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Ye Sogriu est originaire du Chaozhan, une région chinoise située à l'est de Canton. Elle a rencontré en 1945 son futur mari, Deng Bangsheng, a eu de lui trois enfants avant qu'il n'émigre en Thaïlande. Ils ne se sont jamais revus mais le lien entre eux s'est maintenu grâce aux lettres qu'ils s'échangeaient et à l'argent que Deng envoyait régulièrement à sa femme. Plusieurs dizaines d'années plus tard, lorsqu'un petit-fils couvert de dettes se met en tête de retrouver son riche grand-père, dont tous pensaient qu'il avait refait sa vie en Thaïlande, la vérité éclate.
Ce film chinois a connu, à sa sortie en Chine, fin avril, un étonnant succès. Tourné en teochew, le dialecte local de cette région chinoise, avec des acteurs non professionnels (notamment l'interprète de Ye Sogriu dont une grande partie de la famille émigra en Asie du Sud-Est), il se plaça à la première place du box-office. Ses entrées ( milliards de yuans) excédèrent cent-trente fois son budget (14 millions de yuans), en faisant l'un des films les plus rentables de l'histoire du cinéma.
Ce film toucha particulièrement une catégorie de spectateurs : les membres de la communauté teochew, en Chine et dans la diaspora. Cette diaspora est particulièrement importante en Asie du Sud-Est. Elle l'est aussi en France, à Paris, où beaucoup de Teochew, qui avaient d'abord immigré au Cambodge, l'ont quitté dans les années 70 pour trouver refuge en France. C'est la raison pour laquelle les salles parisiennes qui ont projeté ce film en avant-première en juillet et en août affichaient complet, avec un public, sensibilisé par certains sites spécialisés, quasiment exclusivement composé de Sino-cambodgiens.
Au cœur du film se trouve une tradition perdue, celle des "qiaopi", les lettres envoyées de l'étranger par les migrants à leur famille restée en Chine. Leur acheminent, lent et incertain, maintenait un lien ténu entre des foyers séparés par des milliers de kilomètres. L'argent qui y était joint constituait un revenu d'appoint important.
Le film dure à peine deux heures mais raconte l'histoire mouvementée pendant un demi-siècle d'une grande famille séparée par l'exil. Son style n'est pas celui auquel le spectateur occidental et français est habitué. Sa distribution en France reste timide, ciblant les grandes villes et la diaspora chinoise. Pour le meilleur et pour le pire, il est à parier qu'on verra de plus en plus de films de ce genre, réalisés et tournés en Chine pour une audience nationale mais dont le succès incite les producteurs à étendre leur marché à l'international.
Ce film chinois a connu, à sa sortie en Chine, fin avril, un étonnant succès. Tourné en teochew, le dialecte local de cette région chinoise, avec des acteurs non professionnels (notamment l'interprète de Ye Sogriu dont une grande partie de la famille émigra en Asie du Sud-Est), il se plaça à la première place du box-office. Ses entrées ( milliards de yuans) excédèrent cent-trente fois son budget (14 millions de yuans), en faisant l'un des films les plus rentables de l'histoire du cinéma.
Ce film toucha particulièrement une catégorie de spectateurs : les membres de la communauté teochew, en Chine et dans la diaspora. Cette diaspora est particulièrement importante en Asie du Sud-Est. Elle l'est aussi en France, à Paris, où beaucoup de Teochew, qui avaient d'abord immigré au Cambodge, l'ont quitté dans les années 70 pour trouver refuge en France. C'est la raison pour laquelle les salles parisiennes qui ont projeté ce film en avant-première en juillet et en août affichaient complet, avec un public, sensibilisé par certains sites spécialisés, quasiment exclusivement composé de Sino-cambodgiens.
Au cœur du film se trouve une tradition perdue, celle des "qiaopi", les lettres envoyées de l'étranger par les migrants à leur famille restée en Chine. Leur acheminent, lent et incertain, maintenait un lien ténu entre des foyers séparés par des milliers de kilomètres. L'argent qui y était joint constituait un revenu d'appoint important.
Le film dure à peine deux heures mais raconte l'histoire mouvementée pendant un demi-siècle d'une grande famille séparée par l'exil. Son style n'est pas celui auquel le spectateur occidental et français est habitué. Sa distribution en France reste timide, ciblant les grandes villes et la diaspora chinoise. Pour le meilleur et pour le pire, il est à parier qu'on verra de plus en plus de films de ce genre, réalisés et tournés en Chine pour une audience nationale mais dont le succès incite les producteurs à étendre leur marché à l'international.
Beautiful told story. Great casting. Good pace and emotional. Liked the fact it was in original language.
Réaliser un film ancré dans la culture Teochew est un défi ambitieux que Dear You relève avec sensibilité et authenticité.
Porté par un scénario écrit avec beaucoup de cœur, de profondeur et de sincérité, le film nous plonge dans une histoire aussi intime qu'universelle. Les acteurs incarnent leurs personnages avec une justesse remarquable, donnant vie à cette époque et à ce quiproquo central avec une émotion poignante.
À travers son récit immersif, Dear You nous rappelle les épreuves, les sacrifices et le courage de nos aïeux. C'est une œuvre touchante qui invite à la réflexion et nous fait prendre conscience de l'héritage précieux qu'ils nous ont transmis pour nous offrir les opportunités dont nous bénéficions aujourd'hui.
Porté par un scénario écrit avec beaucoup de cœur, de profondeur et de sincérité, le film nous plonge dans une histoire aussi intime qu'universelle. Les acteurs incarnent leurs personnages avec une justesse remarquable, donnant vie à cette époque et à ce quiproquo central avec une émotion poignante.
À travers son récit immersif, Dear You nous rappelle les épreuves, les sacrifices et le courage de nos aïeux. C'est une œuvre touchante qui invite à la réflexion et nous fait prendre conscience de l'héritage précieux qu'ils nous ont transmis pour nous offrir les opportunités dont nous bénéficions aujourd'hui.
Voilà un vrai morceau d'histoire et de mémoire, invoquant autant l'émotion et la passion à travers cette loyauté, cette fidélité de l'amour, inconditionnel et intemporel, que la séparation et la détermination à la solidarité, la fraternité de ces petites communautés, pleines de bienveillance, de résilience, et dont la correspondance dans un dialecte régional, le Teochew, va raviver dans le cœur de l'humanité l'importance de l'identité culturelle, individuelle et universelle.
Parvenant à capter le regard et le visage de ces héros de l'ombre qui sont marqués par la maturité, et leur vécu. C'est un film d'auteur, modestement interprété par des non-professionnels, regorgeant de détails, de subtilité dans la langue, les lieux et les enjeux, qui ne seront probablement pleinement perceptibles que par ceux issus de ce contexte.
Le film parvient à éviter les questions politiques, tout en parlant d'immigration, et surtout d'éducation, de ce que signifie apprendre et se faire comprendre, et que derrière les notions permanentes d'argent se dissimulent les valeurs de la compassion, du sacrifice, de l'altruisme et du savoir-vivre, un message qui peut aisément franchir toutes les frontières.
L'une des forces du film se trouve également dans la symbolique de l'eau, omniprésente dans tous les aspects de l'intrigue et des personnages, autant physique que psychique, qui représentera à merveille cette fresque sociale, familiale et patrimoniale sur l'héritage de ses origines, de ses racines, cherchant à capter l'instant, de ce qui se perd à travers le temps.
D'un autre côté, même si l'on peut apprécier le revirement de genre et de registre, certains pourront trouver le mélodrame trop présent et démonstratif. On peut aussi se perdre parfois dans les différentes époques, ainsi que dans le lien entre tous les personnages, et dont l'humour ne sera pas forcément évident.
D'autre lettre sur senscritique . com/Illusionperdue
Parvenant à capter le regard et le visage de ces héros de l'ombre qui sont marqués par la maturité, et leur vécu. C'est un film d'auteur, modestement interprété par des non-professionnels, regorgeant de détails, de subtilité dans la langue, les lieux et les enjeux, qui ne seront probablement pleinement perceptibles que par ceux issus de ce contexte.
Le film parvient à éviter les questions politiques, tout en parlant d'immigration, et surtout d'éducation, de ce que signifie apprendre et se faire comprendre, et que derrière les notions permanentes d'argent se dissimulent les valeurs de la compassion, du sacrifice, de l'altruisme et du savoir-vivre, un message qui peut aisément franchir toutes les frontières.
L'une des forces du film se trouve également dans la symbolique de l'eau, omniprésente dans tous les aspects de l'intrigue et des personnages, autant physique que psychique, qui représentera à merveille cette fresque sociale, familiale et patrimoniale sur l'héritage de ses origines, de ses racines, cherchant à capter l'instant, de ce qui se perd à travers le temps.
D'un autre côté, même si l'on peut apprécier le revirement de genre et de registre, certains pourront trouver le mélodrame trop présent et démonstratif. On peut aussi se perdre parfois dans les différentes époques, ainsi que dans le lien entre tous les personnages, et dont l'humour ne sera pas forcément évident.
D'autre lettre sur senscritique . com/Illusionperdue
En ayant lu les critiques de la presse avant la séance, j'avais peur de m'ennuyer. Je suis vraiment surprise par ces avis, car c'est tout le contraire qui s'est produit ! Les événements s'enchaînent sans aucun temps mort et on se laisse complètement porter par l'histoire.
C'est une œuvre magnifique et très touchante sur l'histoire du peuple chinois et de son immigration, notamment vers la Thaïlande. Le film mêle habilement émotion et quelques touches d'humour bienvenues. Prévoyez les mouchoirs, j'ai versé pas mal de larmes ! Je recommande ce film à 100 % si vous souhaitez découvrir la culture chinoise et l’histoire de ses immigrés.
C'est une œuvre magnifique et très touchante sur l'histoire du peuple chinois et de son immigration, notamment vers la Thaïlande. Le film mêle habilement émotion et quelques touches d'humour bienvenues. Prévoyez les mouchoirs, j'ai versé pas mal de larmes ! Je recommande ce film à 100 % si vous souhaitez découvrir la culture chinoise et l’histoire de ses immigrés.
Très beau film que je recommande à tous de regarder. Ça parle d'amour, de fraternité, d'entraide. Il y a beaucoup d'émotions mais également de la joie.
Auréolé de son triomphe inattendu en Chine, pour un long métrage modeste, parlé en dialecte régional, avec des interprètes majoritairement non professionnels, Lettres d'amour de ma grand-mère débarque en France, avec un nombre de séances plutôt chiche, comme s'il était douteux qu'un film aussi profondément chinois puisse plaire à un public occidental. L'œuvre de Hongchun Lan évoque les lettres des émigrés de la diaspora chinoise, les qiaopi, envoyées à leur famille, le plus souvent accompagnées d'argent, et qui figurent aujourd'hui au Registre de la Mémoire du monde de l'Unesco. La fiction démarre à l'époque contemporaine sous forme de comédie survoltée, laquelle va heureusement s'assagir et se diriger vers un mélodrame qui culminera en ces dernières minutes par des séquences gorgées d'émotion. Mais avant cela, le récit, encombré de nombreux flashbacks et lesté d'une mise en scène incolore, se révèle souvent inégal, parfois lourd, en négligeant complètement le contexte politique de la Chine des années 50 et 60. On s'attache cependant à certains personnages, notamment à une jeune sino-thaïlandaise, qui exprime à elle seule la solidarité et la tendresse, au-delà des frontières et des malentendus. Mais il faudrait sans doute appartenir à la communauté chinoise, notamment exilée, pour comprendre et ressentir pleinement les enjeux exprimés par le film.
Lettres d’amour de ma grand-mère arrive enfin en France — une lettre d’amour arrivée avec un peu de retard, traversant montagnes et océans pour parvenir enfin là où elle était destinée à être.
Ce film est ennuyeux à mourir, c'est un film pour fait pour les personnes en dépression, faut dire ce qui est, les faits sont les faits mais après ça apprend le savoir vivre, sinon très mauvais
Vu en avant première, j'ai été bouleversé par ce film
L'histoire, les personnages, les décors.
Avis aux émotifs, prévoyez un paquet de mouchoirs
Moins cher que de faire un voyage en Asie
Allez le voir
L'histoire, les personnages, les décors.
Avis aux émotifs, prévoyez un paquet de mouchoirs
Moins cher que de faire un voyage en Asie
Allez le voir
Des fois le cinéma nous réserve des surprises. Un film chinois qui parle de séparation, de loyauté, de fidélité et d'amour. Malgré le côté très fleur bleu par moment, on ne tombe jamais dans la mièvrerie. Le film dans la partie avec Den et la famille actuelle est dynamique, les scènes s'enchaîne à un rythme rapide. Puis ralenti, au rythme des échanges de lettres. Je pleuré comme toute la salle qui a applaudi. Une salle remplie à 60% de personnes asiatique, une famille avec des personnes âgées qui ont peinée à descendre dans la salle, en fauteuil roulant. Un beau moment de cinéma sur l'écran comme dans la salle
Très bon film pour aborder le cinéma chinois, l'histoire est vraiment captivante et les personnes attachants, seul petit bémol, les musiques, qui me paraissent un peu trop tire larmes par moment
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