Le cynisme du présentateur télé est une des meilleures anticipations du film qui dépeint une dictature qui règne en s’appuyant sur le divertissement pour détourner l'attention des sujets... Certaines courses et passages ont un peu vieilli, mais c'est très agréable de revoir Stallone jeune et Carradine dans un personnage très mystérieux. De l'action, de la réflexion et de l'humour, cela vaut le coup.
Véritable monument de la série B des années 70 tant pour son coté kitch débridé que pour son propos subversif, d'autant plus d'actualité, qu'il parait difficile de produire un film aussi polémique. Car si le film a clairement vieilli, autant dans la réalisation au montage daté que dans son esthétisme générale qui pourrait à tord faire croire qu'il s'agit là un bon gros nanar mettant en scène Carradine et Stallone, il n'en n'est évidemment rien. Car le kitch est pleinement assumé autant que la charge virulente envers les dérives d'une société américaine qui se trouvait en pleine crise identitaire. Car sous les dehors d'une série B fun et débridée mettant en scène une course de voitures customisées à travers les USA tout en écrasant les piétons pour marquer des points, 2ans après le premier choc pétrolier et tourné avec en arrière plan la guerre du Vietnam. On assiste ainsi à une lecture contextualisée, où le gaspillage des ressources aboutit à la mort de gens innocents, le tout sous l'œil des médias à la fois complices et muselés, ce qui permet aux dirigeants de mieux contrôler la masse, et de masquer les vrais problèmes. Le film est une relecture de la Rome Antique, offrant à défaut de pain, des jeux.
Mais au delà de cette vision contextualisé, il est intéressant de noter la facilité avec laquelle plus de vingt ans après, on peut faire des parallèles avec nos sociétés occidentales modernes, et notamment l'explosion de la télé-réalité, toujours en quête de spectaculaire, et donc de violence. Mais également la montée en puissance d'un extrémisme religieux de tout bord, toujours prompt à s'associer au pouvoir politique. Ainsi que dans le repli idéologique et identitaire en développement. Monument de la série B aussi par sa capacité à divertir en usant des codes les plus basiques de l'entertainment (des voitures, des filles à poil, des armes, de l'humour) reprenant donc à son compte le principe des jeux du cirque, pour conduire le là où il veut le spectateur.
Film cultissime, avec un humour noir et cynique qui a gardé toute sa force malgré son age... Voici donc le chef d’œuvre qui a inspiré les créateurs du jeu mythique : Carmageddon ! Bravo !
Très bon film de science fiction de l'époque. Scénario captivant. Le casting est excellent. C'est toujours marrant de voir la représentation de la société d'aujourd'hui par une vision d'il y a 40 ans.
Enorme film Culte : Cheap et subeversif à souhait, avec un humour ravageur... Caradine monumental, Stallone aux ptits oignons, scenar a se bidonner, background tout simplement trop drôle... Pas étonnant que ce film est inspiré le jeux Carmaggedon !!! Bon c'est sûr les effets ont pris de l'âge, mais quand on regarde le remake avec Statham, on se dit qu'après tout, rien ne vaut l'humour et la subversion !!
Hé ben! C'est du spectacle ce film qu'il faut prendre au second degré, voire même au-delà! Une course à la mort dans un futur hypothétique déjanté où la compétition automobile est un jeu sans foi ni loi permettant de calmer la foule au fil des éliminations. Ce film est animé principalement par David Carradine et Sylvester Stallone, avec la sculpturale SImone Griffeth qui donne de sa personne... dans tous les sens du terme. Pour le reste, sous le vernis du politiquement incorrect, il y a une réelle critique sociale et politique des États-Unis qui n'a justement pas été perçue à sa juste mesure au moment de sa sortie. Sans être un réel chef d'oeuvre, Death Race 2000 ou Course à la mort de l'an 2000 est très amusant à regarder, et fondamentalement n'a guère perdu de son charme plus de 45 ans après sa sortie!
La Course A La Morte De L’An 2000 de Paul Bartel et réalisé par Roger Corman avec Sylvester Stallone et David Caradine est un nanar plutôt agréable à voir, même si ce n’est pas le film du siècle il reste malgré tout un film sympathique à voir
Joyeusement subversif, provocateur et prophétique (les dérives de la télé réalité moderne se rapprochent de plus en plus de la situation du film), Death Race 2000 est un monument de cinéma et donne à la série B ses lettres de noblesse.Malgré son esthétique plus que datée, son propos reste d'actualité plus de 30 ans après sa sortie. Jubilatoire et indispensable.
Ultrakitch et d'ultra mauvais goût, ce film reste cependnant mythique pour sa critique abrasive de la société US : média, violence mise au rang de spectacle TV (comme dans Rollerball ou Running Man, mais en pire), président fascisant, tout le monde en prend pour son grade.
Pour donner une idée du niveau : imaginez une course auto dans des trucs vaguement roulant, victime d'un tuning atroce façon 70's... que l'on place des papys le long des parcours, qu'ils rapportent 100 points au concurrent qui leur passe dessus. Que les fans clubs de certains concurrent se sacrifient pour donner les fameux précieux points (+40 !)... Ajoutez Stallone dans un de ses premiers rôles (ne pas manquer la couleur de sa cracate !), et vous obtenez ce film. Meilleur encore qu'un Mickael Moore...
Plus subversif que le remake avec Jason Statham, l'original se démarque par son côté subversif et politiquement incorrect. Par son aspect kitsch assumé et le passage à l'arrière-plan du côté "course automobile", le film se révèle une charge politique virulente contre le totalitarisme. Il renvoie par certains aspects aux despotes de la Rome antique, distrayant la plèbe en proposant des jeux de cirque pour masquer les problèmes politiques et sociaux, manoeuvre toujours très actuelle par le biais du foot, notamment. Carradine, en Spartacus moderne, assume pleinement son rôle de libérateur. On peut également souligner le côté immoral de cette télé-réalité avant l'heure, les participants gagnant plus de points en écrasant des piétons sur leur passage.Ce film précurseur et jouissif dont l'humour n'est pas absent,loin d'avoir vieilli, est d'une grande modernité et d'une surprenante actualité. Seul petit bémol, le happy-end peu crédible dans ce monde cruel.
Une seule étoile pour l' aspect immoral de ce film, ce qui devient rare de nos jours. Le reste est très mauvais, il faut le reconnaître. Je trouve que le film a mal vieilli depuis ma première vision il y a une bonne dizaine d' années. Scénario inexistant, décors et costumes kitchissimes, dialogues navrants, effets spéciaux...très spéciaux et jeu des acteurs...heu...voilà quoi. C' était peut être voulu et peut être faut-il prendre tout celà au 36e degré mais ce DVD restera longtemps dans son boitier, très longtemps...
Un film totalement déjanté, paraît-il, à l'image de tous ceux de Paul Bartel, malheureusement quasi invisibles, à part Cannonball. C'est totalement "politically incorrect" et c'est ça qui est bon ! Ne pas rater la scène culte où Sly évite les vieux en fauteuils roulants pour dégommer les infirmières comme au bowling.
Ne pouvant plus accéder à mon précédent compte à cause du sale coup que m'ont fait les très compétents programmeurs de ce site, j'en crée un nouveau et l'inaugure en mettant quatre étoiles direct à "La Course à la mort de l'an 2000", oeuvre incroyablement couillue et incorrecte qui nous fait prendre conscience, près de quarante ans après sa sortie, à quel point notre cinéma - et notre société en général - se dirige vers une totale aseptisation (car le film de Paul Bartel stigmatise avec une fureur inouïe, mais non pas sans intelligence, la malveillance politique, la crétinerie télévisuelle, l'omniprésence du sport dans la société, l'utilisation de ce sport par le pouvoir pour enfumer et abrutir les masses, le tout en renvoyant l'être humain à sa violence primitive et intrinsèque, laquelle autorise difficilement un quelconque optimisme quant à la résolution des maux évoqués ; bref, quand on voit la direction que prend une bonne partie du monde, il n'est pas exagéré de dire que "La Course à la mort de l'an 2000" est un film visionnaire).