Derniers Avis : Pour une poignée de dollars - Page 25
Pour une poignée de dollars
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Zoumir
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5,0
Publiée le 11 octobre 2006
Le parallèle entre le western et le film de samouraï reste bien établi. Pour ce premier volet de la trilogie du dollar, Sergio Leone reprend l'histoire du Yojimbo de Kurosawa et offre à Clint Eastwood son premier rôle dans ces trois films que sont celui-ci, "Et pour quelques dollars de plus" et "Le bon la brute et le truand". Et quel rôle! L'association Leone-Eastwood-Morricone n'a rien à prouver, elle a juste à s'apprécier tant le résultat est grand et beau de simplicité. Des plans qui en disent longs, des acteurs tous aussi bons les uns que les autres et une musique qui vous trottera dans la tête pour longtemps encore, voilà ce qui donne une véritable consistance à cette histoire. Tous les rôles ont leur importance dans les histoires de Leone et celui ci s'applique à donner à ces personnages, aussi insignifiant puissent-ils paraitre, une réelle personnalité. Le western avait un maître à n'en point douter et que l'on fouille actuellement dans les films de Johnny To ou de Tarantino, tout semble parti de cette époque.
L'un des célèbres Westerns de Sergio Leone, et le 1er. Parfaitement réalisé, avec la formidable prestation de Clint Eastwood, "pour une poignée de dollars" est un film bourré d'action et d'humour. Avec la superbe musique du grand Ennio Morricone, ce film, qui a donné naissance au "western spaghetti", accède au rang de chef d'oeuvre.
D'un côté les Baxter, de l'autre les Rojo, et Clint Eastwood au beau milieu qu'est-ce qu'il fait dites-moi? Le ménage...il élimine les 2 familles et devient célèbre par le même coup. C'est le premier western qu'on appellera plus tard "spaghetti" lorsque le talent de Sergio Leone sera porté au firmament. On sent déja les préférences du réalisateur: plans ressérés, coups de feu nombreux, chevauchées à bride abattue, un far west violent (le sadisme incarné par le seul regard de Ramon Rojo) et lache (contrairement à John Wayne,Eastwood lui peut tirer dans le dos...). Je ne mets que 3 étoiles parce qu'il est moins bon que les 2 suivants: "Pour quelques dollars de plus" et "le bon la brute le truand"
Il est assez difficile de juger ce premier western réalisé par Sergio Leone. D'abord parce que s'il n'est peut-être pas le premier western spaghetti, il contribuera allègrement au succès du genre, qui sera amélioré par la suite (avec la continuation de la trilogie du dollar, ou le monument "C'era una volta il West"). "Per un pugno di dollari" souffre ainsi de la comparaison avec certains de ses "frères" devenus plus grands que lui. Ensuite, parce qu'il s'agit du remake officieux -certains diront plagiat- du "Yojimbo" de Kurosawa. Au-delà des procès qui en découlèrent, le scénario assez riche du film de Leone est ainsi presque intégralement repompé sur "Yojimbo"... mais c'est assumé (et certes illégal !). Il y a donc différentes façons d'appréhender "Per un pugno di dollari" aujourd'hui. Quelle que soit la manière dont on le regarde, on ne peut pas nier l'originalité et l'audace de la forme, qui façonneront le western spaghetti. BO hispanique d'Ennio Morricone, paysages américanisant de la Sierra Nevada espagnole, gros plans et jeux de regards dopant des confrontations corsées, violence prononcée et sanglante, et une galerie de gueules venues de toute l'Europe pour incarner des personnages crasseux et suants dont un regard vaut tous les dialogues du monde. De ces personnages se détachent en prime Gian Maria Volonté, inquiétant en méchant cruel et implacable. Et bien sûr Clint Eastwood, dont la carrière s'envola grâce au succès du film. Avec son poncho et son cigarillo, l'acteur est la classe incarnée lorsqu'il joue cet "homme sans nom" cynique et individualiste, qui a tout de même un bon fond. On ne s'étonne guère que ce personnage fera partie des incontournables de la carrière de l'acteur/réalisateur. Tant d'éléments qui semblent évidents pour un spectateur moderne, et qui en réalité se sont construits à contre-pied du western américain, et qui ont relativement secoué à l'époque. Et s'il faut reconnaître quelques petites maladresse dans la forme, probablement due au budget limité et au tournage en mode guérilla, le génie de Leone éclate à l'occasion. En particulier dans les séquences d'affrontements, assez savoureuses.
Ahhhhh, le tout premier western de Sergio Leone, le premier volet de la cultissime trilogie des dollars, qui a fait de Clint Eastwood la star qu'il est aujourd'hui, et à révélé l'un des associations les plus réussies de l'histoire du cinéma : Eastwood-Leone-Morricone, dont la musique est, sans être sa meilleur, extrèmement bien faite.
Le film, contrairement à ses deux " suites " ( et pour quelques dollars de plus et le bon, la brute et le truand ) se centre uniquement sur le personnage de Clint Eastwood, alias l'homme sans nom, qui débarque dans une petite ville dirigée par deux familles mafieuses, les Rodos et les Baxter, et se fait une place entre les deux à grands coups de revolver.
Certaines séquences sont sublimes notamment grâce à la musique ( l'incendie de la maison des Baxter, Clint qui s'échappe en rampant de sa prison ), voir cultes ( le duel entre Eastwood et Gian Maria Volonte, aquel un hommage est rendu dans Retour vers le futur 3 ) d'autres ont moins bien viellies ( toutes celles avec le fils de Marisol, dont la voix est limite insupportable ), ce qui rend le film au final très bon, mais inférieur à ses suites.
A noter le jeu délirant de Joseph Egger, l'acteur jouant Piripero, véritable spectateur comique de cette histoire tragique par son fond, mais parodique par sa forme.
Et voilà,c'est parti pour la légende. Le grand Sergio Leone réalise son premier western et tout change,c'était en 1964,déjà!
Alors que tant de westerns européens et surtout italiens tournés avant ou après nous apparaissent faux ou creux,alors qu'ils sont simplement censés continuer un genre,celui ci ne cesse de nous émouvoir par sa crédibilité et sa vraisemblance. C'est naturellement dû au naturel des acteurs mais quel est donc l'acteur qui a tourné avec le grand Sergio et qui a été mauvais? Aucun. Bravo quand même au grand Clint et à Gian Maria Volonte de nous subjuguer à ce point. Tous les ingrédients qui feront la légende de Sergio Leone sont là: le magicien Ennio Morricone s'impose avec sa musique,la cupidité,la violence, la cruauté ,les gros plans,l'ironie,une tension constante;le règlement de comptes final;tout y est.
Quand on pense que cette aventure de Sergio Leone avec le western va seulement durer 9 ans si on y inclut Mon nom est Personne,on ne peut qu'éprouver un sentiment de regret devant une oeuvre aussi grandiose mais inachevée.
Le western qui a révolutionné tous les westerns. Meme s'il n'est pas aussi bon qu'un il etait une fois dans l'ouest ou un bon la brute et le truand, ce film est un chef d'oeuvre.
Pour une poignée de dollars, 1er épisode de la trilogie de L'Homme sans nom, du grand réalisateur Sergio Leone est grandiose. Déjà par l'utilisation de ses musiques, celles d'Ennio Morricone, qui trouve toujours le ton juste. On ressent des émotions quand on entend ces musiques notamment dans celle du duel final. C'est un western qui est original puisqu'on n'utilise plus le thème la cavalerie / les méchants Indiens où tout le monde connait la fin... Je dis pas qu'il est révolutionnaire, d'autres films l'ont déjà fait avant, mais là,les adversaires sont à armes égales. Clint Eastwood a un réel charisme pour jouer un personnage comme ça, froid, distant, qui vient mettre son petit bordel entre deux clans rivaux. C'est aussi très bien filmé, et ça, on le voit dans tous les films de Leone. Et les dix dernières minutes sont pour moi cultes... et généralement dans les westerns de Leone, toutes les fins sont fabuleuses. L'arrivée de Clint derrière un rideau de fumée, seul, est, comment dire, géniale. Ca parait bête, mais c'est le genre de moments qu'on retient à jamais, et la musique qui accompagne cette scène est indescriptible. C'est du grand art. Pour tous ceux qui détestent le western, qu'ils essaient de voir celui-ci, et ils devraient logiquement changer d'avis. Je n'ai jamais vu le film original, celui de Kurosawa, par contre j'ai vu Dernier Recours avec Bruce Willis qui repompe le même scénario, et là c'est honteux.
Je n'avais encore jamais vu ce film avant aujourd'hui (il était temps) et on peut dire que je ne suis pas déçu. Je le connaissais de réputation bien sûr. Le personnage de Clint Eastwood est génial, très énigmatique (le vieux croque-mort l'appelle Joe mais est-ce son vrai nom ?). Et bien sûr la musique est magistrale. Je ne suis pas un très grand amateur de western mais je m'y mets petit à petit, j'avais déjà vu le bon, la brute et le truand et j'avais adoré, ce film est un excellent précurseur bien que moins drôle. Bref je recommande ce film à tous les amateurs de western sui l'auront sans doute déjà vu mais aussi à tous les autres car il est véritablement excellent bien qu'il ait un peu vieillit.
un des chefs d'oeuvre de Sergio Leone avec le bon la brute et le truand Clint Eastwood est magnifique avec la scène du gilet pare balles en métal à la fin du film
En adaptant le "Yojimbo" de Kurosawa au western (c'est du copier-coller cela dit), avec sa galerie de gueule pas possible, des moyens fort limités, des acteurs alors quasi-inconnus et une violence crue, Leone inscrit son film dans la continuité du cinéma d'exploitation italien, grand fournisseur de péplums délirants et d'autres objets cinématographiques hallucinants qui font aujourd'hui encore le bonheur des bizarro-philes de tout ordre. Et pourtant, le génie est là car tout est déjà transcendé. Un style qui mélange réalisme et hiératisme, un rythme volontairement lancinant, un développement d'opéra...un maître est né.
Deuxx étoiles peu généreuses mais ce western m'a moyennement convaincu. Il y a bien sur de bonnes scènes et l'ensemble est assez plaisant, mais le scénario est pauvre et les motivations des personnages pas toujours très compréhensibles. Sinon, mise en scène de qualité (comme toujours chez Leone, alias Robertson ici). Du bon cinéma, mais on pouvait s'attendre à mieux, surtout qu'Eastwood, bien que correcte, ne signe pas sa plus grande prestation.