Infirmary
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Infirmary" et de son tournage !

Une source d'inspiration inattendue

L'idée originale d'utiliser des caméras piétonnes (bodycams) est née durant la pandémie de Covid-19. Confiné chez lui, le réalisateur Nicholas Pineda s'est passionné pour les vidéos capturées par ce type de dispositif sur Internet. Souhaitant renouveler les codes du found footage, il a ainsi eu l'idée de bâtir une narration visuelle basée sur ce type de captation, en y ajoutant un réseau de caméras de surveillance pour donner plus de rythme à son récit.

Du bureau à l'hôpital

À l'origine, l'histoire rédigée par Nicholas Pineda et sa scénariste Katy Krauland devait se dérouler dans des locaux d'entreprises déserts, un concept imaginé en plein confinement. Tout a changé lorsque l'équipe a dégoté un véritable hôpital désaffecté depuis les années 1970 à Los Angeles. Séduit par les lieux après un an de négociations, le cinéaste a fait le choix de jeter son premier script à la poubelle pour réécrire entièrement le film en fonction de ce nouvel écosystème.

Un système D d'accroche

Pour équiper ses comédiens, la production s'est tout simplement procuré des caméras d'action grand public sur Internet avant de leur fixer. Cependant, afin d'éviter un effet de contre-plongée disgracieux qui aurait orienté le champ directement vers le nez des acteurs, l'équipe a dû légèrement « tricher » : les harnais des caméras ont été ajustés plus haut que dans la réalité, pratiquement sous le menton, afin de maintenir une ligne de regard naturelle à l'écran.

Un éclairage artisanal

Avec des moyens de production très limités, la gestion de la lumière dans un lieu aussi vaste s'est avérée particulièrement complexe pour le chef opérateur Donald Lam. Le tournage a été réalisé avec moins d'une vingtaine d'ampoules LED à disposition. L'équipe technique a ainsi dû programmer ces petites sources lumineuses pour qu'elles clignotent ou s'éteignent selon les besoins des scènes, tout en s'appuyant au maximum sur l'éclairage diégétique propre aux couloirs de l'hôpital.

Une ambiance sonore sur-mesure

Même si le genre du found footage proscrit habituellement l'usage de musiques additionnelles, l'équipe a souhaité habiller le film d'une atmosphère sonore particulière lors du montage. Refusant d'utiliser des instruments traditionnels comme les cordes ou les cuivres, le compositeur Steve Bolch et le réalisateur ont privilégié des sonorités industrielles et organiques (bruits de climatisation, résonances des pièces), créant un hybride singulier entre bande originale et sound design.

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