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PunishedKaz
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5,0
Publiée le 13 juin 2026
Dans un monde où le réel et la fiction se confondent, où des images toujours plus lisses, fluides et réalistes inondent les smartphones et les réseaux sociaux, quoi de mieux qu’un retour à l’imperfection et aux aberrations visuelles du monde numérique d’autrefois pour réapprendre à faire la part des choses ? À distinguer le vrai du faux ? Quoi de mieux que de retourner au virtuel d’antan, celui qui se distinguait du réel du premier coup d’œil ? Le virtuel qui ne trompait pas son monde.
LE VERTIGE est la suite spirituelle d’INCROYABLE MAIS VRAI et de L’ACCIDENT DE PIANO, une comédie absurde dans laquelle Adèle Exarchopoulos jouait une jeune influenceuse apathique frappée par une maladie rare. Dépourvue du droit naturel de « ressentir » la douleur physique et en quelques sortes anesthésiée de la tête jusqu’aux pieds, son esprit est devenu à l’image de son corps, insensible et incapable d’empathie. La contamination du personnage d’Adèle transposait l’effet de dégradation des relations humaines qu’exercent les réseaux sociaux et la course aux contenus absurdes et aux abonnés.
La lisière entre le réel et le virtuel, désormais quasi imperceptible avec la multiplication des fakes news, des trucages et montages de toutes sortes, était autrefois évidente et provoquait le rejet d’une large partie de la population. Le virtuel suscitait l’émerveillement, le rire, l’amusement, le rêve pour une niche portion d’adeptes et imposait un important effort d’immersion de la part du public. En employant la motion-capture tout en faisant un pied de nez aux films à effets spéciaux dernier-cri, Quentin Dupieux impose une esthétique dépassée à son public comme pour déjouer la marche de l’histoire et du progrès technologique. Le but ? Nous extirper et nous libérer de l’ignoble présent qui s’est imposé à nous.
spoiler: L’humour absurde de Quentin Dupieux, c’est un pigeon qui fait du surplace dans une bouche d’égout au lieu de voler parmi les nuages, c’est un être qui retourne à une condition misérable qui n’est pas la sienne en dépit des efforts d’Alain Chabat pour l’en extirper à l’image de la mouche géante domestiquée par le duo du Palmashow dans Mandibules. C’est la digne représentation du discours sur la servitude volontaire d’Etienne de la Boétie, une humanité qui n’est plus que l’ombre, ou plutôt le reflet d’elle-même sous l’effet du progrès
Dans le Vertige, on y trouve une jeune mère qui a oublié le prénom de son enfant parce que le bloc-note de son smartphone s’est effacé et un jeune père qui s’étonne de ne rien ressentir au moment de la naissance de son enfant. La faute revient à un processus qui n’a plus rien de naturel, à un rythme qui a perdu tout son sens, hilarant, ce personnage considère comme réel ce qui a de la valeur marchande ou ce qui salit. Une montre à 8000 euros et un moteur de scooter qui laisse des tâches sur les mains, c’est sa définition du réel.
Loin de moquer la génération des réseaux sociaux comme un Boomer, Quentin Dupieux se demande pourquoi les réseaux sociaux sont devenus un espace d’affrontement, de haine, de misogynie et d’endoctrinement ? Pourquoi le virtuel qui n’est qu’une représentation incomplète de notre être, qui nous prive de nos 5 sens fait de nous des mauvaises personnes ?
Pour le démontrer à travers le personnage de Jonathan Cohen, Quentin Dupieux dépeint un homme qui interprète la révélation qu’Alain Chabat partage avec lui comme la confirmation que rien n’a d’importance. Le virtuel c’est l’absence de consistance, et donc de conséquence. Dans notre réalité complexe, ce verdict est en réalité une énorme erreur, puisqu’il y a bien longtemps que le virtuel a des conséquences sur le réel, sur l’économie, sur la politique, sur nos imaginaires. Le virtuel, nos désirs, nos émotions et l’imaginaire n’ont pas attendus l’arrivée du numérique pour définir et transformer notre réalité.
Cette erreur populaire dont s’amuse le cinéaste caractérise l’univers et l’industrie du jeux vidéo où pullulent les expériences dites violentes. En citant GTA comme principale source d’inspiration, un défouloir où l’on incarne des hors-la-loi, Quentin Dupieux expose sa pensée : le virtuel est un espace où l’on peut se dispenser des règles, les briser, les violer, le virtuel répond à nos pulsions inconscientes et se veut un formidable espace de liberté. Depuis toujours le jeu vidéo occupe un rôle cathartique, mais il serait erroné de limiter son intérêt à ce point de vue. Pour Jonathan Cohen, un monde où l’argent et la matière n’ont pas de valeur se transforme en GTA à ciel ouvert. Et si rien n’a d’importance, il reste le MOI, notre ego qu’il faut protéger du poids de cette annonce. Si le reste n’a pas d’importance, moi je suis important.
Plus qu’un espace sans valeur, le virtuel est pour Quentin Dupieux un lieu où se révèle une part de nous-même, mais également un espace qui a le pouvoir de corrompre notre nature.
Ce premier film d’animation de Quentin Dupieux avec une idée pour le moins très originale est bon !!!
Le doublage des acteurs est très bons !!! Le film est porté par un casting conséquent avec le grand Alain Chabat, Jonathan Cohen, Anaïs Demoustier ou même Jean-Marie Winling !!! L’animation faisant penser à celle de la ps1 est une idée vraiment originale donc ça fonctionne plutôt bien !!!
Ensuite niveau scénario, l’intrigue met en scène, Jacques se rend chez son ami Bruno pour lui annoncer une nouvelle importante : l’humanité toute entière vit dans une simulation !!! Vu comme ça sur le papier avec un tel casting, un style d’animation assez particulier et une promotion ayant la même animation, ce long-métrage attire vraiment l’œil, mais la question est, vaut-t’il le coup ? Oui et non à la fois ! La première partie du film est vraiment intéressante mais garde un rythme assez mou et lent qui n’est pas dérangeant mais qu’on ressent puis la seconde partie rentre dans le sujet de la simulation un peu trop loin tout en restant assez intéressant, puis en soit la fin est plutôt bonne mais n’apporte rien au film. Donc en soit sur le papier c’est très bons et surtout original mais pour un long-métrage de même 1h07 c’est un peu long, ça aurait été mieux en court-métrage. Et pour finir, l’humour est par contre lui excellent !!!
En conclusion, ce premier film d’animation de Quentin Dupieux est à la fois bon grâce à son originalité mais un peu décevant par ses petites longueurs !!!
Une idée de départ sympa, mais qui ne va pas plus loin, contrairement à un film comme "Incroyable mais vrai" par exemple. Et pas drôle non plus cette fois-ci. Ce n'est pas totalement raté, on ne s'ennuie pas, mais juste un peu vide, il n'y a que le concept de départ et la forme cette fois-ci.
Encore une réalisation anticonformiste signé Quentin Dupieux ! Ce film, proposé volontairement via des images dignes d'un jeu vidéo des années 1980, nous parachute dans un monde virtuel où le personnage principal joué par Alain Chabat s'interroge sur l'univers dans lequel nous vivons tous. Décalé, déroutant, absurde, ce long-métrage de seulement 1h07 m'a pourtant bien amusé, je dois l'avouer ! Les dialogues sont savoureusement lunaires entre les quelques protagonistes, c'est le véritable point fort ici ! Original et surréaliste : assez sympa à découvrir ! Site CINEMADOURG . free . fr
Quentin Dupieux, c'est toujours un peu spécial et il est capable du génial comme du pire. Cette fois, je n'ai pas adhéré à son idée. Le dessin grossier, on finit par s'y faire, mais c'est moins drôle que ses autres films. Et finalement j'aurais vraiment bien voulu voir les acteurs, surtout avec ce cast !
Les films de Quentin Dupieux, c’est pour un public averti sinon le spectateur lambda risque de se demander ce qu’il est venu voir là. L’avantage c’est que c’est toujours court, de l’ordre d’une heure seulement (67 minutes ici), et qu’il n’y a juste qu’à s’imprégner du sujet sans avoir le temps de se lasser. Ce qui ne veut pas forcément dire qu’on ne s’ennuiera pas. C’est donc encore une expérience ou un essai à la Dupieux mais qui sur le fond sauf la mise en image en mode animation n’a finalement pas le contenu original habituel (à dessein décalé, ironique et provocateur), du moins de celui de ses dernières prestations. Une fable métaphysique. L’humanité toute entière ne serait que simulation. Ça tombe bien – sérieux ! – c’est à peu-près ce que je pense aussi pour rendre explicable ce qui ne l’est pas autrement. Mais bon, la salle était pratiquement vide. Je n’ai ressenti aucun enthousiasme, ni de moi-même, ni des quelques spectateurs. Le Festival de Cannes aime bien se faire... des films. D’auteur ici. A se demander si Dupieux n’en rit pas parfois sous cape.
"Le Vertige" mal noté par les spectateurs est une comédie satirique moyenne dans l'ensemble. Quentin Dupieux, réalisateur aux idées parfois inégales, propose aux spectateurs une œuvre très inégale qui marie animation, absurde et comédie, navigant entre incohérences et éclairs de génie. Le film aborde le marché lucratif du bien-être, les dérives des coachs de vie et les travers de notre société, porté par un casting solide composé d'Alain Chabat, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier. La technique hybride, mêlant prise de vues réelles et capture de mouvement transformée en 3D via Blender (malgré un rendu graphique discutable, probablement volontaire), ajoute une dimension singulière à ce projet.
Très perché, on peut y voir une adaptation ironique de Matrix au temps de la PlayStation one, et il est vrai que l'humour absurde fait monter la mayonnaise.
Mais l'humour marche trop mal pour entrer dans la postérité.
Que l'on se moque des films d'animation comme flow ou arco,ok. Que l'on se moque des présentations des téléphones,des futures fusées qui iront sur la lune,ou des nouvelles tablettes...ok. Que l'on se moque des réseaux sociaux,ok Mais il faut avoir des choses à dire où pour faire rire. Même les voix sont ratées... Dupieux tourne en dupiteux.
J’ai bien ri avec mon ado ! Format original qui rappellera de bons souvenirs aux gamers. Le format virtuel et rétro arrive paradoxalement à produire beaucoup d’effets. Les dialogues sonnent juste. Les acteurs sont bons !
5 étoiles pour contrebalancer un peu la dureté de certaines critiques.
L'idée est originale, la laideur visuelle audacieuse, mais il aurait fallu de bons dialogues pour tenir la route. Ils sont creux, répétitifs, trop longs...bref, mal écrits (en fait...en fait...en fait...). Un Dupieux en petite forme.
Quentin Dupieux signe son tout premier film d'animation avec "Le Vertige". Le réalisateur choisit de prendre à contre-pied les prouesses technologiques actuelles en proposant une animation volontairement laide, maladroite et datée. Une esthétique qui évoque les personnages des "Sims 2", pour un résultat aussi absurde qu'assumé. Il faut reconnaître que le concept amuse immédiatement. Voir Alain Chabat et Jonathan Cohen incarnés sous forme de personnages aux animations approximatives est déjà un gag en soi. La promotion du film, avec des apparitions télévisées et des interviews elles aussi réalisées en animation, témoigne d'ailleurs d'une créativité réjouissante. Quelques séquences font mouche, notamment un accouchement expédié en quelques secondes. Mais une fois la surprise passée, le rythme s'essouffle très vite et l'on ressent paradoxalement une certaine longueur alors que le film ne dure que 1h07. On aurait aimé davantage de folie, plus de situations absurdes, davantage de musique et un sens du timing plus affûté. "Le Vertige" demeure un objet singulier dans le paysage de l'animation française.
Un très beau coup de cinéma. Dupieux rassemble ici tous les éléments pour réaliser un grand film, avec un équilibre subtil entre humour foutraque et questionnement du réel. Il met tout ça dans son shaker et balance un ovni cinématographique qui vaut grandement le déplacement dans une salle obscure. Bravo à l’artiste et à son équipe !!
Avec Le Vertige, Quentin Dupieux poursuit son exploration de l'absurde et du décalage en réunissant une nouvelle fois un casting prestigieux emmené par Alain Chabat, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier. Fidèle à son univers, le cinéaste livre une comédie étrange, imprévisible et profondément singulière, où le quotidien bascule progressivement dans l'irrationnel.
Depuis plusieurs années, Quentin Dupieux s'est imposé comme l'une des voix les plus originales du cinéma français. Après Yannick, Daaaaaalí ! ou encore Le Deuxième Acte, le réalisateur continue d'explorer les frontières entre réalité et fiction, logique et absurdité. Avec Le Vertige, il pousse une nouvelle fois ses personnages dans une situation dont les règles semblent constamment leur échapper.
Au cœur du film, Alain Chabat incarne un homme ordinaire confronté à un événement aussi banal qu'inexplicable, qui va progressivement remettre en question sa perception du monde. À partir de cette idée simple, Dupieux construit un récit volontairement déroutant où chaque scène semble déplacer les repères du spectateur.
L'une des grandes forces du film réside dans son casting. Alain Chabat apporte son sens unique du comique et de la retenue, trouvant un équilibre subtil entre perplexité et émotion. Face à lui, Jonathan Cohen déploie son énergie habituelle dans un registre parfaitement adapté à l'univers du réalisateur. Anaïs Demoustier, quant à elle, apporte une présence plus mystérieuse qui participe à l'étrangeté générale du récit.
Comme souvent chez Dupieux, les dialogues jouent un rôle essentiel. Les conversations paraissent anodines, mais glissent progressivement vers l'absurde avec une fluidité remarquable. Le réalisateur continue d'exceller dans cet art du décalage où les personnages acceptent les situations les plus improbables avec un calme presque déconcertant.
Visuellement, Le Vertige conserve l'esthétique minimaliste qui caractérise son cinéma. La mise en scène épurée laisse toute la place aux acteurs et aux situations. Derrière l'humour, le film interroge discrètement notre rapport à la réalité, à l'identité et à la manière dont nous donnons du sens aux événements qui nous entourent.
Certains spectateurs pourront toutefois être désarçonnés par l'absence de réponses claires ou par la volonté assumée du réalisateur de privilégier l'expérience à l'explication. Mais c'est précisément dans cette liberté narrative que réside toute la singularité du cinéma de Quentin Dupieux.
Avec Le Vertige, Quentin Dupieux confirme une nouvelle fois son statut d'auteur incontournable du cinéma français contemporain. Porté par un trio d'acteurs remarquable et une écriture toujours aussi inventive, le film offre une expérience à la fois drôle, étrange et stimulante.
C’était original même un peu fun de voir entièrement le film en format jeu vidéo PS1/PS2. Pour ce qui est de l'histoire, il n’y a rien de fou. Si on aime l'univers de Quentin Dupieux, on aime le film.