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chrisbal
18 abonnés
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3,0
Publiée le 28 décembre 2023
Une intrigue captivante et bien mise en scène entre flashbacks relatant les évènements passés et séquences du procès pour double meurtre du sergent chef Rutledge, interprété par un Woody Stoode impeccable. Tous les autres acteurs sont par ailleurs excellents et il n'y a jamais de place pour l'ennui jusqu'à un final pas avare en rebondissements. Un western efficace donc avec en prime les magnifiques paysages chers à John Ford et de subtiles touches d'humour (ce qui contraste avec celui habituellement plus lourdeau du realisateur).
John Ford est un monument,le temps le consacrera,les générations apaisées du 22 ième siècle sauront faire ressortir son amour de la part de grâce qui est en chacun de nous.Ce film qui peut paraitre caricatural est un monument de mise en scène et aussi un gage d'amitié pour Woody Stroode qui ne le décevra jamais ,puisque c'est lui qui lui tiendra la main au moment ou il rendit son âme au Dieu de Jésus-Christ auquel il croyait.C'est un film que j'adore mais je reconnais qu'il existe une bonne vingtaine de ses 58 films parlants qui lui soient supérieurs en tant qu'"oeuvres cinématographiques". Pourtant,il n'y a pas mieux ,pour expliquer à ceux qui ne savent pas voir ce qu'on appelle la "mise en scène" ,que la séquence du train arrivant dans une petite gare d'Arizona en pleine nuit. Vous situez le lieu,l'heure et l'action :un train arrive,il doit déposer une jeune femme,son père doit l'attendre mais il ne sera pas là,le train va repartir et la jeune fille va rester seule,elle découvrira le chef de gare tué par une flèche... 2 indiens rodent,le sergent noir interviendra...Comment filmer tout cela en utilisant les Couleurs, les bruits,les acteurs et les mouvements de la camera?Prenez 10 minutes pour imaginer comment vous ferriez;puis regardez comment fait John Ford...C'est d'une beauté sans pareille.
Cette réalisation de John Ford alterne habillement film de procès et western et utilise avec un certain brio les flash-backs. Un appétissant divertissement où Woody Strode interprète, avec sobriété, ce "Sergent Noir", accusé de viol et d'un double-meurtre. Plaidoyer contre le racisme et l'intolérance, j'ai été emballé par cette histoire plutôt bien construite et assez prenante jusqu'au twist final, malgré 1 ou 2 scènes inutiles, quelques rôles caricaturaux, le tout parsemé d'une touche d'humour sympa mais un poil potache.
Procès ridicule (les vieilles commères, le break pour jouer aux cartes !), jeu outrancier de personnages caricaturaux dont le sergent joué par Woody Strode, humour déplacé, clichés, chants militaires et énigme trop évidente...l'intention antiraciste de Ford était louable mais sa réalisation lourdingue a bien vieilli.
« Un noir ne peut sortir vainqueur de certains combats » Je ne comprends pas les premières minutes du film où la femme reproche à l’avocat de défendre l’accusé… c’est totalement hors de propos. Et je trouve la dernière image où ils s’embrassent totalement éhontée. De quoi parle-t-on?? D’une bluette entre le lieutenant et la femme ??? Je suis assez mitigé car je trouve le film beaucoup trop long et ennuyeux dans son désir de tout expliquer. Quelques personnages sont également terriblement insupportables à commencer par les vieilles rombières qui gloussent. C’est très inégal et en tout cas aucunement dense.
Ce n’est certes ni le plus connu, ni le plus abouti des films de John Ford mais pour autant « Le Sergent noir » qui raconte le procès d’un soldat noir de la Cavalerie accusé du viol et du meurtre d’une jeune femme vaut le détour. En effet, au-delà d’une réalisation comme bien souvent maitrisée du cinéaste, ce dernier dénonce le racisme anti-noir dans un contexte social où la lutte pour les droits civiques commence à prendre de l’ampleur. Le récit en lui-même du long-métrage est plutôt bien construit même si le trait demeure trop simpliste.
Western passionnant du maître Ford, où les scènes du procès sont aussi palpitantes que les magnifiques extérieurs. C'est aussi un hommage du cinéaste aux soldats "Buffalo", soldats noirs, anciens esclaves pour la plupart, qui combattaient les Indiens auprès de leurs collègues blancs. Personnage principal, remarquablement interprété par Woody Strode, le sergent Rutledge donne l'occasion au réalisateur des "Raisins de la colère" de fustiger le racisme et les idées reçues, avec l'appui d'un personnage féminin moderne et courageux.
Ford mélange habillement le film de procès et le western. Dans un plaidoyer contre le racisme intelligent,la façon d'introduire les flashbacks est très bien vue.
Un procès, un film en flash-backs perpétuels, le meurtre d'une adolescente, un racisme quotidien, et une population entière voulant lyncher cet officier ! Parfois, drôle et pétillant, ce grand Ford reste par son propos, sobre et unique par sa réalisation, un must-see ! Joyce, it's still the wild wild west !
Bonjour, Le sergent noir 1960 est une curiosité mi western/mi film juridique. Le sergent noir reste pas moins un remarquable film de John Ford qui offre un très beau rôle à Woody Strod. Ford utilise et métrise la méthode des flash-backs, qu'il utilisera deux ans plus tard 1962 dans "Homme qui tua Liberty Valance". Son film constituera pour l époque un formidable plaidoyer en faveur de l'égalité des races. A redécouvrir
Très bon requisitoire anti rasiste pour l'époque , ce film de Ford est plus centré sur le procès d'un homme de couleur que sur l'action proprement dite d'un western classique . Cependant on retrouve les lieux emblématiques ( monument valley ) de ses westerns sur la cavalerie et autres . John Ford joue habilement avec la lumière au cours du procès . Les scènes studios sont tout de même voyantes . On reconnait le style et le génie de Ford dans ce film . Les acteurs et actrices sont bien dirigés et un brun d'humour en plus . Pour les amoureux de ford et des westerns . A redécouvrir .
Je ne connaissais pas ce film de Ford mais c'est une pépite ! Le sujet traité alors que les droits civiques pour les noirs états-uniens n'étaient pas encore établis, c'était osé et ça a dû faire du bruit ! Je mets cinq étoiles pour cet engagement rare à cette époque mais aussi pour la réalisation et le scénario atypique pour un excellent western. Bravo John Ford ! Je suis sûrement inculte mais j'ignorais qu'il était aussi militant.
Cet excellent film met en valeur la pureté et la noblesse d'esprit du Sergent Rutledge ainsi que de son ardent défenseur; c'est passionnant et admirablement tourné. A quand le DVD???
Le sergent noir est un film marquant par sa critique du racisme et par sa qualité de récit. Celui-ci nous fait part du procès du sergent Rutledge, ancien esclave affranchi ; procès tenant par des gags sans grands intérêts pour l’histoire (le juge demande de l’eau, un homme prend le cruchon devant lui et le juge l’arrête en lui disant « oublie celle-là » et l’homme sort une bouteille d’alcool) et, par contre, il n’est tenu que mollement par l’affrontement des deux parties. Ce qui tient le procès en lui-même ce sont les mots forts échangés par l’accusation et la défense. Si le film n’était constitué que de ce procès, il serait bien ennuyeux… ou très court ! et sur tout les plans.
Heureusement, ce procès est très bien rythmé par de nombreux flash back engagés par les récits de différents témoins et du sergent Rutledge. Grâce à cela, John Ford nous montre des parties de l’histoire sous plusieurs points de vue et force le spectateur à rechercher un avis personnel sur ce jugement.
En ressortant de ce film, on se dit, « La justice triomphe toujours ! » Mais cela fait un bien maigre sujet de film. Un film de qualité malheureusement doublé sur sa droite par son scénario mal tourné et mal interprété. A mon avis, si John Ford voulait critiqué le racisme, il aurait du s’y prendre autrement. Là, à partir de la deuxième moitié du film (jusqu’à la connaissance de l’auteur du crime), le spectateur sait que le sergent Rutledge va être disculpé puisque toute les preuves vont dans son sens. On pourrait très bien imaginer un « coup de théâtre » dans lequel une preuve ne peut pas être prouvé en faveur du sergent. Mais non ! Un procès sans espoirs pour l’accusateur !
Je classerai ce film dans les « westerns de divertissement » que l’on peut voir mais qui ne cassent pas trois pattes à un canard !