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inspecteur morvandieu
91 abonnés
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3,5
Publiée le 28 février 2025
Dans une contrée qui est encore la Russie mais plus vraiment l'Europe, un instituteur improvisé entreprend d'éduquer les enfants des montagnes de Kirghizie et accessoirement de répandre la bonne parole communiste. On a retenu du film un peu trop facilement sa critique ironique et maquillée du communisme Et, en effet, le film de Mikhalkov-Konchalovsky nous amuse par le décalage qui existe entre le discours consacré vantant les mérites de Lénine et la nature d'un auditoire autochtone pour le moins étranger aux courants de pensée venus de Moscou ou de l'Occident. Cet esprit ne constitue pas l'essentiel du "Premier maître". Ce film soviétique "officiel" dénonce par la métaphore et à travers le particularisme kirghizien les sociétés archaïques et féodales. L'entêtement, l'abnégation du maître, parfois gêné aux entournures de ses convictions, visent à mettre fin à l'omnipotence du Bai, seigneur usurier, polygame et violeur de jeunes filles. L'objectif politique est évident. Cependant, le réalisme et la rigueur quasi ethnologique avec lesquels le cinéaste peint les moeurs de Kirghizie et la sensibilité dont il témoigne relativement au drame de la jeune héroïne Altynaï impliquent plus de personnalité et sincérité que ne le laissaient prévoir les conditions d'existence du film.
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4,0
Publiée le 25 avril 2012
Issu de "l'intelligentsia" russe (un père ècrivain, une mère poète), Andrei Konchalovsky dècida à vingt ans, après de solides ètudes musicales de faire du cinèma! C'est d'ailleurs par un coup d'èclat qu'il dèbute dans la mise en scène, avec ce très beau film qui lui vaudra une renommèe internationale! Souvent admirable, le film met en scène, dans la campagne de Kirghizie, en 1923, un jeune instituteur animè d'une foi rèvolutionnaire capable de soulever les montagnes, mais rudement mis à l'èpreuve par sa maladresse dans les rapports humains et par la haine des ennemis du nouveau règime. "Le premier maître" est par ailleurs important parce qu'il refuse la mystique et la mystification du hèros positif et brosse le portrait d'un homme vrai et juste, avec son enthousiasme et ses faiblesses! Après cette belle rèussite, Konchalovsky poursuivra une carrière brillante, malgrè l'accident de son second film, "Le bonheur d'Assia", portrait à la fois violent et poètique d'une kolkhozienne, qui ne sera malheureusement jamais distribuè! Dommage car c'est sans doute l'un des plus beaux films du cinèaste russe avec le superbe "Maria's Lovers"...
L'une des premières grandes réussites de Konchalovsky. Ce récit minimaliste d'un instituteur qui se heurte à l'hostilité de villageois craintifs et obscurantistes est un modèle de rigueur filmique et d'humanisme.