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Un visiteur
1,5
Publiée le 1 août 2010
Une réelle lenteur dans la narration pour un scénario qui brille par son manque d'originalité. La prestation des acteurs, la mise en scène ou encore la musique : tous ces éléments participent à la banalité de ce film qui n'arrive jamais à captiver!
Triste histoire d’une passion sans lendemain. L’homme est amoureux mais accuse sa faiblesse a assumer cette passion. L’adjectif doux n’est pas usurpé: la rencontre, la suavité des caresses furtives, la gentillesse de l’homme, le regard tendre au moment de quitter l’avion. La sublime musique du début avec sa marche harmonique est tout simplement étourdissante d’émotion.
En 1964, j'avais 5 ans, et je m'intéressais... aux bagnoles ! Cette passion m'a quitté à l'âge de 8 ans... Dans ce film de 1964, les voitures ont été mon premier centre d'intérêt, je reconnais les modèles ! J'apprécie le noir et blanc...J'aime beaucoup depuis mon plus jeune âge Daniel Ceccaldi (Vive la vie ! plusieurs films de Truffaut,...), je l'ai déjà croisé dans le TGV Paris-Lyon... Dans ce film, il n'a malheureusement qu'un tout petit rôle, celui du vieux copain emmerdeur, mais il le joue à merveille ! Autre point positif, le dîner bourgeois à Reims avec les gueules croquignolesques et effarouchées de la bonne société rémoise... Quant à Jean Dessailly, il est d'une faveur catastrophique ! Il est très loin d'être torride ! Le couple Dessailly-Dorléac ne tient absolument pas la route, il n'est pas crédible... Ce qui nous est montré de ce "couple" est la soirée catastrophique à Reims ! En revanche. la femme trompée joue très bien, avec ses brusques revirements "je t'aime-je te hais"... Tout se passe beaucoup trop vitedans ce film, formation du couple adultère, prise de décisiondu meurtre... Bref, film incoloreet inodore, je n'ai pas accroché...
Après "Jules et Jim", Truffaut continue son exploration des sentiments humains et des relations de couple. Cette fois-ci il le fait heureusement sans voix-off omniprésente. Un peu d'humour et parfois de suspense viennent agrémenter cette romance dramatique très réussie.
Un Truffaut toujours plus romantique, qui continu sa trilogie de l'amour impossible. Après le couple subissant la célébrité d'un musicien très demandé dans "Tirez sur la pianiste", puis le trident amoureux dans "Jules & Jim", voici ici le traitement de l'adultère. "La peau douce" est une histoire comme on en fait à la pelle aujourd'hui, mais le sujet était, ne l'oublions pas, assez tabou pour l'époque. Le cinéaste français a fait dans le classicisme le plus absolue, pour un roman de gare qui convoque l'amertume et la déception. Femme italienne plus amante somptueuse égal combo très piquant. Basique mais efficace.
Scénario banal traité avec une lenteur exaspérante , extrêmement déçu , dialogues semblant souvent postsynchronisés ... on regrette le cinéma des papas tant critiqués par cette nouvelle vague ...
Même si « La peau douce » n’a pas reçu à sa sortie en 1964, un accueil favorable, il n’en demeure pas moins l’un des meilleurs films de François Truffaut. En se concentrant uniquement sur cette histoire d’amour issue d’une liaison adultère, le réalisateur nous livre une œuvre remplie de justesse. Les acteurs principaux, Jean Desailly et Françoise Dorléac, sont tout simplement excellents et le montage très rythmé offre une grande intensité dramatique. Bref, un récit simple mais poignant et captivant.
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1,0
Publiée le 6 mai 2021
Truffaut a peut-être été le chouchou de l'intelligentsia française mais La Peau douce est une dinde sans charme et sans intérêt. Jean Desailly est un acteur totalement inintéressant qui ne ferait même pas un méchant intéressant. Dorleac bien sûr est magnifique mais même elle est malmenée elle ne fait rien de sexy et porte surtout des tenues peu attrayantes. Les réalisateurs français ont fait quelques films très charmants sur les aventures extraconjugales mais Truffaut n'en fait pas partie. En plus d'être sans charme il comporte très peu d'action et même cet élément n'est pas assez disponible pour sauver cette histoire...
C'est avec une extraordinaire liberté de ton que François Truffaut réalisa La Peau douce, cinq ans après son premier long-métrage culte Les 400 coups. A travers l'histoire d'un père de famille bourgeois tombant follement amoureux d'une hôtesse de l'air de 20 ans son aînée – interprétée par la magnifique Françoise Dorléac – le cinéaste nous dresse le portrait d'une famille dysfonctionnelle du milieu des années 60. En abordant frontalement le thème de l'adultère, il ose ainsi s'attaquer à un tabou dans une France qui n'est pas encore passée par la case Mai 68. L'image, signée Raoul Coutard, est magnifique, et la musique de Georges Delerue est discrète mais d'une très grande beauté.
François Truffaut voit un jour dans la rue un couple qui ne lui semble pas marié ... quelques temps plus tard, il écrit un scénario à partir de cette image, puis il tourne La Peau Douce. 20% de faits divers 20% de vécu des autres 20% d'autobiographie 40% de pure fiction , Voilà la recette de La Peau Douce ... dont le goût est doucement amer. La griffe de Truffaut et la splendeur de Dorléac nous font oublier qu'au départ , il s'agissait d'une simple histoire d'adultère, d'une histoire d'ascenceurs qui ne font que descendre, et de lumières qui s'éteignent et se rallument.
"La Peau douce" est une chronique austère de François Truffaut sur les tourments de l’adultère. Un écrivain respecté s’engage dans une liaison avec une hôtesse de l’air, mettant en péril son mariage et sa réputation. Truffaut dépeint avec minutie l’étouffement d’une passion vouée à l’échec, mais la froideur de la mise en scène rend l’histoire parfois difficile à investir émotionnellement. Les personnages, bien qu’interprétés avec finesse, manquent de profondeur pour susciter une véritable empathie.
S'inspirant d'un fait divers, Truffaut met en scène un drame sentimental tragique et sensible sur les méandres de l'adultère, porté par une interprétation sobre et accompagné par la musique de Delarue.
Un très grand film , bien trop méconnu que je découvre en 2020.Un scénario pourtant relativement simple, l'histoire d'un adultère qui tourne mal, ou plutôt d'une passion fulgurante et irraisonnée. Mais la mise en scène est brillante , construite comme un suspens HItchokien, ou même comme une tragédie grecque dans sa 2eme partie. Le film doit énormément aux deux acteurs principaux, Desailly est remarquable, il n'a pourtant pas traversé le temps aisément et on se souvient peu de lui aujourd'hui , voir pour quelques seconds rôles . Un acteur énorme , qui joue ce bourgeois introverti , raisonné, cultivé, qui tombe fou amoureux de cette belle hôtesse de l'air. Il porte sur son visage le drame qui est en train de se jouer et on comprend par son jeu que l'issue sera fatale. Un acteur formidable. Et puis bien sûr la délicieuse F. Dorléac, que l'on connait bien pour 2 ou 3 films cultes; Mais là elle joue très bien aussi, pétillante , enjouée mais désinvolte, jeune fille moderne et libérée tel que le créeront les années 60. Ceccaldi est aussi très bon dans la séquence à Reims, une satire cynique de la petite bourgeoisie de province gaullienne. . Un bout de drame terrible , de rencontres manquées , de faux fuyants, de RDV tronqués , tout cela à l'occasion d'une conférence autour de André Gide. La femme de Desailly : Nelly Benedetti est excellente , c'est étonnant qu'elle n'ait pas fait carrière ensuite. Quelques scènes cultes , comme la 1ere soirée à Lisbonne et ce long plan séquence dans le couloir de l'hôtel ou un échange de clefs scelle le destin des deux amants. Ou le déshabillage de Dorléac, alors qu'elle est endormie , et Desailly qui dégrafe ses portes jarretelles délicatement , un vrai érotisme Bunuelien. Le dernier quart d'heure est étouffant , et oppressant , où tout le destin se joue sur un coup de téléphone raté ( il n'y avait pas portable à l'époque et il fallait la queue pour des cabines à jetons ). A noter une musique originale formidable
Un film avec pas mal de qualités qui doit ètre un des sommets de la carrière du cinéaste François Truffaut !! Un homme marié et père d'un enfant voyage beaucoup pour la promotion de son dernier roman. Il ,rencontre une femme charmante dont elle sera sa maitresse , il est fou amoureux mais sa profession et la presse lui fait tort de leurs idylles cachée jusqu'à ce que sa femme sache tout ce qui va compliqué les choses. J'ai bien aimé ce film dans son ensemble, la mise en scène est très bien travaillé, la musique de Georges Delerue est belle, le scénario co-écrit par François Truffaut rend ses personnages vivants par les dialogues qui sont joué par Jean Desailly très bon et comme souvent selon la légende, on dit que le cinéaste aime les actrices et ça se voit à sa façon de filmer Françoise Dorléac belle, lumineuse, souriante et triste ainsi que la femme du héros joué par une bonne comédienne. Un long métrage qui a son charme, nous touche et nous bouleverse.