Le 1er film de S. Leone qui va poser les bases du western spaghetti : plans larges en Cinémascope, trognes patibulaires, héros solitaire mystérieux, violence et humour potache. Ici, Leone rôde son style (on est loin de la flamboyance du bon, la brute et le truand) et nous sert un film court, émaillée de quelques fusillades et nous racontant l'histoire d'un homme mystérieux qui va profiter de la rivalité entre 2 bandes de trafiquants dans une ville mexicaine pour s'enrichir mais pas seulement. Ses motifs sont obscurs (argent ? justice ? vengeance ?) mais son plan fonctionne à plein jusqu'à ce qu'il soit démasqué. Le scénario est limpide, la mise en scène est bonne, C. Eastwood est parfait et même si autour de lui ça surjoue parfois un peu, le film est agréable à suivre, sur une musique là aussi en rodage d'E. Morricone (mais on sent le style, avec ses chœurs et son piano affolé, déjà bien défini). Un bon western, qui sera plus tard refait par W. Hill (Dernier recours, avec B. Willis). D'autres critiques sur
Un très bon Western. Comme d'habitude c'est assez manichéen mais Clint Eastwood brille. Il n'a vraiment pas changé depuis les Westerns. Il est resté physiquement le même avec quelques rides de plus. Le premier Western de Sergio Leone, le premier de la trilogie du Dollars. Superbe musique de Morriconne. Les décors et paysages sont magnifiques. "Le bon, la brute et Le truand" reste néanmoins de meilleurs qualité.
Le premier du triptyque sur l'homme sans nom, ce western inspiré de Yojimbo de kurosawa est pour le moin magistral, clint eastwood y fait ses armes et est impréssionant. Ce film est un incontournable de Leone.
Bien que ce ne soit pas le meilleur des westerns de Leone avec une technique pas tout à fait encore au point comme dans les films suivant (travellings par exemple pas encore parfaits, les grands angles pas aussi bien utilisés, les contrechamps, vues d'ensemble... ne valent pas encore ce qu'il a pu produire par la suite), ce film marque le début d'une saga légendaire et d'un style révolutionnaire qui a decoincé le 7eme art pour en faire le cinéma moderne que l'on connaît. Le personnage de Clint eastwood est déjà mythique ! Toujours la musique, les répliques, les personnages... qui nous font aller encore plus loin dans l'extase...
L'homme sans nom entre dans la légende du western avec ce premier chef d'oeuvre spaghetti. Sergio Leone réinvente le western en le rendant plus sombre, plus désespéré, plus violent... L'ouest est devenu crépusculaire, à la fois sans concession et sans pitié. Clint Eastwood est évidemment lui aussi entré dans la légende. Les dialogues sont aussi travaillé autrement, à la fois moins bavard et plus agressif, les insultes étant plus courant que dans les classiques de Hollywood. Grâce à Leone le western spaghetti sont devenu, eux aussi, des classiques.
Le premier d'une trilogie bien dosée avec un Clint Eastwood qui a et continuera à avoir la forme avec les années à venir. C'est la première vraie étape de Leone et ça commence plutôt bien. Personne n'a le temps pour de belles paroles ou pour des visages d'agneau dans "Per un pugno di dollari". Un western efficace qui peut se féliciter d'avoir deux grands frères qui lui permettent de survivre les ravages du temps.
De tous les westerns que Leone a réalisé (autrement dit, tous ses films excepté "Le colosse de Rhodes" et "Il était une fois en Amérique), "Pour une poignée de dollars" est le moins réussi. Mais tout est relatif, vu qu'il s'agit du premier, du prototype, du coup d'essai. Du brouillon. Eastwood déjà grandiose et silencieux (pas comme les flingues, les détonations sont énormes !), Volonte énorme de cruauté, réalisation (presque) sans failles, scénario (inspiré du "Yojimbo" de Kurosawa) en béton...Un film quasi légendaire. Juste que je lui préfère "...Et pour quelques dollars de plus", "Le bon, la brute, le truand" et, of course, "Il était une fois dans l'Ouest", qui bat à plates coutures n'importe quel autre western, spaghetti ou pas. Allez, 4 étoiles quand même ! J'suis dans un bon jour. Et puis, je viens de le revoir.
Le premier western spaghetti de Sergio Leone. Ce n'est pas le meilleur film de Leone, mais il a eu le don de révolutionner le genre et lança la carrière de Clint Eastwood. Morricone a composé une excellente partition ( comme d'habitude ). Un très bon moment.
Enfin une sortie Bluray mais surtout une premiere en France de ce film Culte de chez Culte... Le bluray est vraiment Top malgres les critiques que j'ai pu voir , en effet comparé a l'ancien DVD Zone 1 (qu'ils n'ont du jamais voir apparamment) , il n'y a aucuns tremblement d'images et la qualité est tres appreciable pour un film qui a passé les 45ans... Une perle rare du western !!! scenario excellent, Eastwood a un carrisme extraordinaire Et Sergio leone dans une realisation brillante Dans le Top 5 des meilleures westerns et ce pour toujours...
Coup d'essai, coup de maître pour Sergio Leone qui lança avec ce film la vague du western spaghetti. Toutes les caractéristiques du genre sont là mais elles sont moins poussées que dans les films suivants de Leone ce qui en fait son western le moins abouti. Il n'en est pas moins excellent. Notamment grâce à un très bon scénario: dans une ville deux clans s'affrontent les Baxter et les Rojo (ces derniers composés en grande partie par des habitués de Leone et surtout dirigé par le génial et charismatique Gian Maria Volonte) avec au milieu Clint Eastwood, classe au possible cigarillo à la bouche, dans un rôle de pistollero cynique. La musique est de Morricone évidemment et evidemment elle est sublime. Pas le meilleur De Leone mais déjà du très bon; limite 4 étoiles.
Premier western de Sergio Leone et premier chef d'oeuvre. Tout est roulé comme du papier à musique (musique qui est cela dit en passant, très belle) et les scènes se succèdent de façon extraordinaire. Un must !
Le plus gros défaut de Leone est sans doute de s'être plusieurs fois accaparé le travail de certains collègues. "Pour une poignée de Dollars" est un énorme copié-collé du Yojimbo de Kurosawa, et il est légitime de crier au plagiat. Mais pour des raisons que je vais m'empresser d'expliquer, la balance penche vers l'oeuvre de Leone plus que vers celle de son contemporain japonais. D'abord, parce-que le cinéma latin nous est forcément plus familier que ce cinéma venant de l'autre bout du monde. Ensuite, qu'on le veuille ou non, l'Europe regarde vers l’Ouest. En général, on s'extasie bien plus devant un coucher de soleil à 7h du soir que devant son lever à 6h. Et si le western est le genre le mieux adapté au cinéma, c'est bien parce qu'il est celui qui touche le plus profondément à notre imaginaire. Non, ce n'est pas que par mauvaise foi que j'ai tendance à minimiser la force d'un film de samouraï devant celle d'un western pur et dur. Enfin bref... Sur ce, que dire du film ? C’est d'abord l'établissement des codes d'un nouveau genre, le western spaghetti (oui je sais j'enfonce des portes ouvertes), soit l'ouest fantasmé avec les moyens du bord (acteurs à la gueule patibulaire tous inconnus à l'époque, pseudonymes américanisés). Et la recette n'est pas bien compliquée, si bien qu'elle allait encore faire vivre (et fructifier) le cinéma d'exploitation italien : violence baroque (comprenant le passage à tabac du héros, rien n'est gratuit dans ce bas-monde, et certainement pas la victoire finale), accompagnée d’un cynisme appuyé (autant dans le camp des 'bons" que des "méchants"), point. Et même en transcendant complètement ces ingrédients, le premier vrai film de Leone ne peut échapper à cette étiquette de pur produit d'exploitation. Ce qui constitue sa vraie limite. Mais c'est bien avec ce film pas très noble que l'on a vu la naissance d'un maître, dont le style allait constituer la clé-même de son oeuvre : poussière envahissante, gros plans sur des visages en sueur, déchainement de violence la plus crue, ce à travers une mise en scène opératique, au rythme lancinant, rythmé par la musique lyrique de Morricone. Un film d'introduction en somme.
Leone a montré au monde entier deux choses magnifiques à travers ce film: l'art de faire un western spaghetti et Clint Eastwood. Ce film n'est qu'un coup d'essai et Leone a prouvé par la suite qu'il était le patron. "Pour une poignée de Dollars" est plutôt pas mal, sans exceller.