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Prad12
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4,0
Publiée le 30 mai 2014
Très beau et sombre film sur l'adultère. Un jean Desailly impeccable dans son rôle de quarantenaire qui a cru à un nouvel amour avec une Françoise Dorléac joueuse et fragile.... Un film qui s'étire en racontant une vie banale mais sur la musique de Georges Delerue toujours inspiré. Un beau Truffaut qui aurait pu être un Claude Sautet........
Oscar Wilde disait "Le meilleur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder".
Un hymne à l'infidélité, ce quatrième long-métrage de Truffaut à fait scandale en 1964 et à été très mal vue par les puristes alors qu'aujourd'hui, la majorité des gens le trouveront banal, dépasse pour ceux qui poseront au moins un de leurs yeux. Que dire si ce n'est que Françoise Dorléac, la magnifique Françoise est aussi belle, fatale, douce et a la fois insupportable qu’exécrable et trop prétentieuse au vue des interview qu'elle a accordée et a sa manière d'être.
Pierre un homme qui est un grand écrivain à succès et à qui tout lui réussi, l'argent,une femme et un enfant mais qui un jour croise la jeune et troublante hôtesse de l'air, Nicole. La musique de Georges Delerue fait partie des plus belles de son immense répertoire tant elle varie et atteint une intensité dramatique lorsque Pierre cède à la tentation avec culpabilité, mauvaise conscience et éprouve le plaisir tendre d'un fruit prêt à cueillir. Celle d'un fruit savoureux et interdit dont cette homme à la vie si bien ranger va se retrouver confronter à ses actes. Comme ci cela lui rappeler sa jeunesse et cette satisfaction de plaire à nouveau à quelqu'un d'autre le ressuscite ou dans un ménage dont la banalité du quotidien et de la vie de tous les jours l'ont ranger, assagit voir momifier. Les conséquences de sa relation extra-conjugal vont lui peser au fil des jours, des semaines et des mois. Sa passion pour Nicole va être un dangereux engrenage qui va l'amener dans un précipice.
On y voit beaucoup aussi l'influence d'Alfred Hitchcock dans la mise en scène et aussi bien sur les scènes d'amours. Hitchcock filmait ses scènes d'amour comme des scènes de meurtres et ses scènes de meurtres comme des scènes d'amours. Truffaut utilisera ce même procéder.
Jean Desailly est super dans le rôle de cette homme désemparer par le risque d'exploser son couple et sa vie de famille. Beaucoup de regard, les sentiments des personnes viennent plus des situations que des visages. Ce que j'adore aussi chez Truffaut c'est que les scènes d'amours sont sacrés car elles ne sont pas ridicules ou dégoûtantes bien que beaucoup de monde trouveront cette aspect plus teinté ou bloqué.
La scène ou Jean Desailly enlève les bas et jarretelles de Françoise Dorléac et la main qui passe sur ses jambes sont sublimes. Hélas Pierre a force de chercher des excuses et des combinaison pour lea voir sa vie de famille peut être la différence d'âge la personnalité de Françoise qui est extravertie et lui introvertie et pudique ne va que briser ses relations a cause d'une négligence, de maladresse et de choses qui se font attendre et ne viennent pas donc Pierre ne se rend pas compte et qui poussera Nicole à Partir. Ces scènes la jusqu’à sa fin m'auront fait remonter beaucoup de choses à moi en surface, il a été comme un message comme : ah si j'avais fait autrement ou si j m’en étais rendu compte etc...
J'ai trouver également que la relation de Pierre avec Nicole faisait un peu Père-Fille.
Échec commercial à sa sortie il lui faudra du temps pour qu'il devient un film culte de François Truffaut et qui est un de ses plus personnel a ce moment de sa vie.
Paradoxalement «La Peau Douce» est un des meilleurs films de Truffaut mais aussi l'un de ses plus classiques formellement parlant. La Nouvelle Vague semble être un lointain souvenir pour le cinéaste, il faut dire qu'il n'était déjà pas le plus expérimentateur de l'époque et j'ai d'autant plus de mal à comprendre sa si flatteuse réputation (bien qu'il ne soit pas un mauvais ralisateur). Ce long métrage me rappelle d'ailleurs l'«Ascenseur Pour L'Echafaud» de Malle (sorti quant à lui en 1958!). Ici l'influence d'Hitchcock est plus que jamais présente, illustrée par quelques citations visuelles, mais l'on retrouve bien la griffe du cinéaste dans cette tragique histoire d'adultère. Bien plus mature que «Jules et Jim», il m'a aussi nettement plus touché, tant par son remarquable scénario que par ses exceptionnels interprètes, Jean Desailly en tête. Il est en effet bouleversant d'humanité, tantôt amant passionné tantôt lâche et méprisable (et quelle belle voix il avait!). Françoise Dorléac est excellente quoique plus conventionnelle, tout de même dans l'un de ses meilleurs rôles, et il en va de même pour Nelly Benedetti. Sans oublier la petite et charmante Sabine que l'on retrouve après «Jules et Jim»! Une équipe de choix, à qui l'on peut ajouter le directeur de la photographie Raoul Coutard et le compositeur Georges Delerue pour leur admirable contribution. Bref un long métrage beau et classique, finement écrit. A voir! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
C'est l'histoire d'un beau mâle (sic), à qui tout réussi dans la vie et qui, par un excès de confiance en celle-ci, se laisse aller à la tentation : une jeune hôtesse de l'air. En effet, il va tout foutre en l'air juste pour une partie de jambe en l'air. Il cède à l'interdit, lui faisant découvrir une passion éphémère pour une belle plante, mais qui se fanera lorsqu'il sera trop tard. La réalité de leur sentiments, la réalité des procédures de divorce ... La Réalité point les mettent face à leur nudité comme Adam et Eve lors du péché originel. Il avait un beau statut social, une belle femme qu'il aimait, et qui l'aimait, une belle petite fille, un bel appartement, puis une belle maîtresse ; tout est beau qui finit mal, très mal, très très mal, très très très ... mâle.
"Ce qui se pense clairement s'énonce clairement." Et effectivement rien n'est plus simple que cette mise en scène, simple à tel point qu'on peut se demander où sont les artifices. On croirait presque voir se dérouler un livre de Julien Gracq, avec cette différence qu'on voit la tension monter d'un seul coup au lieu de petit à petit.
Probablement le meilleur film de Truffaut après les 400 coups. Très classique, très bourgeois, mais dans le bon sens - les épisodes de la vie assez bourgeoise et lâche d'un écrivain sont superbement joués et filmés. Dans le rôle assez veule de l'écrivain, qui rejette sa femme avant d'être largué par sa maîtresse, il faut reconnaître que Jean Delaunay incarne ce personnage parfaitement. Les quelques passages fétichistes autour des bas de Françoise Dorléac et Nelly Benedetti rajoutent une certaine fantaisie à ce film - on célèbre à juste titre Chabrol comme choniqueur de la bourgeoisie mais ici Truffaut le surpasse dans cette fonction. A noter le rôle de Daniel Ceccaldi, d'un comique parfaitement dosé.
Un film magnifique. Il y aurait évidemment énormément à dire. J'insisterais sur deux points. D'abord la performance magistrale de Jean Desailly, très grand acteur très sous-estimé. Voyez sa performance hallucinante dans Maigret tend un Piège (la plus grande du cinéma français, mise à part celle de Daniel Auteuil dans Manon de Sources). Ensuite le suspense et le thème du destin, pour ne pas dire du hasard dans ce film. Voyez la scène du début à l'aéroport, voyez les scènes finales : il n'a tenu à rien, à une minute, à un cheveu, que cette histoire et ce drame final n'aient jamais lieu.
Mal accueilli à sa sortie, "La Peau douce" se définit aujourd'hui comme un Truffaut majeur. Notamment grâce à une somptueuse mise en scène qui éclaire toute la lâcheté de l'homme au travers du personnage joué par Jean Desailly. Et a contrario, la légèreté d'une passion interdite, spoiler: qui se finira en bain de sang , vécue par une fille fragile durant ses plus belles années. Françoise Dorléac est éblouissante.
Double impression en voyant ce film. D'abord une forme d'ennui, la sensation que cette histoire manque d'élan, d'audace, de folie. Cet adultère paraît terne, le scénario conventionnel. Et puis au final, on se dit que tout cela est voulu, que le film est à l'image de cet intellectuel qui se perd dans cette aventure, alourdi de toute sa morale bourgeoise. Plus que maladroit, je le trouve pathétique. Tout son souci du "Qu'en dira-t-on", son contrôle vain, n'ont pour seule conséquence que de le faire passer à côté de tout ce que cette histoire pouvait lui offrir d'extraordinaire. Les conséquences seront bien lourdes au vu du peu de passion qui aura animé cette liaison. Même le noir et blanc semble terne, à mille lieues de celui d'un "Raging Bull" par exemple, dont l'esthétisme, pour le coup, saute au visage. Qu'en a pensé Chabrol?
Dix sept ans avant "La femme d' à coté",Truffaut s' était déja interessé au triangle amoureux et à ses conséquences funestes. Inspiré d' un fait divers, le film nous immerge dans la vie de P Lacheney (Jean Dessailly), écrivain et directeur d' une revue littéraire à la réputation assurée avec une vie familiale qui va de pair (marié, enfant) . Au cours d' un voyage pour un conférence à l' étranger, il tombe amoureux de Nicole (la regrettée Francoise Dorléac) et entame une relation avec elle . L' intéret de ce film selon moi est qu' il réside dans le caractère de Lacheney : là ou en général, le personnage dans ce genre de situation est hésitant, ne veut pas sacrifier sa situation , ici ,au contraire, on a affaire à qq qui n' hésite pas à prendre des décisions mais dont la précipitation va lui etre nefaste .
Pour ma part, le meilleur film de François Truffaut.Film traitant de l'adultère.Classique du cinéma français.On y retrouve l'influence de Hitchcock sur le réalisateur.La trame dramatique et romantique est superbement harmonieuse.Film d'une grande pudeur qui met en scène l'importance des "qu'en dira-t-on" de l'époque.Françoise Dorléac et Jean Desailly sont parfaits dans leurs rôles.Comme souvent dans ses films, Truffaut nous donne une leçon de moral, ici à travers le mensonge et l'infidélité dans un conformisme bourgeois de l'époque.
Francois Truffaut signe avec la Peau douce un film très humain, autant dans sa façon de filmer ses acteurs, d'un naturel parfait, que dans la justesse psychologique qu'il arrive à donner à son histoire d'adultère. Le traitement est moderne, bien mené mais n'est pas non plus transcendant pour un thème vu des centaines de fois. C'est un beau film avec de bons acteurs mais qui n'est pas non plus essentiel.
Encore du grand Truffaut ^^ On accroche du début à la fin, c'est une histoire d'amour comme on aime en voir, pas trop gnangnan et avec une bonne intrigue comme ça nous en pondre les grands du Cinéma !
C'est magnifiquement raconté. Une bande son superbement travaillée. Et une réalisation léchée pour montrer tous les vices de chacun de nos personnages.
C'est tragiquement magnifique et moche à la fois. Bref on adore détester les personnages de cette œuvre. Bien joué.