Comme quoi, une bonne idée (ici une sorte de "Matrix" à la sauce "Sims") ne fait pas forcément un bon long-métrage, aussi court soit-il.
Une "histoire" de simulation et de réflexion plutôt atypique, quelquefois drôle, mais finissant assez vite par tourner en rond et rester dans sa zone de confort gentiment absurde. Un film-concept comme Dupieux en fait un peu trop, comme une marque déposée, mais sans véritable prise de risque (à l'image d'un Wes Anderson).
Et, comme trop souvent, Dupieux ne sait pas comment terminer son film.
Il devrait se remettre au court-métrage, ça lui irait souvent mieux ces dernières années. 5,5/10.
Le sinistre arnaqueur est de retour avec un film minuscule et roublard. Pas drôle, pas filmé, pas scénarisé. Les dialogues sont vides dans ce film numérique d'une laideur abyssale. Juste un truc nocif, moche et pas drôle, pas surréaliste pour un sou. D'une tristesse absolue. Personne ne rit dans la salle. Le zéro ambition combiné à la laideur. Il faut absolument cesser de produire les purges truquées de Dupieux.
Une nouvelle création farfelue et ingénieuse de Mister Quentin Dupieux !
A chaque fois, il nous fait des propositions décalées qui ne peuvent que dérouter la plupart des spectateurs ! Mais elles sont bourrées de créativité, ce qui nous permet de réfléchir sur le monde actuel et nous amène dans des réflexions improbables avec des personnages farfelus et marquants !
Cette fois, c'est la forme qui est originale car j'avais l'impression de me retrouver en plein jeu des Sims c'était perturbant et en même temps ludique !
Cette forme n'est pas gratuite et sert totalement le fond en proposant un Matrix Made on France : ça fait bizarre au début mais ça fonctionne plutôt bien !
Le format très court de 1h07 ne peut qu'inciter le maximum de personnes à pousser les portes d'un cinéma pour aller le voir !
On retrouve l'humour absurde du réalisateur qui n'hésite pas à user de la même mécanique pour créer des moments irrationnel qui font sourire.
On retrouve un trio qu'on a plaisir à voir sur grand écran dont deux de ses acteurs fétiches avec Alain Chabat et Anaïs Demoustier ainsi qu'un p'tit nouveau en la personne de Jonathan Cohen !
C'est un film qui représente complètement le cinéma de Dupieux : ça passe ou ça casse !
Pour moi, même si j'ai trouvé que ce n'était pas son meilleur, j'ai quand même passé un bon moment devant ce film atypique !
Jacky (Alain Chabat) a fait une troublante découverte qu’il décide un beau matin de partager avec son meilleur ami, Bruno (Jonathan Cohen) : le monde dans lequel nous vivons n’est pas réel. La preuve en est la liste d’anomalies que Jacky a soigneusement consignées : un femme à huit doigts, un pigeon qui vole surplace dans une bouche d’égoût… D’abord sceptique, Bruno finit par se laisser convaincre par son ami.
Véritable Amélie Nothomb du cinéma, Quentin Dupieux nous revient, comme chaque année, avec la même régularité métronomique que l’écrivaine belge, avec un nouveau film. Celui-ci dure une heure et sept minutes seulement. Il tient quasiment tout entier dans sa bande-annonce qui en expose le sujet et en dévoile les ressorts – y compris l’accouchement rondement mené de Fabienne (Anaïs Demoustier), la compagne de Bruno.
"Le Vertige" repose sur une idée à la Matrix, d’ailleurs dûment citée par Bruno : rien n’est réel, le monde est une illusion fabriquée par une intelligence supérieure, dont l’artificilaité se révèle à nous par quelques bugs techniques. L’idée, proprement vertigineuse, a agité la philosophie depuis plusieurs siècles : Platon, Hume, Descartes, l’empirisme, la phénoménologie… D’ailleurs, "Le Vertige" renvoie expressément, sans le citer toutefois, au mythe de la caverne : ce que nous prenons pour la réalité n’est que le reflet d’une vérité inaccessible.
Cette interrogation philosophique, pour vertigineuse qu’elle soit, n’est hélas pas mobilisée pour grand-chose. "Le Vertige" dure quelques minutes de plus qu’un moyen-métrage et son scénario se réduit à son idée de départ. On est loin de "Matrix" ou d’"Inception", de leurs décors ., de leurs intrigues sinueuses.
Aussi pourrait-on, comme on l’a déjà fait pour "Fumer fait tousser" ou "Mandibules", reprocher à Dupieux son je-m’en-foutisme ou son what-the-fuckisme (les défenseurs à tout crin de la francophonie que cet anglicisme choquerait sont respectueusement invités à suggérer un équivalent en français). On le pourrait si "Le Vertige" avait été platement tourné en images réelles. Mais son image est sacrément original. Elle a été réalisée à partir de prises de vues en motion capture grâce à un logiciel 3D des années 90. Cet image donne au film une forme très cohérente par rapport à son sujet. S’y ajoute la musique de Franck Lascombes parfaitement en phase. Le tout produit un résultat original et jamais vu.
C'est quelque chose que l'on se dit maintenant depuis quelque temps à propos du cinéma de Quentin Dupieux. Et si le réalisateur nous surprenait vraiment, pour de bon, en quittant les sphères de l'absurde ? Parce que Le Vertige, au-delà de son concept malin, ne va guère plus loin et a du mal à tenir davantage que le temps d'un court-métrage. Au-delà du réel, ses thématiques, déjà usées auparavant par Dupieux, tournent autour de la vacuité de notre époque et de son cynisme, avec des personnages largués et relativement médiocres. Au fond, Le Vertige n'a rien de drôle et son animation de jeu vidéo, volontairement ringarde, l'éloigne encore plus de toute acuité ou profondeur. Bien sûr que c'est cela que l'on aime généralement chez Dupieux, ce côté bricolé et son goût du bizarre. Mais on connait désormais un peu trop les ficelles du cinéaste et l'on en attend forcément autre chose, de plus construit, peut-être, ou de plus azimuté et radical, pourquoi pas, parce qu'ici, le soi-disant vertige ne nous concerne guère, par la manière dont il est agencé, avec sa conclusion bâclée, par-dessus le marché. Ce qui serait vraiment ludique, ce serait, au hasard, de le voir adapter L'écume des jours de Vian ou tout autre matériau littéraire. Mais bon, il ne le fera très certainement pas.
Le réalisateur s'essaye au grand délire loufoque multi-Meta de l'animation, dans lequel les amateurs de jeux vidéo old-school pourront s'identifier aux codes du genre, ainsi qu'aux interrogations soulevées, notamment cette fine frontière entre réalité et fiction.
Comédie existentielle sur le vertige d'un monde de plus en plus réaliste mais vide de sens, de toutes les choses essentielles qui avaient de l'importance mais sont devenues sans conséquence, jouant sur l'absurdité de cette lobotomisation numérique et technologique, de tous ces écrans qui peuplent nos vies dans lesquels on projette tant d'énergie, reflet de nos incertitudes et nos attitudes, interrogeant sur l'immensité, la banalité et l'identité.
Un film qui tente de réanimer l'esprit critique, tout en sachant relativiser, dédramatiser tout ce que l'on voit, tout ce que l'on croit, et de percevoir au-delà de cette course perpétuelle et superficielle aux chiffres, aux stats, car c'est bien dans l'imperfection, les bugs et les défauts, que l'on se rend compte de ce qui est véritable.
D'un autre côté, la seconde partie bifurque sur autre chose, et ne parvient pas à transmettre le frisson, ni à satisfaire le propos initial, qui déjà semblait se répéter. Malgré un concept original, on assiste simplement à une grande mascarade ni faite ni à faire remplie d'idées aléatoires dans un exercice de style improvisé, comme un bêtisier, le tout reposant sur les dialogues, et des situations tragique et comique, les deux faces d'un même miroir. Si le film est une farce, on cherche encore à savoir qui en est le dindon, ou plutôt le pigeon ?!
Intéressé par du podcast, parler et analyser les films et séries ? illusionsperdues99@-G-mail-com
Dupieux a fait mieux que ce Vertige qui n'en provoque pas un. C'est volontairement assez laid et pas très bien animé. Mais cela ne dure qu'un tout petit peu plus d'un heure et il y a, tout de même, des trouvailles. Pour qui aime Dupieux et considère qu'il construit une oeuvre (c'est notre cas), c'est oui. Pour les autres, on peut s'en passer. Une curiosité comme la plupart des films de Dupieux. Mais un des moins aboutis.
Un Quentin Dupieux dans toute sa splendeur. Le choix de l'animation n'est pas anodin : il fait écho au cœur du film, où un personnage découvre qu'il vit dans une simulation. L'intrigue est prenante, et la question qu'elle pose finit par nous hanter nous aussi.
Je préviens tout d'abord que ma réalité est celle d'un Français de la classe moyenne, scientifique, apolitique, sans religion, qui apprécie le chemin plus que la destination. Tout dans Le Vertige est simple et essentiel ; d'une profondeur rarement atteinte en si peu de temps (un peu plus d'une heure). En visionnant Le Vertige, je deviens le sujet de l'expérience de Putnam. Toutes les lois qui régissent la simulation sont vraies uniquement dans celle-ci, ne vous étonnez donc pas de l'absurdité du Vertige ou de l'univers de Dupieux, elle est tellement juste dans notre réalité. Car oui, si vous ne l'aviez pas remarqué jusqu'à présent, notre système, basé sur le capitalisme, produit une société de sujets matérialistes et autocentrés... en admiration devant l'espoir de devenir eux-mêmes l'idéal de leur propre simulation ? C'est en tout cas la proposition la plus rentable du moment. Le Vertige, c'est aussi un questionnement sur la vérité de l'information, celle qui n'a pas de précédent, celle, par exemple, qui nous a été donnée avec les premiers effets spéciaux au cinéma, ou, celle qui peut nous être délivrée par de vrais imposteurs, pour la première fois ... de sidération en sidération. Je ne pense pas que nous soyons dans une simulation, je ne peux pas le prouver. Si c'est le cas, c'est quand même super bien fichu, comme ces effets spéciaux des années 80 ... vécus dans les années 80. Espérons une suite heureuse à ce vertige, car j'aimerais que Quentin Dupieux, malgré le génie dont il fait preuve ici, pousse la réflexion encore plus loin, car toute vérité d'une simulation n'appartient qu'à celle-ci.
Perplexe. Dupieux nous propose un film d'animation façon modélisation PS2 complètement déjanté, loufoque et parfois drôle. Les dialogues sont ciselés et les comédiens s'amusent. Et pourtant, le réalisateur se moque encore une fois ouvertement du public quand on voit la résolution pathétique du film et surtout sa durée d'une heure. Depuis quand les moyens métrages sortent-ils au ciné au même prix. Y a un vrai cynisme derrière.
le film vas questionné l'existence des personnages dans ce simulateur, qui au premier a bord peu nous faire pencer aux jeux vidéo des années 2000 comme GTA 1 , ect.. la on va retrouver Alain Chabat, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier, les acteurs et actrices jouent plus aux moins bien leurs rôles avec l'animation très année 2000 un peu mal fais mais ses volontaire donc finalement sa fais bien , l'histoire du film franchement j'ai bien aimer , de suivre les personnages aussi j'ai bien aimer , j'ai aimer comment l'histoire es raconter dans le film avec le twist final également en vrai je pourrais mettrais un 3/5 mais juste pour sa je lève la note de 0,5 , même si plutard je sa changera ou pas , mais là j'ai envie de mettre 3,5/5 , es encore je vous dis cet critique et note un peu a chaud comme sa , mais j'en suis sûre de ce que je dis et de la note également, j'ai plutôt bien aimer le film , on passe plutôt un bon moment , c'est pas mal voir plutôt sympas , on rigole un peu devant ce film , je vous conseillerais bien le film voilà , n'oubliez pas c'est que mon avis faite le votre , et moi je vous dis à la prochaine et merci d'avoir lu cet critique ciao !.
Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante, ils vivent dans un monde factice…
L’originalité du nouveau film de Quentin Dupieux nous saute aux yeux, c’est évidemment son animation très… old school (très pixelisée, avec ses personnages en forme de polygone). Volontairement vieillotte (pour ne pas dire foireuse avec ses nombreux bugs), l’animation donne l’impression de regarder une cinématique de jeu vidéo sortie tout droit d’une… Playstation 1 !
Réalisé à bas coût et de façon assez artisanale (une équipe réduite qui se compte sur les doigts d’une main, de la motion capture avec un iPhone et réalisé à l’aide de Blender, un logiciel en open-source), Le Vertige (2026) est une curiosité qu’il faut voir, mais qui ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Le scénario très (trop ?) simpliste s’avère assez déceptif, on peut se consoler en se disant que le film ne dure que 67min (un court-métrage aurait sans doute été plus judicieux, car passé la découverte "visuelle" de cette comédie non-sensique, on a vite fait le tour du sujet).