Quinzaine des Réalisateurs en parlaient comme d’un vrai film. Dupieux de conclure : Je me suis dit que ça dépassait la blague et que c’était recevable comme œuvre. Il paraît que le public cannois s’est esclaffé, pas les spectateurs qui peuplaient chichement la salle lyonnaise où j’ai vu ce film. Je pense que cet Objet Cinématographique Non Identifié s’ adresse en priorité aux Aux zombis qui perdent leur temps, nuit et jour hypnotisés par leur écran de poche baignant ainsi dans une pseudo réalité. On a donc droit à un casting sonore avec Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier, Jean-Marie Winling, dont les silhouettes volontairement hideuses et l’animation plus qu’approximative, - tout cela étant parfaitement assumé -, s’agitent mollement à la manière des 1ers jeux vidéos en 3D de l’époque des débuts de la PlayStation. Avec ça, Dupieux s'amuse avec ses histoires de réalité introuvable et de miroirs fracassés, d’avanies comiques et dérisoires. Mais va-t-il amuser le public ? J’en doute.
Le "Q" , c'est l'art de surprendre et là une fois de plus, lui et ses fidèles y parviennent. Oui c'est bizarre, déconcertant au début mais en même temps il y a un vrai scénario. Cela nous ramène au temps des Sim's.
Dupieux est allé jusqu’au bout de sa simulation en orchestrant une montée des marches cannoises, l’interview des acteurs où la promo chez « C à vous » à coup de polygones lo-fi nous rappelant les bonnes heures de la PS1 et du premier GTA. Après est-ce que le film est bien? Non, mais on le savait avant d’aller le voir. Et on ne pourra pas reprocher à Dupieux d’innover et de laisser libre cours à toutes ses envies. Et de faire confiance à des jeunes graphistes tout droit sortis de l’école pour celui-ci. Dupieux devient un peu comme Marcel Duchamp le geste compte plus que le résultat.
Comme quoi, une bonne idée (ici une sorte de "Matrix" à la sauce "Sims") ne fait pas forcément un bon long-métrage, aussi court soit-il.
Une "histoire" de simulation et de réflexion plutôt atypique, quelquefois drôle, mais finissant assez vite par tourner en rond et rester dans sa zone de confort gentiment absurde. Un film-concept comme Dupieux en fait un peu trop, comme une marque déposée, mais sans véritable prise de risque (à l'image d'un Wes Anderson).
Et, comme trop souvent, Dupieux ne sait pas comment terminer son film.
Il devrait se remettre au court-métrage, ça lui irait souvent mieux ces dernières années. 5,5/10.
Le sinistre arnaqueur est de retour avec un film minuscule et roublard. Pas drôle, pas filmé, pas scénarisé. Les dialogues sont vides dans ce film numérique d'une laideur abyssale. Juste un truc nocif, moche et pas drôle, pas surréaliste pour un sou. D'une tristesse absolue. Personne ne rit dans la salle. Le zéro ambition combiné à la laideur. Il faut absolument cesser de produire les purges truquées de Dupieux.