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Lettres d'amour de ma grand-mère
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Nathalie Chan
1 critique
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5,0
Publiée le 15 septembre 2026
J’ai vraiment adoré, ça fait du bien de voir notre communauté, j’ai beaucoup pleurer J’ai pas vraiment tout compris du dialecte car ils parlaient vite je trouve
Film poignant et drôle. Une histoire universelle d'immigration qui explore la notion de bonté et d'entre aide. La grande majorité des diasporas de par le monde y trouverons un écho de leur histoire familiale.
Un film qui a pour la première fois réuni, 3 générations d’une même famille dans une même salle de cinéma. Il nous a fait rire, s’émouvoir et on s’attache à ces personnages qui interprètent à merveille leur rôle. 2h où on est complètement embarqué dans le film.
Un chef d’oeuvre, dont on se souviendra longtemps. Il donne l’envie de renouer avec les siens et de s’interroger ensemble sur l’histoire familiale, qu’on soit de la diaspora Teochew ou d’ailleurs.
Étant donné les merveilles que le cinéma Coréen a pu produire ces dernières années, dès lors qu'un film sort j'y vais les yeux fermés !! Mais là ... quel ennuie ... holalaa, quel ennuie, et surtout on sent le côté de "bien faire parce qu'on a conscience que le cinéma coréen fait ravage" mais en fait NANNN ... ça ne suffit pas d'être coréen pour faire un bon film mais ... du tout du tout ... c'est le ressenti que j'en ai eu, je suis sorti de la salle au bout de 30-40mn environ car je n'en pouvais plus ... et le jeu est mauvais surtout, le personnage principal on s'attache pas c'est un point majeur ça enfin bref
C'est un très joli film, mais le commencement est un peu trop brouillon. C'est l'histoire mouvementée sur une cinquantaine d'année d'une famille séparée par l'exil selon des faits/témoignages existants. Ye, est une jeune fille originaire du Chaozhan, une région chinoise. Elle rencontre en 1945 son futur mari, Deng Bangsheng, avec qui ils auront 3 enfants, avant que ce dernier ne parte chercher un travail en Thaïlande. Ils ne se reverront jamais et pourtant pendant des décennies, la petite famille a survécue grâce aux mandats envoyés depuis la Thaïlande. Ces " Qiaopi " étaient des lettres souvent rédigées par des écrivains publics, envoyées de l'étranger très souvent avec de l'argent, par les migrants à leur famille restée en Chine. Leur acheminent, lent et incertain, maintenait un lien ténu entre des foyers séparés par des milliers de kms (pour info, ceux-ci figurent aujourd'hui au Registre de la Mémoire du monde de l'Unesco). Quand le petit-fils, Hiou-ui couvert de dettes décide, lui, de retrouver le généreux grand-père, il découvre que l’histoire derrière ces missives est bien différente de ce que sa famille a toujours raconté . A travers ce voyage intime entre passé et présent, ce mélodrame tire le portrait de la résilience et la solidarité. L'épilogue est très émouvant. J'ai adoré.
Quel joli film ! je ne fais pas partie de la culture ni de la diaspora chinoise, j'ai vibré à chaque minute de ce film sensible, respectueux, aimant, humaniste. Si ces mots ont encore du sens pour vous, courez le voir. En plus, la lumière, l'image, le texte, tout est beau ! ce film aurait mérité une distribution beaucoup plus large.
Grosse daube, dont le seul merite est de sensibiliser les europeens a l'histoire des migrants chinois. Mais pour le reste, c'est lourdaud et interprete de maniere tres scolaire par des comediens non professionels (ca se voit!!). Il y a nbre de films et series chinoises qui valent mieux que cela!
... pour comprendre de l'intérieur ce qui anime les chinois, particulièrement les valeurs profondes. Bien mieux que tous les "numéros spécial Chine" des magazines hebdomadaires. Il raconte la lutte pour la survie de la culture et la survie tout court; les liens profonds de la famille, plus forts que des séparations qui durent des décennies; les rapports entre générations; les sacrifices, la volonté de donner un meilleur avenir à ses enfants.
Alors que beaucoup des films chinois qui nous parviennent se concentrent sur l'action chorégraphiée soutenue par des gros budgets, voilà un film indépendant avec un petit budget et des acteurs non-pros, mais qui donne une impression captivante de richesse et de profondeur. Comment réussir ces décors des années 50 et 70 avec un budget estimé à quelques millions? Probablement avec l'IA, mais le résultat est bluffant, l'impression profondément authentique.
Les critiques français ne savent pas quoi faire de ce film. D'abord ils ne sont que 12 à se prononcer sur Allociné conter 22 d'habitude, même pour les pires navets. Et encore on a droit à des commentaires totalement hors de propos, par exemple il "occulte les crimes du Parti communiste"!. Ben non, d'abord il serait probablement pas sorti, ensuite l'heure du bilan historique n'est pas sonné en Chine et demander à ce film de le déclencher est totalement injuste, et puis c'est une saga familiale et pas un documentaire historique.
Le film a eu un succès fou en Chine et jusqu'à Taïwan. Il est parlé en dialecte Teochew, compris par 1% de la population chinoise, c'est pourquoi en VO il a droit aux sous-titres aussi bien en français qu'en chinois. A Singapour, la décision de montrer le film en mandarin (chinois officiel), à cause d'une politique locale d'une "Speak Mandarin Campaign" a déclenché une polémique. Du coup, à un moment les quelques places disponibles pour la version original en Teochew se sont revendus à 6 fois le prix officiel. On a depuis autorisé les séances en VO.
Par contre il est préférable de s'abstenir: * si on est allergique au mélo. Oui il en a pas mal. * si on exige de comprendre tout, tout le temps. Certaines subtilités échapperont au public français, mais il restera largement de quoi faire avec l'ensemble. * si on s'attend à ce qu'un film chinois contienne obligatoirement une critique au moins voilée du régime. Le sujet n'est pas évoqué. * si on cherche un documentaire sur l'histoire de la Chine en général.
Ye Sogriu est originaire du Chaozhan, une région chinoise située à l'est de Canton. Elle a rencontré en 1945 son futur mari, Deng Bangsheng, a eu de lui trois enfants avant qu'il n'émigre en Thaïlande. Ils ne se sont jamais revus mais le lien entre eux s'est maintenu grâce aux lettres qu'ils s'échangeaient et à l'argent que Deng envoyait régulièrement à sa femme. Plusieurs dizaines d'années plus tard, lorsqu'un petit-fils couvert de dettes se met en tête de retrouver son riche grand-père, dont tous pensaient qu'il avait refait sa vie en Thaïlande, la vérité éclate.
Ce film chinois a connu, à sa sortie en Chine, fin avril, un étonnant succès. Tourné en teochew, le dialecte local de cette région chinoise, avec des acteurs non professionnels (notamment l'interprète de Ye Sogriu dont une grande partie de la famille émigra en Asie du Sud-Est), il se plaça à la première place du box-office. Ses entrées ( milliards de yuans) excédèrent cent-trente fois son budget (14 millions de yuans), en faisant l'un des films les plus rentables de l'histoire du cinéma.
Ce film toucha particulièrement une catégorie de spectateurs : les membres de la communauté teochew, en Chine et dans la diaspora. Cette diaspora est particulièrement importante en Asie du Sud-Est. Elle l'est aussi en France, à Paris, où beaucoup de Teochew, qui avaient d'abord immigré au Cambodge, l'ont quitté dans les années 70 pour trouver refuge en France. C'est la raison pour laquelle les salles parisiennes qui ont projeté ce film en avant-première en juillet et en août affichaient complet, avec un public, sensibilisé par certains sites spécialisés, quasiment exclusivement composé de Sino-cambodgiens.
Au cœur du film se trouve une tradition perdue, celle des "qiaopi", les lettres envoyées de l'étranger par les migrants à leur famille restée en Chine. Leur acheminent, lent et incertain, maintenait un lien ténu entre des foyers séparés par des milliers de kilomètres. L'argent qui y était joint constituait un revenu d'appoint important.
Le film dure à peine deux heures mais raconte l'histoire mouvementée pendant un demi-siècle d'une grande famille séparée par l'exil. Son style n'est pas celui auquel le spectateur occidental et français est habitué. Sa distribution en France reste timide, ciblant les grandes villes et la diaspora chinoise. Pour le meilleur et pour le pire, il est à parier qu'on verra de plus en plus de films de ce genre, réalisés et tournés en Chine pour une audience nationale mais dont le succès incite les producteurs à étendre leur marché à l'international.
Réaliser un film ancré dans la culture Teochew est un défi ambitieux que Dear You relève avec sensibilité et authenticité.
Porté par un scénario écrit avec beaucoup de cœur, de profondeur et de sincérité, le film nous plonge dans une histoire aussi intime qu'universelle. Les acteurs incarnent leurs personnages avec une justesse remarquable, donnant vie à cette époque et à ce quiproquo central avec une émotion poignante.
À travers son récit immersif, Dear You nous rappelle les épreuves, les sacrifices et le courage de nos aïeux. C'est une œuvre touchante qui invite à la réflexion et nous fait prendre conscience de l'héritage précieux qu'ils nous ont transmis pour nous offrir les opportunités dont nous bénéficions aujourd'hui.
Voilà un vrai morceau d'histoire et de mémoire, invoquant autant l'émotion et la passion à travers cette loyauté, cette fidélité de l'amour, inconditionnel et intemporel, que la séparation et la détermination à la solidarité, la fraternité de ces petites communautés, pleines de bienveillance, de résilience, et dont la correspondance dans un dialecte régional, le Teochew, va raviver dans le cœur de l'humanité l'importance de l'identité culturelle, individuelle et universelle.
Parvenant à capter le regard et le visage de ces héros de l'ombre qui sont marqués par la maturité, et leur vécu. C'est un film d'auteur, modestement interprété par des non-professionnels, regorgeant de détails, de subtilité dans la langue, les lieux et les enjeux, qui ne seront probablement pleinement perceptibles que par ceux issus de ce contexte.
Le film parvient à éviter les questions politiques, tout en parlant d'immigration, et surtout d'éducation, de ce que signifie apprendre et se faire comprendre, et que derrière les notions permanentes d'argent se dissimulent les valeurs de la compassion, du sacrifice, de l'altruisme et du savoir-vivre, un message qui peut aisément franchir toutes les frontières.
L'une des forces du film se trouve également dans la symbolique de l'eau, omniprésente dans tous les aspects de l'intrigue et des personnages, autant physique que psychique, qui représentera à merveille cette fresque sociale, familiale et patrimoniale sur l'héritage de ses origines, de ses racines, cherchant à capter l'instant, de ce qui se perd à travers le temps.
D'un autre côté, même si l'on peut apprécier le revirement de genre et de registre, certains pourront trouver le mélodrame trop présent et démonstratif. On peut aussi se perdre parfois dans les différentes époques, ainsi que dans le lien entre tous les personnages, et dont l'humour ne sera pas forcément évident.
D'autre lettre sur senscritique . com/Illusionperdue
En ayant lu les critiques de la presse avant la séance, j'avais peur de m'ennuyer. Je suis vraiment surprise par ces avis, car c'est tout le contraire qui s'est produit ! Les événements s'enchaînent sans aucun temps mort et on se laisse complètement porter par l'histoire. C'est une œuvre magnifique et très touchante sur l'histoire du peuple chinois et de son immigration, notamment vers la Thaïlande. Le film mêle habilement émotion et quelques touches d'humour bienvenues. Prévoyez les mouchoirs, j'ai versé pas mal de larmes ! Je recommande ce film à 100 % si vous souhaitez découvrir la culture chinoise et l’histoire de ses immigrés.
Très beau film que je recommande à tous de regarder. Ça parle d'amour, de fraternité, d'entraide. Il y a beaucoup d'émotions mais également de la joie.
Auréolé de son triomphe inattendu en Chine, pour un long métrage modeste, parlé en dialecte régional, avec des interprètes majoritairement non professionnels, Lettres d'amour de ma grand-mère débarque en France, avec un nombre de séances plutôt chiche, comme s'il était douteux qu'un film aussi profondément chinois puisse plaire à un public occidental. L'œuvre de Hongchun Lan évoque les lettres des émigrés de la diaspora chinoise, les qiaopi, envoyées à leur famille, le plus souvent accompagnées d'argent, et qui figurent aujourd'hui au Registre de la Mémoire du monde de l'Unesco. La fiction démarre à l'époque contemporaine sous forme de comédie survoltée, laquelle va heureusement s'assagir et se diriger vers un mélodrame qui culminera en ces dernières minutes par des séquences gorgées d'émotion. Mais avant cela, le récit, encombré de nombreux flashbacks et lesté d'une mise en scène incolore, se révèle souvent inégal, parfois lourd, en négligeant complètement le contexte politique de la Chine des années 50 et 60. On s'attache cependant à certains personnages, notamment à une jeune sino-thaïlandaise, qui exprime à elle seule la solidarité et la tendresse, au-delà des frontières et des malentendus. Mais il faudrait sans doute appartenir à la communauté chinoise, notamment exilée, pour comprendre et ressentir pleinement les enjeux exprimés par le film.